Social-traitre!!!

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25052010

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Social-traitre!!!




Le marché du travail espagnol est actuellement trop «rigide» et devrait être réformé, a estimé le directeur-général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, après l’appel du FMI à des réformes «urgentes» dans le pays.

«En Espagne, vous avez beaucoup de rigidité, le marché du travail ne fonctionne pas (…). Même par temps favorables, il y a beaucoup de gens au chômage, beaucoup d’emplois à court terme et temporaires. Tout ceci montre que le marché du travail ne fonctionne pas», a expliqué M. Strauss-Kahn.

Le taux de chômage espagnol est le plus élevé de la zone euro et aussi des pays de l’OCDE avec plus de 20% au premier trimestre.

Le marché du travail «doit être plus efficace et la manière dont les gens sont embauchés ou parfois renvoyés doit être faite de la même manière que dans le reste de l’Europe, pas plus pas moins» a expliqué le responsable français dans une interview réalisée lundi soir par la télévision publique espagnole.

Le responsable, membre du Parti socialiste (PS) français, a indiqué que le FMI appuyait les réformes annoncées par le gouvernement socialiste espagnol mais qu’il fallait maintenant «appliquer» celles-ci.

Dans un communiqué diffusé lundi à la suite d’une visite d’évaluation en Espagne, le FMI a appelé le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero à «rendre le marché du travail plus flexible pour stimuler l’emploi». Madrid avait répondu en soulignant que l’analyse du FMI «correspondait à celle faite par le gouvernement espagnol» et que les réformes réclamées avaient déjà été «mises sur la table» par l’excécutif.

M. Zapatero a présenté en février les grandes lignes d’une réforme du marché du travail pour réduire l’écart entre employés à durée indéterminée bien protégés et un nombre grandissant de travailleurs précaires, laissant le soin aux partenaires sociaux de la négocier.

Depuis les discussions avec le patronat et les syndicats piétinent.

Le chef du groupe socialiste au Parlement espagnol, José Antonio Alonso a admis lundi que ces tractations «n’allaient pas très» bien et que faute d’accord, l’excécutif imposerait une réforme «raisonnable».
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Mister Cyril

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Social-traitre!!! :: Commentaires

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Message le Mer 17 Avr 2013 - 20:58 par Mister Cyril

country skinner a écrit:
Ah la belle époque où les bourgeois avaient peur des prolos, peur de leur violence...
Mais ca existe toujours, sauf qu'aujourd'hui la "classe dangereuse", c'est dans les cités qu'on la trouve. Si les bourgeois en ont toujours peur, les plus lucides savent bien que faute de conscience de classe, elle ne menace pas leur domination économique et financière, et que ses éruptions ne leur couteront jamais que quelques compagnies de CRS à envoyer sur le terrain...

Bein vi surtout que pour la plupart seul le "business" compte, qu'il n'y a pas l'ombre d'une conscience de classe et que la culture MacDo, Nike et I phone sont leur sainte trinité. Ces gens là sont très faciles à circonscrire dans des zones de non-droit et préfèrent brûler la voiture du voisin plutôt que la Benz...nan je caricature pas c'est la contre-culture ultra-dominante des banlieues.
Après aux prolos de réinvestir le domaine de la peur mais ils parait que la CGT est trop violente, Mélenchon aussi (dans ces discours) pfffft...si, maintenant dans les manifs de droite ça castagne et même qu'ils lâchent pas le terrain, harcèlent les élus...pitaing triste époque!
Bientôt les réacts versaillais feront peur aux anars dans la rue

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Message le Mer 17 Avr 2013 - 12:33 par country skinner

Ah la belle époque où les bourgeois avaient peur des prolos, peur de leur violence...
Mais ca existe toujours, sauf qu'aujourd'hui la "classe dangereuse", c'est dans les cités qu'on la trouve. Si les bourgeois en ont toujours peur, les plus lucides savent bien que faute de conscience de classe, elle ne menace pas leur domination économique et financière, et que ses éruptions ne leur couteront jamais que quelques compagnies de CRS à envoyer sur le terrain...

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Message le Mer 17 Avr 2013 - 12:29 par country skinner

Elle ne reviendra probablement jamais
She'll say hello and walk on by
Then she'll leave you with a smile
(George Strait)

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Message le Lun 15 Avr 2013 - 21:45 par Mister Cyril

Mascarade pas sûr surtout quand tu vois les têtes de la Najat-Belcasem et Moscovici; désolé mais moi ça me met pas mal à l'aise du tout quand le petit peuple prend à partie les suzerains et tout n'est pas mascarade...j'ai déjà écrit ici le grand nombre de politicard que j'ai interpellé (plus ou moins poliment) quand le hasard (et non le complot) me les a mis sur mon chemin (Jospin 3 fois, Lang, Rocard qui a osé mettre sa main sur la chevelure de mon fils, Allegre et moultes autres élus pour ne parler que des socio-traitres;..pour ça Panam c'est pas mal...). Ca me rappelle un groupe en Grèce qui s'était spécialisé dans "pourrir la vie des rentiers" ou un truc comme ça, bref l'action directe! Ah la belle époque où les bourgeois avaient peur des prolos, peur de leur violence...

