Retraites, conclusion?

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07112010

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Retraites, conclusion?




Malgré les trombes d’eaux, malgré une matinée à courir après un bus de la RATP qui n’est jamais arrivé, j'y suis retourné. A 14h30, je remonte le boulevard Beaumarchais. La manifestation est censée avoir commencer. Hormis la sono hurlante, résonnant deux fois plus faute de corps pour amortir le bruit, c’est tragiquement calme. Au point que la circulation des voitures n’est pas encore coupée. Fidèle à son gouvernement, et profondément solidaire avec les travailleurs, un chauffeur de taxi passe en force avec sa berline climatisée au travers d’un groupe de quelques syndicalistes à leur point de ralliement.

UNE DAME
Va lui péter la gueule, Raymond !

Il est déjà loin.

Il pleut de plus moche. N’allons pas faire notre Beauvau, mais force est de constater que les cortèges Place de La République sont plutôt clairsemés. Les caméras de télévision, discrètes aux précédentes mobilisations, sont venues en force. Des équipes emballées dans des K-Way géants, comme s’ils traversaient une tribu sauvage d’Amazonie, capturent en HD toutes les gueules rincées qui passent. Comme si nous étions trop nombreux, le cortège est divisé en deux parcours.


Avec sa désastreuse météo de droite, sa visibilité à trois mètres, sa procession de parapluie (que je prends systématiquement dans la tronche) et malgré l'entrainante prestation d'HK et les saltimbanks, la mobilisation ressemble à un requiem pour les retraites.

Leaders non charismatiques, slogans au marteau, aucune participation des intellectuels français, manque d’incarnation[1] : quel gâchis de bonnes volontés après deux mois d’une superbe et poignante mobilisation où nous avons croisé tant de gens exceptionnels, redonnant confiance (jusqu'aux autres pays) dans la résistance citoyenne.

La stratégie syndicale laisse perplexe. Pourquoi tant de mobilisations si proches et pas de grève générale, si ce n’est pour faire de l’accompagnement de réforme ? Pas même un referendum d'initiative populaire, comme pour La Poste. La tête syndicale a lubrifié la révolte, faisant piétiner sa base jusqu'à tant que le gouvernement puisse la prendre au piège de "la mobilisation en baisse" et que les dociles caméras puissent faire ces images que les gouvernements étrangers attendent pour déclarer que « regardez, nous devons nous réformer comme en France ! Là-bas plus personne ne va contre le progrès ».

Mais la faute est aussi en nous. Malgré notre "soutien populaire" à ce mouvement, nous avons laissé faire les autres. J'ai beaucoup entendu parler de Mai 68 depuis deux mois, comme s’il s’agissait d’une formule magique, d’une marque déposée. Ce mouvement n’a rien à voir avec 68, et aucun mouvement ne renversera quoi que ce soit, sans la contribution active de ceux qui le soutiennent virtuellement. Tandis qu’une poignée d'irréductibles bloquait les raffineries, nous continuions à pointer à nos boulots, soulagés qu'ils fassent le travail (et prennent le risque) du non-travail à notre place, réjouis du boxon tant qu'il ne nous affectait pas trop. Et puis, quand même, un peu inquiet à l’approche des congés que notre week-end prolongé chez Mamy soit un peu gâché et que notre confort moderne soit remis en question quelques journées, nous avons, à l'unisson de notre "méchant" gouvernement, sonné la fin de la récré.

Nous avons abandonné nos combattants en rase campagne.

La force d’inertie de la clique mafieuse au pouvoir, exige plus pour être déstabilisée que les renoncements quotidiens de ceux qui s'en plaignent mollement. Ces deux mois de mobilisation sont la preuve par l’exemple qu’il faut saisir ce cadre que nous offrent les syndicats mais vite le déborder.


Pourtant pour reprendre le cri de guerre des derniers courageux militants sous parapluie du jour gris, oui « ça va péter », un jour, il ne peut en être autrement. Mais il va falloir oser taper où ça fait mal, et ne pas attendre que nous soyons réduits à l'état de loques sociales, affamés, édentés avec une espérance de vie de 52 ans :

- Incarner ce mouvement. Il faut plus de leaders à la Xavier Mathieu en tête de pont, et moins de followers à la François Chérèque face à Chabot pour servir la soupe à Parisot. Nous avons besoin de raconter des histoires, des situations, des portraits. Créer du feuilleton, du "story-telling" comme ils disent là-haut. Il n'y aura même pas à forcer le trait tant les drames et les injustices s'accumulent.

