A chaque sauvetage, un enterrement!

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14112010

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A chaque sauvetage, un enterrement!




La question du soutien financier européen à l’Irlande suscite une grande agitation en coulisses. Les démentis plus ou moins péremptoires pleuvent – sur le thème qu’il n’est pas demandé par les Irlandais – mais des discussions ont en réalité lieu en arrière-plan et les médias s’en font écho.

Ce n’est tant pas le sort de l’Irlande qui est en jeu, car personne ne s’aventurerait aujourd’hui à parier sur sa capacité à régler ses problèmes par elle-même, et tout le monde est convaincu qu’elle devra un jour ou l’autre être soutenue. En fait, les Allemands redoutent un télescopage entre son cas et l’adoption d’un mécanisme de crise mettant dans l’avenir les créanciers des Etats à contribution. Pour l’éviter, ils poussent l’Irlande à demander sans tarder une aide financière.

Le calendrier est serré, car la prochaine réunion de l’Eurogroup (ministres des finances des 27) à lieu le 6 décembre et celle du Conseil européen les 16 et 17 du même mois. La bataille faisant entretemps rage à propos de l’adoption du plan allemand. La crainte existe que de telles dispositions ne provoquent inutilement les marchés, les uns – comme José Luis Rodrigo Zapatero – redoutent que cela n’attire les foudres sur leur pays, les autres – comme Jean-Claude Junker – s’opposant à ce que les banques soient mises à contribution.

L’évolution du contexte politique dans les pays de la zone des tempêtes est en train de compliquer la donne. Les élections locales grecques ont, en attendant les résultats du second tour de ce dimanche, mis en évidence une très forte abstention, une importante partie de l’électorat du Pasok s’y réfugiant pour ne voter ni pour celui-ci, ni pour la droite. Au Portugal, un premier appel public a été lancé en faveur de la constitution d’un gouvernement de coalition PS-PSD, afin de renforcer au nom de l’unité nationale la politique d’austérité du gouvernement socialiste de Socrates. En Espagne, les sondages sont de plus en plus défavorables au PSOE, bien que les électeurs ne souhaitent pas d’être reconvoqués devant les urnes. Le gouvernement Irlandais du Fianna Fail, quant à lui, ne tient qu’à un fil, ses opposants n’étant pourtant pas nécessairement pressés d’hériter de la situation actuelle. En Italie, enfin, la chute qui n’en finit pas de Silvio Berlusconi crée également un climat d’incertitude.

L’élargissement de la zone des tempêtes à l’Espagne, et fort probablement à l’Italie dans la foulée, n’est qu’une question de temps. En dépit de ses supposées audaces, le plan allemand n’est pas encore adopté dans son principe qu’il est déjà dépassé. Prévu pour entrer en application en 2013, il est déjà en retard sur les événements. C’est ce que les marchés ont compris et c’est pourquoi les assurances qui leur ont été données que les règles du jeu ne seraient changées qu’à cette échéance, et surtout pas avant, ne les ont pas convaincus.

Si une modeste accalmie est intervenue sur le marché obligataire, les taux des pays de la zone des tempêtes s’étant un peu détendus, ce n’est pas en raison du communiqué des 5 ministres des finances européens publié dans l’urgence depuis Séoul qui donnait ces garanties. C’est parce que circulait déjà la rumeur d’une proche intervention financière européenne en faveur de l’Irlande.

Il va falloir faire preuve d’encore plus d’imagination pour sortir de ce guêpier. Inévitablement, cela passera par des reniements.

Lorenzo Bini Smaghi – l’un des patrons de la BCE – n’en fait pas spécialement preuve lorsqu’il a exigé hier que les Grecs « se concentrent sur leurs objectifs de dette ». Abrupt lever de rideau pour la mission mixte de l’Union européenne et du FMI qui va étudier cette semaine leurs résultats à Athènes, afin de débloquer ou non une troisième tranche d’aide financière de 9 milliards d’euros sur un plan de 110 milliards !

Les objectifs de réduction du déficit n’ont pas été atteints et le premier ministre Georges Papandréou vient d’évoquer publiquement la possibilité d’un étalement du plan – initialement de trois ans – dans le cadre duquel le prêt a été accordé en contrepartie de l’accomplissement d’objectifs précis qui commencent déjà à ne pas être tenus.

