Vertus de l'antisarkozysme, vices du présidentialisme

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06042011

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Vertus de l'antisarkozysme, vices du présidentialisme




15 Mars 2011 Par Edwy Plenel

Depuis 2007, nous savons de quoi la France est malade : du présidentialisme qui est au régime présidentiel ce que l'intégrisme est aux religions. Ce n'est pas le fait qu'il y ait une Présidence de la République, c'est que la République soit aux mains du Président. Déjà partenaires de Mediapart pour deux précédents livres (N'oubliez pas! et L'Affaire Bettencourt), les éditions Don Quichotte publient, cette semaine, Le Président de trop. A travers une analyse du sarkozysme, cet ouvrage (510 p., 19,90 €) propose une critique du présidentialisme français, soulignant les enjeux démocratiques et sociaux de l'élection présidentielle de 2012, loin des batailles narcissiques ou boutiquières.



Dans l'un des détours des Essais, Montaigne évoque une mystérieuse peuplade qui, pour ne pas savoir prononcer un seul mot qui est « non », est tombée en définitive servitude. Façon ironique d'introduire un discret hommage au traité de son ami Etienne de la Boétie, De la servitude volontaire, insurrection de la liberté contre la soumission (1). On lui ajoutera plus tard un sous-titre inventif, fort moderne : Contr'Un. Contre le Grand Un et le Grand Même qui font les pouvoirs délirants et les peuples souffrants. Depuis Alfred Jarry et son Père Ubu, nous savons que leurs tragédies sont des farces, des catastrophes menées par des pitres.

Cette histoire ancienne est notre actualité. Depuis 2007, notre Grand Un se nomme Nicolas Sarkozy et son Grand Même serait notre identité nationale. Pendant qu'il faisait le pitre en se prenant au sérieux, la souffrance et l'insécurité sociales s'étendaient avec des ricanements de faucheuse, nos oligarques du pouvoir et de l'avoir se gavaient en conjurant leur peur intime de l'avenir, tandis que notre pays devenait comme absent au monde, rendu pitoyable ou misérable par le ridicule de ses dirigeants, leur irresponsabilité et leur inculture.

A mesure que s'approche l'échéance présidentielle de 2012, le tableau est de moins en moins discuté, tant les importants du moment – mais, hélas, depuis si longtemps, trop longtemps – semblent perdre prise sur les événements et vivre enfermés dans une bulle, hors des réalités et des urgences. Le conflit d'intérêts leur tient lieu d'intérêt général et l'inconscience privée de conscience publique. De fait divers en crise internationale, la démonstration devient impitoyable. A l'été 2010, l'affaire Bettencourt les avait dévoilés en association délictueuse, au carrefour de l'argent et de la politique, d'une politique soumise à l'argent. En ce début de l'année 2011, c'est le soudain réveil démocratique des peuples arabes qui sonne tout ce petit monde à la manière d'un boomerang, mettant à bas ses certitudes aveugles, mettant à nu ses complaisances indignes, mettant au jour ses compromissions coupables.

« Dégage ! », ce pacifique slogan tunisien devenu mordante injonction égyptienne est une victoire inattendue de la francophonie, le Gavroche arabe réveillant la langue que l'Académie française endort. Cette revanche de la rue sur les palais, de la gouaille sur l'ennui, du bonheur sur le malheur, voire même de la beauté sur la laideur est une invite au sursaut pour notre propre peuple. Car c'est à lui qu'il revient de relever le défi du désastre français que fut cette présidence, aboutissement d'un long et lent renoncement démocratique dont elle hérita avec voracité et qu'elle prolongea en l'aggravant.

Oui, à lui, le peuple, dans cette invention improbable qui fait ces refondations qu'on nomme révolution, ce mot qu'a terni un siècle de feu et de sang, le XXe, alors qu'il avait été, au XIXe, synonyme de pain et de paix, de justice et de liberté. A lui parce qu'il est temps d'accomplir la promesse d'une République démocratique et sociale, inscrite au fronton de notre Constitution depuis 1946 après un siècle de luttes pour en faire advenir le principe, mais démentie dans les faits, inachevée depuis l'origine et désormais minée par la contre-réforme d'un pouvoir soumis aux intérêts d'une minorité de privilégiés.

Le peuple, donc, parce que s'il ne s'en mêle pas, s'il ne s'en charge pas lui-même, s'il ne se rassemble pas pour dire son bon droit, la routine, l'habitude et la lassitude auront raison de ses attentes. A trop déléguer son pouvoir, le peuple finit par le perdre, dans le maquis des petits calculs et des grands renoncements. La leçon infligée depuis mai 2007 ne fut-elle pas, également, le spectacle désolant des hésitations et précautions, frilosités et accommodements de nombre de ceux qui prétendent parler en son nom, au nom de ce peuple théoriquement souverain ?