Quant à la phrase de Bru que tu évoques, elle date mais effectivement j'avais ressenti comme l'envie de surjouer pour pouvoir claquer la porte...mais ce n'était qu'une impression via internet alors ça vaut pas grand chose! Elle ne reviendra probablement jamais et sévi toujours sur M2 où elle discours avec Arié en Co, sur des sujets immortels comme le mariage pour tous ou Ségolène Royal (je te jure), l'humour en moins...là bas elle m'évite alors je n'y écris plus depuis des semaines et malgré une réponse perso elle a rompu tous les ponts with me. Je ne lui en veux pax côté envie de militer et d'échanger avec un plus grand nombre mais mon côté "fidélitas" est vexé quand même;..

Bizz mon canard (dépassé 10 lignes je ne vois plus ce que j'écris dans le cadre, tu as le même problème, le texte remonte et je ne vois plus le curseur...???)

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Message le Dim 14 Avr 2013 - 20:00 par Donald11

J'ai lu cette intrusion syndicaliste au "conseil national" du PS qui se prend sans doute pour le CNR et ses reformes courageuses ! Cet événement inattendu (j'ai failli écrire mascarade) me laisse une impression bizarre, comme une scène de comédie, bref du vent ...

Mister Cyril a écrit:(en réponse a Sylvie) Pas la peine d'être -ou de te forcer à être désagréable- avec moi si tu ne veux plus venir ici...
Notre chère amie Brusyl n'a plus donné signe de vie depuis novembre 2012 ... Aurait-elle pris prétexte de ces quelques échanges pour disparaitre d'ici ? En tout cas, je trouve son geste peu élégant.

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Message le Sam 13 Avr 2013 - 17:56 par Mister Cyril

Au conseil national du PS, les PSA s'invitent à la tribune

Des salariés de l'usine PSA Aulnay se sont invités à la tribune lors du congrès national du PS, le 13 avril à Paris. Les socialistes se sont réunis pendant quelques heures samedi 13 avril à Paris pour le conseil national du PS, au centre des congrès de la Cité des sciences de la Villette. Mobilisation pour la transparence, appel à une réorientation de l'Europe, mais aussi happening social des PSA d'Aulnay... passage en revue des moments forts de la journée.
Il est un peu plus de 11 heures samedi matin quand une cinquantaine de salariés grévistes de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois, menacée de fermeture en 2014, font irruption dans la salle. Pendant quelques instants, le trouble est général. Dépassé, le service d'ordre ne peut empêcher les ouvriers de monter à la tribune et de dérouler leur banderole à quelques mètres de plusieurs ministres du gouvernement installés au premier rang (Stéphane Le Foll, Bernard Cazeneuve, Najat Vallaud-Belkacem, François Lamy, Kader Arif, Marie-Arlette Carlotti et Pierre Moscovici). Le premier ministre Jean-Marc Ayrault n'assiste pas à la scène, son service de protection a juste eu le temps de lui faire quitter les lieux avant l'arrivée des manifestants.
"UNE FRANCE LOW COST"

Rapidement, le premier secrétaire du PS Harlem Désir donne la parole au leader CGT de l'usine PSA, Jean-Pierre Mercier, qui réclame la mise en place d'une "médiation" entre les syndicats et la direction de Peugeot Citroën, et accuse le gouvernement de "trahison", alors que François Hollande avait qualifié d'"inacceptable" la fermeture d'Aulnay le 14 juillet 2012.

Applaudi par une large partie des militants socialistes présents, le coup de force des PSA éclaire mieux que tout autre le débat qui traverse actuellement la gauche socialiste sur la politique économique à mener, entre la poursuite coûte que coûte du "sérieux budgétaire" et le choix de la relance contre l'austérité. "La colère sociale est la conséquence logique de la crise et de la politique d'austérité en Europe", explique Benoît Hamon. Le ministre de l'économie sociale et solidaire, qui a récemment pourfendu l'austérité, qui créerait "une France low cost", exhorte les socialistes à "empêcher la casse sociale".

"Au-delà de quelques mots forts, je suis frappé par le fait que les ouvriers de PSA ne sont pas venus appeler à la grève générale, mais à la médiation. Ils veulent du dialogue, de la négociation", traduit, lui, son collègue de l'agriculture Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, qui veut y voir la validation du "dialogue social qui est le cœur de notre politique".

