Ca y est les dominos tombent...

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24032010

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Ca y est les dominos tombent...




Après la Grèce, le Portugal est-il en passe de devenir le nouveau "maillon faible de l'Europe ? L'agence de notation financière Fitch a annoncé, mercredi 24 mars, qu'elle abaissait d'un cran la note de la dette à long terme du Portugal, de "AA" à "AA-", faisant part de ses inquiétudes sur les déficits et la solvabilité du pays. En fin de matinée, la Bourse de Lisbonne a plongé de plus de 2,2 %.


Les faits Les fonctionnaires portugais dans la rue pour protester contre la rigueur
Edition abonnés Fiche pays : Portugal Ce changement de notation, qui survient à la veille du débat au Parlement portugais du programme de stabilité et de croissance du pays, "montre que le scénario de contagion en Europe, que l'on a beaucoup évoqué ces derniers mois, est en train de se matérialiser", souligne Marie de Vergès, du service Economie du "Monde", qui explique les fondements de cette décision et les conséquences qu'elle peut avoir : cliquez ici pour écouter

L'agence Fitch a justifié sa décision par la crainte "d'éventuelles conséquences de la crise sur l'économie portugaise et sur ses finances publiques à moyen terme, compte tenu de la fragilité structurelle du pays et de son fort endettement". "Même si le Portugal n'a pas été affecté outre mesure par la crise mondiale, les perspectives de reprise économique sont plus faibles que pour les 15 autres membres de la zone euro, ce qui va peser sur ses finances publiques à moyen terme", a développé dans le communiqué Douglas Renwick, un responsable de Fitch.

Cet abaissement reflète les contre-performances budgétaires du Portugal en 2009, avec un déficit de 9,3 % du PIB, contre 6,5 % prévu par Fitch en septembre. Le gouvernement portugais a réaffirmé son "ferme engagement" à redresser ses finances publiques.

"Dans la situation actuelle de nervosité et de volatilité des marchés financiers internationaux (…), il est fondamental que le Portugal démontre un ferme engagement politique dans la mise en œuvre du programme de stabilité et de croissance, en vue de redresser les comptes publics et réduire le déficit extérieur par une récupération de la compétitivité", a déclaré le ministère des finances dans un communiqué.
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Mister Cyril

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Ca y est les dominos tombent... :: Commentaires

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Message le Lun 7 Juin 2010 - 13:44 par country skinner

L’euro a plongé lundi à son plus bas niveau depuis quatre ans et entraîné avec lui les places financières en Asie, sur fond d’inquiétudes au sujet de la Hongrie et de chiffres décevants de l’emploi aux Etats-Unis.

La première place financière de la région, Tokyo, a clôturé en forte baisse de 3,84% et Sydney a lâché 2,78%. Les autres ont suivi le même mouvement: peu après 06H00 GMT, Hong Kong abandonnait 2,36%, Séoul 1,57%, Shanghai 1,35% et Bombay 2,21%.

Vendredi, les Bourses européennes avaient terminé en fort recul: Londres en baisse de 1,63%, Paris de 2,86%, Francfort de 1,91%, Madrid, Milan et Athènes largement au-delà de 3%, avant qu’à New York, le Dow Jones ne perde 3,16%.

«La peur à propos de la crise de la dette européenne revient nous hanter car les problèmes ne sont pas réglés», a expliqué Daphne Roth, analyste de marché à ABN Amro Private Bank à Singapour, citée par Dow Jones Newswires.

Les investisseurs restaient marqués par les déclarations alarmistes, jeudi, de hauts responsables du parti au pouvoir en Hongrie à propos de la situation économique du pays, l’un d’eux jugeant que «la Hongrie était dans une situation comparable à celle de la Grèce».

Leurs propos ont aiguisé l’inquiétude pour ce pays sous perfusion du FMI, de l’UE et de la Banque mondiale depuis novembre 2008. Budapest devait annoncer lundi de nouvelles mesures de rigueur budgétaire.

En attendant, la monnaie unique européenne cotait 1,1927 dollar vers 06H00 GMT contre 1,1972 dollar vendredi à 21H00 GMT. Elle a chuté jusqu’à 1,1877 dollar pendant les échanges asiatiques, un niveau inconnu depuis mars 2006.

Les places financières asiatiques réagissaient en outre à une statistique décevante publiée vendredi aux Etats-Unis, selon laquelle 431.000 emplois ont été créés en mai, soit nettement moins que le demi-million espéré.

«Ce n’est pas la fin du monde car la plupart des données économiques sur les Etats-Unis sont très bonnes», a relativisé Chris Blair, conseiller client à la société de gestion des ressources humaines Patersons.

«Mais le marché reste très nerveux et la moindre nouvelle négative en Europe est montée en épingle», a-t-il estimé.

Le président de l’Eurogroupe, le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a réaffirmé dimanche sa confiance dans l’euro.

Bien que «la monnaie apparaisse très affaiblie aux yeux des marchés», en réalité «elle ne l’est pas car nos données fondamentales sont meilleures que celles du Japon et des Etats-Unis», a-t-il jugé sur la chaîne TV5 Monde.

Il s’est dit «pas inquiet» face à la situation économique en Hongrie, regrettant toutefois «des propos imprudents de certains dirigeants hongrois».

Douze des 25 économistes interrogés par le quotidien britannique Sunday Telegraph ont pourtant estimé que la zone euro n’existerait plus dans sa forme actuelle d’ici cinq ans en raison de la crise de la dette.

Réunis à Busan (Corée du Sud) vendredi et samedi, les ministres des Finances et banquiers centraux des pays riches et émergents du G20 se sont félicités pour leur part d’une reprise économique «plus rapide que prévu», mais n’ont pas discuté de la baisse de l’euro, selon le ministre britannique des Finances.
(Source AFP)

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Message le Mar 25 Mai 2010 - 13:56 par Mister Cyril

Une fois encore, les inquiétudes sur l'état des finances publiques dégradées de pays européens sont à l'origine de ce nouveau "coup de blues" des marchés. Après la Grèce, les inquiétudes se focalisent désormais sur l'Espagne, considérée elle aussi comme un "maillon faible" de la zone euro. L'annonce du sauvetage de Cajasur, une caisse d'épargne du Sud du pays que contrôlait l'Eglise catholique a porté le coup de grâce au moral des investisseurs. Une faillite de l'Espagne comme d'un autre Etat en Europe devient un scénario de plus en plus plausible.