A mesure que se défait la gloriole de cette présidence, les protagonistes de ce moment de désarroi aimeraient faire oublier combien fut copieuse la liste de ces volontaires en servitude qui se sont empressés de dire oui au Grand Un présidentiel, alors même qu'ils se prétendaient figures de la gauche socialiste, de la liberté académique ou de l'indépendance médiatique. Aussi dérisoire soit-elle, cette petite cohorte aura eu l'importance de sa traîtrise, reniement de ses engagements, convictions ou professions : un symbole de la corruption de l'esprit public avec ce zèle joyeux des convertis, acharnés à perdre leur passé en même temps qu'eux-mêmes.

Du journalisme comme chien de garde

Sur cette voie, aussi incertaine que nécessaire, d'un sursaut populaire et d'une renaissance démocratique, ce livre voudrait aider au cheminement collectif. A ses discussions et réflexions, créations et inventions. Rassemblant en un seul volume, les textes, articles et chroniques que j'ai consacrés à cette présidence, à son avènement puis à son gouvernement, il témoigne d'un entêtement et d'une cohérence. Entêtement à ne pas se laisser séduire par ce miroir aux alouettes d'un pouvoir réduit à la personne qui l'incarne. Cohérence d'une critique informée et argumentée de ce présidentialisme dont les séductions perverses sont autant d'abandons professionnels.

Car ce « non » qui nous a animé ne fut pas ponctuel ou éphémère, mais d'instinct autant que de conviction. Un non qui allait au-delà du désaccord. Un non de principe. Un non de survie. Cet ouvrage explique pourquoi. Livre de journaliste, il témoigne de cette alerte que fut, bien avant l'élection de 2007, la sourde normalisation des rédactions impulsée par le clan du futur président, au croisement des mondes médiatique et économique. C'est donc en connaissance de cause que, témoins des indépendances éditoriales malmenées et acteurs de batailles perdues dans la presse quotidienne (au Monde, puis à Libération), nous créâmes à quelques-uns Mediapart (2).

Pour résister. Pour leur échapper en les mettant à distance. Pour inventer avec la liberté des francs-tireurs. Issu de cette aventure de presse, d'indépendance aux pouvoirs, de résistance à l'air du temps et d'invention d'un possible professionnel, ce livre est donc d'abord redevable à toutes celles et tous ceux qui l'ont accompagnée. Depuis sa création, le 16 mars 2008, Mediapart fut un point de ralliement, lanceur d'alertes et carrefour des oppositions. Dans le respect scrupuleux des règles du métier, son équipe n'a eu de cesse d'être au rendez-vous de cette exigence journalistique qui allie devoir professionnel et mission démocratique : être un « chien de garde » de la démocratie, comme l'énonce le célèbre « Arrêt Goodwin » de la Cour européenne des droits de l'homme du 27 mars 1996 (3).

Le chien de garde aboie, le marchand de journaux crie. Les alarmes du premier sont les nouvelles du second. A l'heure de l'information surabondante, le journaliste est plus que jamais sommé d'être au rendez-vous de son métier : l'événement non plus comme répétition, mais comme création. L'événement comme surprise, étonnement, révélation, compréhension. A l'opposé des flux répétitifs, moutonniers, suivistes et conformistes. Depuis trois ans, par l'enquête, le reportage ou l'analyse, Mediapart s'est efforcé d'être au rendez-vous de cette exigence.

Ancienne gravure traduite dans un graphisme numérique, le logo qui exprima naturellement cette ambition d'une presse sans papier – ni frontière, d'ailleurs – fut un crieur de journaux. Image d'une tradition sauvée dans la modernité, ce petit bonhomme était une madeleine proustienne : hommage à une autre aventure d'indépendance et de liberté qui a profondément marqué notre génération, celle de la maison d'édition créée à l'enseigne de son propre nom par François Maspero et dont un crieur de presse fut d'emblée l'enseigne (4). C'était en 1958, en pleine Guerre d'Algérie, dans un moment de grave crise politique qui vit la fin d'une République et la renaissance de ce césarisme français qui, hélas, nous occupe encore.

Libraire, Maspero se fit éditeur selon une morale dreyfusarde qui exigeait d'énoncer les vérités dérangeantes et dissonantes. Sa première collection, qui plaçait ces éditions sous le signe de l'insoumission et de l'indocilité, se nommait « Cahiers libres », en explicite filiation des « Cahiers de la Quinzaine » créées par Charles Péguy, ce dreyfusard aussi inclassable qu'incontrôlable. Péguy qui, dans l'article manifeste du premier numéro desdits Cahiers, en 1900, se propose de « dire bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste ».