La tension entre les deux lignes est telle que des socialistes vont même jusqu'à soupçonner certains de leurs camarades d'avoir favorisé l'action des PSA. "Des manifestants avaient des badges d'entrée. Comment les ont-ils récupérer ?", s'énerve par exemple le secrétaire national Carlos Da Silva, membre de la direction et proche du ministre de l'intérieur Manuel Valls

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Message le Lun 3 Déc 2012 - 12:45 par Donald11

J'ai lu quelque part cette référence a l’éminent Schroder !!! On a les références qu'on peut !

Moi, c'est le chat de Schrödinger !!!

Et un p'tit bonjour de Dacie ...

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Message le Dim 2 Déc 2012 - 12:25 par Mister Cyril

brusyl a écrit:eh bé non, je m'en souvenais bien, vu que je l'avais lu sur son site puis après sur marianne.
hey dis-toi bien un truc : je ne mens jamais ! bien trop fatigant parce que cela demande de faire fonctionner ta mémoire, alors ton doute méthodique, tu te le gardes pour toi !

Pas la peine d'être -ou de te forcer à être désagréable- avec moi si tu ne veux plus venir ici...

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Message le Dim 2 Déc 2012 - 12:24 par Mister Cyril

La gauche tel qu'ils en rêvent!

Homme politique préféré de la bien-pensance n'est ni François Fillon, ni Jean-François Copé, ni Jean-Louis Borloo, ni Nicolas Sarkozy. Non, celui qui est devenu la référence obligée, c'est Gerhard Schröder, l'ex-chancelier social-démocrate d'Allemagne.

Franz-Olivier Giesbert, le patron du Point, s'en inspire chaque semaine pour affirmer que François Hollande, au mieux, n'en sera que la pâle copie. Dans les Echos, Bruno Le Maire, ancien ministre UMP, dit du pacte de compétitivité : «Le compte n'y est pas... François Hollande ne sera pas le Gerhard Schröder français.»

Un autre ex-ministre, le député UMP Pierre Lellouche, affirme dans la Croix : «François Hollande pourrait être le Schröder français, celui qui poursuit les réformes structurelles partiellement engagées par la droite, et, finalement, réalise enfin l'aggiornamento idéologique de la gauche française.» Quant à Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l'Express, il a trouvé un autre héros en la personne de... Tony Blair, dont il rapporte cette docte pensée : «La gestion de l'économie n'est ni de gauche ni de droite. Ce qui compte, c'est ce qui marche.» Pour ceux qui l'auraient oublié, cette complainte était déjà en vogue à l'époque du sarkozysme triomphant.

Tony Blair ou Gerhard Schröder, c'est rose bonnet et bonnet rose. Nonobstant leurs différences, tous les deux viennent de la gauche sociale-démocrate ; tous les deux ont mis en place des politiques inspirées de l'orthodoxie néolibérale ; tous les deux ont mené leurs partis respectifs à la déroute électorale ; enfin, tous les deux ont été récompensés de leurs louables efforts en se recyclant, l'un (Blair) dans le conseil aux grands de la finance et les conférences à prix d'or, l'autre (Schröder), en entrant à la direction du groupe Gazprom, qui est à la transparence ce que Vladimir Poutine est à l'éthique.

Ces itinéraires postpolitiques devraient prémunir contre tout hommage appuyé à ces deux astres perdus de la social-démocratie européenne. Mais ceux qui les encensent ne font pas dans le détail moral. L'important, à leurs yeux, est que les deux hommes aient fait le «sale boulot» en achevant ce que les conservateurs dorés sur tranche avaient initié.

En ces temps de crise systémique et de chamboule-tout idéologique, il est logique de s'inspirer de personnages ayant marqué l'histoire de leur empreinte. On pourrait, par exemple, se réclamer d'un Roosevelt, qui sut affronter les puissances de l'argent pour initier le New Deal, ou du général de Gaulle, qui sut dire non quand l'élite de l'époque sombrait dans le «lâche soulagement» évoqué par Léon Blum après la signature des accords de Munich.

Il est significatif qu'à ces deux noms on préfère désormais un Schröder qui symbolise la prééminence du surmoi néolibéral imprimant l'inconscient social-démocrate. Que les petits télégraphistes de la droite en fassent leur nouveau dieu, cela peut se comprendre. Que certains, à gauche, aillent parfois jusqu'à s'en réclamer, c'est plus étrange, sauf à penser que la tactique suprême consiste à crier victoire après avoir marqué un but contre son camp.

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Message le Jeu 25 Oct 2012 - 23:44 par brusyl

eh bé non, je m'en souvenais bien, vu que je l'avais lu sur son site puis après sur marianne.
hey dis-toi bien un truc : je ne mens jamais ! bien trop fatigant parce que cela demande de faire fonctionner ta mémoire, alors ton doute méthodique, tu te le gardes pour toi !