Ces craintes font plonger les actions des grandes banques à l'image de Société générale (- 5,27 %), de Santander (- 5,06 %) en Espagne ou encore de Mediolanum (- 7,06 % ) et d'UniCredit (- 4,62 %) en Italie : un défaut souverain et c'est tout le secteur financier qui serait au tapis.

La monnaie unique a aussi replongé. Après un bref sursaut au dessus de 1,26 dollar vendredi 21 mai, l'euro s'échangeait à 1,2230 dollar dans la matinée de mardi.

SORTIE DE CRISE EN "W"

Les inquiétudes des marchés ne s'arrêtent pas là. Pour réduire des déficits publics jugés de plus en plus intenables, les pays d'Europe annoncent un par un des plans d'austérité. Pour les investisseurs, ces mesures radicales risquent de briser la reprise d'une économie européenne tout juste convalescente. "De plus en plus d'économistes parlent maintenant de récession", s'alarme Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse. Autrement dit le spectre d'une sortie de crise en "W" ressurgit.

A cela s'ajoute un contexte géopolitique tendu. En Asie, l'escalade verbale entre la Corée du Nord et la Corée du Sud a ainsi fragilisé les Bourses depuis la Corée jusqu'au Japon, en passant par la Chine. A Tokyo, le Nikkei a ainsi terminé sur une chute de 3,06 % tandis que le marché de Hongkong a terminé sur un recul de 3,47 %.


"Nous sommes dans un marché où les 'bearish' [les pessimistes] ont repris le pouvoir. Chaque jour, on essaie de trouver quelque chose qui fera plus peur que la veille", résume Marc Touati, directeur des études économiques de la société de Bourse Global Equities.

Justifiées ou exagérées, ces craintes devraient, selon les experts, entretenir un climat agité sur les marchés pendant encore au moins plusieurs semaines

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Message le Ven 21 Mai 2010 - 8:14 par country skinner

http://www.liberation.fr/economie/0101636851-les-marches-asiatiques-chutent-dans-le-sillage-de-wall-street

Les problèmes budgétaires en zone euro et les dissensions de l’Union européenne sur la gestion de la crise affolent les Bourses asiatiques qui chutent ce vendredi dans le sillage de Wall Street.

La principale place financière de la région, Tokyo, perdait 2,51% vendredi à la mi-séance.

Les autres Bourses asiatiques suivaient le même mouvement: vers 02H30 GMT, Sydney chutait de 2,15% à son plus bas niveau depuis dix mois, Shanghai de 1,45% et Taipei de 2,54%.

La veille, le Dow Jones à New York avait chuté de 3,60% et les principales Bourses européennes de quelque 2%.

«Cette saga de la zone euro tourne au film d’horreur de série B. Vous pensez que le monstre est mort, mais il revient à chaque fois!», a ironisé Joshua Tan, économiste à Phillip Securities cité par Dow Jones Newswires.

Il a ajouté que les banques commençaient «à hésiter à se prêter de l’argent entre elles».

Entraînée par les problèmes budgétaires de la Grèce et d’autres pays de sa zone, la chute rapide de l’euro effraye les opérateurs, qui craignent des répercussions dommageables sur le système financier.

Les dissensions du Vieux continent angoissent
L’euro est remonté depuis jeudi sur fond de rumeurs d’interventions des banques centrales pour enrayer sa baisse. La monnaie unique cotait 1,2570 dollar vendredi vers 02H30 GMT, contre 1,2482 dollar la veille à 21H00 GMT.

Mais l’agitation demeure. Après l’inquiétude sur la dette, puis sur la croissance européenne, ce sont les dissensions du Vieux continent qui angoissent.

L’Allemagne a semé le trouble en interdisant, jusqu’en mars 2011, certaines ventes à découvert à nu, notamment sur les emprunts d’Etat de la zone euro, afin de lutter contre la spéculation. Mais sa décision a provoqué une cacophonie, plusieurs dirigeants européens lui reprochant d’avoir agi sans concertation.

L'indice Nikkei
A Tokyo, l’indice Nikkei a chuté nettement sous les 10.000 points. «Si le Nikkei descend à 9.500 points, cela sonnera l’alarme d’une possible crise financière», a prévenu Kazuhiro Takahashi, gérant de titres à Daiwa Securities.

La Banque du Japon a voulu rassurer en injectant 1.000 milliards de yens (8,85 milliards d’euros) dans le système bancaire du pays, afin de détendre les conditions d’accès au crédit.

La force du yen préoccupe la deuxième économie mondiale. Le dollar cotait autour de 90 yens vendredi contre plus de 93 yens il y a quelques semaines, et l’euro 113 yens contre plus de 130 yens.

Ce niveau élevé réduit les profits des exportateurs du Japon et pourrait mettre en danger la reprise de son économie, encore très dépendante des ventes à l’étranger.

Le ministre japonais des Finances Naoto Kan a dit vouloir «surveiller les marchés de sorte qu’il n’y aura pas de hausse excessive du yen», laissant la porte ouverte à une possible intervention des autorités sur le marché des changes, qui constituerait une première depuis mars 2004.

Signe que les soucis européens inquiètent bien au-delà des frontières du Vieux continent, le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner se rendra en Grande-Bretagne et en Allemagne la semaine prochaine pour des discussions sur la crise de la dette.

«Je ne crois pas que la zone euro soit en risque d’exploser», a pourtant assuré le directeur-général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn. «En revanche, je pense que le risque c’est qu’elle tourne mal, qu’elle fonctionne mal».

(Source AFP)

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Message le Mer 19 Mai 2010 - 15:57 par Mister Cyril

La crise née en Grèce, qui frappe la zone euro depuis déjà trois mois, prend une nouvelle dimension. Ni le "mégaplan" de soutien public de 750 milliards d'euros décidé dans l'urgence, ni les mesures d'austérité promises par les Etats, ne parviennent à rassurer les marchés. La monnaie unique s'enfonce chaque jour un peu plus. Elle a baissé, mercredi 19 mai, à moins de 1,22 dollar, du jamais vu depuis avril 2006.

Toutefois, face aux doutes et à d'éventuelles attaques des marchés, prompts à désigner des cibles, tous les pays n'affichent pas la même vulnérabilité.

