Ca y est les dominos tombent...

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24032010

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Ca y est les dominos tombent...




Après la Grèce, le Portugal est-il en passe de devenir le nouveau "maillon faible de l'Europe ? L'agence de notation financière Fitch a annoncé, mercredi 24 mars, qu'elle abaissait d'un cran la note de la dette à long terme du Portugal, de "AA" à "AA-", faisant part de ses inquiétudes sur les déficits et la solvabilité du pays. En fin de matinée, la Bourse de Lisbonne a plongé de plus de 2,2 %.


Les faits Les fonctionnaires portugais dans la rue pour protester contre la rigueur
Edition abonnés Fiche pays : Portugal Ce changement de notation, qui survient à la veille du débat au Parlement portugais du programme de stabilité et de croissance du pays, "montre que le scénario de contagion en Europe, que l'on a beaucoup évoqué ces derniers mois, est en train de se matérialiser", souligne Marie de Vergès, du service Economie du "Monde", qui explique les fondements de cette décision et les conséquences qu'elle peut avoir : cliquez ici pour écouter

L'agence Fitch a justifié sa décision par la crainte "d'éventuelles conséquences de la crise sur l'économie portugaise et sur ses finances publiques à moyen terme, compte tenu de la fragilité structurelle du pays et de son fort endettement". "Même si le Portugal n'a pas été affecté outre mesure par la crise mondiale, les perspectives de reprise économique sont plus faibles que pour les 15 autres membres de la zone euro, ce qui va peser sur ses finances publiques à moyen terme", a développé dans le communiqué Douglas Renwick, un responsable de Fitch.

Cet abaissement reflète les contre-performances budgétaires du Portugal en 2009, avec un déficit de 9,3 % du PIB, contre 6,5 % prévu par Fitch en septembre. Le gouvernement portugais a réaffirmé son "ferme engagement" à redresser ses finances publiques.

"Dans la situation actuelle de nervosité et de volatilité des marchés financiers internationaux (…), il est fondamental que le Portugal démontre un ferme engagement politique dans la mise en œuvre du programme de stabilité et de croissance, en vue de redresser les comptes publics et réduire le déficit extérieur par une récupération de la compétitivité", a déclaré le ministère des finances dans un communiqué.
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Mister Cyril

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Message le Lun 6 Juin 2011 - 21:25 par Mister Cyril

moua moua je crois que cette rubrique a plus d'un an mais quelle jeunesse!!! Le maquis s'enflamme et pour paraphraser Foulques "Chiche, faisons péter le bastringue". Je ne suis ni Madame Irma, ni un apôtre de l'apocalypse mais je suis intimement persuadé que la déflagration est totalement inévitable, après le timing est la première interrogation et ce qui va en ressortir une question méta-métaphysique!

Bien sûr que les 2% du PIB de le Grêce ne sont pas le nerf central du système financier mais la banqueroute d'un état devrait geler le crédit dans une proportion bien plus importante que Lehman's brother and co en octobre 2008...d'où l'intitulé sur les dominos! Le "double dips" aura lieu même après tous les plans de rigueur interplanétaire (j'ai plein d'articles sur ces questions mais en général ça fait chier mes congénères)....and after! Le seul fait qui me fasse enrager c'est que l'on doit subir ces faits sans pouvoir vraiment achever le malade (je sais c'est pas chrétien ça)!

Allons frères du maquis laissez les question d'âge, de sexe et de préséance au vestiaire...tous derrière Bru et faisons péter le bastringue!!!

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Message le Lun 6 Juin 2011 - 21:02 par Invité

Moi qui croyais te faire une joie immense en faisant de toi la mère des futures révolutions, je suis déçu de constater que tu préfères l'anonymat que t'offre le Sarkozisme. Plouf, la révolution devient un modeste château de sable que le 1ère marée emporte comme une grève moderne de la CGT. Content J-M mon petit protégé?
Cherche pas à me vieillir, tu es la matrone du cybermaquis, les mécréants diraient la tenancière du....Comment qu'on affiche son respect à la génitrice autrement qu'avec un "Maman", nom réflexe de toute progéniture?
As-tu validé la vie oisive des romains qui ont inventé le travail-torture tout en vivant aux crochets des politiques?
C'était le bon temps , n'est-ce pas?

Bisou, ma...heu... trone!
PS: quelle réponse à Melody? je suis trop jeune pour donner un avis.

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Message le Lun 6 Juin 2011 - 20:10 par brusyl

hééé papie, t'es en train de gâcher l'immense sentiment de gratitude, de reconnaissance éperdue que ton avant dernier message avait fait germer envers toi.
Pour cinq lettres ! si tu continues à m'appeler Maman, va y avoir de l'eau dans le gaz entre nous je te promets.
La castagne, la vraie, la dure, tu vas comprendre ce que c'est.
Pfff... me faire appeler "maman", par un mec plus vieux que moi en plus, c'est-y pas possible ! où est passée la galanterie qui faisait l'honneur de notre culture !

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Message le Lun 6 Juin 2011 - 20:02 par Invité

Ahhh, les p'tits nouveaux y mettent le feu...!
La revolutione est en marche....
Ben, je pense qu'à trop tirer sur la corde les gvts conservateurs PPSOE ou UMPS explosent les cadrans, la populace cherche des alternatives au TINA : et si on vivait sans les banqiers? Voilà une idée farfelue qu'elle est bonne!
Oui, le Scientifique que je suis, pense qu'à un moment donné un coujp de sabre dans le nœud gordien est la réponse appropriée. Chez Fraü Merkel, le temps de réponse est plus long mais elle comprend quand même qu'elle n'aura pas le beurre et l'argent du beurre et le cul de la crémière, alors elle fait qq concessions mineures pour sauver les Marks (euh, les euros allemands) investis en Grèce.

J'avais promis de réchauffer l'ambiance, contente maman?

Pour Jean-Marc, j'ai pas encore répondu mais il s'agit bien d'un conflit de génération.

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Message le Lun 6 Juin 2011 - 19:46 par brusyl

Chiche, faisons péter le bastringue!"


Bravoooooo Foulques !!!
N'empêche que j'en reste le cul par terre qu'un scientifique si honorable, pragmatique et sérieux que toi en arrive à cette conclusion... plein d'espoir pour l'avenir. You've made my day !
Tiens , autre bonne nouvelle, vous avez vu qu'au Pérou c'est Humala, le nouveau Chavez qui vient de remporter les élections ?
Sanction immédiate des marchés : la bourse péruvienne perdait ce matin près de 10 %. Baisse dûe à la chute vertigineuse des cours miniers
Humala prévoit en effet dans son programme de taxer les profits du secteur minier.

Cela nous donne une petite idées des mesures de rétorsion auxquelles nous aurons droit si un jour par hasard nos dirigeants s'avisaient de s'écarter de la doxa libérale .. par exemple taxer les mouvements financiers...

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Message le Lun 6 Juin 2011 - 19:26 par Invité

Enfin la revolucion !

C'est Sylvie qui va être contente

Amicalement
Franz

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Message le Lun 6 Juin 2011 - 19:06 par Invité

Franz a écrit:En tous points d'accord, Foulque. Mais à contrario, la cessation de paiement n'entrainerait pas forcément la dislocation de l'Europe. L'obligation de trouver des solutions de rechange entrainerait des changement radicaux dans les autres pays. Et aurait sans doute une valeur d'exemple en libérant les populations et les énergies.

Je ne doute pas qu'il y ait des pots cassés. Mais ça ne peut pas être pire que ce qui nous attent.

