La social-démocratie...

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18012011

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La social-démocratie...




Le "trou noir" de la social-démocratie européenne
Aujourd'hui cantonnés au rôle d'opposants dans vingt et un des vingt-sept pays de l'Union européenne, y compris dans les pays scandinaves où ils furent naguère si puissants, les partis sociaux-démocrates et socialistes européens s'interrogent sur leur avenir. Au point qu'un homme comme Massimo d'Alema, ancien président du conseil des ministres italien (1998-2000), a pu lancer, le 15 janvier à Paris, lors d'un colloque organisé par la Fondation Jean-Jaurès, proche du Parti socialiste, que "les socialistes européens, divisés entre les partisans de la "troisième voie" de Tony Blair et les défenseurs de l'Etat providence, ont perdu". Perdu au point de se perdre eux-mêmes ?


Cette question obsède tous les sociaux-démocrates européens. Eperonnés sur leur droite par un mouvement écologique ayant élargi ses bases théoriques de la défense de l'environnement à un nouveau modèle de développement, malmenés sur leur gauche par des partis reprenant l'antienne de la "rupture avec le capitalisme" avec d'autant plus d'entrain qu'ils sont convaincus que la crise économique et financière a commencé de sonner l'hallali de leur plus vieil ennemi, les sociaux-démocrates peinent à redéfinir leur corpus théorique.

Pis, privés un peu partout de l'exécutif politique, ils doivent faire face à la montée de la droite populiste. Comme l'a expliqué l'économiste Daniel Cohen, président du conseil d'orientation scientifique de la Fondation Jean-Jaurès (membre du conseil de surveillance du Monde), "face à la crise, la droite réagit très simplement : elle remet en question l'Etat-providence, réarme la guerre entre les ayants droit de cet Etat-providence et les autres salariés et, à la mondialisation et à ses peurs, répond par le langage de la peur et un discours sécuritaire." En somme, des réponses simples à des questions complexes, un exercice auquel la gauche ne peut, par essence, céder.

Comment une belle idée, forgée au XIXe siècle et ayant connu ses grandes heures, essentiellement en Europe du Nord, dans les années 1960, a pu à ce point perdre de sa force et de son pouvoir d'entraînement ? "La crise économique mondiale et les errements du capitalisme financier prouvent que nous avions raison, dit le socialiste catalan Josep Borrell Fontelles, ancien président du Parlement européen, aujourd'hui président de l'Institut universitaire européen de Florence (Italie). Pourtant, nous avons été mis partout en échec." Ce que Jenny Anderson, professeure à Sciences Po Paris, résume d'une formule terrible : "La social-démocratie est dans un trou noir."

Si le chômage de masse, le recul de la syndicalisation, la volatilité des électorats et l'individualisation de nos sociétés concourent à son affaiblissement, elle le doit d'abord à ses propres erreurs. "Le tournant libéral du socialisme dans les années 1990 a échoué, estime ainsi John Crowley, directeur du Centre interdisciplinaire de recherche comparative en sciences sociales de Saint-Ouen. Celui-ci doit relever plusieurs défis : repenser le capitalisme en dehors de ses relations avec le néolibéralisme ; intégrer les questions écologiques ; reconsidérer l'alliance des classes en menant une réflexion novatrice sur l'égalité à la lumière de la diversité."

Ernst Hillebrandt, directeur du département Europe centrale et de l'Est de la puissante fondation sociale-démocrate allemande Friedrich Ebert, est du même avis : "Le modèle socialiste européen n'existe pas. C'est une utopie qui reste à réaliser. Il ne s'agit plus de gérer la précarité née de la mondialisation. Il faut construire une société de production soutenable, et donc écologique. Face à la précarité, qui veut dire privation de liberté, il faut renforcer l'autonomie des individus et les droits des citoyens et approfondir la démocratie en lui adjoignant des éléments participatifs.""Dignité, équité, responsabilité", telle est la devise qu'Hélène Thomas, professeure à Sciences Po Aix-en-Provence, a proposée aux auditeurs du colloque.

