Des nouvelles des banksters et de leur ami DSK.

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10062010

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Des nouvelles des banksters et de leur ami DSK.




Vous en avez un peu l'habitude voici le 3e épisode sur les #banksters et leurs amis en tout genre. Avec des infos qu'on ne trouve pas dans les médias sans fond. Forcément c'est trop compliqué pour eux, sans doute trop techniques.

Commençons par une petite information en provenance des USA, où 32 états des USA sont officiellement en faillite : ils doivent demander à la planche a billet fédérale de financer l'assurance chômage qui est leur responsabilité. Cela n'a pas fait les gros titres de la presse, et les experts financiers n'en parlent pas: ça ne fait pas l'objet d'une dépêche ou d'un article sur le risque d'implosion des USA tandis que pour l'euro on en fait des tonnes.

Plus près de chez nous, le FMI par la bouche de DSK explique que le marché de l'emploi espagnol est trop rigide: "En Espagne, vous avez beaucoup de rigidité, le marché du travail ne fonctionne pas (...). Même par temps favorables, il y a beaucoup de gens au chômage, beaucoup d'emplois à court terme et temporaires. Tout ceci montre que le marché du travail ne fonctionne pas" . Il va donc falloir libéraliser tout ça. On devine dans quel sens. Du coup pour une fois libé se pose une question : le FMI est-il a double tranchant pour DSK ? Comme le fait remarquer Alex Lemarié sur le post : EuroRSCG aura ce genre d'incendie à éteindre... de plus en plus fréquemment.

Ailleurs, le G20 a enterré toute idée d'une taxe bancaire mondiale pour réguler un peu les banksters: Certains pays ont jugé que leur banque sont en bonne santé et ne doivent pas payer pour les autres.Espérons qu'ils seront moins égoïstes quand les soucis les concerneront: Certains sont déjà la cible de bulle spéculatives locales. Du coté de l'UE , le nouveau gouvernement conservateur-libéral UK a expliqué qu'il ne fallait pas trop réguler ce petit monde. Entre les travaillistes UK et cette nouvelle bande de zozos rien ne change, ils sont pieds et poings liés au lobby de la City. Comme le note le Monde : Concernant les fonds spéculatifs, dont le projet de régulation adopté mardi doit encore être discuté par les députés européens, M. Cameron a déclaré que la Grande-Bretagne avait des "inquiétudes".

Ah oui? et bien ce n'est pas assez. Par ce que pendant ce temps, là pendant que l'Europe tergiverse, les USA avancent plus vite. France-info l'avait constaté : Parmi les points clef, le projet de loi prévoit la création d’un organisme de protection du consommateur au sein de la « Réserve fédérale américaine » et stipule que les institutions financières en difficulté ne pourront plus être sauvées aux frais des contribuables. Son plan propose surtout de différencier banques de dépôts, qui financent l’économie réelle et banques d’investissements. Voilà un bon début. Aucune proposition de ce genre chez nous bien sûr.. a par celle que Ségolène Royal avait fait l'année dernière, la gauche n'a pas trop repris publiquement cette idée. Pourtant il faudra y venir, comme imposer aux banques privées de crever ou de se faire racheter à vil prix par l'état (nationalisation opportune) plutôt que d'être financées par l'argent public sans contre-partie.

On vous a beaucoup parlé de l'affrontement Allemagne-Grèce, forcément ces ploucs de Grecs ne devaient pas avoir leur mot à dire. Et bien figurez vous que les banques allemandes ont le cul sale, et pas qu'un peu. Voilà ce que note le Financial Times repris par le blog Naked Capitalism :

What is the size of the problem? International Monetary Fund estimates suggest that the eurozone is well behind the US in terms of writing off bad assets. I have heard credible reports suggesting that the underlying situation of the German Landesbanken is even worse than those estimates suggest. Last year, a story made the rounds in Germany, according to which a worst-case estimate would require write-offs in the region of €800bn – about a third of Germany’s annual GDP. If you were to add this to Germany’s public debt, you might jump to the conclusion that Greece should bail out Germany, not the other way round. While that is probably a little exaggerated, there are serious questions about whether the eurozone is still in a position to issue such massive guarantees. So, given what happened to those subprime CDOs, what hypothetical rating should we then attach to that €440bn eurozone SPV? A triple A?….

On va faire simple, un coup de Google Translator :

Quelle est la taille du problème? Les estimations du Fonds monétaire international indiquent que la zone euro est loin derrière les États-Unis en termes d'écriture hors des actifs douteux. J'ai entendu des informations crédibles suggérant que la situation fondamentale des banques régionales allemandes est encore pire que celles que celle que les estimations donnent à penser. L'année dernière, une histoire fait le tour en Allemagne, selon laquelle une estimation la plus pessimiste, il faudrait des soutiens dans la région de € 800bn - environ un tiers du PIB annuel de l'Allemagne. Si vous deviez ajouter à la dette publique de l'Allemagne, vous pouvez sauter à la conclusion que la Grèce devrait sauver l'Allemagne, et non l'inverse. Alors que c'est probablement un peu exagérés, il y a de sérieuses questions quant à savoir si la zone euro est toujours en mesure de délivrer de telles garanties massive. Donc, étant donné ce qui s'est passé à ces CDO subprime, ce classement hypothétique Faut-il alors le fixer un triple A à cet € 440bn zone euro SPV? ....