Amicalement
Franz

Au point où l'on cherche à nous entuber, je suis tenté de répondre:" Chiche, faisons péter le bastringue!". C'est je pense le message que les indignados voulaient faire passer, je crois qu'on y va tout droit malgré la reculade d'Angela qui comme le disait Mister essaie de convaincre ses concitoyens qu'ils ne sont pas rackettés par ces fainéants de latins.

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Message le Lun 6 Juin 2011 - 18:22 par Invité

En tous points d'accord, Foulque. Mais à contrario, la cessation de paiement n'entrainerait pas forcément la dislocation de l'Europe. L'obligation de trouver des solutions de rechange entrainerait des changement radicaux dans les autres pays. Et aurait sans doute une valeur d'exemple en libérant les populations et les énergies.

Je ne doute pas qu'il y ait des pots cassés. Mais ça ne peut pas être pire que ce qui nous attent.

Amicalement
Franz

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Message le Lun 6 Juin 2011 - 17:29 par Invité

Que n'a t-on déjà dit sur la faillite des PIGS! A lire et entendre les journaux, on est en droit de penser que la fin du monde est proche avec le défaut de paiement de la Grèce; ils nous font marcher...: la Grèce, c'est 2% du PIB de l'Europe, alors en cas de faillite, tout le monde s'en remettrait! mais il s'agit surtout de dissuader les latins, et l'enfer de Francfort leur est promis! Qui détient cette dette? principalement les banques européennes qui ont spéculé sur les taux et sur le fait que la BCE et l'UE financeraient comme pour la crise de Lehman Brothers. L'intransigeance de Frau Merkel pour un retour sous 3% de déficit est d'une bêtise incommensurable en un temps aussi court. Les déficits grecs et espagnols ont permis de recycler les excédents allemands dont les banques sont encore trop peu internationalisées en terme de diversification des risques. La faillite des grecs comme celle des espagnols entraînées par les Portugaises entraineraient des faillites bancaires en cascade im Deutschland. La politique suicidaire de l'euro fort décidée à Frankfort met à mal la compétitivité des entreprises européennes surtout latines peu habituées à la déflation salariale et plus aux dévaluations compétitives. L'Allemagne n'a pas de SMIC et ne se gène pas pour tirer les salaires vers le bas au point que les Allemands eux-même refusent de travailler à perte et font venir des roumains où les emplois trop sous-payés, la Roumanie compense en faisant venir des chinois pour remplacer les roumains manquants : on marche sur la tête quand on pense aux millions d'allemands au chômage...Pour ne rien arranger, la même fraü décrète que les allemands devront en 2035 travailler jusqu'à 67 ans et impose ce régime débile à toute l'Europe que notre MEDEF applaudit des 4 mains (oui, les pieds aussi!). Il va sans dire qu'aussi bien en France qu'en Espagne, faire travailler des personnes au bord de l'invalidité ne permet pas la productivité qu'auraient les jeunes qui eux restent au chômage attendant la libération des postes occupés par de séniles retraités encore en activité. Cette politique de retraite excessivement tardive handicape moins l'Allemagne que les autres pays européens puisque son vieillissement l'expose à un manque de main d’œuvre d'ici 15 ou 20 ans alors qu'il en va autrement de l'Europe du Sud (Italie exceptée). Les pays d'Europe du Sud risqueraient de sur-performer l'Allemagne si l'on ne leur impose pas une retraite trop tardive. La justification du coût ne tient pas la route une seule seconde: la France a eu un déficit 2010 de 140 Milliards et économisé 22 milliards en reculant la retraite de 2 années, en agissant sur la seule retraite comme facteur d'économie,il aura fallu la reculer de 13 ans! oui, mais quel coût pour maintenir ces morts-vivants dans des usines au delà de l'espérance de vie?
Le prétexte de l'âge de la retraite sur les déficits est une escroquerie jamais connue dans l'histoire de l'Humanité, d'autant que c'est sans doute la première fois que les guerres ne déciment plus les populations rendant le marché du travail rare...ah, ces bonnes vieilles tueries avaient du bon, quand même à défaut de grandes pandémies comme la peste qui revalorisaient la valeur travail.

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Message le Lun 6 Juin 2011 - 11:25 par Invité

De toute façon, le chantage opéré par les banques ne peut fonctionner qu'à court terme. Fortes du coup qu'elles viennent de réussir avec la crise des subprime, elles ont choisi de sucer la bête jusqu'à la moelle. Donc jusqu'à disparition de celle-ci.

Frédéric Lordon prétend qu'il ne sert à rien d'obtempérer. C'est reculer pour mieux sauter. La seule solution raisonnable est de se mettre en cessation et de nationaliser aussitôt les banques. Quelles qu'en soient les conséquences qui, forcément, ne seront pas toutes positives. Mais pour ce faire il faut une volonté politique identifiée. Là est le fond du problème.

Amicalement
Franz

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Message le Dim 5 Juin 2011 - 22:54 par Mister Cyril

Ouf ! Un accord serait finalement intervenu nous dit-on à Athènes, la Grèce serait sauvée, et la zone euro avec elle. Mais pouvait-on réellement en douter ces derniers jours ?

Les réunions et les conciliabules se sont multipliés, afin de raccorder les bords au départ si éloignés de la plaie et aboutir au miracle toujours renouvelé d’un compromis, ayant en commun avec les précédents de gagner du temps mais de ne rien régler. Insolvable était la Grèce, insolvable elle reste, quand bien même la nouvelle échéance va être reportée à 2014. En attendant, l’économie grecque va continuer de plonger et la société de souffrir.

Les détails du nouveau plan ne sont pas connus. Sans doute ne sont-ils pas bouclés, car le propre des accords européens de ces derniers temps est d’être annoncés avant d’avoir été finalisés. C’est qu’il faut au plus vite rassurer les marchés ! Un cocktail de mesures additionnant un nouveau prêt, une austérité renforcée pour les Grecs et la vente ou la mise en concession d’actifs du pays a été finalement concocté, incluant le plus débattu, le plus difficile à mettre au point : une participation des créanciers privés, c’est à dire des banques européennes.

Disons-le tout de suite, elles n’ont rien à redouter. Si elles vont devoir – sur une base volontaire selon toute vraisemblance déjà négociée – « rouler » une partie de la dette grecque qu’elles possèdent, une formule de compensation financière jouant sur le taux d’intérêt a été trouvée, afin qu’en dépit de ce rééchelonnement qui ne dit pas son nom elles ne perdent pas dans l’opération un seul euro. On sera curieux, également, de connaître la répartition entre les banques de ce fardeau et de noter à combien s’élèvera la contribution des banques grecques elles-mêmes, soutenues à bout de bras par la BCE. Tout cela est cousu de grosses ficelles. Fallait-il réunir tant de science pour aboutir à un tel résultat ?

Oublions cependant l’anecdotique pour nous pencher sur le fond de l’histoire. Bien des raisons immédiates concourent pour expliquer qu’un défaut grec sur sa dette, même le plus soft possible, même qualifié de reprofilage pour le rendre anodin, n’était pas envisageable pour les gardiens du Temple. Mais il y a derrière une raison encore plus impérieuse, qui vaut en Europe comme en ce moment même aux États-Unis, avec la bataille qui s’y déroule entre démocrates et républicains autour du déplafonnement de la dette publique, afin également de ne pas faire défaut.

Le système financier ne peut admettre qu’un défaut survienne, même provenant de ce petit pays qu’est la Grèce, car il appartient à la zone euro et y ferait jurisprudence. Les obligations de la dette publique sont un élément constitutif essentiel de la solidité du système bancaire, un levier sur lequel prend appui tout l’édifice de la dette, à commencer par celle des banques elles-mêmes. Ce serait donc de l’inconscience que de retirer la baguette du dessous au jeu du mikado.