Dans son interview accordée au journal grec Kathimerini, Bini Smaghi avait pourtant bien prévenu : « toute discussion concernant les changements d’objectifs aura pour conséquence une perte de crédibilité. Les gains déjà obtenus seront perdus, la confiance accordée par ceux qui vous ont soutenu sera ébranlée ».

La crise irlandaise peut être provisoirement colmatée, celle de la Grèce rebondit plus tôt qu’il n’était prévu, celle du Portugal est imminente. Une terrible vérité va se faire jour : chaque sauvetage est un enterrement. Pis, il incite les marchés à en réclamer d’autres, dans l’espoir de ne pas être mis à contribution.

Combien de temps cela va-t-il pouvoir tenir ainsi sans reconnaître que les Etats européens ne parviennent pas à éponger les dettes en dépit des mécanismes collectifs qu’ils tentent péniblement de mettre sur pied ? Pour deux raisons imparables : afin de ne pas favoriser un aléa moral, ils édictent des conditions impossibles à tenir aux gouvernements qui en bénéficient, tandis qu’ils se refinancent eux-mêmes sur des marchés dont il n’est pas garanti qu’ils leur fassent des cadeaux… La mutualisation sans l’apport du FMI n’est plus une solution. Le refinancement de la dette par la dette va-t-elle véritablement l’être ?

Combien de temps va-t-il également encore falloir attendre, avant qu’un premier responsable politique s’interroge publiquement à propos du mandat que se donne la BCE d’intervenir sur les questions fiscales ? Rappelant à Jean-Claude Trichet qu’il a souvent donné l’Irlande comme illustration de la politique d’austérité jusqu’à l’os qu’il continue de préconiser.

F.Leclerc
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Mister Cyril

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Message le Mer 24 Nov 2010 - 12:45 par Donald11

J'ai trouve ca dans un mail recu de telerama :

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Message le Lun 22 Nov 2010 - 15:03 par Mister Cyril

Bon on est d'accord sur l'essentiel, te préciserai 2 ou 3 détails, mais là je suis au boulot et sans ordi jusqu'à mercredi au moins; un gars est passé à la casba pour me changer le disque dur ou autres manips de spécialiste...mais je ne change toujours pas de bécane gna gna gna!

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Message le Lun 22 Nov 2010 - 11:06 par Donald11