LES PAYS À RISQUE ÉLEVÉ
Les marchés ne pardonnent pas aux Etats qui cumulent un fort niveau d'endettement, ou de gros déficits, avec des problèmes de compétitivité. Des perspectives de croissance faibles, voire nulles, signifient moins de recettes fiscales, donc une moindre capacité à rembourser la dette.

Avec un énorme déficit public – 11 % du produit intérieur brut (PIB) – et un commerce extérieur déficitaire, l'Espagne, passée de la surchauffe à la récession, se trouve dans leur ligne de mire. La demande intérieure est pénalisée par l'endettement des ménages et des entreprises. L'activité est plombée par l'éclatement de la bulle immobilière. Son tissu industriel est faible. Aux yeux des investisseurs, le pays, privé de croissance, est un maillon faible.

Le Portugal souffre aussi d'une faible compétitivité. Le secteur public y est gonflé et la population vieillit. Les comptes sociaux ne peuvent que se dégrader. Pour les marchés, ce pays ressemble à s'y méprendre à la Grèce, en moins grave.

En Italie, le poids de la dette et la longue tradition de mauvaise gestion sont mal perçus. L'un des points faibles du pays est d'être entré dans la zone euro avec une monnaie surévaluée. A plus long terme, se posera le problème de la compétitivité d'une économie spécialisée sur des secteurs mâtures et la démographie est faible.

Même s'il bénéficie d'une structure de dette favorable – avec des échéances de remboursement longues – et de marges de manœuvre fiscales, même s'il peut jouer sur la dévaluation de la livre et sur des taux d'intérêt bas pour soutenir son économie, le Royaume-Uni se range dans les pays à risques, avec un déficit de 11,4 % du PIB. Le pays a fait preuve, par le passé, d'une meilleure faculté d'adaptation aux chocs que l'Europe continentale, mais les marchés vont tester sa capacité à se serrer la ceinture et tenir ses déficits. Toute la difficulté du gouvernement de David Cameron sera de mettre en place des politiques restrictives sans plonger le pays dans la récession.

LES PAYS À RISQUE MOYEN
Paradoxalement, certains pays semblent relativement à l'abri d'une attaque des marchés malgré un endettement colossal. Du moins à court terme. Le Japon est un cas d'école. Sa dette publique est vertigineuse (227,1 % du PIB en 2010) mais détenue "à 93 % par des investisseurs domestiques", indique Emmanuel Hermand, de la banque Nomura. L'Archipel puise dans l'immense épargne des ménages nippons. Ce fardeau risque pourtant de devenir lourd à porter pour une population qui vieillit et décline. A long terme, la solvabilité du pays est "en danger", avertit l'agence de notation Fitch.

En Irlande, l'endettement est loin d'atteindre ces sommets. Mais les chiffres se sont emballés sur fond de récession et d'explosion du chômage, après l'éclatement de la bulle immobilière: la dette publique devrait frôler les 80 % du PIB en 2010 contre 25 % trois ans plus tôt. Dublin a entrepris une politique d'austérité radicale, dans un climat de consensus social qui rassure les marchés.

La France, elle, va devoir prouver aux investisseurs qu'elle tiendra ses promesses de rigueur. Cela fait plus de trente ans que Paris n'a pas présenté un budget de l'Etat à l'équilibre. Pour l'instant, les agences de notation lui conservent sa note "AAA", même si le pays est jugé plus laxiste que l'Allemagne. Son taux d'épargne est élevé, la consommation des ménages robuste. Les prévisions de croissance pour 2010 sont meilleures que pour la moyenne de la zone euro.

LES PAYS PEU OU PAS RISQUÉS
Pour des raisons différentes, certains Etats, bien que très endettés, paraissent peu exposés. Il en est ainsi des Etats-Unis, première économie mondiale, dont la dette atteint… 12 974 milliards de dollars. Mais le pays profite du statut du dollar, monnaie d'échange et de réserve mondiale. Il peut aussi s'appuyer sur la Réserve fédérale américaine (Fed), habilitée à racheter de la dette publique, pour éviter que les taux d'intérêt de ses emprunts ne s'envolent. "S'attaquer au dollar c'est avoir la Fed, la Chine et le monde arabe [gros détenteurs de dollars] contre soi", indique Sylvain Broyer, chez Natixis. En outre, les Etats-Unis, modèle d'économie flexible, bénéficient d'une croissance redevenue tonique.

L'Allemagne a donné des gages au marché, en menant une politique de rigueur après la réunification. Aujourd'hui, les règles très strictes qui obligent l'Etat à présenter un budget à l'équilibre satisfont les investisseurs. Même si l'économie dépend fortement de ses exportations – dont 43 % vers la zone euro – sa dette reste une valeur refuge.

Quant aux "BRIC" (Brésil, Russie, Inde et Chine), ils semblent préservés, globalement peu endettés et dopés par une croissance dynamique : "Au Nord la dette, au Sud la croissance", résume Thomas Mayer de la Deutsche Bank.

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Message le Mer 19 Mai 2010 - 14:41 par Mister Cyril

Des dizaines de milliers de Roumains dans la rue contre l'austérité
LEMONDE.FR avec AFP | 19.05.10 | 13h27 Réagissez Classez Imprimez Envoyez Partagez
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AFP/DANIEL MIHAILESCU
Des dizaines de milliers de Roumains ont protesté, mercredi 18 mai, à Bucarest contre un plan d'austérité du gouvernement.
Des dizaines de milliers de Roumains ont protesté, mercredi 19 mai, à Bucarest contre un plan d'austérité du gouvernement prévoyant de sévères coupes des retraites et salaires du secteur public dans le cadre d'un accord avec le Fonds monétaire international.

Les manifestants, des enseignants, médecins, policiers ou encore retraités, 50 000 selon les syndicats, 30 000 selon la gendarmerie, ont réclamé la démission du premier ministre libéral-démocrate (PDL, centre droit) Emil Boc, menaçant dans le cas contraire d'organiser une grève générale le 31 mai.

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Message le Lun 17 Mai 2010 - 22:42 par Donald11

Bien ! Une quinzaine d'année, ça fait dans les 1995 ... Bon 1995, c'est l'élection de Chirac contre cette brèle de Yoyo, celui qui avait dit que l'état ne pouvait rien faire ... En résumé, 15 années de droite dure et la France est dans la merde ...
Encore merci aux 52,64% de 1995, aux 80% de 2002 (la farce !!!), et aux 53% de 2007. Je remercie aussi Jospin, l'austère qui se marre, son efficacité légendaire et sa piteuse désertion ...