- Des manifestations moins nombreuses, mais plus massives, avec une grosse démonstration de force centralisée sur Paris, dirigée vers les banques, les sièges, les lieux de pouvoir, les beaux quartiers (la manifestation dans le VIIIe avait une autre ambiance, un poil plus électrique, que les classiques défilés Repu-Nation) Le mouvement d'octobre 2010 nous aura confirmé une chose : le pouvoir tremble plus que jamais devant la rue, son mutisme au pic de la contestation était du jamais vu en trois ans.


- Le blocage de l’économie. Un mois de serrage de ceinture vaut bien la sauvegarde d’un pays et de ses générations. Et puis ça fera des souvenirs "de guerre" à raconter pour les trois prochaines générations.

Enfin bon, je m'emporte. Mais j'avais un peu le moral à zéro en rentrant hier de la manifestation parisienne, trempé de la tête au pied, alors qu'au buzzomètre du jour, je réalisai que la vidéo de la femme d'un Ministre raciste déboulant, glamour, en robe pigeonnante pour une sauterie élyséenne à la gloire du grand démocrate chinois Hu Jintao, pétait tous les scores.

Que faire maintenant ? Attendre 2012, comme je l’entends partout ? Bien sûr, mais cela ne suffit pas. Les mêmes effets reproduiront mais les causes. Si l’on reste sur la chaussée à regarder les autres passer, les mêmes gouvernements passeront et passeront encore, poursuivant leur œuvre de destruction.

Va falloir rejoindre la danse et se mêler de ces choses dont ils ne souhaitent pas que l'on s'occupe et qui, pourtant, nous affectent bien plus qu'eux.

Si cela peut vous rassurer: avec l’énergumène au pouvoir, je suis persuadé que nous aurons, avant 2012, à remontrer de quel bois nous nous chauffons.


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Mister Cyril

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Retraites, conclusion? :: Commentaires

Message le Dim 2 Oct 2011 - 11:05 par Invité

Mince ! Que vais-je faire de mes 18 €uro à la Caisse d'Epargne ?

Amicalement
Franz

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Message le Dim 2 Oct 2011 - 2:00 par Invité

Pour les têtes en l'air qui auraient oublié de retirer leurs maigres économies des assurances-vie : c'est trop tard lol :
http://www.pauljorion.com/blog/?p=29011#comments

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Message le Lun 6 Juin 2011 - 0:02 par Mister Cyril

Bein une fois élu il avait même annoncé qu'il n'avait pas été mandaté pour toucher au retraite...ce qui m'a amusé dans cette anecdote slovène c'est qu'ils aient soumis ça à référendum??? Après on sait ce qu'il advient des votes négatifs dans nos chères démocraties!!!

Salutations!

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Message le Dim 5 Juin 2011 - 23:22 par Invité

Ce n'est pas Sarko qui soumettrait au vote une telle réforme. Une fois élu il a annoncé qu'il avait reçu un blanc-seing.

Amicalement
Franz

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Message le Dim 5 Juin 2011 - 22:40 par Mister Cyril

Les Slovènes rejettent une réforme des retraites :

Les électeurs slovènes ont massivement rejeté dimanche, à plus de 70%, une réforme portant de 63 à 65 ans l'âge légal de la retraite, malgré la mise en garde du gouvernement de centre-gauche de voir le pays, en cas de victoire du "non", partager le sort des pays les plus endettés de l'Union européenne (UE).

Selon le résultat final officieux, le "non" l'a emportéit très nettement avec 72,17% des voix contre seulement 27,83% pour le "oui".

Alors que 1,7 million d'électeurs étaient inscrits, la participation a été faible avec seulement 41% de votants contre 42,7% en 2010 lors du référendum sur la délimitation de la frontière avec la Croatie et 63,1% aux élections législatives de 2008.

Le "non" l'a aussi très largement emporté, avec également plus de 70%, dans deux autres référendums, l'un sur un projet de loi gouvernemental sanctionnant le travail au noir et l'autre restreignant l'accès aux archives de la période communiste des services secrets.