Un référent est nécessaire pour que ce système pyramidal inversé qui repose sur la pointe, la valeur de dernier ressort que la dette des Etats et leur capacité à l’honorer envers et contre tout représente en ultime instance. Car dans ce domaine, il ne vaut mieux pas compter sur les banques, comme elles sont les premières à le savoir.

C’est pourquoi elles bloquent, avec toute l’énergie que procure le fait d’être le dos au mur, tout renvoi vers elles de la patate chaude de la dette qu’elles sont parvenues à refiler aux États. Un seul chiffre illustre l’étendue du problème dans le cas des États-Unis, qui reste pour le moment le pivot du système financier international : la Federal Reserve a acheté et détient plus de 2.000 milliards de dollars d’obligations du Trésor et d’obligations hypothécaires. Sans compter ce dont Fannie Mae et Freddie Mac regorgent, avec la garantie de l’État.

Voilà l’enjeu : si les États se révélaient incapables d’assumer la mission qui leur est assignée, l’implosion du système qui est bien engagée irait irrévocablement jusqu’à son terme.

Que faire alors pour l’éviter ? Rouler la dette (la refinancer en permanence sans la diminuer) est de plus en plus onéreux au fur et à mesure que les taux montent, rien ne garantissant leur stabilité, même pour les mieux lotis. Il ne reste plus pour les gouvernements qu’à accroître leurs recettes fiscales et à couper dans leurs budgets, en faisant semblant de ménager équitablement la chèvre et le choux.

Nous sommes entrés dans une nouvelle longue période – où les marges de manœuvre sont singulièrement rétrécies et les partages moins équivoques – qui impose à ceux d’en bas de se soumettre ou de se démettre, de se résigner ou de s’indigner. Pour au moins refuser, et peut-être plus si affinité…

En dépit d’un contexte différent, mais qui n’est pas sans exprimer des connivences, le vent qui continue de souffler dans des conditions très dramatiques en Syrie démontre que la résignation n’est pas nécessairement destinée à l’emporter. Ils luttent là-bas pour une démocratie dont nous disposons en Europe, selon la fine analyse du ministre français des affaires étrangères, lequel déclare ne pas croire à un mouvement européen de la force de celui qui balaye les pays du Moyen-Orient. Ce n’est pas ce que l’on a cru entendre à la Puerta del Sol ou sur la place Syndagma.

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Message le Sam 7 Mai 2011 - 9:57 par Mister Cyril

La zone euro exclut et dément...donc c'est en préparation!

Les principaux pays de la zone euro ont exclu vendredi 6 mai dans la soirée l'idée d'une sortie de la Grèce de l'Union monétaire ou d'une restructuration de sa très lourde dette, à l'issue d'une réunion en catimini à Luxembourg qui a alimenté les craintes sur la situation de ce pays.

"Nous n'avons pas discuté d'une sortie de la Grèce de la zone euro, nous pensons tous que ce serait une option stupide", a annoncé à la presse le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, à l'issue de la rencontre dans un château près de Luxembourg.

Un abandon de la monnaie unique "est une voie que nous n'emprunterions jamais", a assuré Jean-Claude Juncker car "nous ne voulons pas voir la zone euro exploser sans raison".

De même, "nous avons exclu la restructuration de la dette grecque", un scénario "qui est activement discuté dans certains milieux sur les marchés financiers", a-t-il déclaré.



Colère de la Grèce



La réunion, qui s'est déroulée sans avoir été préalablement annoncée, a réuni notamment les ministres des Finances des quatre plus grands pays de la zone euro, ceux de l'Allemagne, Wolfgang Schäuble, de la France, Christine Lagarde, de l'Italie, Giulio Tremonti, de l'Espagne, Elena Salgado, ainsi que Jean-Claude Juncker.

Le ministre grec des Finances George Papaconstantinou, le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet et le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, ont aussi participé aux discussions.

Le site d'information allemand Spiegel Online avait affolé les marchés un peu plus tôt dans la journée en affirmant que cette rencontre avait été convoquée en raison de la volonté exprimée par la Grèce de quitter la zone euro.

Athènes a "catégoriquement" nié tout projet d'abandon de la monnaie unique et dénoncé une manoeuvre spéculatrice.

"De tels articles constituent une provocation, sapent l'effort de la Grèce et de l'euro et servent des jeux spéculatifs", s'est insurgé le ministère des Finances.



Une hypothèse "totalement fantaisiste"




Le ministère français des Finances a aussi jugé "totalement fantaisiste" l'hypothèse d'une sortie de la Grèce de la zone euro, qui mettrait en péril le projet lancé en 1999.

Selon une source européenne interrogée par l'AFP, les ministres des Finances se sont inquiétés lors de la réunion des difficultés de la Grèce à atteindre les objectifs qui lui ont été fixés en termes de réductions du déficit et d'assainissement de ses comptes et ont demandé à George Papaconstantinou de redoubler d'efforts.

La situation est "difficile", a dit la source. La Grèce a bénéficié l'an dernier d'un programme de prêts sur trois ans de 110 milliards d'euros de la part de l'UE et du Fonds monétaire international, en échange d'un plan d'économies drastique.

Mais les investisseurs redoutent que le pays ne puisse rembourser toute ses dettes et revenir emprunter normalement sur les marchés à l'échéance de la période de trois ans.



Une dette publique qui dépasse les 150% du PIB




Les rumeurs enflent du coup sur les places financières sur l'inéluctabilité d'une restructuration de sa dette publique, qui dépasse les 150% du PIB, quelle que soit la forme que prendrait une telle opération (décote, c'est à dire abandon d'une partie de leurs créances par les prêteurs, rééchelonnement ou autre).

Nombre de responsables allemands plaident aussi en faveur d'un tel règlement, qu'Athènes et la Banque centrale européenne notamment excluent pourtant catégoriquement, invoquant notamment les dommages pour les banques et fonds de pension grecs.

Dans le sillage de la Grèce, l'Irlande puis à présent le Portugal ont fait appel à l'aide internationale. Lisbonne vient de boucler des négociations en vue de prêts de 78 milliards d'euros.

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Message le Mer 4 Mai 2011 - 15:03 par Mister Cyril

Grèce : une vidéo de DSK sur l'aide du FMI jette le froid à Athènes

Une vidéo montrant le dirigeant du FMI Dominique Strauss-Kahn déclarer que la Grèce négociait en douce l'aide du FMI depuis l'automne 2009, plus tôt qu'officiellement admis, a jeté mercredi un froid en Grèce, où le gouvernement s'interrogeait sur les "raisons" de l'aveu.

Dans cet extrait d'entretien, diffusé mardi soir par la chaîne grecque Alpha, et posté sur youtube on voit M. Strauss-Kahn déclarer en français que le Premier ministre grec, Georges Papandréou, lui avait téléphoné "très tôt, en novembre-décembre 2009, en disant on a besoin d'aide" face au risque de banqueroute du pays. (http://www.youtube.com/watch?v=GATAQg---D8&feature=player_embedded#at=25)

Avant le bouclage officiel du plan d'aide du FMI à la Grèce, dans le cadre d'un accord global avec la zone euro qui n'a officiellement commencé à être discuté que début 2010, "on avait quand même fait du travail avec les Grecs (...) et on l'avait fait de façon souterrain (sic)" affirme M. Strauss-Kahn.

"Tout ça parce que les Grecs eux souhaitaient une intervention du FMI même si Papandréou pour des raisons politiques disait pas ça", ajoute-t-il.