Au risque de paraître ennuyeux ou tristes, nous nous sommes essayés à dire les vérités, toutes les vérités de fait, sans lesquelles il n'y a pas de débat d'opinion véritable et élevé, fussent-elles bêtes, tristes, ennuyeuses, embêtantes, dérangeantes. Ce sont elles que ce livre commente et prolonge, au rythme des événements et de leur révélations. Symbole d'intégrité, de droiture et de rigueur, François Maspero, en lançant ses « Cahiers libres », avait ajouté cette autre citation de Péguy l'ombrageux : « Ces “Cahiers” auront contre eux les salauds de tous les partis ». Notre surprise, au contraire, fut de nous découvrir bien des amis, venus de partout ou sans étiquette, qui communiaient dans la même exigence de vérité et le même désir d'élévation.

Vertus de l'antisarkozysme

« Nous pensions alors qu'un pays vaut souvent ce que vaut sa presse. Et s'il est vrai que les journaux sont la voix d'une nation, nous étions décidés, à notre place et pour notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage. » Ecrivant ces phrases le 31 août 1944, aux premiers jours de Combat, quotidien national issu de la Résistance, Albert Camus entendait restaurer « cette responsabilité du journaliste devant le public » (5). « Qu'est-ce qu'un journaliste ? » demandait-il dans l'éditorial suivant, du 1er septembre 1944, où il expliquait pourquoi « toute réforme morale de la presse serait vaine si elle ne s'accompagnait pas de mesures propres à garantir aux journaux une indépendance réelle vis-à-vis du capital ». Et de donner cette réponse qui n'est simple qu'en apparence : « C'est un homme qui d'abord est censé avoir des idées ».

Parfois qualifié sans jugement de primaire, façon de le congédier après avoir rendu les armes face à son entêtement, notre antisarkozysme dérange tous ceux qui voudraient en récolter les fruits sans avoir pris soin de ses arbres. L'antisarkozysme, disent-ils, ne ferait ni une politique ni un programme. A première vue, comment leur donner tort ? En apparence, la critique, qui juge et commente, ne crée ni n'agit. Mais, pour en revenir à Camus, elle donne des idées. Et celles-là sont précieuses pour créer, agir et faire, demain.

Un « journalisme critique » qui serait « un journalisme d'idées », plaide encore Camus dans un autre éditorial de Combat, du 8 septembre 1944. Combat professionnel, la critique du sarkozysme n'est donc pas une impasse vaine : elle nourrit les idées d'une alternative véritable, soit le contraire de ces alternances où droite et gauche ont fini par cohabiter au point non seulement de perdre leurs repères mais, surtout, de perdre le peuple. De ce point de vue, cette présidence, comme toute épreuve, fut un bienfait : elle nous a révélé à nous-mêmes.

Au spectacle, ici largement reconstitué, des excès de ce pouvoir, entre privatisation de la République et publicisation de la personne présidentielle, appropriation privative du bien commun et couronnement public d'une personne privée, il fallut bien s'interroger. Rencontre d'institutions dangereuses et d'un individu excessif, l'élection de 2007 obligeait à envisager d'autres accidents, d'autres dérives, d'autres abîmes. Nous ne subissions pas seulement la politique d'un clan et les abus d'un personnage, nous subissions aussi l'excessif pouvoir que leur donne la place qu'ils avaient conquise et dont leurs prédécesseurs, plus modérantistes sans doute, avaient largement profité.

Moment d'abaissement et d'égarement, le sarkozysme nous montre ainsi ce dont nous sommes responsables, nous, les citoyens de ce pays-ci. Ce dont nous nous sommes trop longtemps accommodés. Ce que nous avons trop longtemps toléré. Ce à quoi nous nous sommes trop longtemps habitué. Cette réalité-là s'appelle le présidentialisme. Et ce livre en montre la décrépitude avancée sous un Président de trop : un Président dont les mensonges disent la vérité du présidentialisme français.

Vices du présidentialisme

Le présidentialisme est au régime présidentiel ce que l'intégrisme est aux religions, ce que l'absolutisme est aux monarchies, ce que le sectarisme est aux convictions. Ce n'est pas le fait qu'il y ait une Présidence de la République, c'est que la République soit aux mains du Président. Legs du bonapartisme français, ce césarisme qui laïcisa la monarchie de droit divin sur les décombres d'une révolution démocratique trahie et inachevée, notre présidentialisme est un régime d'exception devenue la norme. Une norme, qui plus est, dont l'excès n'a cessé de s'étendre depuis que, dans les années 1980, François Mitterrand a transformé la Présidence en fortin de résistance aux déroutes électorales.