La Slovénie, ex-élève modèle parmi les anciens pays communistes nouvellement adhérents de l'Union européenne (UE), est durement touchée par la crise économique et financière de 2008/2009 avec un quasi-doublement du chômage en trois ans. Et la dette publique est passée de 22,5% à 43,3% du Produit intérieur brut (PIB). La Slovénie risque maintenant de partager le sort des pays contraints d'appeler à l'aide l'UE et le Fonds monétaire international (FMI), la Grèce, l'Irlande et le Portugal. Et la réaction des agences de notation est attendue avec inquiétude à Ljubljana.

Le Premier ministre social-démocrate, Borut Pahor, dimanche dans son bureau de vote à Nova Gorica (est), a par avance exclu "une démission". Dimanche soir, une fois les résultats connus, il a annoncé vouloir obtenir du Parlement "un vote de confiance", lié à une nouvelle loi de consolidation des finances publiques, sans donner d'autres précisions.

Le dirigeant de l'opposition conservatrice, l'ancien chef du gouvernement Janez Jansa, a qualifié les résultats des référendums de "motion de censure contre l'arrogance du pouvoir" et a appelé à des élections législatives anticipées.

Avant le scrutin, Borut Pahor, sans majorité au parlement et au plus bas dans les sondages, avait lancé à la télévision un dramatique appel: "Jusqu'à dimanche, nous sommes encore maîtres de notre destin. Mais, si nous ne soutenons pas cette réforme, les finances publiques peuvent s'effondrer et alors les maîtres de notre destinée seront les Etats qui nous prêteront de l'argent", une allusion directe au sort de la Grèce, de l'Irlande et due Portugal.

La réforme, exigée par l'UE et le FMI, avait été adoptée en décembre par le Parlement. Mais elle a suscité l'opposition conjuguée des syndicats et de l'opposition, qui ont obtenu l'organisation d'un référendum.

Le débat sur la réforme a porté un coup au gouvernement de coalition, qui a perdu l'un de ses partenaires, le parti des retraités DESUS. Et un dirigeant d'un autre parti, Gregor Golobic (ZARES), a démissionné la semaine dernière du gouvernement.

La Banque centrale et les institutions financières internationales avaient pourtant mis en garde contre un rejet de la réforme, jugée indispensable à cause du vieillissement de la population slovène.

Lors d'une rare incursion dans la sphère politique, le gouverneur de la Banque centrale slovène avait appelé la population à voter "oui": "Nous appelons les électeurs à réfléchir très sérieusement" aux "perspectives sur le long terme", avait déclaré Marko Kranjec. Car un "non" à la réforme pourrait mettre en péril les notes de crédit de la Slovénie, faire donc grimper le coût du crédit, nuire à la compétitivité et à la croissance économique, avait-il mis en garde.

La Slovénie, petit pays de deux millions d'habitants, est le seul membre de l'ex-République fédérative de Yougoslavie à être adhérent de l'UE (depuis 2004) et de la zone euro (depuis 2007).

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Message le Ven 28 Jan 2011 - 22:28 par Mister Cyril

Bientôt la retraite à 67 ans pour tous !
Les Français n’ont pas aimé la retraite à 62 ans, ils vont détester la retraite à 67 ans. Mais ils n’y couperont pas. Ceux qui souhaitaient une harmonisation sociale européenne ne s’attendaient sans doute pas à ce qu’elle se fasse dans ce sens… Mais la crise est passée par là.


Ce recul de l’âge de la retraite va concerner non seulement les Français, mais l’ensemble des Européens afin d’alléger les contraintes pesant sur les budgets de l’Union. C’est le prix à payer pour la solidarité financière que la zone euro a été obligée d’instaurer sous les coups de boutoir des marchés inquiets des dérives des finances publiques, comme je vous l’ai annoncé ici. L’Allemagne, la plus réticente face à cette véritable révolution de la gouvernance de la zone euro, s’est résolue à payer pour venir en aide aux États les plus fragiles, mais à condition qu’ils restaurent leur compétitivité, ce qui passe par une harmonisation sociale (par le bas, faute de moyens) et fiscale (afin de supprimer la concurrence fiscale). Un document interne du gouvernement allemand révélé aujourd’hui par l’agence de presse Reuters prône l’instauration d’un « pacte » qui imposerait, outre l’obligation constitutionnelle de l’équilibre budgétaire, un recul de l’âge de la retraite. "Vous ne pouvez avoir une monnaie unique et des systèmes sociaux complétement divergents", a martelé tout à l'heure au forum de Davos, la chancelière allemande Angela Merkel. Paris est exactement sur la même longueur d'onde, parfaitement conscient qu’une politique monétaire unique ne peut plus survivre avec dix-sept politiques économiques et budgétaires.