Elections, pièges à cons ...

Bon je ne vous remets pas le château de la marquise ...

Monsieur "je" "je" "j'ai", Jean Quatremer a écrit ce billet ? Bizarre, bizarre ...

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Message le Lun 17 Mai 2010 - 10:36 par country skinner

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/05/comment-les-banques-et-les-assurances-europ%C3%A9ennes-ont-jou%C3%A9-contre-la-zone-euro.html

Pourquoi seuls certains pays de la zone euro sont-ils touchés par la crise de la dette souveraine ? DSC08402 Existe-t-il un lien entre cette crise et le fait que la dette publique soit possédée par des investisseurs « non résidents » ? Il est en effet curieux que la Grèce, l’Espagne et le Portugal soient sous pression des marchés et absolument pas l’Italie, le Royaume-Uni, l’Irlande ou encore, hors Union européenne, les États-Unis ou le Japon.

Reprenons, à partir des chiffres de 2009 d’Eurostat (publiés le 5 mai) : si la dette grecque représente 115,1 % du PIB, ce qui peut expliquer la défiance des investisseurs, en revanche celles de l’Espagne et du Portugal, ne dépassent pas respectivement 53,2 % et 76,8 %. Soit, en dessous de la moyenne de la zone euro qui est pour l’instant de 78,7 %. Certes le poids des dettes publiques augmente, mais c’est le cas partout dans le monde.

Prenons maintenant le cas de l’Italie : sa dette est de 115,8 % du PIB, soit au même niveau que la Grèce. De même, l’Irlande (64 %) est plus endettée que l’Espagne (sans compter le Nama, structure de défaisance des actifs toxiques des banques irlandaises qui pèse plus d’un quart du PIB irlandais). La France, elle, se situe au niveau du Portugal avec 77,6 % du PIB. Hors UE, la dette américaine représente 80 % et celle du Japon… 200 % de son PIB.

Pourtant, seuls, dans le monde, trois pays du sud de l’Union sont sous la menace des marchés. Certes, dira-t-on, la Grèce est un cas particulier, ce pays ayant dissimulé deux fois l’ampleur de son déficit, brisant ainsi la confiance des marchés. Mais elle a des capacités de rebonds (marine marchande, services, économie souterraine, etc.). Quoi qu'il en soit, l’Espagne et même le Portugal ne sont absolument pas dans le même cas qu’Athènes et sont pourtant bousculés par les marchés. Et si on juge ces pays fragiles, c’est aussi le cas de l’Irlande, de l’Italie, du Royaume-Uni et bien sûr de la France.

2008-01-30T072037Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRBS-FRANCE-BNP-RESULTATS-20080130 C’est là que les choses deviennent intéressantes. Si l’on regarde la proportion de la dette souveraine (celle des États par opposition à la dette privée, celle des ménages) détenue par des « non-résidents » (c’est-à-dire des personnes physiques ou morales domiciliées hors du pays) on constate que ce sont les pays qui ont le plus diversifié leur dette sur les marchés internationaux qui sont les plus attaqués ou, à tout le moins, menacés. Ainsi, la dette grecque est possédée à 75 % par des non-résidents, la dette portugaise à 72 %, la dette espagnole, à 60 %. Il y a, pour l’instant, des exceptions : ainsi, la dette irlandaise est possédée par des non-résidents à hauteur de 86 % et la dette française à hauteur de 68 % et ces deux pays ne sont pas – encore ? — attaqués.

En revanche, on peut noter que la dette britannique n’est possédée par des non-résidents qu’à hauteur de 28 %, la dette allemande, à moins de 50 %, la dette italienne à moins de 55 %, la dette américaine à 50 % et la dette japonaise à moins de 5 %... Et là, curieusement, pas de mouvements, ou si peu. Pourquoi ? Car la dette reste d’abord sous contrôle étatique. Ainsi, « la dette italienne est massivement possédée par des banques italiennes qui, par l’intermédiaire de fondations, sont contrôlées par l’État. Elles font donc ce qu’on leur dit de faire d’où la tranquillité du gouvernement italien », m’expliquait récemment le patron italien d’une entreprise de télécommunications.

La France, il y a quinze ans, était dans le même cas. Mais les autorités publiques ont fait le choix délibéré de diversifier la dette et d’emprunter d’abord sur les marchés internationaux. Interloqué par ce choix, j’ai plusieurs fois interrogé des responsables français qui m’ont répondu avec une DeutscheBank_Q110 arrogance pas croyable que 1/je n’y comprenais rien (ce qui est possible) et 2/une diversification montre la confiance du monde dans l’économie française. C’était avant la crise de la dette souveraine et ce choix apparaît aujourd’hui pour ce qu’il est : catastrophique puisqu’un pays qui a massivement externalisé sa dette renonce de facto à la contrôler. Si le gouvernement français peut faire pression sur BNP-Paribas, il n’a aucun levier sur Lehman Brothers, par exemple.

Ce n’est pas un hasard si, en avril 2006, le Danemark a fièrement annoncé avoir soldé sa dette extérieure. Sa dette – désormais uniquement possédée par des intérêts danois – n’était plus que de 30 % (41,6 % en 2009). Un choix malin, très malin qui montre que Copenhague a vu venir le coup et compris que l’indépendance a un prix.

Reste à savoir qui sont ces fameux « non-résidents ». Il n’est pas facile de le savoir, les obligations d’État changeant souvent de mains. Mais, selon des estimations fiables, cette dette est massivement possédée par des banques et des assurances de l’Union européenne et non par des banques d’investissement et des Hedge funds américains, japonais ou chinois… Autrement dit, ceux qui ont amplifié la crise de la dette souveraine grecque et déstabilisé la zone euro sont sans aucun doute des banques françaises ou allemandes, qui possèdent à elles seules un bon tiers de cette dette. Je ne dis pas qu'elles sont à l'origine de la crise, mais ce sont elles qui, en étant incapables de contrôler leurs nerfs, ont suivi comme des moutons ce qui ont déclenché la panique par intérêt bien compris.