Mais Massimo d'Alema n'a pas paru entièrement convaincu par ces explications. "Le socialisme démocratique est un phénomène européen qui n'a pratiquement pas dépassé les frontières de l'Europe, a-t-il constaté. Il est aussi l'expression politique d'un continent qui perd de son poids et de sa centralité." Et l'ancien chef du gouvernement italien d'enterrer le mot "socialisme", constatant son caractère "inutilisable" aux Etats-Unis comme dans les pays émergents. "Aucune force de transformation sociale, a-t-il souligné, ne se réclame du socialisme dans ces pays..."

Le temps est venu pour lui de "construire une nouvelle coalition progressiste mondiale capable de dépasser les frontières de l'Europe et celles de l'Internationale socialiste". Elle pourrait rassembler "l'Europe, le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud ou les Etats-Unis" afin de confronter les "expériences progressistes" qui y sont menées.

Cela permettrait aux Européens de bâtir "un projet alternatif fort au niveau continental" et de "constituer une coalition des forces de gauche, des écologistes et des démocrates du centre" à même de "défendre les valeurs européennes contre la droite populiste".


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Mister Cyril

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Message le Jeu 20 Jan 2011 - 15:05 par Mister Cyril

"je considère le socialisme à son crépuscule"

c'est une hypothèse que je ne partage pas mais je ne défend aucune boutique, ni ne me met derrière aucun drapeau...si le socialisme doit mourir pour laisser place à un ensemble de paradigmes émancipateurs et sociaux, cela ne m'en touche pas une, je n'ai pas besoin de Dieu ou de religions pour exister (sans C) mais désolé, ni l'écologie, ni la création virtuelle ne m'ont encore apporté un millième de compréhension et surtout de combat face à l'ennemi Capitalo...tous les débats sont ouvert mais depuis la rentrée (donc avant ton arrivée JM, ce n'est pas une attaque ad hominem) j'ai beaucoup lu ici des interventions décrétants, la mort du socialisme, la nuisance des syndicats de salariés, une incompréhension du mouvement des retraites et des manifestants (du même niveau que ceux qui découvrent la Tunisie aujourd'hui)...bref attention à ce que la théorie de salon (ou d'écran) ne vous éloigne pas trop des réalités sociales...

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Message le Jeu 20 Jan 2011 - 11:00 par Invité

Je suis étonné de la remarque de Country suite à la mienne 17h05 (cf économique / politique) dans la mesure où j'avais cru comprendre par cyril qu'il y avait eu échange sérieux entre sylvie et country concernant Arendt.


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Message le Jeu 20 Jan 2011 - 6:13 par country skinner

Brusyl a écrit:de la production et donc de la croissance
Non, il s'agit de controler la propriété (et donc le pouvoir économico politique) des moyens de production. Même les décroissants finiront un jour par comprendre que le moteur de la fuite en avant consumériste c'est la propriété privée des moyens de production et la logique de marché (tous contre tous). Le problème (politique), c'est que ca implique un pouvoir coercitif majeur...

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Message le Mer 19 Jan 2011 - 17:05 par Invité

Rajout Cyril en fait...
Je ne suis pas certain que la remarque de Sylvie sur le focus économie/moyens de production très fort chez Marx soit à rapprocher du déterminisme historique.
Elle pensait peut être que cette vision des choses menait soit à une subordination de la politique à l'économie, soit à une disparition de la frontière entre économie et politique.

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Message le Mer 19 Jan 2011 - 16:48 par Invité

Sylvie, ce n'est pas une pirouette ça quand même que je recolle ci dessous.
Je rajoute quand même suite à ta demande qu'il me semble qu'il suffit de prendre un peu de recul historique pour admettre l'évidence, les idéologies comme les civilisations semblent bien mortelles ; et leur mort permet toujours par la place qu'elles laissent l'émergence de leur succession temporelle.
Je m'excuse si cela te choque Cyril cet avis que tu sembles considérer divinatoire de ma part, mais je considère le socialisme à son crépuscule, je considère que de nombreux faits tendent vers cette conclusion, et c'est mon droit de le dire, nah :)
Tape amicale Cyril sur tes joues rouges et fais gaffe en VégaMyssil, rappel.
Groooosse bise à toi Sylvie.