On le sait, les tragédies qui font l'histoire se répètent en farces. Ce n'est pas un progrès, loin s'en faut, tant le tragique peut élever des conditions qui, autrement, se vautreraient dans le comique. Notre système en est la preuve. Né d'une guerre civile, cette décolonisation aussi tardive que tragique devenue traumatisme d'une nation qui se vivait en empire, ce présidentialisme a fini par symboliser une politique guerrière. Une politique entendue comme une bataille incessante, avec alliés et ennemis, ralliés et vaincus, affidés et corrompus, traîtres et soumis. En somme, une politique primitive, violente ou sournoise, sans franchise ni transparence, manœuvrière et intéressée, où, sauf exception rare, les idéaux finissent pas se dissoudre en carrières.

La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l'onction, pas la conviction. L'apparence, pas l'essence. Les mots, pas la culture. Condition d'une république sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous vivons au royaume institutionnel des déséquilibres, des soumissions et des unicités, des brutalités et des autoritarismes. Loin d'être minoritaire, ce point de vue est largement partagé au sein même d'une classe politique qui en souffre autant qu'elle en profite. Mais, le plus souvent, c'est un point de vue de circonstance : d'opposants ruminant leurs défaites et qui s'empresseront de l'oublier à l'approche d'éventuelles victoires électorales, leur promettant ou leur assurant postes et places.

A chaque revers des oppositions du moment, qu'elles fussent de droite sous la longue présidence de François Mitterrand (1981-1995) ou qu'elles soient de gauche depuis le triple échec socialiste aux présidentielles de 1995, 2002 et 2007, le même constat est dressé, sans appel : prérogatives étendues à l'excès d'un Président irresponsable et intouchable, absence de contre-pouvoirs réellement indépendants et vraiment consistants, pouvoir législatif à la merci de l'agenda du pouvoir exécutif, représentation parlementaire soumise aux disciplines des majorités présidentielles, pouvoir judiciaire ravalé au rang d'autorité contrainte dans ses velléités d'indépendance, système médiatique coincé entre l'oligarchie financière et la servitude étatique, etc.

Hélas, à la manière de chevaux sentant le retour à l'étable, courbant l'échine et changeant d'allure, les porte-voix de ces critiques lucides se font, pour la plupart, une raison à l'approche de l'échéance présidentielle. Prétendant à la succession en 2012, le Parti socialiste en a donné une caricaturale illustration, début 2011, en décidant, sans grande concertation ni consultation militante, de trouver de grandes qualités à la Ve République, tout au plus dépréciée par quelques défauts (6). Après bien des introspections et des autocritiques, cette gauche née de l'aventure mitterrandienne plutôt que de l'exigence mendésiste en revient toujours à son point de départ, la fin justifiant le moyen : occuper la place plutôt que la transformer, s'approprier cette présidence plutôt que la réfuter.

Ils ont beau avoir appris, à leurs dépens, que la clé de voute du système est la clé de sa corruption, ils préfèrent le conquérir en l'état en se disant qu'il sera bien temps de le réformer. La tentation est trop forte : depuis un demi-siècle qu'existe ce système organiquement déséquilibré, tous les Présidents qui se sont succédés n'ont cessé d'envahir tous les autres pouvoirs, de les asservir ou de les conquérir, de les réduire ou de les annexer. Un tel pouvoir, si peu limité et partagé, est un pousse-au-crime. Mais ceux qui y cèdent se font complices d'une République discréditée et désaffectée, tant, aux yeux de ses citoyens, elle est devenue principauté de l'irresponsabilité, de l'entre soi et de l'entregent. Surtout, ils se font présomptueux, oubliant que ces institutions sont plus fortes qu'eux puisqu'ils se sont privés, par leur pusillanimité et leurs renoncements, du seul levier disponible : la force du peuple. D'un peuple constituant, mis en branle et au travail pour réinventer son bien commun, la démocratie.