Le porte-parole du gouvernement grec, Georges Pétalotis, a estimé que M. Strauss-Kahn offrait cette version "pour des raisons qui lui sont propres".

"M. Strauss-Kahn n'est pas une vierge, c'est un homme politique expérimenté (...) il veut se débarrasser du problème grec" en vue d'une candidature à l'élection présidentielle en France, a aussi réagi sur une radio le ministre de l'Economie, Michalis Chryssohoidis.

Sans contester l'authenticité de l'extrait, tiré selon Alpha d'un entretien donné par DSK à Canal Plus mais coupé dans la version diffusée en mars dernier par la chaîne française, le porte-parole grec a tenté de minimiser l'affaire.

M. Papandréou "recherchait toutes les solutions possibles pour permettre au pays d'emprunter comme il était de son devoir national", a-t-il relevé dans son point de presse quotidien.

Le principal parti d'opposition de droite à pour sa part jugé que l'affaire attestait de la duplicité du gouvernement socialiste, qui avait longtemps exclu auprès des Grecs tout recours au FMI, également peu prisé au départ des partenaires européens.

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Message le Mar 26 Avr 2011 - 22:17 par Mister Cyril

Bonjour l’ambiance, en cette veille de fêtes chrétiennes de Pâques !

Le ministre grec des finances a hier demandé l’intervention de la justice, assortie de la communication du mail d’un trader avertissant ses clients de l’imminence d’une restructuration de la dette grecque durant ce long week-end, car ce type d’information « influence les marchés » ! Comme si les marchés, cette entité désincarnée mais douée de vie, pouvaient être muets, aveugles et sourds… On nage dans l’absurde. Citigroup, d’après la presse grecque, serait dans le collimateur.

En dépit de cette alerte, il est pourtant plus probable que la situation va une fois de plus traîner en longueur, exercice favori des instances et autorités européennes quand elles ne savent pas quoi faire. Mais on ne sait jamais, car nécessité fait loi !

En réalité, plus ou moins ouvertement affichée, la priorité a été en sourdine donnée au sauvetage des « poches » de banques défaillantes, un objectif qui coïncide mal avec l’intense campagne de propagande menée en faveur de la réduction des déficits publics, présentée comme la solution à tous les périls. L’idée est qu’il a été laissé aux mégabanques le moyen de se tirer d’affaires toutes seules, mais que le fond du panier doit être secouru discrètement sur fonds publics.

On a vu comment cet objectif avait été adopté en Irlande, le premier ministre cherchant depuis à désespérément obtenir une révision à la baisse du taux de son emprunt auprès de l’Union européenne, sans y parvenir. Puis comment les Espagnols ont du s’y résigner à leur tour avec leurs caisses d’épargne, les Cajas, après avoir longuement tenté de l’éviter. On découvre aujourd’hui que les Allemands et les Portugais s’y engagent – ou s’apprêtent à le faire – ces derniers dans le cadre d’un nouveau plan de sauvetage européen en cours de négociation à Lisbonne.

Le montant de celui-ci a déjà été évoqué, environ 80 milliards d’euros. Avant-même que ses contreparties portugaises ne soient identifiées (pudiquement dénommées « plan d’ajustement »), on étudie la mise sur pied d’un « fonds de contingence pour la capitalisation des banques », selon le Jornal de Negocios. Celui-ci viserait à « créer des garanties qui assurent le succès des tests de résistance européens », dont les résultats doivent être rendus publics en juin prochain. D’une pierre, deux coups, la BCE pourrait enfin cesser de tenir ces banques à bout de bras, son voeu le plus ardent, la tâche transférée à l’Etat portugais qui en supportera le poids financier.

En Allemagne, forcés et contraints, les Länder se sont engagés dans une mise en conformité de leurs engagements dans les Landesbanken – les banques régionales sinistrées – avec les règles de Bâle III et, dans l’immédiat, les critères décidés par la nouvelle Autorité bancaire européenne pour les tests de résistance des banques. Les gouvernements de Hesse et de Thuringhe vont convertir leur silent capital (une forme d’actions préférentielles) dans la banque Helaba en actions éligibles au « core tier one capital » (le saint du saint du capital d’une banque). Ils ont ainsi suivi le chemin auparavant emprunté par le gouvernement de Basse-Saxe, qui en avait fait de même pour sa participation au capital de NordLB. Au terme de ce processus, le poids des Länder au sein des Landesbanken s’accroît, réalisant ce qui n’est rien d’autre qu’une forme d’étatisation partielle.

Enfin, la Banque d’Espagne a approuvé le plan de recapitalisation présenté par 13 établissements financiers, 9 caisses d’épargne ou unions de caisse et 4 banques commerciales (les filiales de Deutsche Bank, et de Baclays, ainsi que les espagnoles Bankinter et Bankpyme). Ces plans procèdent par augmentations de capital ou émissions d’obligations convertibles.

Des entrées en bourse sont envisagées, ou bien des entrées directes au capital d’investisseurs privés, mais toutes les caisses concernées gardent l’option d’un apport en capital du Frob, le fonds public destiné à intervenir en dernier recours. Le calendrier prévoit que la mise à niveau des fonds propres devra intervenir au plus tard le 30 septembre. Si un ratio de 8% de fonds propres pour les entités cotées en Bourse (10% dans le cas contraire) n’est pas respecté à cette date, le Forb interviendra.

Toute perspective de nationalisation étant officiellement écartée, ce sauvetage prendra alors la forme « d’une aide de caractère exceptionnel et transitoire » d’une durée annoncée comme devant être de cinq ans maximum. Cet habillage en vaut un autre.

D’ores et déjà, il est estimé que le Forb devra intervenir à hauteur minimum de 6 milliards d’euros, les besoins pouvant monter jusqu’à 16 milliards, si les autres solutions faisaient défaut. Le tout calculé en espérant ne pas avoir à subir une nouvelle dégradation du marché immobilier, hautement probable.

Tous ces replâtrages à nouveau financés sur fonds publics ne sont pas clamés sur les toits, on s’en doute. Ils font en effet désordre dans un monde réglé par l’indiscutable nécessité de diminuer la dépense publique et de privatiser ce qui peut encore l’être.

Le moins d’Etat a trouvé une nouvelle raison d’être, à la faveur du tour de passe-passe qui consiste à dissimuler derrière des dépenses déraisonnables le coût du remboursement de la crise financière, qui passe en premier. Le système financier ne prétend pas seulement sortir la tête haute de la crise dans laquelle il a plongé le monde, mais il voudrait de surcroît en profiter pour accroître en toute désinvolture le périmètre de son terrain de jeu.

Les Irlandais, les Grecs et les Portugais sont mis au pilori, en attendant que d’autres les rejoignent. Mais ce qui est exigé d’eux est totalement irréaliste. Tôt ou tard, tous ces plans intitulés de sauvetage (mais de qui ?) vont capoter et devront être revus, comme c’est déjà le cas de celui des Grecs.

La restructuration de la dette publique est en marche, remettant en cause la stratégie qui voulait à tout prix épargner le système financier. Les mégabanques vont devoir se battre pour n’être mises à contribution qu’à minima et obtenir des contreparties. Le jeu va se compliquer, mais il y a un commencement à tout !

Les manifestations d’une crise sociale et politique multiforme se font jour. Pour qui et pour quoi joue le temps que les dirigeants européens cherchent à gagner ?

Ceux-ci s’avèrent perdus dans leurs compromissions, parvenant difficilement à camoufler leurs allégeances, à court de diversions crédibles, incapables de concevoir et surtout d’admettre qu’un autre monde que le leur puisse exister.