Une remarque preliminaire : je ne denigre pas du tout ces anonymes qui battent le pave dans l'espoir de temps meilleurs, mais la manipulation qui est faite de ces corteges et defiles. J'ai seulement voulu dire mes reticences devant cette manipulation et ce que je considere comme un combat de dupes.
En gros nous sommes bien d'accord sur l'organisation des centrales syndicales et les tartuferies de leurs dirigeants sur leurs engagements politiques.
Mister Cyril a écrit:En 2 mois sur le terrain j'ai appris bien plus que des centaines d'heure passé sur la toile.
Ben comme je l'ai deja ecrit, j'ai passe presque 40 ans sur le terrain, de defaites en suicides.
Pareil pour ce mouvement j'ai écrit -sans détailler- que lors d'une manif à Bretenoux (46) à 1 000 gus je me suis senti plus fort et utile -effectivement- que toutes les tristes manifs parisiennes!
Je connais un peu Bretenoux, pour y avoir foule sa terre de mes pieds !!!
Pour le reste les mauvaises rumeurs sur les privilèges ubuesques que détiendraient, aujourd'hui les ouvriers des raffineries, comme hier les cheminots et avant-hier tous les fonctionnaires, sont des fables plus que réactionnaires.
Tu confonds malheureusement syndicalistes (ceux qui sont payes par la boite pour exercer leurs fonctions syndicales) et syndiques, ceux qui payent leurs cartes, et qui servent d'alibi. J'ai eu un syndicaliste comme assistant ... que j'ai recupere parce qu'il fallait le caser dans l'organigramme et parce qu'aucun chefaillon ne voulait. Autant te dire que je n'ai pas eu d'assistant, mais qu'il a fallu que je bataille pour faire comprendre a "ma" hierarchie du moment, qui le savait pertinement, que, oui j'avais un assistant, et non, je ne le voyais jamais.
Pour jouer carte sur table, je connais une grande entreprise de transport où les syndicats ont trouvé un "vide juridique" leur permettant de bloquer la boite tout en faisant des roulements toutes les 59 minutes ou une autre boite où en ne faisant grève que 2 h/jour ils ne perdaient presque rien tout en bloquant la production...
Ca, c'est de l'action positive. Ca c'est de l'action a laquelle j'aurais pu adherer spontanement.
et alors??? Il faut arrêter de jouer les victimes expiatoires ou les martyres voire les abbés Pierre, si demain je peux bloquer mon école tout en étant payé je le ferai sans aucune hésitation; c'est la guerre des classes!
Et pourquoi ne le fais-tu pas ?
C'est pour cela que les grands débats théoriques sur l'utilité du Net comme véhiculateur de la subversion me font rire et que la scission entre intellectuels et monde social est toujours aussi béante
Je n'ai rien dit d'autre. Le net est un truc reserve a une certaine classe sociale avertie. Je suis d'accord avec toi, rien ne vaut le direct sur le terrain.
de Sartre à Arié en passant par Linhart (d'ailleurs c'est marrant que tu me cites 'l'établi' car mardi à la cantine, avec les collègues, on a parle que de lui et de tous les cryptos troskos et maos qui ont voulu conscientiser le prolétariat et allumer l'étincelle...vaste problème, ils ont échoué mais eux au moins ont essayé d'établir cette passerelle entre masturbation intellectuelle et réalité du peuple...y compris dans ses travers serviles).
Je le dis differemment, mais je ne dis rien d'autre. L'opuscule de Linhart n'est interessant que pour cette plongee au coeur des difficultes et des bassesses du monde ouvrier. Et je me contrefous de l'auteur.
il y a des moments basiques où il faut choisir son camp, le silence est déjà de la collaboration!
Pour moi, c'est ni dieu, ni maitre ...
Voilà, voilà, mon canard migrateur ton mess m'a au moins permis de vider mon sac en cette pèriode post-insurrectionnelle mais je te garantis qu'assumer sa petite vie bourgeoise, professionnelle et s'investir à fond dans un mouvement est une torture chinoise; rien à cause du manque de sommeil et de la multitude des tâches à accomplir pour être en accord avec sa conscience...avoir une belle plume et de la culture c'est bien mais les tâches subalternes organisationnelles de terrain c'est bien moins gratifiant pour son ego mais indispensable pour éviter ou ralentir la dictature en voie!
Que tout ceci est dit ... et vite dit ! J'ai recupere le contenu de ton sac. Si quelques objets abandonnes te paraissaient indispensables, sache qu'ils sont a ta disposition.

Bonne sieste a toi.

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Message le Sam 20 Nov 2010 - 16:15 par Mister Cyril

Tout d'abord j'ai la même vision plus que négative des dirigeants syndicaux (CGT comprise) et les derniers évènements viennent renforcer la thèse de collabos socio-démocrates au même titre que les dirigeants PS!!! Mais au-delà du "tous pourris" il faudrait pas oublier les millions de syndiqués et sympathisants qui se sont bouger le cul depuis 4 mois et qui tout étant les dindons de la farce sont les derniers garants d'une démocratie sociale. Et si tu avais été dans les défilés avec les boeufs que nous sommes tu aurais fait des actions, des débats et tout simplement des rencontres humaines que seuls des grands évènements sociaux peuvent permettre; En 2 mois sur le terrain j'ai appris bien plus que des centaines d'heure passé sur la toile. Tout comme en 1995 à Toulouse où une nuit à Matabiau s'étaient concentrés cheminots, étudiants, ouvriers, cadres, SDF, Zebda et les Fabulous Troubadours...nuit éphémère autour d'un barbecue et de mauvais rouges (merci pour ton fichier sur le vin,au fait excellent!) mais moment inoubliable où l'on sait, où l'on voit que tout est possible! Pareil pour ce mouvement j'ai écrit -sans détailler- que lors d'une manif à Bretenoux (46) à 1 000 gus je me suis senti plus fort et utile -effectivement- que toutes les tristes manifs parisiennes!