Aurons-nous, enfin, le courage qu'ils n'ont pas ou plus ? Car, après tout, de cette situation qui s'éternise et nous épuise, nous sommes les premiers comptables. Nous avons laissé faire et nous laissons encore faire, spectateurs complaisants du ballet des présidentiables. « La première raison de la servitude volontaire, écrivait La Boétie, c'est l'habitude ». Cette habitude qui nous fait supporter le pouvoir d'un seul comme s'il était notre tout. Qui nous fait le juger grand parce que nous restons à genoux. « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres, poursuivait l'ami de Montaigne. Je ne veux pas que vous le heurtiez, ni que vous l'ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse dont on dérobe la base, tomber de son propre poids et se briser. »

Puisse ce livre y aider


http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/150311/vertus-de-lantisarkozysme-vices-du-presidentialisme
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brusyl
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Vertus de l'antisarkozysme, vices du présidentialisme :: Commentaires

Message le Ven 22 Avr 2011 - 16:08 par Invité

Crénom, toujours rien.
Elève Archambault, vraiment, je ne vous félicite pas...
Bises à tous.
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"La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l'onction, pas la conviction. L'apparence, pas l'essence. Les mots, pas la culture. Condition d'une république sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous vivons au royaume institutionnel des déséquilibres, des soumissions et des unicités, des brutalités et des autoritarismes."

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Message le Mar 19 Avr 2011 - 11:00 par Invité

Dingue ça, je passe relever les copies, et rien, rien de rien, pas un qui a quelque chose à dire sur cet extrait et qui ramène à l'ensemble du fonctionnement de la société française, république, démocratie, méritocratie, économie, éducation et pas mal de restes.
A ce niveau , ce n'est plus du cancrisme, mais carrément de l'irresponsabilité.
Bise à tous quand même, les branleurs ;)

"La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l'onction, pas la conviction. L'apparence, pas l'essence. Les mots, pas la culture. Condition d'une république sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous vivons au royaume institutionnel des déséquilibres, des soumissions et des unicités, des brutalités et des autoritarismes."

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Message le Sam 16 Avr 2011 - 17:33 par Invité

Dis Sylvie, vue la qualité des réponses aux 3 lignes de l'article qui ouvrent des perspectives de pensée vertigineuses, que penses tu de t'entourer d'autre chose que de minables fossiles genre gauchards anars névrosés limités?
Pour la France, quoi...?

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Message le Sam 16 Avr 2011 - 17:22 par country skinner

le défi intellectuel très riche
C'est d'une profondeur intellectuelle qui donne le vertige... Trop profond pour moi... on a les défis intellectuels que l'on peut - Jeune joue ! O paulo majora canamus

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Message le Sam 16 Avr 2011 - 17:12 par meteque

Marf, c'est toi la tapette! C'est un débat revu, corrigé, revisité, éconduit... oui en effet, faut évoluer, inventer, c'est tout!
Bisou quand même JM!

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Message le Sam 16 Avr 2011 - 15:43 par Invité

Bande de tapettes, pas un pour relever le défi intellectuel très riche que représente ce simple extrait de 3 lignes.
Pffff.
Bisous quand même!

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Message le Jeu 14 Avr 2011 - 11:12 par Invité

Je fais remonter cet extrait de l'article car il y a là une grande partie des ingrédients fondateurs et de la maladie et de la médecine. De quoi écrire un livre...
Et je conserve le Ps grossier, mais non vulgaire, car il contribue aussi à montrer et la maladie et la médecine.
Bonne réflexion.
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Tiens chère Sylvie, puisque tu as aimé l'article dont est tiré cet extrait, que je considère comme le plus intéressant à méditer car dépassant la facile focalisation sur le présidentialisme,
je te propose de le réfléchir en rapport à la culture et l'organisation typiquement françaises qui sont devenues poison et archaïsme nuisibles au corps social dans son ensemble.

"La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l'onction, pas la conviction. L'apparence, pas l'essence. Les mots, pas la culture. Condition d'une république sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous vivons au royaume institutionnel des déséquilibres, des soumissions et des unicités, des brutalités et des autoritarismes."

PS. Et pour conserver mon rôle de barbare au royaume des ampoulés séniles et stériles, j'encule les républicains à deux balles qui ânonnent, Régis Debray y compris, et je respecte ceux qui osent regarder les faits, réfléchir et penser "évolution" :)

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Message le Lun 11 Avr 2011 - 15:07 par Invité

Tiens chère Sylvie, puisque tu as aimé l'article dont est tiré cet extrait, que je considère comme le plus intéressant à méditer car dépassant la facile focalisation sur le présidentialisme,
je te propose de le réfléchir en rapport à la culture et l'organisation typiquement françaises qui sont devenues poison et archaïsme nuisibles au corps social dans son ensemble.

"La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l'onction, pas la conviction. L'apparence, pas l'essence. Les mots, pas la culture. Condition d'une république sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous vivons au royaume institutionnel des déséquilibres, des soumissions et des unicités, des brutalités et des autoritarismes."

