quesako le pouvoir d'achat?

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07012010

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quesako le pouvoir d'achat?




C'est à partir de maintenant que la crise va faire sentir ses effets sur le pouvoir d'achat. L'année 2009, celle de la plus grave crise économique depuis l'entre-deux-guerres, aura été paradoxalement plutôt bonne dans ce domaine. D'après l'Insee, le pouvoir d'achat des ménages retrouvera cette année un rythme de progression conforme à sa tendance annuelle moyenne des dix-huit dernières années (+ 2,1 %) et augmentera plus de trois fois plus vite qu'en 2008. Rien de tel n'est prévu en 2010 : l'année de la sortie de crise pourrait même être marquée par une baisse du niveau de vie des Français.

Les faits Malgré un léger redressement, le moral des ménages reste en berne
L'institut COE-Rexecode, le plus optimiste sur la croissance (+ 2,2 %), voit le pouvoir d'achat des ménages augmenter de seulement 0,8 % en 2010. HSBC France, qui s'attend à une quasi-stabilisation du produit intérieur brut (+ 0,2 %), table sur une progression encore limitée (+ 0,3 %). L'Insee fera connaître, le 16 décembre, ses prévisions pour le premier semestre 2010. Mais il anticipait un coup d'arrêt dès le second semestre 2009.

La tendance est nette. Elle est encore plus spectaculaire lorsque l'on s'intéresse au niveau de vie, c'est-à-dire au rapport entre le revenu disponible brut (RDB) - l'ensemble des revenus des ménages, net des quatre impôts directs (impôt sur le revenu, taxe d'habitation, CSG et CRDS) - et le nombre d'unités de consommation. Ainsi défini, le niveau de vie donne une idée de l'évolution du pouvoir d'achat individuel et il est, à ce titre, plus proche du ressenti des ménages. Son profil est heurté : 0 % en 2008, 1,4 % en 2009, et, selon toute vraisemblance, à nouveau 0 % en 2010, voire moins.

Moins d'inflation et plus de transferts sociaux en 2009. L'écart, historique, de plus de quatre points de PIB entre l'ampleur attendue de la récession en 2009 (- 2,2 % du PIB) et l'augmentation du pouvoir d'achat (+ 2,1 %) est d'autant plus surprenant que les deux premiers trimestres de cette année ont été marqués, selon Olivier Ferrand (COE-Rexecode), par "un recul inédit" de la masse salariale.

Cet écart résulte d'un double phénomène : le ralentissement de l'inflation et la résistance du modèle social français, soutenue par les mesures décidées lors du sommet social, le 18 février, à l'Elysée. La flambée des prix du pétrole et des produits alimentaires avait tiré l'inflation vers le haut en 2007 et 2008. Leur repli l'a fait décélérer. Les différentes mesures arrêtées au printemps (prime de solidarité active de 200 euros, prime de 500 euros aux chômeurs justifiant de durées réduites d'activité, baisses d'impôts, etc.) ont eu, selon la directrice des études économiques d'HSBC France, Mathilde Lemoine, un impact positif de + 0,2 point sur le RDB annuel des ménages.

Moins de relance et plus de hausse des prix en 2010. L'an prochain, la fin du plan de relance et de la baisse des prix aura l'effet inverse. Le prix du baril d'or noir est remonté. Les prix des produits alimentaires pourraient, eux aussi, repartir à la hausse. Les ménages modestes, les premiers touchés par la précarité de l'emploi, ne pourront plus compter sur les dispositifs ponctuels de 2009. La conjonction du redémarrage, même limité, de l'inflation (1,2 %) et de la disparition des mesures de soutien pèsera sur le pouvoir d'achat. La persistance d'un chômage élevé jouera dans le même sens. Ignorant, pour la plupart, de quoi demain sera fait, les entreprises limiteront autant qu'elles le pourront l'augmentation des rémunérations. De plus, une série de hausses est d'ores et déjà programmée, notamment dans le domaine de la santé, et les prestations sociales, indexées sur l'inflation de 2009 (0,4 %), évolueront nettement moins vite en 2010 que cette année.

Des classes moyennes "sous pression". Le ralentissement attendu du pouvoir d'achat sera plus ou moins marqué selon les ménages. Dans le rapport "Les classes moyennes sous pression", Régis Bigot, chercheur au Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions vie (Credoc), rappelle que les consommateurs les plus aisés ont bénéficié d'une hausse des prix moins importante que celle à laquelle ont dû faire face les bas revenus et les classes moyennes. Après avoir payé les dépenses contraintes (logement, eau, gaz, etc.) et ces dépenses incontournables que sont les frais d'alimentation, de transport, de santé et d'éducation, il reste moins de 300 euros à une personne qui gagne 1 500 euros par mois pour ses loisirs, pour ses vacances, pour s'habiller ou équiper son foyer. Chez les 10 % les plus pauvres, le revenu arbitrable est de 80 euros par mois. Chez les 10 % les plus riches, de 1 474 euros.