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Message le Jeu 25 Oct 2012 - 21:53 par Mister Cyril

brusyl a écrit:cet article est de superNo je crois me souvenir.
J'aime beaucoup ce qu'il écrit et j'adore son humour.

Je crois me souvenir...waouh l'hypocrite, comme si elle avait pas effectué un petit copié/collé sur google, aussi escroc que le ratounet et son wikipédia...et je retrouve toute la bande du lot en action le 4 novembre à Loubressac, qu'on se le dise!!!

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Message le Jeu 25 Oct 2012 - 12:06 par brusyl

cet article est de superNo je crois me souvenir.
J'aime beaucoup ce qu'il écrit et j'adore son humour.

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Message le Jeu 25 Oct 2012 - 1:34 par Donald11

Si vous avez un peu de temps libre ...



Avec vos commentaires ...

Edit : je ne sais pas pourquoi le lien n'affiche pas directement la video ...

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Message le Jeu 25 Oct 2012 - 0:13 par Donald11

Pour ce commentaire là, tu aurais pu citer son auteur .... Car le bonhomme (ou la bonnefemme) a un don pour dire simplement les choses ... même que si ça n'était pas si catastrophique, ça en serait rigolo !!!
De quoi donner du grain à moudre à la démocratie participative et de quoi pérorer pour tous les braves électeurs ...
"En France, on est toujours en train de voter. Et quand on vote pas, ils nous sondent... non, avec des journaux. Remarquez, le résultat est le même: on l'a un peu dans le cul."
La politique (1979)
Citations de Michel Colucci, dit Coluche

Bonne nuit, camarade ...

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Message le Mar 23 Oct 2012 - 21:46 par Mister Cyril

Certains se sont émus des noms d’oiseaux dont j’ai affublé Hollandréou et sa clique de traîtres. Ça ferait le jeu de l’UMP, ou du FHaine.

Je sais, ce n’est pas bien. Et je me repens. C’est vrai, je me suis un peu emporté. Car en réfléchissant deux secondes, il est facile de trouver de grosses différences entre l’UMP et le P”S”.

Sous l’UMP, on inventait des lois scélérates contre le peuple, et tous les députés godillots les votaient comme un seul homme, avec le renfort de Jack Lang et de quelques traîtres “socialistes”. La majorité des “socialistes”, pour protester, s’abstenait (ce qui permettait à coup sûr de faire passer la loi). Quelques hardis votaient non, mais tout le monde s’en foutait.

Sous le P”S”, on récupère les lois scélérates que l’UMP n’a pas eu le temps de faire voter. L’immense majorité des “socialistes” votent pour, avec la quasi-totalité des UMP. Quelques hardis s’abstiennent. Et une vingtaine d’inconscients votent contre… et se font immédiatement menacer de représailles par les apparatchiks comme Bruno le Roux ou Jean-Jacques Urvoas. En théorie, la démocratie P”S” et la démocratie “UMP”, ça n’a rien à voir.

La réalité, c’est que dans les deux cas, une assemblée censée représenter le peuple, et non pas les intérêts des banksters ou de tout autre lobby malfaisant, vote ces lois scélérates qui nous pourrissent la vie dans les années et les décennies qui suivent.

Pourquoi Hollandréou a-t-il fait son Tartarin d’opérette pendant la campagne ? Ah ah, pas question de voter le traité Merkozy, on allait le re-négo-cier avec un “volet de croissance” (arf !). On allait voir ce qu’on allait voir : il allait lui faire bouffer son chapeau tyrolien et sa culotte de peau, à la grosse Merkel ! Quant aux traders de la City, à la seule évocation du nom de Hollande, ils allaient se mettre à pleurer comme des gamins et rendre aux travailleurs du monde entier les milliers de milliards qu’ils leur avaient volés et planqués dans les paradis fiscaux.

Résultat, même les pires résidus du sarkozysme (comme Borloo l’autre matin sur France Inter) ne se gênent pas pour se gausser comme des baleines en remarquant que c’est bien le traité Merkozy à la virgule près que nos “socialistes” ont voté, et que le dernier qui avait vu le “volet de croissance” était le même qui pensait avoir vu la “sensibilité sociale” de François Fillon un soir de cuite.

Voilà. Hollandréou (c’est le nom qu’il portera désormais ici), quoi qu’il dise, vient d’abandonner toute marge de manœuvres aux banksters et à la Troïka.

(Tiens, c’est pas le sujet, mais vous avez forcément entendu que le prix Nobel de la paix a été décerné à l’UE, notamment pour sa “démocratie”. C’est le comble du cynisme. Attribuer le prix Nobel de la paix à une institution dans laquelle la guerre civile menace, et parler de démocratie lorsque les instances dirigeantes, aux ordres des banksters et des lobbies, ne sont pas élues, et qu’un prétendu parlement n’a aucun pouvoir, sinon d’offrir à ses élus un train de vie princier… C’est un peu comme donner un prix d’accordéon à Jimmy Hendrix. Ou un prix de la grâce et de la distinction à Roselyne Bachelot.