PS. Et pour conserver mon rôle de barbare au royaume des ampoulés séniles et stériles, j'encule les républicains à deux balles qui ânonnent, Régis Debray y compris, et je respecte ceux qui osent regarder les faits, réfléchir et penser "évolution" :)

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Message le Lun 11 Avr 2011 - 13:10 par brusyl

Tiens donc...un bon petit article qui je le crois viens confirme (un peu... meuh non je ne prends pas la grosse tête !) ce que je disais sur la nécessité d'une réactualisation de la théorie critique

Comment les intellectuels critiques d’aujourd’hui pensent-ils la révolution ? Entretien avec Razmig Keucheyan, docteur en sociologie et auteur de Hémisphère gauche. Une cartographie des nouvelles pensées critiques
.


Les théories critiques nous aident-elles aujourd’hui à penser les termes de la révolution au XXIe siècle ?

Razmig Keucheyan : Elles commencent timidement… Mon hypothèse, assez évidente, c’est que nous ne sommes pas encore sortis de la gueule de bois du XXe siècle, du « désastre obscur », comme dit Alain Badiou, du socialisme réellement existant. Les cadres de pensée du XXe siècle ont été remis en cause. Nous sommes clairement dans une période de transition. Nous n’avons pas encore reconstitué une ou des théories, une ou des stratégies, pluralistes, qui pourraient en découler. Mais un travail a déjà commencé. Une série de penseurs nous aident à analyser la situation, à nous projeter dans l’avenir et à penser les modalités de la transformation sociale. Contrairement à une idée reçue, le marxisme a toujours été hétérogène, fait de débats et de désaccords. Aujourd’hui, la diversité est également de mise. On peut distinguer plusieurs courants qui proposent des perspectives stratégiques différentes : les adeptes de la « multitude » autour d’Antonio Negri, qui pensent que celle-ci a supplanté la classe ouvrière comme sujet de l’émancipation ; les néo-gramsciens, qui considèrent la bataille culturelle comme essentielle ; les marxistes plus classiques, autour d’intellectuels comme Daniel Bensaïd ; les néo-libertaires avec par exemple Jacques Rancière et son « axiomatique de l’égalité des intelligences »… Etienne Balibar propose une analyse stimulante sur le rendez-vous manqué entre Lénine et Gandhi, deux grands stratèges révolutionnaires du XXe siècle qui ont mêlé les questions sociale et coloniale. La différence, c’est que dans un cas, la violence est considérée comme légitime : Lénine propose de transformer la guerre en guerre civile révolutionnaire et de retourner la violence du système contre lui-même. Chez Gandhi, la violence est tenue pour illégitime car quiconque l’utilise est changé par elle. Etienne Balibar estime que les marxistes ont sous-estimé cet argument : la violence a toujours un coût…

En revanche, des figures comme Slavoj Zizek ou Alain Badiou assument ce coût et revendiquent l’usage de la violence…

Razmig Keucheyan : La position de Badiou est ambiguë. D’un côté, il suggère d’inventer des formes d’organisation politique non militaires, contrairement à celles des XIXe et XXe siècles dont le grand modèle était les armées modernes et les militants souvent comparés à des soldats. Mais Badiou considère aussi que les violences sont inhérentes au système et que, par conséquent, accuser les mouvements d’émancipation de faire usage de la violence revient à se tromper de cible. Chez Zizek, il y a l’idée de « bonne terreur ». C’est un argument léniniste classique : une révolution non violente est difficilement concevable parce qu’est difficilement concevable le fait que les maîtres du monde se laissent déposséder sans livrer bataille…

Dans votre livre Hémisphère gauche, vous expliquez que rares sont les intellectuels critiques contemporains qui ont une pensée stratégique affinée, opérationnelle… Il y a comme une panne. D’où vient-elle ?

Razmig Keucheyan : La pensée devient stratégique quand la question du pouvoir, de la prise de pouvoir et de son exercice se pose concrètement. On en est loin aujourd’hui, puisque les mouvements sociaux sont encore largement dans une phase de recul. Qui plus est, pour penser en stratèges, il faut avoir une idée un tant soit peu claire du point de départ – la société actuelle –, du point d’arrivée – la société socialiste ou communiste que nous souhaitons bâtir –, et des moyens de passer de l’un à l’autre. Or, nous commençons à peine à nous doter de ces divers éléments. Je suis par exemple frappé de constater qu’il y a finalement peu de débats dans les pensées et mouvements critiques sur la structure de classe des sociétés contemporaines, et sur le type de dynamiques politiques qu’elle permet. La question de la stratégie et celle de savoir avec quels acteurs on la met en oeuvre sont évidemment liées… La panne stratégique est également liée à la sociologie des penseurs critiques. Nombre d’entre eux sont aussi des universitaires. Il n’y a pas d’équivalent de Lénine ou Rosa Luxembourg aujourd’hui, qui combinent responsabilité politique de premier plan, et production théorique. A la professionnalisation des intellectuels répond une professionnalisation du champ politique : aujourd’hui, les deux sphères sont largement séparées. On constate une sorte de défiance réciproque alors que de nouvelles coopérations devraient être recherchées. Il faut poser à nouveaux frais aujourd’hui la condition d’une réconciliation de la théorie et de la pratique, dans des termes qui soient ceux du XXIe siècle…

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Message le Lun 11 Avr 2011 - 8:55 par Donald11

brusyl a écrit:tu ne t'immisces en rien dans une réponse puisque il n'y a pas de réponse...
Pas encore ...