Pour l’instant, seule l’Allemagne a instauré la retraite à 67 ans dans la zone euro et même dans l’Union. Mais l’Espagne, menacée par les marchés, a annoncé cette semaine un projet de loi afin de faire passer l’âge légal de 65 à 67 ans et le Danemark a mis le sujet à l’étude. La plupart des pays de la zone euro sont déjà à 65 ans (dont la Grèce qui a dû se plier à l’injonction de l’Union et du FMI), à l’exception de Malte, de la Slovaquie, de la Lettonie, de la Slovénie et, bien sûr, de la France. Autant dire qu’après 2012, l’Hexagone n’aura guère d’autre choix que de suivre ce mouvement, comme on le reconnaît à l’Élysée. Ce qui promet de belles manifestations… Bref, à terme, la zone euro ressemblera à une grande Allemagne.

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Message le Lun 6 Déc 2010 - 23:52 par Donald11

Mister Cyril a écrit:MERCI!!! J'ai résumé ça par pas d'attaque ad hominem...mais ici on se fout de ma gueule quand je dis ça!!!
Mais qui a fait une attaque ad hominem ? Suivez mon regard --------> JM

Bon pis pour les retraites, y'a qu'un seul problème : les vieux !!!
C'est quoi les 4 autres ?

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Message le Lun 6 Déc 2010 - 20:07 par Invité

Ce sont tes et vos réponses qui pourraient servir de base, puisque j'ai fait l'effort de formuler 5 questions cohérentes je crois...

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Message le Lun 6 Déc 2010 - 19:15 par Mister Cyril

"Faire chuter Nabot 1er ne me semble pas un projet suffisamment intéressant, bien qu'indispensable...
Cet homme n'est qu'un symptome du mal général, et je ne vois pas d'intérêt à traiter les symptomes sans soigner la maladie qui nous mène vers pire que cet homme."

MERCI!!! J'ai résumé ça par pas d'attaque ad hominem...mais ici on se fout de ma gueule quand je dis ça!!!


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Message le Lun 6 Déc 2010 - 15:05 par brusyl

c'est intéressant ton questionnaire..
et si tu commençais toi à donner tes réponses, cela ferait une bonne base de discussion non ?

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Message le Lun 6 Déc 2010 - 13:46 par Invité

Ce ne sont que des questions, pas un test.

Mais pour qui me prenez vous 'dame???

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Message le Lun 6 Déc 2010 - 13:26 par brusyl


Hey prof ! ce sont des questions auxquelles tu as les réponses ou non ? (je me doute bien que tu en as au moins une...) ou cela t'intéresserait de connaitre nos réponses ? qu'est ce qu'on gagne si on a tout juste ?

- qui sont les ennemis et quels sont les 5 gros problèmes ?
- quelles sont les armées et alliés disponibles ?
---> quels sont les 3 grands projets à choisir, à décliner en stratégies ?
---> quels sont les champs de bataille choisis ?
---> quelles sont donc les armes sélectionnées ?

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Message le Lun 6 Déc 2010 - 12:54 par Invité

Faire chuter Nabot 1er ne me semble pas un projet suffisamment intéressant, bien qu'indispensable...
Cet homme n'est qu'un symptome du mal général, et je ne vois pas d'intérêt à traiter les symptomes sans soigner la maladie qui nous mène vers pire que cet homme.


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Message le Lun 6 Déc 2010 - 1:03 par Donald11

Jean-marc a écrit:- qui sont les ennemis et quels sont les 5 gros problèmes ?
- quelles sont les armées et alliés disponibles ?
---> quels sont les 3 grands projets à choisir, à décliner en stratégies ?
---> quels sont les champs de bataille choisis ?
---> quelles sont donc les armes sélectionnées ?
Et le gagnant est ........ nabot 1er ...