Pour le reste les mauvaises rumeurs sur les privilèges ubuesques que détiendraient, aujourd'hui les ouvriers des raffineries, comme hier les cheminots et avant-hier tous les fonctionnaires, sont des fables plus que réactionnaires. Pour jouer carte sur table, je connais une grande entreprise de transport où les syndicats ont trouvé un "vide juridique" leur permettant de bloquer la boite tout en faisant des roulements toutes les 59 minutes ou une autre boite où en ne faisant grève que 2 h/jour ils ne perdaient presque rien tout en bloquant la production...et alors??? Il faut arrêter de jouer les victimes expiatoires ou les martyres voire les abbés Pierre, si demain je peux bloquer mon école tout en étant payé je le ferai sans aucune hésitation; c'est la guerre des classes!

"Je ne sortirai que le jour ou on ira hurler sous les fenetres du palais du dictateur " ouaih mais tout cela ne sera certainement pas spontanné et en attendant ce Grand Soir, il faut bien composer avec les citoyens qui mouillent la chemise! Et j'ai hélàs constaté que tous les blogs, forums et autres sites débordant de grands esprits révolutionnaires...un espèce de silence assourdissant sur ce que je constatais sur le terrain...pendant et après. C'est pour cela que les grands débats théoriques sur l'utilité du Net comme véhiculateur de la subversion me font rire et que la scission entre intellectuels et monde social est toujours aussi béante; de Sartre à Arié en passant par Linhart (d'ailleurs c'est marrant que tu me cites 'l'établi' car mardi à la cantine, avec les collègues, on a parlait que de lui et de tous les cryptos troskos et maos qui ont voulu conscientiser le prolétariat et allumer l'étincelle...vaste problème, ils ont échoué mais eux au moins ont essayé d'établir cette passerrelle entre masturbation intellectuelle et réalité du peuple...y compris dans ses travers serviles).

En résumé MA vision du mouvement est globalement positive (comme dirait Georges) car j'ai vraiment rencontré des gars formidables et je ne ressents pas l'amertume, ni l'aigreur de 2 003 car je n'ai pas perdu 6 jours de salaire en pensant faire reculer Sarko ou tenir les banières syndicales des guignols Chérèques et Thibaut, mais parce qu'il y a des moments dans la petite histoire sociale où il faut s'intégrer dans un ultimatum politique et éviter le fameux "aujourd'hui quand il y a une grève, plus personne le voit". Ils ont flippé les aristos ici en voyant les jeunes et les pompes à essence...c'est peu, ils oublieront vite mais ils savent que c'est possible; à 100 000 gaziers tu bloques un pays! C'est peu mais c'est déjà pas mal; encore une fois ma seule aigreur vient des révolutionnaires virtuels qui, enfermés dans leurs certitudes de salon et leurs petites gênes bourgeoises n'ont même pas eu la simple solidarité de base d'accompagner le mouvement social de leurs belles plumes acides...il y a des moments basiques où il faut choisir son camp, le silence est déjà de la collaboration!

Voilà, voilà, mon canard migrateur ton mess m'a au moins permis de vider mon sac en cette pèriode post-insurrectionnelle mais je te garantis qu'assumer sa petite vie bourgeoise, professionnelle et s'investir à fond dans un mouvement est une torture chinoise; rien à cause du manque de sommeil et de la multitude des tâches à accomplir pour être en accord avec sa conscience...avoir une belle plume et de la culture c'est bien mais les tâches subalternes organisationnelles de terrain c'est bien moins gratifiant pour son ego mais indispensable pour éviter ou ralentir la dictature en voie!

Bon séjour en Moldavie et A+ (je vais faire une sieste moa!)

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Message le Sam 20 Nov 2010 - 12:02 par Mister Cyril

Je te répondrai (longuement?) dés que j'aurai 30 minutes de tranquille à la casba car là je crois que l'on touche le coeur du sujet sur les modes de contestation (ou pas) du système et ce mouvement de masse s'est aussi caractérisé par l'absence notable des rois des forums, blogs et autres internautes de tout poils... Mogard en tête n'est-ce-pas???