Autant dire qu’il faut rapidement inverser la tendance afin que l’État emprunte d’abord en interne. Une méthode qui présente un autre avantage : elle permet une restructuration (rééchelonnement des remboursements ou annulation partielle) entre soi, sans vague. On pourrait aussi mettre en place, solution plus européenne, une "agence européenne de la dette" qui gérerait la plus grande partie des dettes nationales des pays de la zone euro et pourrait émettre des emprunts. Ainsi, la spéculation contre la dette souveraine de la zone euro deviendrait impossible. Mais, cette seconde solution, qui a ma préférence, n'est pas à l'ordre du jour. Pour l'instant.

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Message le Jeu 13 Mai 2010 - 14:39 par Donald11

country skinner a écrit:Le président du conseil d'administration de la Kaupthing de 2003 à 2008, Sigurdur Einarsson, a refusé de répondre à l'invitation du procureur Olafur Hauksson et fait maintenant l'objet d'un mandat d'arrêt d'Interpol.
«Je suis absolument sidéré par les dernières informations. Je suis surpris que des gens soient arrêtés à leur arrivée en Islande», déclare M. Einarsson à Frettabladid, seul média à avoir réussi à le contacter.
«Je ne jouerai pas, de ma propre volonté, dans cette mise en scène dont le but semble n'être que d'apaiser le peuple islandais», affirme cet homme de 49 ans qui réside à Londres.
«Je vais tester les droits de l'homme dont je jouis ici en Grande-Bretagne et je ne viendrai pas (en Islande) dans ces conditions, sans y être forcé», conclut-il.
Il est tellement sur de lui que cet enfoiré se terre à Londres. J'aimerais tant que ce petit pays, l'Islande, devienne l'acteur principal de la chasse aux banquiers véreux !!! Je ne serais pas surpris d'apprendre que le père Obama et les siens sont à la manoeuvre en arrière-plan !!!
En attendant, entre Goldman, Sachs et les banquiers islandais, ça doit commencer à serrer des fesses chez les banquiers à l'ouest et à l'est de l'Atlantique !!!
Pendus pas les c------- !!!!

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Message le Jeu 13 Mai 2010 - 9:34 par country skinner

http://www.liberation.fr/monde/0101635072-il-ne-fait-pas-bon-etre-banquier-en-islande

Arrestations, mandat d'arrêt international, annonce mercredi d'une plainte pour détournement de deux milliards de dollars: les banquiers islandais tenus pour responsables par l'opinion publique de l'effondrement de l'économie du pays en 2008 sont rattrapés par la justice.

Les banques Kaupthing, Landsbanki et Glitnir en faillite ont été nationalisées en octobre 2008 et, depuis, leurs dirigeants et propriétaires vivaient confortablement, souvent à l'étranger.

Mais les choses ont commencé à mal tourner pour eux avec la publication le 12 avril d'un rapport parlementaire accusant les principaux actionnaires d'avoir abusé de leur position en touchant des prêts «inappropriés».

Mercredi, les administrateurs de Glitnir ont annoncé avoir porté plainte le 11 mai devant la cour suprême de l'Etat de New York pour réclamer 2 milliards de dollars, affirmant que la banque avait été «dévalisée de l'intérieur».

La plainte vise en premier lieu l'ancien actionnaire principal Jon Asgeir Johannesson, mais également ses «complices»: l'ancien directeur exécutif Larus Welding, l'ancien président Thorsteinn Jonsson et «d'autres anciens directeurs, actionnaires et tierces parties liées à M. Johannesson, pour avoir frauduleusement et illégalement détourné 2 milliards de dollars de la banque».

Avec eux sont assignés le cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers (PwC) pour avoir «permis et aidé la dissimulation de ces transactions frauduleuses (...) qui, au bout du compte, ont conduit à l'effondrement de la banque en octobre 2008».
Une chasse aux banquiers irresponsables

Dans sa plainte, Glitnir dit démontrer comment «une cabale d'hommes d'affaires menés par M. Johannesson a conspiré pour détourner systématiquement des fonds de la banque Glitnir afin de renflouer leurs entreprises en faillite».

La banque dit avoir fait geler par un tribunal de Londres les actifs internationaux de M. Johannesson, «y compris deux appartements dans le quartier huppé de Gramercy Park, à Manhattan, qui lui ont coûté environ 25 millions de dollars».

Selon Glitnir, M. Johannesson est domicilié en Grande-Bretagne où il occupe plusieurs postes de direction, notamment chez «deux des détaillants les plus connus de Grande-Bretagne, Iceland Foods et House of Fraser».

Les premiers à être inquiétés ont été les dirigeants de la Kaupthing: quatre ont été arrêtés depuis jeudi à Reykjavik où ils étaient venus en provenance du Luxembourg répondre aux questions du procureur qui enquête sur la faillite des trois banques.

Il s'agit l'ancien PDG Hreidar Mar Sigurdsson, de l'ex-PDG de la branche luxembourgeoise Magnus Gudmundsson, de l'ancien PDG de la branche islandaise Ingolfur Helgason et de l'ancien directeur de la banque chargé des risques Steingrimur Karason.

Tous les quatre résident au Luxembourg où ils sont associés dans un cabinet de conseil qu'ils ont créé.

Le président du conseil d'administration de la Kaupthing de 2003 à 2008, Sigurdur Einarsson, a refusé de répondre à l'invitation du procureur Olafur Hauksson et fait maintenant l'objet d'un mandat d'arrêt d'Interpol.

«Je suis absolument sidéré par les dernières informations. Je suis surpris que des gens soient arrêtés à leur arrivée en Islande», déclare M. Einarsson à Frettabladid, seul média à avoir réussi à le contacter.

«Je ne jouerai pas, de ma propre volonté, dans cette mise en scène dont le but semble n'être que d'apaiser le peuple islandais», affirme cet homme de 49 ans qui réside à Londres.

«Je vais tester les droits de l'homme dont je jouis ici en Grande-Bretagne et je ne viendrai pas (en Islande) dans ces conditions, sans y être forcé», conclut-il.