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Message le Dim 5 Déc 2010 - 17:16 par Invité

"alors quoiquonfait ?" dit Sylvie avec un français digne d'une traduction google :)
c'est une honte!

eh bien l'emmerdeur que je suis, qui gonfle tout le monde en parlant trop du net et en osant poster des trucs sur genY§ & firms, il répond :

- qui sont les ennemis et quels sont les 5 gros problèmes ?
- quelles sont les armées et alliés disponibles ?
---> quels sont les 3 grands projets à choisir, à décliner en stratégies ?
---> quels sont les champs de bataille choisis ?
---> quelles sont donc les armes sélectionnées ?

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Message le Dim 5 Déc 2010 - 14:55 par brusyl

J'ai une hypothèse concernant ce soutien à 70% avec pourtant bien loin de 70% des français dans la rue.

D'accord avec ton analyse : alors quoiquonfait ? on fonde un parti des sans partis et sans syndicats ?

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Message le Dim 5 Déc 2010 - 14:08 par Invité

Tiens, je ne connaissais pas cette phrase de Plenel???

J'ai une hypothèse concernant ce soutien à 70% avec pourtant bien loin de 70% des français dans la rue. Même si en voir autant était un régal, je n'ai pas loupé une des grandes parisiennes, c'est fascinant ces foules.

Hypothèse : les cortèges étaient encadrés par syndicats et un peu partis, et une bonne part du peuple s'en étant détaché, n'ayant plus confiance, n'aime pas à s'intégrer à ces mouvements.
On a trouvé des signes de cela dans la manière dont les jeunes ont rejoint le mouvement, hors structures ''officielles".

Sinon, dans le lien Députés que donne Donald, et ça saute aux yeux une fois de plus, c'est que ce ne sont pas des députés qui ont voté, mais des mecs alignés le doigt sur la couture avec l'ordre du parti. Affligeant.
De Gaulle avait bien raison de les montrer du doigt comme des vauriens, même s'il a foiré sa 5e qui n'a pas réussi à les écarter, ces "partis".


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Message le Dim 5 Déc 2010 - 13:02 par Mister Cyril

Ah le canard se rappelle ses attaches occitanes miladiou!

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Message le Dim 5 Déc 2010 - 12:05 par Donald11

Comment ont voté les députés ...

Comment ont voté les sénateurs ...

Et comment constater que la fronde et une majorité de "contre", sénateurs et députés confondus, vient du sud-ouest !!!

De toute façon, c'est voté ...

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Message le Lun 8 Nov 2010 - 18:13 par country skinner

Daniel a écrit:J'attrape mal au c... en marchant maintenant
Ne JAMAIS laisser Chérèque défiler derrière toi...
Salut fraternel mon pote

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Message le Lun 8 Nov 2010 - 10:43 par lahalle

Point n'est besoin d'encouragements à celui qui œuvre pour la justice...

Je regarde tout ça à la jumelle et j'avoue que ça me dépasse un peu... Oh; bien sûr; j'ai loupé que deux manifs et j'ai même participé à la dernière.... Baroud d'honneur....
Mais, c'est bizarre cette sensation... Ca doit être l'âge... J'attrape mal au c... en marchant maintenant...

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Message le Dim 7 Nov 2010 - 17:29 par Mister Cyril

Hé Lahalle, je te vois là-haut, c'est dommage que dans cette pèriode chaude un ancien cheminot militant comme toi n'ait pas mis un petit mot pour encourager les "copains"...je sais que t'es un visiteur très régulier mais c'est toi qui vois...

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Message le Dim 7 Nov 2010 - 14:53 par Mister Cyril

"Puisque la démocratie n'existe plus, puisque les représentants du peuple renoncent et choisissent la voie de la corruption intellectuelle, puisque les défenseurs des travailleurs n'ont plus que la volonté de défendre leurs propres intérêts, il est temps que le peuple se réapproprie ce qui est à lui, et que vienne... comme le dit Pleynel ...

L'heure du Peuple."