A+

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Message le Ven 19 Nov 2010 - 11:48 par Donald11

Mister Cyril a écrit:Désolé pour le 2 mais tu mélanges (ou on te mélanges) plein d'éléments différents et faux...t'expliquerai plus tard cette désinformation manipulatrice du grand complot...tu sais j'ai toujours entendu et lu que j'étais payé pendant les grèves et ça continue...que peut-on faire contre ça???
"chaque syndicaliste de chez TOTAL a droit à 17 jours de grèves par an, "
Je suis plus que surpris que tu reprennes ce genre de délire souvent précédé de"je le sais car j'ai le fils de ma concierge qui bosse chez Total..." quand au remboursement des jours de grève par les caisses de solidarité et autres "tant mieux pour eux!!!"...
Tout d'abord, je n'ai pas verifie ces infos. Ensuite, j'ai, mais certainement a tort, une vision tres negative (pour rester poli) des syndicats, de tous les syndicats ... et surtout de leurs principaux dirigeants. Quant aux syndiques de base, ils se sont faits enc----- de premiere parce qu'il croyait dur comme fer a la bonne foi de leurs syndicats auxquels ils appartenaient, bonne petite pietaille chargee des basses oeuvres et de la bonne parole, comme on croit en dieu ou au pere noel !!!
Mais je suis pret a lire, avec mon oeil critique habituel, tout ce que tu as a dire sur ces elements differents et faux, et cette desinformation manipulatrice du grand complot (sic !). Mais, si tu l'acceptes, ne perdons pas de vue l'UIMM et la fluidification des revendications syndicales, qui bien sur est total-(e)-ment fausse et releve aussi du grand complot.

Me reste a te dire que tu ne risques pas de me voir pietiner entre Republique et Nation pour le seul plaisir de voir compter mes deux oreilles par le syndicat et une seule par les services de police et/ou balancer quelques paves sur la gueule des CRS ou dans la vitrine des commercants sur le parcours de la manif. Je ne sortirai que le jour ou on ira hurler sous les fenetres du palais du dictateur et qu'il finira avec du goudron et des plumes, avec tous ses porte-coton passe que ca, c'est de la democrassouille directe ! Malheureusement, j'ai bien peur de ne plus pouvoir me deplacer le jour ou ca arrivera.

Mon cher Poussinet, ma vision syndicale est le fruit d'experiences personnelles, pendant presque 40 annees de services, prive et publique.

T'etais surement trop jeune a l'epoque pour voir ca, mais je te rappelle la lecture d'un p'tit bouquin naif : l'etabli, de Robert Linhart. Tres instructif, syndicalement parlant. Ainsi que l'oeuvre de R.I. Mogard ... n'est-ce pas Ratounet ?

Allez, sans rancune et a tres bientot le plaisir de te lire. Bisous mon Poussinet. Et n'oublie pas de mettre quelques sous de cote pour le PDG d'EDF ...

Et bon week-end a tous.

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Message le Jeu 18 Nov 2010 - 15:09 par Mister Cyril

Désolé pour le 2 mais tu mélanges (ou on te mélanges) plein d'éléments différents et faux...t'expliquerai plus tard cette désinformation manipulatrice du grand complot...tu sais j'ai toujours entendu et lu que j'étais payé pendant les grèves et ça continue...que peut-on faire contre ça???

"chaque syndicaliste de chez TOTAL a droit à 17 jours de grèves par an, "

Je suis plus que surpris que tu reprennes ce genre de délire souvent précédé de"je le sais car j'ai le fils de ma concierge qui bosse chez Total..." quand au remboursement des jours de grève par les caisses de solidarité et autres "tant mieux pour eux!!!"[url][/url]...

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Message le Jeu 18 Nov 2010 - 12:24 par brusyl

intéressantes tes infos ducky

Pour edf, je savais bien qu'ils ont perdu énormément de billes aux USA et qu'ils vont totalement se retirer, avec beaucoup de pertes.
ce qui ne m'étonne guère qu'ils répercutent celles ci sur les clients ( c'est intentionnellement que je n'emploie pas le mot "usager"), cela on en a l'habitude, mais par contre ce qui m'étonne beaucoup plus est que la grossièreté de leur alibi n'ait pas été immédiatement démonté par davantage de commentateurs...

Que veux-tu, c'est ma part résiduelle de naïveté, je m'étonne encore de voir les journalistes laisser ainsi passer la propagande gouvernementale, je n'arrive pas à m'y faire....
Bise !