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Message le Dim 10 Avr 2011 - 22:15 par brusyl

tu ne t'immisces en rien dans une réponse puisque il n'y a pas de réponse...
Ta remarque est tout à fait juste, et c'est pour cette raison qu'il faut réactualiser l'analyse de la presse dans notre pays, comme le fait Chomsky pour la presse américaine

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Message le Dim 10 Avr 2011 - 18:21 par Donald11

Mister Cyril a écrit:Je profite de cette rubrique pour m'excuser de mon absence ces derniers temps...petits problèmes persos...et là je vais dans ma campagne quelques jours pour recharger les piles.
Bru j'espère pouvoir te causer à mon retour, ainsi qu'au Canard, Mélody, country, métèque...
Bizz à tous!
Reviens nous en pleine forme ... Bonnes vacances mon Poussinet dans ta campagne ...

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Message le Dim 10 Avr 2011 - 18:19 par Donald11

melody vers a écrit:Chacun ses faiblesses, Duck, après tout nous sommes seulement humains. Eduquer la populace aux valeurs de la démocratie n'est pas aisée dans un pays où la sainte consommation est érigée au rang d'une religion quasi-obligatoire. Un exemple : mon fils au collège ne peut pas s'habiller comme il veut sinon il se fait traiter de bouffon par la majorité qui impose leur mode. Tu parles d'une démocratie ! A l'échelle des adultes ça se traduit par des votes le pen. Triste perspective...
Tu m'as surpris desagreablement avec ta "populace" ... Bon si ce n'etait qu'un coup de calcaire, c'est pas grave.
Nous sommes seulement des humains, mais nous ne sommes pas humains ... Et, pour cette raison, je ne suis pas fier de moi tous les jours. Tout ce que je peux dire, c'est que je fais tout ce que je peux pour m'ameliorer.
Si notre pays etait le seul ou la sainte consommation etait erigee au rang d'une pratique quasi-obligatoire, ce serait moindre mal. Hors, il m'est arrive de sortir des frontieres et de rencontrer, en europe, les memes reflexes et les memes pratiques un peu partout, sauf en Islande. Etonnant non ?
Pour ton fiston, apprend lui a dire non. C'est un beau cadeau que tu lui offriras la ! Meme si, a mon avis, ca n'a rien a voir avec la democratie. Mais bon ...
Et puis, faut pas etre si deprimee, chere Melody, car, tant qu'il y a une etincelle, il y a l'esperance d'un brasier ... Soyons donc cette etincelle ...
Bonne semaine ...

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Message le Dim 10 Avr 2011 - 17:49 par Donald11

brusyl a écrit:- les journaux dépendants tels que les définit Gramsci n'existent plus à part peut-être "l'humanité", "lutte ouvrière" et allez, à la rigueur, le Figaro.
Je ne veux pas m'immiscer dans la reponse de Ratounet, mais, si les journaux ne sont plus guere dependants tels que les definit Gramsci, comme tu le fais remarquer justement, ils dependent maintenant de "capitaines d'industrie" qui ne versent pas vraiment dans un pluralisme des ideaux exacerbe ...

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Message le Sam 9 Avr 2011 - 12:03 par Mister Cyril

J'avoue que les élections ne m'énervent plus vu que je n'associe plus démocratie et suffrage universel...alors what's else??? bein je ne suis ni Gramsci...ni Assange alors no se... juste que les institutions présidentielles mènent à une grosse impasse.

Je profite de cette rubrique pour m'excuser de mon absence ces derniers temps...petits problèmes persos...et là je vais dans ma campagne quelques jours pour recharger les piles.
Dernière mauvaise nouvelle depuis jeudi je ne peux plus accéder au forum du boulôt, nouveau filtre de la mairie; ce qui est bizzarre c'est que j'accède à tous les blogs politiques et même à un autre sur "forumactif" (forum sur le rugby)...

Bru j'espère pouvoir te causer à mon retour, ainsi qu'au Canard, Mélody, country, métèque...