(Source AFP)

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Message le Sam 8 Mai 2010 - 14:20 par Donald11

Mister Cyril a écrit:@Donald
Comment ça ce serait le Titanic si je prenais la tête d'un comité du Salut Public??? Non mais il s'appelle comment le sous-marin sur lequel on est embarqué???
L'Iceberg, car il y en a les 9/10ème qu'ont toujours la tête sous les eaux !!!
Franchement tu vois qui le Ratounet, bon d'accord il est cultivé mais enfin un anar c'est bien pour incendier une banque mais après???
Ca, t'as raison, c'est un fin connaisseur de la dive bouteille !!! Et c'est son estomac qu'il incendie avec, pas les banques !!!
Bru, d'accord elle a une belle plume mais ses idées trop généreuses nous empêcheraient de pendre tous les banquiers et politiques qui le méritent pffft!!!
La belle plume, tu lui vois où ?
Toi, tu es trop pris entre la Moldavie et ton château enneigé
Et après la neige, v'là les cendres islandaises qui remontent d'Espagne !!! Je ne savais pas qu'il y avait une liaison aérienne directe entre Reykjavik et Madrid !!! A l'aide Besson, les cendres islandaises tentent d'entrer en fraude par le sud ... Renvoie-moi tout ça dans le nord dare-dare !!!
alors je te le redemande qui reste t-il??? BIBI!!!
Tu crois que, avec ton p'tit bec et tes deux boulettes, tu vas faire le poids ? En tout cas, bon courage à toi, salue le public et tire-toi avant l'arrivée des divers projectiles !!!
Bizz mon poussinet !!! (et aux 2 autres aussi !!!)
Et bon week end à tous !!!

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Message le Sam 8 Mai 2010 - 13:23 par Mister Cyril

moua moua assassin!

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Message le Sam 8 Mai 2010 - 8:01 par country skinner

Le poussin a écrit:un anar c'est bien pour incendier une banque mais après???
Alluuuumeeeeer le feuuuuuuuuu...

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Message le Ven 7 Mai 2010 - 23:28 par Mister Cyril

@Donald
Comment ça ce serait le Titanic si je prenais la tête d'un comité du Salut Public??? Non mais il s'appelle comment le sous-marin sur lequel on est embarqué???
Franchement tu vois qui le Ratounet, bon d'accord il est cultivé mais enfin un anar c'est bien pour incendier une banque mais après??? Bru, d'accord elle a une belle plume mais ses idées trop généreuses nous empêcheraient de pendre tous les banquiers et politiuques qui le méritent pffft!!! Toi, tu es trop pris entre la Moldavie et ton château enneigé; alors je te le redemande qui reste t-il???
BIBI!!!
Bizz mon canard!!! (et aux 2 autres aussi!!!)

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Message le Ven 7 Mai 2010 - 22:02 par Donald11

J'espère qu'ils seront pendus par les c------- en place publique !!! Je suis prêt à m'envoler vers Reykjavik pour applaudir !!!
Nationaliser des banques !!! Manque pas de panache ces Islandais !!!
J'ai pas dit panaché mon Ratounet !!!
D'un autre côté, je me demande si je ne vais pas aller rendre une 'tiote visite au Luxembourg, moi, avec une corde en chanvre façon far-west !!! Des fois que je croise ces enculés de Sigurdsson ou Gudmundsson, ou les deux !!! Salauds de banquiers !!! Si ça se trouve, y'a plus un seul arbre au Luxembourg !!! Ah ! les cons !!!

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Message le Ven 7 Mai 2010 - 19:58 par country skinner

Ce n'est qu'un début, continuons le combat...

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Message le Ven 7 Mai 2010 - 19:57 par country skinner

Ils avaient été arrêtés jeudi dans le cadre d'une enquête sur l'effondrement des grandes banques islandaises en octobre 2008.
Deux anciens dirigeants de la banque islandaise Kaupthing ont été placés en détention ce vendredi par un juge au lendemain de leur arrestation dans le cadre d'une enquête sur l'effondrement des grandes banques islandaises en octobre 2008.

Hreidar Mar Sigurdsson, l'ancien PDG de Kaupthing, et Magnus Gudmunsson, ex-PDG de la branche de Kaupthing au Luxembourg, ont été placés en détention provisoire pour respectivement 12 et sept jours, a annoncé le procureur chargé de l'affaire.

Ce dernier enquête, entre autres, sur «des faits de criminalité économique, d'infraction aux lois sur la sécurité commerciale, y compris des abus sur le marché, et des infractions à la loi sur les sociétés».

Les propriétaires des trois banques islandaises Kaupthing, Landsbanki et Glitnir, nationalisées d'urgence pour éviter une faillite généralisée du pays, sont accusés dans un rapport parlementaire d'avoir abusé de leurs positions en touchant des prêts "inappropriés".

Hreidar Mar Sigurdsson et Magnus Gudmundsson sont les premiers dirigeants de l'une de ces trois banques à être arrêtés.

Sigurdsson, né en 1970, a dirigé la Kaupthing de 2003 jusqu'à son effondrement et sa nationalisation en octobre 2008. Avec d'autres responsables de la Kaupthing, il a été accusé d'avoir prêté trop d'argent aux principaux actionnaires de la banque ainsi qu'à ses dirigeants.

Gudmusson dirige lui la banque Havilland, dont le siège est au Luxembourg, créée en septembre 2009 après la restructuration de Kaupthing Luxembourg.

Sigurdsson et Gudmundsson vivent actuellement au Luxembourg.

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Message le Jeu 6 Mai 2010 - 10:18 par country skinner

vendredi 30 avril 2010

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-04-30-Crise-financiere

Des subprime à l’effondrement des dominos européens

L’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé, mardi 27 avril, la dette souveraine grecque au rang d’obligation douteuse, et abaissé celle du Portugal. Le lendemain, l’Espagne entrait dans le collimateur – à qui le tour ?

Dans les trois cas, l’agence dit fonder son appréciation sur les perspectives macroéconomique des pays concernés : une croissance faible ne leur permettrait pas d’acquitter leurs engagements. Mais quels facteurs assombrissent ainsi leur horizon économique ? On peut facilement identifier l’un d’entre eux : les coupes budgétaires mises en œuvre sous la pression… des investisseurs et des agences de notation.

La boucle est ainsi bouclée. Avec le recul, les pièces éparses des krachs économiques à répétition survenus ces trois dernières années composent peu à peu le thème d’un puzzle bien connu. Son cadre : la vague de déréglementation financière des années 1980. Son nom : à crise de marché, remèdes de marché.