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Message le Jeu 18 Nov 2010 - 11:21 par Donald11

Mister Cyril a écrit: Salutations vieille feignasse de canard migrateur...et repasse plus souvent!
Aussi souvent que je peux, mon Poussinet, mais suis souvent par quatre chemins et par monts et par vaux ... meme si la plupart sont restes dans l'hexagone ...

Au passage, je vous livre deux infos recues par mail :

1)
Communiqué de presse
Le gouvernement procède à une vaste opération de manipulation en justifiant l’augmentation des prix de l’électricité de 3% par le surcoût du rachat de l’énergie solaire par EDF.
Compte tenu du mode de calcul actuel de remboursement des surcoûts, cela voudrait dire que près de 4 000 MW de systèmes photovoltaïques seraient en service dans notre pays alors qu’il y en aura tout au plus 800 MW fin 2010.
Par ailleurs, la fameuse Contribution au Service Public de l’Electricité (CSPE), liée à l’obligation d’achat, a été bénéficiaire pour EDF de 670 millions d’euros en 2009.
En réalité, cette augmentation du prix de l’électricité est la contribution des ménages à la politique d’EDF sur le marché du nucléaire aux Etats-Unis. Elle répond à d’autres objectifs que ceux qui sont invoqués et pèsera lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages.
Henri Emmanuelli
Député des Landes

2)
Merci Monsieur THIBAULT de la CGT ---- Merci la société Total... Pour votre "franchise"

Voila la vérité sur le blocage des Raffineries.. Savez vous que chaque syndicaliste de chez TOTAL a droit à 17 jours de grèves par an, oui mais 17 jours rémunérés ... Calculez chers lecteurs. Ils ont tenu 18 jours et donc perdu une journée de salaire.. mais celle-ci sera compensée par le fond social (les quêtes) ! Bien sur que le Gouvernement ne disait rien et s'employait a dire que le mouvement allait se terminer (il connaissait l’histoire des 17 jours) ... De plus l'augmentation du prix du litre, justifié par un surcout du transport ne tient pas la route et a permis à Total, comme aux gros distributeurs de s'en mettre plein les poches..
Elle est belle l'unité syndicale et elle a bon dos ... est-ce que les médias auront le courage d'en parler ?? Bien sur que non, le syndicat majoritaire (CGT) mettra son veto..

Voili-voilou ...

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Message le Mer 17 Nov 2010 - 21:16 par Mister Cyril

"T'as pas l'impression de precher dans un desert ici ? "

Bein justement de plus en plus et j'en parlais l'autre jour avec Bru...

pour le reste de ton texte je souscris à 100 % même si je le trouve un peu violent "Une belle brochette de sales cons a pendre par les c------s (pardon Sylvie) a des crocs de boucher, le nain y compris et tous ses godillots que nous avons innocemment elus pour defendre nos interets ..." une spécialité moldave trop épicée???
Salutations vieille feignasse de canard migrateur...et repasse plus souvent!

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Message le Mer 17 Nov 2010 - 19:29 par Donald11

T'as pas l'impression de precher dans un desert ici ? T'as cree le sujet et fait tous les commentaires, fort judicieux il est vrai, a toi tout seul.
Bon, revenons un peu sur tous ces economissteux ... pouf pouf pouf, tous ceux qui n'ont pas vu arriver la criiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise ... pouf pouf pouf ... et qui continuent a blablater sur comment sortir de l'impasse neoliberale et financiere qu'ils ont aide a mettre en musique. Une belle brochette de sales cons a pendre par les c------s (pardon Sylvie) a des crocs de boucher, le nain y compris et tous ses godillots que nous avons innocemment elus pour defendre nos interets ...
Ah ca ira ca ira ca ira ...

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Message le Mer 17 Nov 2010 - 17:00 par Mister Cyril

"Secourir l'Irlande ne suffira peut-être pas"

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, étaient à Bruxelles avec l'ensemble des ministres des finances de la zone euro mardi.AP/Geert Vanden Wijngaert

Défaillance, risques de contagion… La situation de l'Irlande, sous pression pour accepter une aide financière de l'Europe, menace de faire tache d'huile dans la zone euro. Comme le résume le Guardian, "il n'y a que des mauvaises nouvelles" dans ce dossier. Pour les chroniqueurs européens, la situation actuelle reflète les lacunes de l'intégration économique à l'européenne.