Voilà donc pour le cul pourri de l'Allemagne. On comprend que Merkel veuille réguler tout ça avec plus d'énergie que Sarkozy. Après ça l'image "propre sur eux" de nos cousins Teutons en souffre un peu: En fait c'est simple, ils ont le même genre de banksters que nous, ni plus ni moins. Chez nous les nôtres ont été un peu trop gentiment aidé par l'état comme le note la cour des comptes.

Le blog Naked Capitalism se pose une question simple, est ce que les guillotines sont aiguisées en ce moment ? Et produit un graphique qui montre que les problèmes de santé et problèmes sociaux sont plus pire dans les nations les plus inégales. Ce dont on se serait douté. Regardez où se trouve la France dans ce graphique, vous allez être surpris.
(voir graphique sur : http://www.intox2007.info/index.php?post/2010/06/09/Des-nouvelles-des-banksters-et-de-leur-ami-DSK )

Rien que ça mériterait un billet. On voit que le modèle social Français n'est pas si optimal. Par exemple, la Belgique se porte mieux que nous, c'est un fait statistique sur ces points. Voilà donc l'inquiétude (sic) d'un spécialiste de la France pre-révolutionnaire :

Historians will tell you there is often a time-lag between the onset of economic disaster and the accumulation of social fury. In act one, the shock of a crisis initially triggers fearful disorientation; the rush for political saviours; instinctive responses of self-protection, but not the organised mobilisation of outrage…

Act two is trickier. Objectively, economic conditions might be improving, but perceptions are everything and a breathing space gives room for a dangerously alienated public to take stock of the brutal interruption of their rising expectations. What happened to the march of income, the acquisition of property, the truism that the next generation will live better than the last? The full impact of the overthrow of these assumptions sinks in and engenders a sense of grievance that “Someone Else” must have engineered the common misfortune….At the very least, the survival of a crisis demands ensuring that the fiscal pain is equitably distributed. In the France of 1789, the erstwhile nobility became regular citizens, ended their exemption from the land tax, made a show of abolishing their own privileges, turned in jewellery for the public treasury; while the clergy’s immense estates were auctioned for La Nation. It is too much to expect a bonfire of the bling but in 2010 a pragmatic steward of the nation’s economy needs to beware relying unduly on regressive indirect taxes, especially if levied to impress a bond market with which regular folk feel little connection. At the very least, any emergency budget needs to take stock of this raw sense of popular victimisation and deliver a convincing story about the sharing of burdens. To do otherwise is to guarantee that a bad situation gets very ugly, very fast.

Je demande a Google de traduire vous même, mais sachez que ce genre de constat n'est pas unique :

Les historiens vous diront qu'il y' a souvent un décalage entre le début de la catastrophe économique et l'accumulation de colère sociale. Au premier acte, le choc d'une crise déclenche d'abord une désorientation terrible, la ruée vers les sauveurs politiques; réactions instinctives de l'auto-protection, mais pas la mobilisation organisée d'indignation ...

Le second acte est plus délicat. Objectivement, la situation économique pourrait s'améliorer, mais les perceptions sont tout, et un espace de respiration donne place à une dangereusement aliénée opinion publique de faire le bilan de l'interruption brutale de leurs attentes croissantes. Qu'est-il arrivé à la hausse des revenus, l'acquisition de biens, le truisme de dire que la prochaine génération vivra mieux que la précédente? Le plein impact de la chute de ces puits dans des hypothèses et engendre un sentiment d'injustice que "quelqu'un" doit avoir conçu ce malheur commun .... À tout le moins, la survie d'une demande (de la consommation) en période de crise est de veiller à ce que la douleur fiscale soit équitablement répartie. Dans la France de 1789, la noblesse d'antan est devenue des citoyens ordinaires, ils ont cessé de bénéficier de leur exonération de la taxe foncière, fait un spectacle de l'abolition de leurs propres privilèges, transformés dans des bijoux pour le trésor public, tandis que biens immenses du clergé ont été confisqués par La Nation. Il ne faut pas trop attendre d'un feu de joie, mais en 2010, un intendant pragmatique de l'économie nationale a besoin de se méfier compter indûment sur des impôts indirects régressifs, en particulier si elle était imposée pour impressionner un marché obligataire avec laquelle des gens ordinaires se sentent peu en liens. À tout le moins, à tous les budgets d'urgence de faire le bilan de ce sens de la victimisation populaire et de livrer une histoire convaincante sur le partage des charges. Agir autrement est garantir que la mauvaise situation devient très laide, très rapidement.

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brusyl
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Message le Ven 11 Juin 2010 - 14:35 par brusyl

t'as fait une cure de calva ou quoi mister ?

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Message le Ven 11 Juin 2010 - 14:27 par Mister Cyril

Pas d'accord avec Country, très mauvaise traduction!!!

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Message le Jeu 10 Juin 2010 - 15:17 par brusyl

traduction de merde de google Translator, mais le sens y est...

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