Vraiment, vraiment excellent Augure...d'accord avec toi il y avait vraiment beaucoup de monde ENCORE et comme je l'avais écrit ici il y a 2 semaines, ce mouvement ne me laissera pas la même aigreur que 2003 car j'ai fait des rencontres et surtout entendu des discours d'un contenu politique et idéologique nettement supèrieur à un mouvement social classique...alors bien sûr le Grand Soir n'est pas encore là mais pour la première je sens une "retour idéologique" qui casse avec la grande glissade du discours unique sur la résignation finale! Ca me redonne espoir et envie de me battre et poursuivre mon modeste combat (surtout à côté du tien!)...il ne faut rien lâcher ni ici, ni ailleurs...le vent tourne (mais peut aussi se retourner)!

Sincères salutations mon Augure!

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Message le Dim 7 Nov 2010 - 14:00 par Invité

Juste pour dire, chez moi nous étions moins nombreux, mais encore beaucoup, surement pas loin de 10 000... et tous particulièrement motivés.

alors comme je sais que tu aimes mes courts commentaires, mon cher Cyril, je vais te livrer celui que j'ai posté sur médiapart ce matin, sur le même sujet :


Ils sont formidables... plus attachés à maintenir ce qu'ils pensent être l'image de leur crédibilité qu'à se battre pour l'intérêt populaire, nos amis syndicalistes, si besoin était, viennent encore de nous offrir une belle leçon...

Que nous dis François Chérèque...

Ce monsieur nous explique qu'on s'est bien amusé, que les ballades étaient sympathiques même si le beau temps n'était pas toujours au rendez vous et qu'il est temps de s'occuper d'autre chose.

Est ce qu'un seul d'entre nous a pu penser que le gouvernement ne voterait pas sa loi ? Devant l'abandon manifeste de l'Etat de Droit, avec tout ce que ce gouvernement nous a déjà fait, qui aurait pu penser qu'il y aurait une "marche arrière"....

François Chérèque ?

Bien sûr que non... ce monsieur, savait très bien que le gouvernement de céderait pas, mais au lieu de développer une stratégie qui permettrait de continuer la lutte jusqu'au retrait, ou à la non promulgation de la loi, ce monsieur, avait déjà choisi de passer à autre chose, avec, à l'esprit, le fait d'avoir "retrouvé" une forme de crédibilité pour avoir participé avec sa centrale aux manifestations.

Et bien, nous ne sommes pas dupes de votre jeu monsieur Chérèque... vous faites parti de cette sorte d'opposition légale et institutionnalisée, dont le seul objet, est de nous faire croire que nous serions encore maître de notre pays alors que ce n'est plus le cas.

Vous voulez que nous entrions dans un autre processus ? En effet cela va avoir lieu, mais il n'est pas celui que vous croyez. Tous ces points que vous prétendez défendre, et pour lesquels vous nous annoncez qu'ils seront la lutte à venir, n'auront pas plus de réussite que les retraites, et vous le savez très bien. Si des millions de français n'ont pas pu faire céder le gouvernement sur les retraites, il est évident qu'ils n'y arriveront pas mieux pour "l'emploi des seniors, des jeunes, l'égalité hommes-femmes, les conditions de travail" ou même "l'emploi, les salaires, la rigueur"...(pour L'UNSA). Vous cherchez donc à étouffer le mouvement et non à l'entretenir, vous cherchez à multiplier les points de négociation pour faire croire que vous allez nous défendre, en sachant que cette fragmentation ne peut que servir la démobilisation et donc le laminage de nos institutions instauré par la présidence, pire, que de toutes façons, vous validerez comme vous l'avez toujours fait, les désidératas patronaux et gouvernementaux.

Il semblerait que ce représentant du syndicalisme asservi au pouvoir, n'ait pas bien pris la mesure de la revendication. Nous ne sommes pas sorti dans les rues pour les seules retraites. Si elles sont l'élément qui a cristallisé la contestation, il n'en demeure pas moins que ce dont il est question, c'est d'un refus général des excès du système néolibéral qui broie les populations partout sur la planète et d'une politique gouvernementale qui vend la Maison France aux financiers et industriels amis de la présidence.

Juste pour savoir, elle sera de combien la retraite de monsieur Chérèque ?

Alors probablement que la mobilisation fléchit... ou parait le faire, mais les gens qui manifestent encore, sont autant déterminés, sinon plus, qu'ils ne l'étaient il y a deux ou trois mois. Peut être que si cette mobilisation parait fléchir, c'est simplement parce que l'on commence à mesurer que cela ne va être un coup d'éclat, mais une lutte de longue haleine, qu'il faut s'organiser pour pouvoir mettre en place des actions qui durent, et que la Résistance, dont finalement, nous ne voulions pas croire qu'elle serait nécessaire, n'est en fin de compte, que la seule solution valide.