Nous sommes désormais aussi maîtres de nos mouvements qu’un troupeau de bœufs qui vient de s’engager dans le couloir qui mène à la chaîne d’abattage. Avec un bonimenteur qui nous promet que oui, bien sûr, on reverra nos vertes prairies.

Oui, bien sûr, il pourra négocier. Quémander qu’en 2013 ce soit 3.5% et pas 3. Qu’on revienne à l’équilibre budgétaire en 2018 ou 2019 plutôt que 2017.

Mais cela n’empêche pas le principal : Hollandréou va devoir trouver entre 100 et 150 milliards d’euros dans le budget au cours de son quinquennat. Sans compter les dizaines de milliards de cadeaux patronaux qu’il va céder sous prétexte de “compétitivité”.

Au lieu de se mettre à genoux pour négocier des miettes, il aurait mieux fait de montrer qu’il était de Gauche, se dresser dès le début, et tant qu’à renégocier, renégocier directement la dette.

Maintenant, c’en est fait du Modèle Social Français.

Cela fait bientôt 40 ans que nous avons abandonné la création monétaire à des banksters cupides. Cela fait bientôt 40 ans que nous “baissons les charges” et délestons les caisses de l’État dans les poches des actionnaires pour “créer des zemplois”. Le chiffre de 200 milliards d’euros par an est souvent évoqué. Cela fait bientôt 40 ans que les recettes diminuent, que le déficit augmente, et qu’en conséquence la “dette” se creuse. Cela fait bientôt 40 ans que nous devons accepter les taux d’intérêts des banksters, auxquels nous donnons désormais 50 milliards d’euros tous les ans tout en continuant à creuser la dette. Pour rappel, pendant les 5 ans du quinquennat cataclysmique de Sarkozy, ce grand gestionnaire, nous avons payé environ 200 milliards d’intérêts aux banksters, tout en creusant notre prétendue dette à leur égard de 600 milliards.

Et c’est cette situation qu’Hollandréou prétend inverser dans une fuite en avant du remboursement, cependant que le MEDEF, plus insolent que jamais, prétend poursuivre et accentuer la saignée.

Un enfant de six ans comprend tout de suite que c’est du grand n’importe quoi.

Mais Hollandréou n’en a cure. Et il se lance dans son marathon (perdu d’avance) de la taxe et de la coupe budgétaire. Il faut taxer. Il faut couper. Il faut récupérer du pognon partout, n’importe où. Pour le verser aux banksters.

Le principe est simple. Vous, moi, nous tous, allons payer. En euros ou en nature, mais nous allons payer. Pour donner le pognon aux banksters.

Il y a bien sûr le premier plan de 37 milliards annoncé récemment, qui est censé toucher essentiellement les riches. Même si la promesse de Ayrault selon laquelle 90% des Français seraient épargnés est déjà dans la catégorie des mensonges avérés, et que nombre d’entre nous allons nous découvrir riches.

Mais il y a aussi des tas de projets plus ou moins ridicules et scandaleux qui fleurissent un peu partout. Et leur point commun, c’est qu’en même temps qu’on les annonce, des communicants, relayés par des journalistes complices ou en mal d’inspiration, inventent de bonnes raisons pour les rendre acceptables sinon logiques.

Tenez, le doublement de la taxe sur la bière. Ben oui, quoi, c’est normal, les jeunes y font rien qu’à se bourrer la gueule avec, c’est mauvais pour la santé, ça va en faire des épaves, sans même parler des bagarres et des accidents de bagnole.
Oui, cela est vrai. Un demi-milliard dans les poches de l’État. Enfin, dans celles des banksters. Car vous avez compris le principe : c’est pas pour la prévention de l’alcoolisme, c’est pour les banksters.

Je vous avais déjà parlé du projet de faire payer des frais de scolarité aux étudiants des classes prépas, “ces enfants des classes favorisées qui étudient à l’œil alors que les pauvres qui sont à la fac paient”. Ben oui, hein, c’est injuste. Ça ne va pas rapporter grand chose, mais c’est toujours ça dans la poche de l’État. Enfin, des banksters, vous avez compris. Et on en reparlera, car les “frais de scolarité”, ils aiment ça, les ultralibéraux. Transformer les étudiants en obligés des banksters avant même le début de leur carrière, c’est beau ! Voir ce qui se passe en Grande Bretagne et au Canada.