Claire Guélaud
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Mister Cyril

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Message le Mar 12 Jan 2010 - 20:19 par Donald11

country skinner a écrit:
Le canard a écrit:mon propre pouvoir d'achat diminue chaque année
Pour les retraités exploiteurs du peuple qui vivent au crochet des actifs (et qui ont voté pour le nain à 75%), aucune commisération... Va pleurer ailleurs palmipède quérulent (pour les traders, les bonus de l'année sont très corrects, je te rassure)
Cher Ratounet, je t'ai déjà expliqué que je ne suis pas retraité mais payé à rien foutre par une société du CACa 40 ... et par tous les utilisateurs d'outils de communications modernes ... Grand trader, tu peux jouer avec la bourse, plus tu communiques et plus ma participation et mon intéressement sont élévés. Mais ce n'est pas ce qui me donne du pouvoir d'achat ...
Et t'as déjà vu des larmes de palmipède, toi ?

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Message le Mar 12 Jan 2010 - 15:27 par country skinner

Augure a écrit:Pas sûr d'avoir tout compris...
C'est la "magie" des moyennes :
Chez les 10 % les plus pauvres, le revenu arbitrable est de 80 euros par mois. Chez les 10 % les plus riches, de 1 474 euros.
Le cas que tu cites se situe dans le quartile des plus pauvres, qui n'ont en moyenne que 80 euros par mois de "revenu arbitrable" (quelle expression admirable). Il doit donc y avoir aussi des cas bien en dessous de ladite moyenne de 80€. Et il doit aussi y avoir des cas de plus riches qui ont bien plus de 1474€ par mois de revenus "arbitrables", qui peuvent donc choisir entre passer Noel en famille au ski ou sur une plage dans les Seychelles (ou faire des économies à placer dans un paradis fiscal si vraiment il y en a trop à dépenser)

une mère célibataire, avec un enfant né de père inconnu
Non ? Tu connais Rachida toi aussi ?

Le canard a écrit:mon propre pouvoir d'achat diminue chaque année
Pour les retraités exploiteurs du peuple qui vivent au crochet des actifs (et qui ont voté pour le nain à 75%), aucune commisération... Va pleurer ailleurs palmipède quérulent (pour les traders, les bonus de l'année sont très corrects, je te rassure)

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Message le Mar 12 Jan 2010 - 9:52 par Donald11

Augure a écrit:Loyer : 377 euros
Charges : 120 euros

soit 497 euros...

il reste donc 103 euros, pour payer, électricité, assurances, frais de scolarité etc. ainsi que pour se nourrir et se vêtir bien entendu...

C'est encore plus impossible.

Claire Guélaud est peut-être une journaleuse qui vit de sa plume en glosant sur la misère depuis son appart du XV ème, tandis que tu cites un cas concrèt parmi des milliers (millions ?) d'autres.

Le tout est que, même sans être dans la misère, mon propre pouvoir d'achat diminue chaque année depuis une dizaine d'années et surtout depuis le passage à l'euro, grâce aux "goinfres" de l'alimentaire et des produits ménagers, et à l'augmentation régulière des impôts, taxes et prélèvements divers, qui eux n'ont cessé de s'envoler vers des sommets.

Et l'essence à 1,30 euro, quand le prix du baril diminue !!! Heureux Roumains avec leur 95 à moins de 1 euro le litre !!! Mais ça, c'est pour ceux qui peuvent encore se payer de l'essence, en France comme ailleurs !!!

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Message le Lun 11 Jan 2010 - 11:17 par Invité

Pas sûr d'avoir tout compris...

Mais par contre, en ce qui concerne les minima sociaux, nombre de personnes que je connais, ont "perdu" 50 euros de prestations sociales depuis la mise en place du RSA.

Un exemple autour de moi, une mère célibataire, avec un enfant de 4 ans (né de père inconnu), touche 329 euros de RSA + 271 euros d'APL, soit 600 euros.

Loyer : 377 euros
Charges : 120 euros

soit 487 euros...

il reste donc 123 euros, pour payer, électricité, assurances, frais de scolarité etc. ainsi que pour se nourrir et se vêtir bien entendu...

C'est simplement impossible.

Tous les mois elle est obligée d'aller batailler avec l'assistante sociale (qui n'en peut plus) pour bénéficier de l'aide alimentaire...

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