J'aimerai bien que ce monsieur, et quelques autres, m'explique...

Alors que nous avons multiplié nos capacités de production, alors qu'avec dix fois moins d'ouvriers nous produisons cent fois plus, alors qu'on nous incite à consommer, uniquement pour pouvoir assurer (pour un temps) la survie de la folie néolibérale, le problème serait de négocier l'emploi des seniors, des jeunes, les conditions de travail, les salaires ?

Mais comment donc, allons nous faire, puisque la France est en train de devenir un pays de services, où la production industrielle est chaque jour un peu plus délocalisée, où, pour vendre des avions, des trains, des centrales, nous cédons notre savoir faire, en nous laissant déposséder de tout ce qui faisait notre richesse ?

Ce qui est en cause, c'est une alternative à cette utopie meurtrière, qui pire que toutes celles l'ayant précédé, oppresse, asservit, tue chaque jour à petit feu, non pas des milliers, non pas des millions, mais des milliards d'individus.

Vous nous parlez d'infléchissement... mais où sont donc les élus ? Quels sont ceux qui proposent autre chose ? Lequel de ces privilégiés qui cumulent autant de retraites que de mandats est venu offrir une tribune à Mediapart, par exemple, pour expliquer la nécessité de procéder à une mutation de la société, avant que l'ogre néolibéral, avant que l'hydre du capitalisme financier, après avoir détruit les fondements de l'humanité, des droits de l'homme, du progrès éclairé, mais aussi de l'environnement, ne viennent nous dire que la seule solution pour nous en sortir est de donner carte blanche aux financiers et industriels et donc de renoncer à tous ce qui pourrait limiter leurs bénéfices ?

Négocier avec le MEDEF ?

Mais on n'en est plus là... ces gens sont les nouveaux maîtres, ils ne lâcheront rien, au contraire, ce sont les syndicats qui lâcheront tout. Oh... ils vont bien sûr négocier pour "limiter" les dégâts dans un premier temps, mais ce sera encore et toujours au détriment du travailleur et de la population.

La solution n'est pas dans une adaptation de nos institutions aux exigences néolibérale. La solution réside dans la construction d'un nouveau modèle de société, où le bien commun l'emporte sur l'intérêt particulier, où les modes de productions et d'échanges, doivent garantir la pérennité de l'espèce et de son environnement pour les siècles à venir, où il ne serait plus possible qu'un milliard d'individus meurent de faim quand par ailleurs, nous produisons chaque année de quoi satisfaire aux besoins d'une population mondiale qui serait 30% plus importante qu'elle ne l'est.

La Résistance...

Nous sommes nombreux, chacun dans notre coin, à la bâtir. Nous sommes nombreux à nous organiser, à nous fédérer, à envisager des moyens de lutte, dont vous, syndicalistes, refusez pour beaucoup de voir la nécessité. A l'heure où un ancien "grand" syndicaliste en appelle au CNR, ne pensez vous pas qu'il serait temps de choisir votre camp, et de retrouver la voie originelle du syndicalisme et celle du sacrifice ? Ne pensez vous pas qu'il est temps de retrouver le peuple, et de fuir ces salons parisiens où vous paradez aux bras de ceux qui se croient nos maîtres ?

Chaque jour qui passe, vous, élus de l'opposition et élus en général, vous, syndicalistes, par votre passivité dans la défense de nos institutions, montrez votre vrai visage.

Vous croyez que nous allons oublier qui vous êtes ? Vous pensez, une fois de plus, qu'un amoncellement de faits divers, de manipulations gouvernementales, d'instrumentalisation de la peur, va réussir à masquer ce que vous faites ou ce que vous n'avez pas fait, et l'abandon qui est le votre, du peuple que vous êtes censés défendre ?

Puisque la démocratie n'existe plus, puisque les représentants du peuple renoncent et choisissent la voie de la corruption intellectuelle, puisque les défenseurs des travailleurs n'ont plus que la volonté de défendre leurs propres intérêts, il est temps que le peuple se réapproprie ce qui est à lui, et que vienne... comme le dit Pleynel ...

L'heure du Peuple.


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