Un comble les concernant : ils se sont tous seuls démonétisés.

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Message le Mer 16 Mar 2011 - 18:11 par meteque

Si les dominos tombent n'oublions pas que le double-six c'est France-Allemagne, et le double-un c'est l'euro! N'est ce pas?

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Message le Mer 16 Mar 2011 - 16:03 par Mister Cyril

Le FMI épaulé par la Commission européenne organise le pillage de la Grèce
Centre de Recherche sur la Mondialisation. 28 février 2011 par Jérôme Duval

En Grèce, le peuple maintient la mobilisation après neuf grandes grèves depuis février 2010

Alors que le chômage continue sa progression après être passé de 9,7% à 12,9% de la population active entre le 3e trimestre 2009 et le 3e trimestre 2010 |1| (près de 34% des moins de 25 ans sont sans emplois), le peuple poursuit la mobilisation contre les plans d’austérité d’orientation ultralibérale et conformes au « consensus » de Washington.

Cette politique promue par la troïka - Fonds monétaire international (FMI), Commission Européenne (CE), Banque Centrale Européenne (BCE) - en échange d’assistance financière pour affronter le paiement de la dette publique est digne de celle qui a conduit l’Argentine, élève modèle du FMI, à une crise mémorable en 2001. Les médias dominants nous dissimulent le budget militaire grec qui ne cesse d’aggraver le déficit. Pourtant, celui-ci est proportionnellement au PIB le plus important des pays membres de l’OTAN après les Etats-Unis et représentait 4% du PIB en 2009. Serait-ce que les vendeurs d’armes propriétaires d’empires médiatiques comme Dassault ou Lagardère ne veulent pas compromettre un marché juteux ?

Alors que le peuple est confronté à une destruction généralisée des acquis sociaux (réductions des salaires et des régimes de retraite, hausses d’impôts indirects, augmentation de l’âge de départ à la retraite, privatisation et augmentation des tarifs des services publics…), la Grèce achète de l’armement à la France (6 frégates FREMM d’environ 500 millions d’euros chacune et des hélicoptères de combats SAR) et à l’Allemagne (sous-marins). Ces achats d’armement par temps d’austérité drastique pour la population sont irrecevables. L’argent volé à la population pour acheter du matériel militaire doit être restitué intégralement et les responsables jugés. Selon le SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), la Grèce est la nation européenne qui dépense le plus d’argent en défense comparé à son produit intérieur brut (PIB) et figure parmi les 10 plus importants acheteurs d’armes au monde. Il s’agit d’un comportement odieux et irresponsable envers sa population qui se saigne aux quatre veines pour renflouer les caisses de l’Etat. En mai 2010, selon le ministère français de la défense interrogé par le député François Cornut-Gentille, « aucune des mesures de restriction budgétaire supplémentaires décidées au mois de mars 2010, à la suite des interventions de l’Union européenne, ne devrait affecter, cette année, le budget d’acquisition du ministère de la défense grec. (…) les démarches d’acquisition des frégates de type FREMM (frégates multimissions) et des hélicoptères SAR (search and rescue) restent en conséquence d’actualité |2|. »

La Grèce a signé avec le FMI et l’Union Européenne, de nouveaux prêts mal nommés « aide ». Tout en tentant d’alléger le déficit au prix de sacrifices inouïs, le pays devra rembourser une dette alourdie par les intérêts chaque fois plus importants à mesure que les agences de notation dégradent la note du pays.

En décembre 2010, les députés grecs ont approuvé un nouveau paquet de coupes budgétaires qui consiste à baisser les salaires des employés de la télévision et des transports publics. Les journalistes grecs se sont joints aux protestations qui parcourent le pays et à Athènes, l’entrée de la Banque centrale a été aspergée de peinture rouge. En février 2011, c’est au tour des médecins, pharmaciens et employés du secteur médical de manifester devant le parlement contre une réduction de 1,4 milliard d’euros des dépenses de santé réclamées par l’Union européenne (UE) et le FMI alors qu’une centaine de médecins campaient devant le ministère de la Santé à Athènes. La délégation du FMI et de l’UE dépêchée sur place à Athènes le 7 février 2011 attendra la mise en œuvre de la réforme du système de santé, avant de donner son feu vert au versement de la quatrième tranche du prêt - pour un montant de 15 milliards d’euros - initialement prévue pour février 2011. Chaque fois, des mesures toujours plus libérales réclamées par l’UE et le FMI sont le préalable requis pour débloquer les tranches successives dans le cadre du prêt de 110 milliards d’euros consentis en mai 2010.

Le gouvernement grec à la solde de la Troïka FMI-CE-BCE, coupable de non assistance à population en danger, organise le pillage du pays au profit du grand capital

Mais, comme si cela ne suffisait pas, les créanciers demandent une "accélération décisive" des réformes structurelles pour réduire la dette et retardent le versement de cette quatrième tranche. En février 2011, le gouvernement de Georges Papandréou finit par réagir lorsqu’une fois de plus, la troïka FMI-CE-BCE demande d’approfondir les réformes et d’augmenter son objectif de privatisations de biens publics de l’Etat en passant de 7 milliards d’euros de recette à réaliser d’ici 2013 dont 1 milliard en 2011, à 50 milliards d’ici 2015. Cette réaction fait sourire lorsqu’on voit la soumission totale envers ses créanciers de la part d’un gouvernement qui se dit socialiste. D’ailleurs, il faudra attendre quelques jours seulement pour que M. Papaconstantinou, ministre des Finances, se retourne et indique que "l’objectif" de ce plan de privatisations de 50 milliards "était sûrement ambitieux, mais réalisable", acceptant à nouveau l’ingérence du FMI épaulée par la Commission Européenne… Sont alors visés les ports, les aéroports, les chemins de fer, l’électricité ainsi que des plages touristiques du pays. Le représentant de la Commission européenne Servaas Deroose proposait dans le quotidien To Vilma, de « vendre les plages pour développer le tourisme et le marché des propriétés touristiques ». Dans une autre interview, il ajoute : « La Grèce pourrait facilement lever cinq milliards d’euros en vendant l’ancien aéroport d’Athènes, situé dans une zone côtière lucrative ». De son côté, le chef de la mission du FMI Poul Thomsen a proposé de « vendre des terrains, y compris l’ancien aéroport » d’Athènes. « Nous sommes à un point crucial où nous avons besoin d’une accélération des réformes », aurait-il déclaré selon le quotidien Kathimerini |3|.

La contraction, plus sévère que prévue par les Institutions, du PIB grec à 1,4% au quatrième trimestre 2010, une inflation galopante à 5,2 % en janvier 2011 ainsi que la baisse des revenus des Grecs qui ont chuté de 9% en 2010 |4| sous l’effet des mesures d’austérité donnent un avant-goût de l’échec retentissant de la politique de la troïka FMI-CE-BCE. Selon la Banque de Grèce, « Le pouvoir d’achat des salariés du public a reculé à un niveau plus bas que celui de 2003, tandis que sur l’ensemble de l’économie le pouvoir d’achat a reculé en moyenne à un niveau plus bas que celui de 2006 ». De leur côté, les investisseurs sont encouragés à faire des affaires juteuses par une réduction du coût du travail de 3% dans le pays en moyenne.