Pressions d'un côté, réticences de l'autre, déclarations venues de différents niveaux, le quotidien économique allemand Handelsblatt souligne la "cacophonie" qui règne dans la zone euro. Pour l'économiste et chroniqueur du Financial Times Gavyn Davies, celle-ci "est minée par la contradiction qu'il y a à vouloir opérer une union monétaire sans l'accompagner d'une union fiscale". Selon lui, ce problème ne peut être résolu que s'il existe "un vrai partage du fardeau au sein de la zone euro, ainsi que des normes régulatoires et budgétaires qui empêchent cette situation de se reproduire".

Le quotidien espagnol El Pais revient également sur cette "schizophrénie" européenne. Pour le journal, il est possible de "vivre avec cette contradiction" en dehors des périodes de crise, mais "elle s'avère dangereuse lorsqu'une récession ou un changement de direction des flux de capitaux exacerbe les différences entre les territoires qui partagent la même politique monétaire". Un constat partagé par le New York Times, qui explique que "les pays solides et les pays fragiles qui utilisent la même monnaie prennent des trajectoires différentes".

LES MÉCANISMES DE SOUTIEN EN QUESTION

Le Times souligne le caractère inquiétant de la situation actuelle, qui, "bien que présentant des différences notables, rappelle étrangement ce qui s'est passé en Grèce il y a des mois". Mais, avertit le quotidien britannique, "avec des conditions économiques qui se détériorent, secourir l'Irlande ne suffira peut-être pas cette fois-ci".

Pour l'économiste Nouriel Roubini, qui signe une tribune (édition abonnés) dans le Financial Times, si l'Europe opte pour une aide financière d'urgence, c'est avant tout parce que Bruxelles craint une contagion d'ordre systémique. Selon lui, l'UE pourra s'en sortir par des mesures de sauvetage temporaires pour l'Irlande, et éventuellement pour le Portugal, mais cette approche pose problème à long terme. Selon l'économiste, la crise actuelle montre que "prendre les pertes des banques du secteur privé dans les comptes publics peut mener les gouvernements à l'insolvabilité". Il est donc, selon lui, nécessaire pour l'Europe de s'interroger sur les processus de restructuration utilisés actuellement.

Le Wall Street Journal va plus loin, en affirmant que "le vrai problème de la zone euro aujourd'hui n'est pas la contagion. C'est la solvabilité". Pour le quotidien économique, l'annonce de la mise en place de mécanismes de soutien européens était censée calmer les marchés, mais "comme le prouve l'évolution du cours des bons irlandais et portuguais, ça n'a pas marché, et ce parce que [ces mesures] ne traitent pas du problème des dépenses excessives et de la croissance en berne qui sont au cœur du problème de dette de l'Europe". Lapidaire, le journal affirme : "Forcer l'Irlande à accepter un plan de sauvetage ne sauvera pas la monnaie [européenne]."

Et juste pour prouver à Bru que le Capitalisme n'est pas inébranlable (vos gueules les vieux mâles comme dirait Donald!)

tam tam tam tam

www.lemonde.fr/economie/article/2010/11/17/secourir-l-irlande-ne-suffira-peut-etre-pas_1441132_3234.html

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Message le Lun 15 Nov 2010 - 20:48 par Mister Cyril

La simultanéité des crises irlandaise, grecque et portugaise est devenue un tel sujet d’inquiétude dans les instances européennes que les pressions se sont multipliées sur le gouvernement irlandais durant tout le week-end pour qu’il demande formellement une assistance financière, ce à quoi il se refuse pour l’instant.

Les analystes financiers, de leur côté, n’ignorent pas que l’Irlande n’est pas financièrement aux abois et qu’elle peut tenir jusqu’au milieu de l’année prochaine, et même au-delà en puisant dans un fonds souverain initialement destiné aux retraites. Mais ils s’inquiètent de la situation des banques, et en particulier de la principale d’entre elles, la Bank of Ireland, qui vient d’annoncer une chute de 40% de ses profits, après avoir reconnu le retrait par de gros déposants de 10 milliards d’euros en septembre dernier.