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Ca vient d'où ce texte Cyril?

Ce que j'en retiens d'intéressant ce sont les propos de Massimo d'Alema :
"Le socialisme démocratique est un phénomène européen qui n'a pratiquement pas dépassé les frontières de l'Europe, a-t-il constaté. Il est aussi l'expression politique d'un continent qui perd de son poids et de sa centralité." Et l'ancien chef du gouvernement italien d'enterrer le mot "socialisme", constatant son caractère "inutilisable" aux Etats-Unis comme dans les pays émergents. "Aucune force de transformation sociale, a-t-il souligné, ne se réclame du socialisme dans ces pays..."
Peut être car cela rejoint mon hypothèse que le socialisme est finissant, en tant qu'idéologie et force politique, y compris dans ses expressions les plus à gauche.
La disparition du Pc ansi que le non décollage de Mélenchon semblent l'attester.
Je crois effectivement que écologie et participation seront au coeur de l'idéologie qui le remplacera en Europe au minimum, considérant les cas Sud américains de socialisme populaire comme non transposables ici.

Par contre, je ne suis pas convaincu par
"un projet alternatif fort au niveau continental" et de "constituer une coalition des forces de gauche, des écologistes et des démocrates du centre".
Mon hypothèse est que le projet alternatif ne passera pas une coalition de ces forces déja existantes, mais par l'émergence de ''quelque chose'' qui débordera les partis cités pour en absorber les sympathisants dans un projet qui englobera une partie des abstentionnistes par sa nouveauté attractive et la nature non politicienne inédite des porteurs de ce projet.

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Message le Mer 19 Jan 2011 - 16:40 par Mister Cyril

Je suis pas loin de partager le 2ème point (j'évolue moi aussi si, si...) sur le productivisme mais on butte encore sur TA vision du marxisme puisque "je ne crois pas que l'économie et la propriété des moyens de production soit l'unique grille de lecture des rapports sociaux et de leur évolution" ...le procès en sorcellerie sur le déterminisme monophasé je l'ai toujours entendu mais je plaide non-coupable...

bizz ma Bru!

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Message le Mer 19 Jan 2011 - 16:33 par brusyl

joli texte mister et je ne suis pas loin d'être d'accord avec toi, même si je ne partage pas ta lecture marxiste de la société.. tu sais pourquoi , nous avons largement assez débattu sur le sujet country toi et moi...
tout petit rappel tout de même
- Pour le rapport au passé :parce que je ne crois pas que l'économie et la propriété des moyens de production soit l'unique grille de lecture des rapports sociaux et de leur évolution
- et pour notre préparation du futur : parce le marxisme, comme le capitalisme mettent le productivisme au centre de leur dynamique....et que toute société faisait de la production et donc de la croissance son moteur est par définition mortifère

Par contre je te rejoins sur la prétendue "fin des idéologies"..

Jean-Marc : allez quoi, un petit effort ! le papier de Mister mérite mieux qu'une pirouette

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Message le Mer 19 Jan 2011 - 16:16 par Invité

Cyril, juste un rapide rebond sur ton "le Socialisme est plus que jamais une source pour comprendre et combattre le Capitalisme"

Rebond : et cela saute aux yeux de plus en plus... :))

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Message le Mer 19 Jan 2011 - 16:11 par Mister Cyril