Il n’y a pas là de quoi calmer une population déjà malmenée par la crise et une nouvelle grève générale a paralysé le pays le 23 février 2011. Le peuple grec est en droit d’exiger d’autres mesures radicalement différentes comme la taxation des hauts revenus et un moratoire sur l’achat d’armement militaire. Mais seul un audit sous contrôle citoyen des comptes publics de l’Etat pourra analyser les contrats d’endettement afin d’en restituer la part illégitime ou odieuse au véritable créancier qui réclame souveraineté et dignité : le peuple grec. Il faut à ce propos, saluer l’initiative de la députée Sophia Sakorafa qui, en décembre 2010, a proposé devant le parlement grec la constitution d’une Commission parlementaire d’audit de la dette publique.

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Message le Lun 20 Déc 2010 - 11:44 par Donald11

Mister Cyril a écrit:Les Belges, dont je suis, auront été prévenus…
T'es Belge à présent ?

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Message le Lun 20 Déc 2010 - 11:04 par Mister Cyril

C'est marrant, je n'avais jamais pensé à eux...

De récentes indications en provenance du Fonds Monétaire International pourraient donner l’impression que la Belgique va suivre l’exemple de la Grèce. Un rapport des équipes du FMI publié le 13 décembre est on ne peut plus clair. « Le contrôle des dépenses publiques est nécessaire de manière urgente ». Et le Fonds d’inciter les autorités à établir des priorités macro-économiques, limiter les risques dans le secteur financier et effectuer « des reformes en vue de stimuler la croissance et la création d’emplois ».


A cela s’ajoute une préoccupation spécifique: la KBC, une des trois principales banques belges a racheté une banque irlandaise qui est en difficultés, et il est impossible d’avoir des informations précises sur ce risque. Le système bancaire belge serait en termes relatifs l’un des plus exposes a l’Irlande. Les banques belges ont 29 milliards de dollars de créances sur banques irlandaise. Cela représente 5% du PNB. Seules les banques britanniques ont un niveau de créances semblable.

La situation macro-économique apparaît précaire : en effet, la dette représente environ 100% du PNB. Mais malgré cela le déficit budgétaire est au-delà des 3% autorisés par les critères de Maastricht. C’est tendu sans être mortel. Cette dette est toutefois essentiellement détenue par les banques et les investisseurs belges.

L’ancien Chief Economist du FMI, Simon Johnson, résume la situation dans le New York Times du 28 novembre. « La situation budgétaire de la Belgique n’est pas brillante, sa stabilité politique est lin d’etre assure et ses fissures sociales ne seront pas facilitées pas des mesures d’austérité.”

La situation est préoccupante, et requiert une attention immédiate et des mesures d’austérité sans lesquelles la Belgique pourrait se retrouver dans le camp des pays de l’Eurozone en difficultés. C’est la construction d’un consensus politique en Belgique qui amènerait le pays a suivre l’exemple allemand et a être dans la mouvance des pays économiquement sains qui tiendront le cap de la bourrasque des finances publique qui s’empare progressivement de l’Europe.

Ce n’est malheureusement pas ce qui se passe : contrairement aux faits, Bart De Wever qui se considère comme le Premier Ministre incontournable du prochain Gouvernement a présente a un magazine allemand la Belgique comme « le membre malade de l’Europe ». Outre que c’est incorrect, c’est le type même d’irresponsabilité qui devrait disqualifier un politicien de jamais accéder a des fonctions gouvernementales.

Au lieu de mettre en place un Gouvernement fédéral qui ait pour mission de gérer la détérioration des finances publiques, Monsieur De Wever a fait trainer les négociations de manière incompréhensible. La Présidence européenne de la Belgique (au cas où vous ne le sauriez pas, le gouvernement « sortant » est titulaire de la Présidence tournante de l’Union Européenne) se fait sans gouvernement issu des élections de juin. La discussion des cantons électoraux d’Hal Vilvorde bloque le dialogue institutionnel.

Qui plus est, les deux communautés tentent d’affaiblir encore plus le crédit international de la Belgique sur les marchés internationaux des capitaux en imaginant des répartitions budgétaires accrues en faveur des communautés.

La Belgique n’est pas au bord du gouffre. Moins d’un Belge sur dix souhaite la scission. Son économie continue à se développer de manière remarquable particulièrement sur les marchés étrangers.

Il ne faut cependant pas exclure que les politiciens belges –qui n’imaginent même pas une Belgique sans Bart De Wever et la NVA- poussent le pays dans le précipice. La plus grande menace pour le pays est dans cette obsession linguistico-nationaliste. Ce faisant, les politiciens se déconnectent de la population qui réclame dans les diverses régions du pays, un accord gouvernemental d’urgence.

En attendant, Standards & Poor’s annonce que la notation de la Belgique pourrait être abaissée si la crise politique n’est pas résolue rapidement. Face à cette menace, certains journaux flamands voudraient une notation spécifique pour la Flandre. Ils supposent, de manière absurde, qu’elle serait meilleure que celui de la Belgique.


Les Belges, dont je suis, auront été prévenus…

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Message le Mer 15 Déc 2010 - 10:05 par Mister Cyril

Moody's envisage une nouvelle dégradation de la note de l'Espagne
Malgré ses efforts pour rassurer les marchés sur ses capacités de redressement, l'Espagne reste dans le collimateur des opérateurs économiques. L'agence de notation Moody's a annoncé mercredi 15 décembre envisager d'abaisser de nouveau la note AA1 de l'Espagne, en raison de ses "besoins élevés de refinancement en 2011" et de ses difficultés pour emprunter sur les marchés.

L'agence avait retiré fin septembre sa note maximale, AAA, à l'Espagne, à l'issue d'un examen entamé fin juin. "Moody's ne pense pas que la solvabilité de l'Espagne soit menacée […] et qu'elle devra avoir recours au Fonds européen de stabilité financière. Cependant, les besoins importants de financement du gouvernement espagnol, non seulement de l'Etat mais aussi des régions et des banques, rend le pays susceptible de connaître de nouveaux épisodes de tension pour se financer sur les marchés", explique l'analyste Kathrin Muehlbronner, spécialiste de l'Espagne chez Moody's.

Après le vent de panique au printemps autour du plan de sauvetage grec, qui avait fortement renchéri les émissions obligataires de l'Espagne, la situation s'était apaisée cet été. Les autres agences, Standard & Poor's et Fitch, ont également retiré la note maximale à l'Espagne, qui reste toutefois bien notée.

REBOND DES TAUX

Des tensions sont réapparues ces dernières semaines, les marchés continuant de douter de la solidité financière de l'Espagne, cette fois à la faveur du plan de sauvetage irlandais, et les taux des émissions espagnoles sont à nouveau repartis à la hausse.

Mardi, l'Espagne a en effet vu ces derniers bondir lors d'une émission obligataire, et ce malgré une forte demande. Le pays a émis un peu plus de 2,5 milliards d'euros de titres d'Etat à douze et dix-huit mois. L'émission à un an a été sursouscrite 2,2 fois mais son taux moyen est passé de 2,36 % à 3,45 %. L'émission à dix-huit mois a, quant à elle, recensé une demande 4,5 fois plus importante que l'offre avec un taux d'intérêt moyen de 3,72 %, contre 2,66 % lors de l'émission de fin novembre.

Les fondamentaux espagnols ne sont pas totalement mauvais, notamment du côté du secteur privé, rassurent les analystes d'UBS dans une note diffusée mardi, mais "la nécessité d'opérer de larges coupes budgétaires", "la nervosité des marchés financiers", ainsi que "l'incertitude politique" pèsent lourd sur les capacités de redressement du pays. La défiance envers l'Espagne est paradoxale, estime UBS : "même si le pays affiche un niveau d'endettement relativement sain, (...) la dette souveraine espagnole concentre désormais toutes les inquiétudes".