D’une manière générale, les banques irlandaises sont totalement dépendantes des prêts de la BCE, n‘ayant plus accès au marché interbancaire, et risquent de devoir réclamer de nouveaux apports de fonds au gouvernement, en raison de la détérioration qui se poursuit du marché immobilier et de la hausse obligataire à laquelle elles se heurtent également.

Une réunion des ministres des finances de l’eurogroup pourrait permettre demain mardi de débloquer la situation. Une aide financière serait alors demandée par le gouvernement irlandais, non pas pour l’Etat mais pour les banques irlandaises qu’il a nationalisées plus ou moins partiellement… Un cas de figure qui n’entre pas dans le cadre du fonds de stabilité financière (EFSF). Le fonds destiné à des prêts de 60 milliards de la Commission européenne pourrait alors être utilisé.

Des considérations politiques nationales, qui font obstacle à un dénouement plus que jamais considéré à l’extérieur comme inévitable et souhaitable, pourraient ainsi être contournées. L’adoption du nouveau budget d’austérité renforcée pour 2011, qui doit pour l’instant intervenir le 7 décembre prochain, est incertaine. Le contraire ouvrirait la voie à une campagne électorale, en vue d’élections générales et inquiéterait davantage les marchés, au lieu de les rassurer comme espéré. Ce contexte implique une solution sans attendre.

Une autre hypothèse circule au Portugal, selon laquelle le pays pourrait monter dans le même train que les Irlandais, afin de ne pas attendre d’y être obligés seuls demain.

Sur le front grec, l’incertitude monte parallèlement. Le résultat des élections locales va-t-il aider le gouvernement du Pasok, qui va recevoir pendant une dizaine de jours la « troïka » (Union européenne, BCE et FMI), afin d’étudier l’application des engagements qu’il a pris et n’a pas tenus en raison d’une révision à la hausse du chiffre de son déficit 2009 ? 50% des électeurs se sont abstenus au second tour de celles-ci, témoignant d’une impressionnante désaffection de l’électorat. Ce rendez-vous avait pris l’allure d’un référendum à propos de la politique d’austérité suivie par le gouvernement, le premier ministre Georges Papandréou ayant menacé de mettre sa majorité en jeu en cas de défaite.

La réponse qui a été donnée peut difficilement passer pour un soutien, même si le désaveu peut être ignoré. La « troïka » va-t-elle dans ces conditions débloquer les fonds de la troisième tranche du prêt, en attendant que, plus discrètement, son rééchelonnement puisse être négocié, comme l’a pour la première fois évoqué Georges Papandréou ?

Avec la réponse des marchés, plutôt attentistes dans l’immédiat en attendant de voir le tour que vont prendre les choses sur ces deux fronts, voici donc les trois enjeux européens de la semaine à venir. Pour la suite des opérations, seules des hypothèses peuvent bien entendu être formulées. La concomitance des deux crises peut se révéler être une chance pour la Grèce, incitant ses mentors à ne pas mettre de l’huile sur le feu en manifestant leur intransigeance. Face au spectacle dégradant de cette mise sous surveillance, elle peut par contre renforcer les Irlandais dans leur refus de s’y engager. D’autant que les conditions auxquelles il faudrait souscrire impliquent des mesures d’austérité toutes aussi dures. Enfin, il semblerait que l’une d’entre elle soit considérée comme inacceptable par l’équipe irlandaise en place, ses interlocuteurs européens exigeant que soit augmenté le très bas taux sur les bénéfices des entreprises, qui a fait la fortune de l’Irlande. Aux yeux des Irlandais, cela reviendrait à abandonner tout espoir de rebond futur et condamner le pays à revenir tout en arrière, quand ils n’avaient pas encore rencontré la prospérité qui en a résulté.

Le chemin qui a été pris comporte des tournants de plus en plus serrés. Expression de la dialectique du maître et de l’esclave, le dos au mur, les gouvernements des pays de la zone des tempêtes parviennent à négocier ou renégocier les modalités de leur soutien, car ils n’ignorent pas que leurs interlocuteurs le sont également.

La seule dynamique du plan actuel est celle d’une fuite en avant. Elle repose sur une croissance économique qui n’est trouvée que sur le papier, mais il n’y a pas de plan B.

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