Le groupe socialiste du Parlement européen, présidé par Martin Schulz, a joint ses voix au groupe conservateur du PPE pour bloquer toute résolution sur la révolution tunisienne et sur la suppression de la liberté de la presse en Hongrie à la consternation des Verts, de la GUE (gauche non socialiste) et des… libéraux et démocrates. Ces deux groupes ayant la majorité à eux deux, l’Europarlement restera donc muet, lui qui est si prompt à condamner la moindre atteinte aux droits de l’homme à condition qu’elle ait lieu à l’extérieur de la zone d’influence de l’Union…

Les arguments des socialistes pour se justifier sont pour le moins curieux. Dans le cas tunisien, il s’agit d’attendre que « la situation se stabilise »… On se demande quand ils jugeront qu’il conviendra de soutenir le mouvement démocratique alors que, comme l’a dit Daniel Cohn-Bendit, le coprésident du groupe Vert, « si le dictateur est tombé, la dictature est toujours en place ». Combien de temps a-t-il fallu pour que le Parlement européen salue la chute du communisme ? Combien de temps lui faudrait-il pour se prononcer si la dictature communiste de Biélorussie était renversée ? Le fait que le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) du président déchu Zine El Abidine Ben Ali soit membre de l’Internationale socialiste est peut-être un début d’explication. Ce n’est qu’aujourd’hui (je dis bien aujourd’hui) qu’il a été exclu…

Sur la Hongrie, le groupe S&D (Alliance progressiste des socialistes européens) est encore plus vaseux si cela est possible : il veut attendre que la Commission européenne dise en quoi la loi sur les médias adoptée par le parlement hongrois est contraire au droit européen, comme si cela n’était pas évident.

Démocratie, liberté de la presse : les socialistes européens ne semblent vraiment plus savoir ce que sont les valeurs européennes qui fondent l’Union et doivent être défendues tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Après cela, étonnez-vous que la gauche soit en perte de vitesse dans l’Union. Au moins la droite est-elle conséquente en condamnant Cuba et en soutenant la Tunisie de Ben Ali…

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Message le Mer 19 Jan 2011 - 16:06 par Mister Cyril

Le texte je l'ai trouvé hier dans le Monde et c'était juste pour relancer la roue...je suis joueur...
bien entendu je ne partage pas ton opinion sur la fin du Socialisme qui (comme le Capitalisme d'ailleurs) a été souvent décrêtée mais jamais prouvée. Ca me rappelle quand je militais à ATTAC sur l'altermondialisme qui a fait long feu ou sur les "nouveaux militants" types jeudi noir, sauvons les riches qui en dehors de faire le buzz -comme ils disent-n'ont pas encore atteint une efficience leur permettant de juger et d'enterrer les vieilles doctrines et vieux militants!!!

Je ne suis pas un théoricien du Marxisme mais quel que soit les doctrines dites alternatives, elles ne pourront pas faire impasse sur des notions aussi basiques que la socialisation des moyens de production ou la nationalisation du secteur banquaire...en tout cas décrêter la fin d'une idéologie c'est plutôt bête, simpliste et orientée (de Fujyama, Furet, BHL...UMPS). Alors l'émergence de queque chose de nouveau why not, le messie?

Surtout "écologie et participation seront au coeur de l'idéologie ", c'est un peu court jeune homme, même si j'ai suivi récemment pas mal de débats sur l'Ecologie, le développement durable,la décroissance...on a un canevas de bonnes intentions mais toujours pas une idéologie structurante et structurée ( dans les archives il y a un vieux débat sur Arendt, idéologie quequec'est entre Bru et Country de haut niveau!)...quant à la participation (je te ferai gràce de la vision ségolèneuneu de la chose), là aussi on a pas les mêmes idées et pratiques de l'organisation sociale et politique...bref du passé faisons table rase, je n'y ai jamais cru et le Socialisme est plus que jamais une source pour comprendre et combattre le Capitalisme...après un jour lointain les 2 qui sont concomitants et indissociables disparaitront face à un monde uni et aimant....

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Message le Mer 19 Jan 2011 - 12:14 par brusyl

vi sachant ton attachement à ces put... d'enc... de socedém... cela m'étonnait que tu aies posté ce texte...