La situation économique du pays est appréhendée avec gravité par les autorités européennes, qui craignent de devoir envisager un plan de sauvetage, à l'instar de ceux proposés à la Grèce et l'Irlande. Or le coût d'un éventuel sauvetage de l'Espagne, considérée comme un pays "too big to fail" ("trop gros pour faire faillite"), serait largement supérieur à celui des deux plans précédents.

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Message le Mer 1 Déc 2010 - 16:40 par Mister Cyril

L'Italie, troisième économie de la zone euro et prochaine cible des marchés ?
Silvio Berlusconi affrontera un vote de confiance du Parlement le 14 décembre.L'Italie sera-t-elle la prochaine cible de marchés financiers paniqués par les doutes pesant sur la solvabilité des économies européennes ? Il y a quelques semaines à peine, l'idée d'une mise en faillite de la Péninsule aurait fait sourire. Mais deux jours après l'adoption d'un plan de sauvetage de 85 milliards d'euros pour sauver l'Irlande, ancienne économie modèle de la zone euro, les économistes sont nombreux à se prêter au jeu du "à qui le tour ?" Alors que l'éventualité d'un plan de sauvetage pour le Portugal se concrétise, tous les regards se tournent désormais vers l'Italie.


Depuis lundi 29 novembre, la Botte se retrouve prise dans la tourmente. Une mauvaise adjudication du Trésor italien, d'un montant total de 5,5 milliards d'euros, semble avoir déclenché un brutal retournement des marchés lundi en fin de matinée, annulant tous les gains engrangés à la suite de l'adoption par l'Irlande du plan de sauvetage européen. Les titres italiens ont en effet peiné à trouver preneur, malgré des perspectives de rendement élevées.

CROISSANCE ATONE

De fait, l'écart entre les taux des emprunts italiens à 10 ans et les taux allemands, qui servent de référence dans la zone euro, a atteint des records. A ce prix-là, il devient de plus en plus onéreux pour les acteurs économiques italiens de se refinancer sur les marchés. Or, si l'on en croit le montant de sa dette, représentant près de 120 % de son PIB (ce qui en fait l'une des plus lourdes du monde), l'Italie a bien besoin de trouver des sources de financement, ses recettes fiscales ne suffisant plus à couvrir ses dépenses.

"Le niveau de la dette n'est pas inquiétant à court terme, rassure toutefois Francesco Saraceno, économiste à l'OFCE. Car l'essentiel est détenu par des investisseurs italiens, de surcroît le gouvernement a pris des mesures très tôt pour contenir les déficits." Même si les écarts de taux sont importants entre l'Italie et l'Allemagne, "ces derniers restent très bas (4,5 - 5 %), et ne devraient pas remonter dans l'immédiat". De plus, le système bancaire italien, conservateur et peu spéculatif, a été moins touché que d'autres par la crise financière.

"L'ITALIE N'EST PAS ENTRÉE DANS LA MONDIALISATION"

Ce sont plutôt la situation politique et les faiblesses structurelles qui sont dans le collimateur des marchés. Sans être confrontée aux mêmes problèmes immobiliers et bancaires que la Grèce et l'Irlande, l'Italie pâtit toutefois d'une croissance atone. Selon les prévisions de l'OCDE, "l'Italie a entamé une reprise modérée, qui se renforcera quelque peu ces deux prochaines années". Les principales craintes de l'organisation portent sur le niveau élevé du chômage – 8,6 % en octobre, son plus haut depuis 2004 (qui reste toutefois inférieur au taux moyen de la zone euro) – et des déficits publics ; elle préconise pour accélérer la croissance de "mettre en place des mesures budgétaires structurelles" et de procéder à "des réformes au niveau de l'offre pour améliorer le potentiel à long terme de l'économie italienne".

"L'Italie n'est pas entrée dans la mondialisation, confirme Francesco Saraceno, le taux d'investissement public est ridicule et l'industrie est très fortement concurrencée par les pays émergents." Avant son entrée dans l'euro, l'Italie avait pour principe de protéger son industrie par des dévaluations compétitives, un mécanisme qui a disparu en même temps que la lire. En outre, l'instabilité politique, la corruption et le poids de la bureaucratie contribuent à accentuer la pression sur les marchés, poussant les taux italiens à la hausse.

L'Italie doit en effet composer avec une crise politique majeure, cristallisée autour de l'affrontement entre Silvio Berlusconi et le président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, qui pourrait entraîner la chute du président du conseil à la suite d'un vote de confiance au Parlement le 14 décembre. L'incapacité du gouvernement à régler la crise des ordures à Naples ainsi que l'explosion de colère des étudiants italiens, descendus dans la rue mardi à Rome pour protester contre des coupes dans le budget de l'enseignement supérieur, témoignent de l'incurie d'une classe politique dépassée par les événements.




Plusieurs milliers d'étudiants italiens se sont réunis à Rome le 30 novembre pour protester contre les coupes dans les budgets universitaires. REUTERS/TONY GENTILE

CALMER LES ESPRITS

Armé d'un optimisme à toute épreuve, M. Berlusconi a appelé lundi soir à "la confiance" pour sortir de la crise. Plus tôt dans la journée, Bruxelles s'était montré pessimiste, tablant sur un déficit de 3,5 % du PIB en 2012. Le commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn, a déclaré ne pas exclure la nécessité pour Rome de prendre des mesures supplémentaires afin d'atteindre ses objectifs. Le bras droit de Berlusconi, Gianni Letta, a d'ailleurs exprimé mardi sa "forte préoccupation" face aux "turbulences" sur les marchés. Le chef économiste de l'OCDE, Pier Carlo Padoan, a quant à lui tenu à calmer les esprits, déclarant mardi que "les efforts de stabilisation demandés à l'Italie sont moindres que ceux demandés à d'autres pays".

Plan de sauvetage ou pas, "l'avenir économique de l'Italie est inquiétant", conclut Francesco Saraceno, qui entrevoit "un déclin à long terme" du pays, causé par "un taux de croissance qui a toujours été, et devrait rester, un peu inférieur à celui de la zone euro".

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Message le Ven 26 Nov 2010 - 9:40 par Mister Cyril

L'Espagne fait front face aux marchés, le risque demeure

MADRID (Reuters) - L'Espagne compte sur la restructuration de ses banques les plus faibles, son budget d'austérité pour 2011 et la réduction de son déficit pour éviter une crise de type grec ou irlandais, mais la pression constante des marchés met sa détermination à l'épreuve.

Les membres de la zone euro espèrent eux aussi que Madrid parviendra à se sortir des difficultés, conscients qu'un renflouement de la quatrième économie européenne pourrait épuiser les réserves constituées par l'UE et le FMI pour face à la crise financière et affaiblir encore la monnaie unique.

Comme le Portugal, l'Espagne peine à convaincre qu'elle est moins vulnérable que d'autres économies de la zone euro, ce qui conduit les investisseurs, préoccupés par l'ampleur du déficit public - notamment dans les régions - et de l'état des banques lestées de crédits immobiliers toxiques, à se détourner des titres de dette espagnols.

L'écart de rendement entre l'emprunt obligataire espagnol à dix ans et le Bund allemand a atteint cette semaine son niveau le plus haut depuis la création de la zone euro, reléguant au second plan des données montrant une baisse de 50% du déficit fédéral depuis le début de l'année.

Mais même au-delà de 250 points de base, le risque de défaut de la dette espagnole reste bien inférieur à celui de l'emprunt irlandais, dont l'écart avec le Bund est monté à 630 pdb.

Seuls quatre économistes sur les 50 interrogés en début de semaine par Reuters voient Madrid faire appel à l'aide financière de l'UE.