Première étape : en 2007 les ménages américains, dont les revenus stagnent, notamment sous l’effet de la concurrence internationale, se trouvent dans l’incapacité de rembourser des prêts immobiliers attribués sans souci de garantie par les banques saisies d’ivresse. Depuis l’éclatement de la « bulle Internet » en 2000, la Réserve fédérale américaine maintient en effet des taux d’intérêts très bas, favorisant l’aventurisme des investisseurs.

Deuxième étape : en septembre 2008, la crise des subprime dégénère en crise bancaire, les bilans des établissements financiers se révélant farcis de crédits immobiliers insolvables ventilés aux quatre coins de la planète dans des produits financiers sophistiqués. Lehman Brothers chute ; la panique gagne ; les banques cessent d’accorder du crédit : l’économie est au bord de l’asphyxie.

Troisième étape : plutôt que de placer l’intégralité d’un secteur financier failli sous contrôle public, les gouvernements acceptent de le renflouer en l’état. Les Etats s’endettent hors de proportion pour sauver les banques et relancer l’économie. Mais, après vingt ans de baisse continue de la fiscalité, les recettes ne suivent pas. Entre la fin de l’année 2008 et le milieu de l’année 2009, la crise de la finance privée se convertit en gonflement de la dette publique et en crise sociale. Dans les pays occidentaux, le chômage grimpe en flèche.

Quatrième étape. Requinqués par l’afflux d’argent public et la remontée des Bourses, stimulés par des taux d’intérêts quasi-nuls, banques et fonds d’investissements reprennent leurs affaires ordinaires. Pendant la tourmente boursière, beaucoup ont reporté leurs avoirs du marché actions (perçu comme incertain) vers celui des dettes publiques (réputé sûr). Mais celles-ci enflent dangereusement et ne servent qu’un faible taux d’intérêt. Le faire monter : telle est la conséquence de « l’attaque » spéculative sur la dette souveraine des pays « périphériques » de l’Europe entamée après la révélation du maquillage des déficits grecs – carambouille effectuée avec l’aide de la banque d’affaires Goldman Sachs.

Cinquième étape. Dès lors que les puissances publiques se refusent à stopper la spéculation par la loi et par une aide immédiate à la Grèce, un cercle vicieux s’enclenche : il faut emprunter pour payer la dette ; réduire ses déficits pour emprunter ; tailler dans les dépenses publiques pour réduire les déficits ; abaisser les salaires, les prestations sociales et « réformer » les retraites pour réduire les dépenses publiques. Autant de mesures qui appauvrissent les ménages, obscurcissent les perspectives économiques et incitent les agences de notation à dégrader les titres de la dette souveraine…

D’abord présentée aux Etats, la facture adressée par les banques pour le prix de leur propre impéritie échoit alors à son destinataire final : les salariés.

Sixième étape. L’effondrement des dominos européens. Nous y sommes. Miroir de la désunion européenne, le plan d’aide à la Grèce entériné le 11 avril tente tardivement de concilier tous les antagonismes : l’intervention du Fonds monétaire international (FMI) avec le sauvetage des apparences communautaires ; la mise sous tutelle d’Athènes et le principe de souveraineté nationale ; l’intérêt bien compris des banques françaises et allemandes, lourdement exposées à la dette grecque, et le Traité de fonctionnement de l’Union européenne, qui interdit la solidarité financière avec un Etat membre (articles 123 et 125) ; le montant des prêts initialement prévus (45 milliards d’euros, dont 15 par le FMI) et les sommes désormais jugées nécessaires pour endiguer l’activité spéculative (deux, voire trois fois supérieures) ; le modèle économique rhénan qui comprime les salaires pour dilater les exportations, et les balances commerciales négatives de ses voisins ; l’agenda politique de la chancelière allemande Angela Merkel, confrontée à un important scrutin régional le 9 mai, et celui des dirigeants des pays les plus endettés qui voient l’orage spéculatif aborder leurs rivages.

En vertu de cet arrangement, la Grèce pourra emprunter à des taux moins élevés que ceux du marché (mais infiniment plus que ceux, pratiquement nuls, associés aux sommes débloquées sans limite par la Banque centrale européenne en faveur d’établissements privés en 2008 et 2009). Elle devra en contrepartie réduire de 5, voire de 6 points, un déficit budgétaire estimé à 14 % du produit intérieur brut. Une saignée violente, opérée prioritairement dans les budgets sociaux, mais déjà insuffisante aux yeux Berlin. Moins de dix jours après son annonce, les cortèges hostiles se succédaient dans les rues d’Athènes, le spectre du défaut de paiement planait sur l’Acropole, la crise de la dette souveraine gagnait la péninsule ibérique et les rumeurs d’éclatement de la zone euro se propageaient.

Faite d’improvisation, de crainte et de résignation face aux impositions de la finance, la réaction des Etats, des institutions européennes et du FMI se caractérise par l’absence de stratégie d’ensemble : on se contente de répercuter la contrainte des marchés tout en jurant d’y résister. Elle incite les pays membres à se démarquer mutuellement dans l’espoir d’échapper aux paris des investisseurs. Une fois les « partenaires » placés en situation de concurrence, c’est à qui exhibera le plan d’austérité le plus drastique. A Lisbonne comme à Athènes, à Dublin comme à Madrid, résonne un mot d’ordre unique : « rassurer les marchés » – un an auparavant, les dirigeants du G20 promettaient de les dompter. Au fond, la dynamique réfracte involontairement la logique réelle de l’Union européenne, promise à tous comme un espace de solidarité et finalement livrée au dumping social, salarial, fiscal et maintenant spéculatif… D’autres solutions s’offraient pourtant au choix des gouvernants.

Comme la mer qui se retire, la crise découvre la fragilité d’une construction qui, depuis son origine, repose sur un pari : l’union douanière et monétaire entraînera l’union politique et populaire. C’est peu dire qu’il est perdu.
Pierre Rimbert

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Message le Mer 5 Mai 2010 - 22:30 par brusyl

ca c'est le scenario quand on a quelque chose à perdre et qu'on préfère vivre a genoux que mourir debout

J'adoooore ton romantisme country !
Ne change surtout pas !