Il y a aussi le projet de nouveau “bonus/malus” automobile. Le système avait été mis en place sous Sarkozy (à l’époque bien révolue de son “trip écolo”) par l’impayable Borloo dans le but affiché de favoriser les voitures “moins polluantes”. Mais l’affaire a en fait tourné à la subvention des petits modèles diesel cancérigènes, et commençait à coûter bonbon à l’État. Du coup, Hollandréou va y remédier, en baissant le seuil du malus à 135 g/km, et surtout en augmentant fortement son montant, puisque tous les acheteurs d’un véhicule neuf qui dépasse les 200 g/km devront payer la coquette somme de 6000 euros.
Bien sûr, ça râle sec. Gningningnin les familles nombreuses de pauvres et leur monospace. C’est si compliqué de faire une exonération basée sur les revenus et le nombre d’enfants ? Et ça va tuer le marché du haut de gamme à essence. Ah bon ? Y’avait encore un marché ? Au Luxembourg, oui (et encore…), mais en France ?
Pour moi il y a deux problèmes : le premier, c’est que ça va encore renforcer les diesel cancérigènes, puisque rien ne prend en compte cette spécificité funeste. Au passage, même l’abracadabrantesque hybride cancérigène d’Hollandréou est épargnée…
Mais surtout, où ira cet argent ? Dans la subvention d’alternatives à la bagnole ? Dans les projets d’arrêt de l’étalement urbain ? Non ! Vous avez compris, le “malus écologique” est directement branché sur le réservoir des banksters !

Et la prise en compte des œuvres d’art dans l’ISF ! Voilà un serpent de mer, dû à une erreur initiale de conception : les œuvres d’art ont été exonérées d’ISF parce que le père de Fabius était antiquaire. Du coup, de nombreux milliardaires rapaces, pour cacher le fait que leur fortune soit due à l’exploitation, à la spéculation, à la fraude fiscale (ou aux lois fiscales scélérates, ce qui revient au même), se sont reconvertis en mécènes collectionneurs d’art. Arnault et Pinault en sont deux exemples parfaits.
Mais où ira le produit de cette taxe ? À aider les jeunes artistes ? À promouvoir l’art populaire ?
Vous rêvez, ou quoi : cet argent ira dans la poche des banksters.

Une autre ? Tiens, la “dépendance”. Encore un vieux serpent de mer, notamment agité avec des trémolos dans la voix par ce bouffon nuisible de Sarkozy, qui bien sûr n’a rien fait. Les “socialistes” viennent fort opportunément de reprendre un rapport de la Cour des Comptes pour envisager de taxer les retraités pour “financer la dépendance”. Riche idée, à laquelle on peut trouver toutes les justifications du monde. Il paraît que ça nous coûte 24 milliards par an, cette inévitable calamité. Tiens, ça fait la moitié des intérêts que l’on paie aux banksters ! Et tant que l’on paiera un centime d’intérêts indus à nos maîtres autoproclamés, les cotisations “pour la dépendance” payées par les retraités seront évidemment versées aux banksters.

Bon, devant la fronde, Ayrault a démenti, comme d’hab. Mais par les temps qui courent, un démenti de Ayrault, c’est quasiment une confirmation.

La dernière (en date, car si j’attends encore un jour ou deux avant de conclure ce billet j’en aurai encore certainement d’autres à mettre dans ma besace), c’est de faire payer une redevance télé pour les résidences secondaires. Avec bien évidemment les explications rationnelles à la chose, y compris la précision qui tue : “on ne fait payer qu’une demi-redevance, car on regarde moins la télé dans une résidence secondaire que dans une résidence principale. 164 millions par an. C’est bien pour la télé publique ? Ah non, c’est juste pour boucher le trou dû à la baisse du budget de la télé publique, baisse imposée, je vous le donne en mille, par le remboursement de la dette aux banksters.
Il ne serait pas étonnant qu’un jour on décrète une redevance pour chaque récepteur du foyer, et vu la tendance actuelle à mettre un écran dans chaque pièce, ça risque de faire mal…
J’arrête là, j’espère que tout le monde a compris le principe : le vote quasi-unanime du TSCG vient de nous transformer en réservoir à fric pour les banksters, avec leur obligé Hollandréou comme contrôleur en chef de la bonne marche des opérations.

Alors si vous avez un peu d’imagination, soyez chou : envoyez vos idées (avec les justifications “rationnelles” associées), même en apparence les plus idiotes (et surtout celles-là !) à Hollandréou, Ayrault, Moscovici ou Cahuzac. Ou postez-les ici, je transmettrai.

Une taxe sur les chambres à air ? Les rhododendrons ? Les couverts en plastique (c’est vrai, Borloo voulait déjà la faire, celle-là…) ? Les canards vibrants ? Les disques d’Enrico Macias ? Sophie la girafe ? Les ratons laveurs ?

Vous ne ferez pas ces sacrifices en vain. Hollandréou vous dira merci, car il est très poli.