Petite info sur Daniel Cohen qui pourtant dit la seule phrase vraiment intelligente de ce texte : il est professeur d'université et "président du conseil d'orientation scientifique de la Fondation Jean-Jaurès (membre du conseil de surveillance du Monde)" comme l'énonce le texte mais aussi conseiller -"senior adviser" sur sa carte de visite, pardon, en anglais c'est tellement plus chic !-de la banque Lazard... ce que le texte ne dit pas...

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Message le Mer 19 Jan 2011 - 9:28 par Invité

Ca vient d'où ce texte Cyril?

Ce que j'en retiens d'intéressant ce sont les propos de Massimo d'Alema :
"Le socialisme démocratique est un phénomène européen qui n'a pratiquement pas dépassé les frontières de l'Europe, a-t-il constaté. Il est aussi l'expression politique d'un continent qui perd de son poids et de sa centralité." Et l'ancien chef du gouvernement italien d'enterrer le mot "socialisme", constatant son caractère "inutilisable" aux Etats-Unis comme dans les pays émergents. "Aucune force de transformation sociale, a-t-il souligné, ne se réclame du socialisme dans ces pays..."
Peut être car cela rejoint mon hypothèse que le socialisme est finissant, en tant qu'idéologie et force politique, y compris dans ses expressions les plus à gauche.
La disparition du Pc ansi que le non décollage de Mélenchon semblent l'attester.
Je crois effectivement que écologie et participation seront au coeur de l'idéologie qui le remplacera en Europe au minimum, considérant les cas Sud américains de socialisme populaire comme non transposables ici.

Par contre, je ne suis pas convaincu par
"un projet alternatif fort au niveau continental" et de "constituer une coalition des forces de gauche, des écologistes et des démocrates du centre".
Mon hypothèse est que le projet alternatif ne passera pas une coalition de ces forces déja existantes, mais par l'émergence de ''quelque chose'' qui débordera les partis cités pour en absorber les sympathisants dans un projet qui englobera une partie des abstentionnistes par sa nouveauté attractive et la nature non politicienne inédite des porteurs de ce projet.


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Message le Mar 18 Jan 2011 - 23:52 par Mister Cyril

"Si la recréer c'est comme le dit un passage de ton texte : "

Dis donc ma Bru j'espère (mais j'interprète peut être mal) que tu ne me fais pas l'injure une demi-seconde de croire que j'ai d'avoir mis ce texte par conviction...la social-démocratie est une pute qui peut crever le cul à l'air...c'est plus clair comme ça?
Et effectivement la touche écolo comme caution démocratique et morale est un peu grosse...

Bizz ma belle!

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Message le Mar 18 Jan 2011 - 23:38 par brusyl

trou noir ou néant ? je penche pour la deuxième option, tout ce qui faisait l'idéologie de la social-démocratie authentique a disparu dans les tourbillons du néo-libéralisme...
Si la recréer c'est comme le dit un passage de ton texte :
" construire une société de production soutenable, et donc écologique. Face à la précarité, qui veut dire privation de liberté, il faut renforcer l'autonomie des individus et les droits des citoyens et approfondir la démocratie en lui adjoignant des éléments participatifs"

Là je me tire en courant et en hurlant... c'est un joli mélange de la propagande socialiste de ces trente dernières années, ce discours droitdel'hommiste visant à nous faire croire qu'ils n'avaient pas perdu leur âme en se ralliant au neo-libéralisme et d'un discours vaguement écolo à la Nicolas Hulot (production soutenable : beeeerrrkkk !).
Quant aux "éléments participatifs" ils ne sont que les parements de discours d'une pseudo démocratie,qui ne restera que de la poudre aux yeux (faire croire au citoyen qu'il est intervenu dans la prise de décision, alors que celle reste strictement dans les mains des élus) tant que l'on n'aura pas refondé le fonctionnement même de notre système politique.

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