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Message le Mer 5 Mai 2010 - 22:22 par Donald11

Mister Cyril a écrit:Hélas mon pessimisme actuel me rapprocherait du scénario de Brusyl si la Grèce restait isolé dans la contestation mais le scénario spéculatif visant à mettre toute l'Europe à genou me laisse un peu d'espoir d'osciller entre répression post-fasciste et brasier pré-révolutionnaire...
Pour une fois que je passais devant un téléviseur allumé à l'heure de Ferrari, je peux vous préciser que les assassins grecs sont des anarchistes (répété au moins trois fois en 10 secondes par la Ferrari !!!). Que ce soit le gouvernement précédent qui ait mis à genoux son propre pays n'a aucun intérêt. L'essentiel, ce sont les anarchistes tueurs !!! Heu ! trois clampins qui se planquaient dans des bureaux ... Fort heureusement, aucun responsable n'a été atteint !!! Après je sais plus, c'était l'heure du pastis ...
alors pourquoi pas le gouvernement populaire à la Country (mais pas qu'avec des anars hein???) même si j'ajouterai à ta liste des pendus un bon millier de financiers et autres parasites...
Et les traders fous, c'est pas des parasites ?
pour le France je suis tout à fait dispo à prendre la tête d'un tel comité hé hé hé!
Déconne pas, on ressemblerait trop au titanic !!!

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Message le Mer 5 Mai 2010 - 21:35 par Mister Cyril

Hélas mon pessimisme actuel me rapprocherait du scénario de Brusyl si la Grèce restait isolé dans la contestation mais le scénario spéculatif visant à mettre toute l'Europe à genou me laisse un peu d'espoir d'osciller entre répression post-fasciste et brasier pré-révolutionnaire...alors pourquoi pas le gouvernement populaire à la Country (mais pas qu'avec des anars hein???) même si j'ajouterai à ta liste des pendus un bon millier de financiers et autres parasites...pour le France je suis tout à fait dispo à prendre la tête d'un tel comité hé hé hé!

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Message le Mer 5 Mai 2010 - 19:14 par country skinner

Vi, ca c'est le scenario quand on a quelque chose à perdre et qu'on préfère vivre a genoux que mourir debout. Avec ce que leur prépare le FMI (dix à vingt ans de paupérisation du peuple grec toutes classes confondues) les grecs vont découvrir qu'ils ne peuvent même plus espérer ce qui vaudrait la peine de vivre à genoux (une petite maison, un petit boulot, une petite retraite, un petit avenir, ils peuvent faire une croix dessus)

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Message le Mer 5 Mai 2010 - 18:57 par brusyl

j'ai un autre scénario, un peu moins sympa...
Quelques manifestations, trois morts en marge de celles-ci, récupération de ces morts par l'autorité étatique, repression des "terroristes", plaidoyer pour "l'ordre national", passage en force des mesures d'austérités imposées par le FMI, tout un peuple pris en esclavage de la gestion folle et de la corruption de ses dirigeants politiques..
Qu'en pensez-vous ? cela pourrait aussi se passer comme cela non ?

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Message le Mer 5 Mai 2010 - 18:45 par country skinner

J'aurais bien un scenario sympa a proposer :
Manifestations, la police tire, quelques morts, insurrection populaire, gouvernement populaire de salut public, pendaison sans jugement des cent plus grandes fortunes, des cent personnalités politiques qui ont mis le pays dans la merde, des cent patrons plus gros licencieurs , confiscation de leurs bien personnels, dénonciation de tous les credits détenus par des banques ou organismes financiers, nationalisation de toutes les activités économiques stratégiques (logement, énergie, eau, santé, éducation...
Si ca pouvait juste attendre pour se déclencher que la France soit aussi dégradée par les agences de notation, histoire qu'on s'y mette tous ensemble un bon coup ?

Dernière édition par country skinner le Mer 5 Mai 2010 - 19:07, édité 1 fois

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Message le Mer 5 Mai 2010 - 16:25 par Mister Cyril

L'agence de notation Moody's a annoncé mercredi qu'elle envisageait d'abaisser la note souveraine du Portugal "dans les trois mois", en raison de la "récente détérioration des finances publiques et des faibles perspective de croissance à long terme" du pays.

Cette annonce survient huit jours après la dégradation de la notation de la dette portugaise par l'agence Standard & Poor's, qui avait entraîné un regain de tension sur les marchés financiers, inquiets d'une contagion de la crise budgétaire grecque à d'autres pays fragiles de la zone euro. Moody's envisage "une révision à la baisse de la notation de la dette à long terme du Portugal" – actuellement de Aa2 – "de un, voire deux crans", a précisé l'agence dans un communiqué.


RÉDUCTION DRASTIQUE DE LA DÉPENSE PUBLIQUE

Mercredi, la Commission européenne a revu à la hausse ses prévisions de déficit public du Portugal en 2010, qui pourrait atteindre 8,5 % du PIB, après avoir atteint un niveau historique de 9,4 % en 2009. Bruxelles a par ailleurs revu en hausse ses estimations de la croissance du Portugal à 0,5 %, contre 0,3 %, tout en restant en deçà des prévisions du gouvernement, qui table sur une croissance à 0,7 % en 2010.

Le Portugal a réaffirmé à plusieurs reprises son engagement à ramener son déficit public sous la barre des 3 % d'ici à 2013, grâce à la mise en œuvre d'un programme d'austérité basé sur une réduction drastique de la dépense publique. "Bien que Moody's estime que la Grèce soit confrontée à des difficultés budgétaires bien plus importantes que le Portugal", elle juge toutefois "inévitable que le Portugal ait à réduire ses dépenses pendant longtemps, jusqu'à ce que ses déséquilibres soit corrigés". Moody's souligne par ailleurs que "la hausse des primes de risque exigées par les marchés financiers pourrait accroître les coûts de refinancement du Portugal pendant un certain temps", tout en jugeant que les risques d'un défaut du pays à rembourser sa dette sont "réduits".

Depuis plusieurs semaines, les obligations d'Etat portugaises sont la cible de fortes tensions sur le marché financier. Mercredi, le Portugal avait réussi à lever 500 millions d'euros de bons du Trésor à six mois, mais à un taux quatre fois supérieur à celui obtenu en mars. Immédiatement après l'annonce de Moody's, la Bourse de Lisbonne a enregistré une baisse brutale de 2,30 % vers 15 heures (heure locale), alors qu'elle était revenue dans le vert en fin de matinée.

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Message le Mer 5 Mai 2010 - 15:34 par Mister Cyril

Et ça peut aller très vite...

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