Mais pas les banksters. Ils ne vont tout de même pas s’abaisser jusque là…

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Message le Mer 17 Oct 2012 - 11:27 par Mister Cyril

Donald11 a écrit:30 ans ? Ca me parait un peu court jeune homme ! Plus de 60 ans ... Pour t'en convaincre, je te renvoie a l'article du Canard de la semaine dernière intitulé "De qui se Moch-t-on ?", en page 5 ...

Après ça, tu dis encore "socialistes", toi ?

Bizzzz mon Poussinet.

Enfin pour moi c'est 30 ans ensuite il y a longtemps que je ne les nomme plus "socialistes" et même que je ne vote plus pour eux quel que soit les cas de figure...j'étais juste un peu agacé because je venais de lire une tribune de M. Todd, grand intellectuel de la gôche bobo,qui semblait satisfait de la situation en nous renvoyant à 2017, où là bien entendu il nous ressortira l'épouvantail de droite, le pragmatisme et le réalisme. En fait on va y être vite à 60 ans de cette propagande...

Bizz mon canard!

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Message le Mer 17 Oct 2012 - 11:21 par Donald11

30 ans ? Ca me parait un peu court jeune homme ! Plus de 60 ans ... Pour t'en convaincre, je te renvoie a l'article du Canard de la semaine dernière intitulé "De qui se Moch-t-on ?", en page 5 ...

Après ça, tu dis encore "socialistes", toi ?

Bizzzz mon Poussinet.

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Message le Mar 16 Oct 2012 - 18:56 par Mister Cyril

Bein vi mon canard les 12%d'Hessel c'était totalement ironique, comme les primaires socialos...tous ces yoyos qu'on me balance depuis 30 ans pour essayer de faire passer la pilule socio-libérale...mais en gardant espoir d'une vraie gauche à venir (Hamon, Montebourg ou autres bouffons...); et bein ça marche pas mal chez les votants!!!

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Message le Mar 16 Oct 2012 - 0:29 par Donald11

country skinner a écrit:
Canardos a écrit:J'ai même l'impression d'une totale incompréhension
Meuh si, mon canard, le fait que les socialistes-traitres reprennent le vocabulaire (et même les concepts) du libéralisme économique montre que celui ci est devenu hégémonique.
Quand Fleur (de nave) estime que la lutte des classes n'existe pas dans les PME, elle induit la même idée que les liberaux : Un patron (de PME ou d'ailleurs) ne s'enrichirait pas in fine de la plus value prélevée sur la production de ses salariés. Ou que la richesse "ruisselle" naturellement vers les plus pauvres.
N'oublions jamais de préciser :
"Créateur de richesses AVEC LE TRAVAIL DES AUTRES"
"Créateur d'emplois PRODUCTEURS DE PLUS VALUE NETTE"
"La plus value produite (richesse) ne se partage jamais, ELLE S'ACCUMULE"
Ah ! passe que ce sont des socialistes !!! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! (avec écho d'outre tombe)

Pour le reste, j’adhère plutôt a tes précisions ... Sauf que moins y'a de travail, moins y'a de picaillons pour tout le monde ; moins y'a de picaillons, moins y'a d'achats ; moins y'a d'achats, moins y'a de commandes ; moins y'a de commandes, moins y'a de productions, etc ...

Enfin, ca c'est pour l’économie locale, pour amuser la populace ... car pour le reste, y'a le grand marche mondial avec d'un cote une main d'oeuvre surabondante taillable et corveable a merci (a la peau jaune et aux yeux brides), et de l'autre une population suffisante, assez aisee pour changer de :
- portable tous les deux mois ...
- Ipad et consorts tous les six mois ...
- ecran de tele geant tous les six mois ...
- 4x4 de grandes marques tous les ans ...
- etc ... etc ... liste non exhaustive ...

D'ailleurs les produits de luxe se vendent comme des petits pains ...

Tiens, rien qu'au pays des Roumains ou le salaire moyen doit friser les 300 euros mensuels, y'a plus de porsche, de Hummer, et de Rolls Royce avec sieges en cuir et tableau de bord en ronce de noyer au mètre carre a Bucarest que dans le centre du XVI eme a Paris !!!

Allez, il est tard, je vais me coucher ...

Bonne nuit les loulous ...

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Message le Mar 16 Oct 2012 - 0:05 par Donald11

Mister Cyril a écrit:C'est Gramsci qui a développé l'idée du système hégémonique quand les adversaires-ennemis reprennent le vocabulaire des dominants???Ah oui il parait que la motion d'Hessel a fait 12% quel espoir!!! moua moua (comme les 19% des primaires de Montebourg) quant on s'enchaîne idéologiquement!!!
Mister Cyril a écrit:
Donald11 a écrit:Ton dernier commentaire m'a laisse perplexe ! J'ai même l'impression d'une totale incompréhension !
???développe je suis mi même perplexe de ta perplexité!!!
Avec le commentaire de Ratounet, ca va mieux.
Sauf que, en l'occurrence, je ne vois ni adversaire, ni ennemi (politique), seulement des clones que le pouvoir excite comme des puces sur le dos d'un vieux chien ... Quant aux dominants, ils dominent en paix ...