"Evidemment si les choses deviennent incontrôlables ce sera une autre histoire, mais fondamentalement, l'Espagne paraît plus forte que certains des autres pays périphériques et les besoins de financement pour l'année prochaine ne semblent pas élevés", note un spécialiste de la dette espagnole à Londres.

Le budget espagnol prévoit une émission de dette de 43,3 milliards d'euros l'année prochaine, contre 76,2 milliards cette année. Environ 65 milliards d'euros d'emprunts expirent en 2011, intérêts compris, dont la première tranche importante en avril.

MADRID ÉPUISERAIT LE FESF

L'UE et le FMI ont ou vont aider la Grèce et l'Irlande, et le Portugal semble menacé. Mais l'Espagne poserait un problème bien différent: son économie et sa dette sont plus importantes que celles des trois pays réunis, souligne la Deustche Bank.

"Si les problèmes s'étendent à l'Espagne, le fonds existant ne suffira pas à couvrir ses besoins de financement et cela remettra en question l'existence de la zone euro", estime Marco Valli, économiste en chef pour la zone euro chez Unicredit.

Selon l'estimation de Capital Economics, couvrir les besoins de financement de Madrid pour deux ans et demi coûterait 420 milliards d'euros, somme qu'il restera à peine au Fonds européen de stabilité financière une fois débloquée l'aide à l'Irlande.

L'Espagne n'a pas de difficulté à trouver des créanciers mais la flambée des coûts de sa dette menace de l'entraîner dans une spirale intenable. Les autorités défendent l'efficacité de leur plan d'austérité tout en se souvenant qu'il y a encore quelques mois, la gestion de Dublin était prise en exemple.

"Le gouvernement doit modifier la perception des gens (...) Ils doivent agir plus vite, comme sur la réforme des retraites, et approfondir la réforme du marché du travail, puis réaliser un meilleur travail d'information", explique José Luis Martinez, économiste chez Citi.

RISQUE DE CROISSANCE FAIBLE

Madrid dispose d'atouts importants: son budget 2011 est déjà adopté et sa dette est estimée à 60% du PIB cette année, contre 100% pour l'Irlande et 145% pour la Grèce. Le gouvernement s'est montré disposé aux économies budgétaires en annulant des projets d'infrastructure et baissant des salaires des fonctionnaires.

"L'Espagne est le seul pays qui réussit (à réduire son déficit). En Irlande, même sans l'aide aux banques, le déficit augmente. Au Portugal, cela ne s'améliore pas du tout", relève José Carlos Diez, économiste chez Intermoney à Madrid.

Les banques sont plus solides que leurs rivales irlandaises. Le gouvernement a alimenté une ligne de crédit de 15 milliards pour les soutenir et les a contraint à fusionner. Seule une poignée de petites structures n'ont pas réussi les stress tests.

Mais la crainte persiste de voir une banque s'effondrer si les liquidités venaient à manquer sur le marché interbancaire et sous le poids des dettes résultant de la bulle immobilière.

"La vulnérabilité de l'Espagne trouve son origine dans le redressement du secteur privé qui a accumulé avant le début de la récession une dette équivalent à 210% du PIB", observait cette semaine Gilles Moec, économiste à la Deutsche Bank.

Comme d'autres spécialistes, il met en garde Madrid contre toute surréaction à la pression des marchés, estimant que des mesures d'austérité supplémentaires pourraient faire plonger son économie stagnante dans une nouvelle récession.

L'Espagne s'est donné un objectif de 6% de déficit pour 2011, fondé sur une prévision de croissance de 1,3% que beaucoup jugent déjà très optimiste. Et les finances de ses régions, qui cumulent une dette égale à 10% du produit intérieur brut, alimentent elles aussi les craintes des marchés.

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Message le Mar 8 Juin 2010 - 10:45 par country skinner

on commence à dire du mal des Hongrois
C'est d'autant plus injuste que le notre pratique la méthode hongroise depuis bien longtemps (Hongrois qu'on avance, et puis on recule, comment veux tu...)

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Message le Lun 7 Juin 2010 - 22:57 par Donald11

country skinner a écrit:Voui mais tant qu'on a pas vendu on a pas perdu...
Et pis le dollar va remonter s'il ne baisse pas entretemps...
(RI.Mogard - "Les bourses en toute liberté" Editions Lucioles)
Y'a des vendus partout, mais ça n'empêche pas les invendus !!! Pour les bourses, j'en connais de très stables ... Mais elles ne sont pas à vendre !!!
Pour le dollar, qu'il augmente ou qu'il diminue, le prix de l'essence reste le même. Je me demande même si nous ne sommes pas déjà en train de payer les travaux de colmatage du golfe du Mexique !!!
Nous vivons une époque épique ...
D'un autre côté, on commence à dire du mal des Hongrois. Je me demande si notre nain de jardin ne devrait pas retourner mettre un peu d'ordre là-bas !!! On pourrait même annexer la Hongrie du coup ...
Oui, je sais, je me demande beaucoup de choses !!!

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Message le Lun 7 Juin 2010 - 14:40 par country skinner

Voui mais tant qu'on a pas vendu on a pas perdu...
Et pis le dollar va remonter s'il ne baisse pas entretemps...
(RI.Mogard - "Les bourses en toute liberté" Editions Lucioles)

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Message le Lun 7 Juin 2010 - 14:31 par brusyl

"L’euro a plongé lundi à son plus bas niveau depuis quatre ans "

viiii !!! 1,20 pour un dollar ! et vous savez la fautec'estàqui ? à ce trou de Fion !!!!

je vous copie la dépêche AFP qui en parle ...


Le terme "parité" utilisé au cours d'une conférence de presse par François Fillon a précipité vendredi une chute de l'euro face au dollar, contraignant Matignon à rectifier le tir pour calmer les salles de marché.

Interrogé lors d'un point de presse avec son homologue canadien Stephen Harper sur le dérapage de la monnaie unique, le Premier ministre a lancé qu'il ne voyait "que des bonnes nouvelles dans la parité entre l'euro et le dollar".

Les agences de presse économiques anglophones ont aussitôt entendu "parité" ("parity" en anglais) dans son sens étroit d'égalité parfaite. Elles en ont déduit que le chef de gouvernement appelait de ses voeux cette équivalence: 1 euro égale 1 dollar. Une avalanche "d'urgents" tombe alors chez leurs clients.

Du coup, les opérateurs des marchés de changes se sentent encouragés à vendre de l'euro. En quelques minutes, la monnaie unique atteint son plus bas niveau depuis 4 ans, sous le seuil de 1,20 dollar.

Sauf que la suite des propos de François Fillon indique qu'il entendait "parité" dans son autre acception, que le Larousse définit comme "taux de change d'une monnaie par rapport à une autre".

"Depuis des années, avec le président de la République, nous nous plaignons du fait que cette parité entre l'euro et le dollar ne correspond pas à la réalité de nos économies et handicape nos exportations. Je n'ai pas d'inquiétude quant à l'actuelle parité entre l'euro et le dollar", avait déclaré M. Fillon.

"Il n'y a aucun doute que ces propos ont fait baisser l'euro", même s'ils sont survenus "après deux petits événements" sur les marchés, la hausse du franc suisse par rapport à l'euro et des rumeurs sur l'exposition d'une banque européenne à des produits dérivés, selon David Deddouche, stratégiste changes à la Société Générale.

Réalisant le quiproquo, Matignon réagit promptement : l'entourage du Premier ministre fait savoir aux journalistes que "par parité, il entendait +niveau+ de l'euro face au dollar".

Mais le mal est fait. "Cette correction, personne ne l'a vue", avance David Deddouche

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