C'est quoi la "motion d'Hessel" ?
Alors 12% d'espoir, ça fait quand même 88% de désespoir ...

Pour l'instant, on consolide un système bancaire mafieux au bord de l'explosion ... T'es rigolo, toi, on peut pas tout faire en même temps non plus !

Bizzzz mon Poussinet

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Message le Lun 15 Oct 2012 - 21:41 par Mister Cyril

Donald11 a écrit:Ton dernier commentaire m'a laisse perplexe ! J'ai même l'impression d'une totale incompréhension !

???développe je suis mi même perplexe de ta perplexité!!!

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Message le Lun 15 Oct 2012 - 13:25 par country skinner

Canardos a écrit:J'ai même l'impression d'une totale incompréhension
Meuh si, mon canard, le fait que les socialistes-traitres reprennent le vocabulaire (et même les concepts) du libéralisme économique montre que celui ci est devenu hégémonique.
Quand Fleur (de nave) estime que la lutte des classes n'existe pas dans les PME, elle induit la même idée que les liberaux : Un patron (de PME ou d'ailleurs) ne s'enrichirait pas in fine de la plus value prélevée sur la production de ses salariés. Ou que la richesse "ruisselle" naturellement vers les plus pauvres.
N'oublions jamais de préciser :
"Créateur de richesses AVEC LE TRAVAIL DES AUTRES"
"Créateur d'emplois PRODUCTEURS DE PLUS VALUE NETTE"
"La plus value produite (richesse) ne se partage jamais, ELLE S'ACCUMULE"

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Message le Lun 15 Oct 2012 - 9:17 par Donald11

Ton dernier commentaire m'a laisse perplexe ! J'ai même l'impression d'une totale incompréhension !

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Message le Dim 14 Oct 2012 - 12:07 par Mister Cyril

C'est Gramsci qui a développé l'idée du système hégémonique quand les adversaires-ennemis reprennent le vocabulaire des dominants???Ah oui il parait que la motion d'Hessel a fait 12% quel espoir!!! moua moua (comme les 19% des primaires de Montebourg) quant on s'enchaîne idéologiquement!!!

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Message le Dim 14 Oct 2012 - 12:04 par Mister Cyril

Fleur Pellerin : «Dans les PME, je ne crois pas à la lutte des classes»
La ministre déléguée aux PME estime, dans un entretien au «Parisien», que la France a un problème avec l'argent et la réussite.
La ministre déléguée aux PME, Fleur Pellerin, a dit dimanche, dans un entretien au Parisien, ne pas croire à la lutte des classes dans les petites et moyennes entreprises, estimant par ailleurs que dans plusieurs cas «il est normal que des gens puissent s’enrichir beaucoup».

«Dans les PME, je ne crois pas à la lutte des classes», a indiqué à la ministre au quotidien. «Tous les patrons de PME que je rencontre sont en osmose avec leurs salariés», observe Fleur Pellerin, qui veut distinguer les chefs de petites entreprises et un patron du CAC 40 «qui après un an de mauvais services part avec des millions d’euros».

Cette déclaration intervient alors que le gouvernement a récemment reculé face à la fronde des créateurs d’entreprises ou de start-up, qui se sont surnommés les «pigeons» et qui contestaient l’alignement de la fiscalité des revenus du capital sur celle du travail. Le budget sera finalement amendé pour, entre autres, renoncer à l’alignement sur la fiscalité du travail, dans le cas précis d’un créateur d’entreprise.

«Il est normal que des gens puissent s’enrichir beaucoup s’ils ont pris le risque de créer une entreprise, s’ils ont eu une super bonne idée, s’ils ont su la faire fructifier et s’ils ont créé des emplois», a indiqué la ministre. «En France, il y a toujours eu un petit problème avec l’argent, qui est peut-être lié à la culture judéo-chrétienne. Il y a sans doute aussi un problème avec la réussite», a ajouté Fleur Pellerin.

La ministre a également réagi aux injonctions du Medef et du réseau de «pigeons» qui réclament le retrait pur et simple du nouveau dispositif de taxation des plus-values prévu par le gouvernement.

«Après avoir couru derrière, il (le Medef, ndlr) cherche à reprendre la main. Mais je constate que le patronat est très divisé. La CPGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises), par exemple, a dit qu’elle était satisfaite des mesures prises par le gouvernement», a indiqué Fleur Pellerin.

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