Bizz à tous!

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Message le Ven 8 Avr 2011 - 19:15 par Invité

Donald11 a écrit:]Et supprimer les religions, non ? Parce que la, y'a de la populace a éduquer aux valeurs de la démocratie, non ? Tu ne crois pas ?
Ni dieu, ni maitre ! Seulement une maitresse ...
Ben oui, ma chere, j'ai un faible !
Chacun ses faiblesses, Duck, après tout nous sommes seulement humains. Eduquer la populace aux valeurs de la démocratie n'est pas aisée dans un pays où la sainte consommation est érigée au rang d'une religion quasi-obligatoire. Un exemple : mon fils au collège ne peut pas s'habiller comme il veut sinon il se fait traiter de bouffon par la majorité qui impose leur mode. Tu parles d'une démocratie ! A l'échelle des adultes ça se traduit par des votes le pen. Triste perspective...

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Message le Ven 8 Avr 2011 - 18:57 par Invité

brusyl a écrit:
Ton distinguo entre peuple et populace me fait peur ! tu plaisantais ou quoi ?
Bon disons que j'ai eu un coup de calcaire contre les imbéciles qui s'apprêtent à voter le pen après nous avoir imposé sarkozy et sa clique et que je ne le supporte plus,,, malheureusement l'espoir de délivrance s'amenuise, vu le programme qu'a pondu le PS les néolibéraux ont encore de beaux jours devant eux. Bah quoi on a plus le droit de s'énerver ?! Bien que ces pauvres gens qui votent avec leurs pieds ne soient que victimes de la propagande des medias appartenant à l'oligarchie, mais n'empêche, comment lutter ? Parfois je me dis qu'ils n'ont que ce qu'ils méritent et qu'après tout ils n'ont qu'à s'informer à d'autres sources que TF1.

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Message le Ven 8 Avr 2011 - 12:05 par brusyl

bonjour country...

????? : j'ai pas tout compris de ton texte gramscien...

-Le rôle de ces intellectuels indépendants consistera à élaborer, développer, enrichir et diffuser la vision du monde de cette classe
: c'est un postulat non prouvé. Démontre-moi par exemple en quoi le journal "Décroissance" et les intellectuels qui y écrivent défendent des intérêts de classe.
- les journaux dépendants tels que les définit Gramsci n'existent plus à part peut-être "l'humanité", "lutte ouvrière" et allez, à la rigueur, le Figaro.
- Que dire alors de Plenel qui vient d'un journal "indépendant" et, sans doute parce qu'il était trop indépendant fonde son propre site indépendant ?
- Cet article ne peut prendre en compte l'évolution de la pratique journalistique depuis la révolution internet (aïe, aïe Mister pas taper !)

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Message le Jeu 7 Avr 2011 - 19:28 par country skinner

A propos de la critique du gouvernement par des journalistes "indépendants", on relira utilement l'analyse de Gramsci:

Le rôle de ces intellectuels indépendants consistera à élaborer, développer, enrichir et diffuser la vision du monde de cette classe. On peut étudier cette fonction idéologique dans les journaux qui se disent indépendants et dans la « presse d'information » à prétentions a-politiques. Il faut distinguer ces journaux « indépendants » de ceux qui sont reliés à un parti spécifique. Ceux-ci sont davantage liés à la politique immédiate et aux intérêts de leur propre organisation politique : dans des buts électoraux, ils insisteront sur ce qui les distingue et polémiqueront souvent âprement entre eux, bien qu'ils soient reliés à la même classe sociale. Les premiers, au contraire, indépendants des intérêts particuliers des différents partis politiques, seront plus sensibles aux intérêts fondamentaux de la classe sociale et accorderont une plus grande importance à la politique à long terme. Ainsi, lorsqu'une classe sociale est représentée par divers partis, les journaux « indépendants » seront paradoxalement plus organiquement reliés à la classe sociale que les journaux partisans.

(Notes sur Machiavel, la politique et l'état moderne)

Dernière édition par country skinner le Sam 9 Avr 2011 - 7:38, édité 2 fois

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Message le Jeu 7 Avr 2011 - 17:36 par Donald11

brusyl a écrit:Bonjour Duck
Fectivement, si tous les journalistes sont par définition des vendus ou des lâches, il y a peu d'espoir d'espérer leur coopération à la construction d'une nouvelle société, plus juste, moins inégalitaire, plus fraternelle et digne...
Je me suis sans doute mal exprime. Je faisais reference aux politiques plus qu'aux journalistes ... Plenel ? Oui bon, mais encore ... Certainement pas le plus courageux ... Mediapart ? Je ne suis pas inscrit et ne paye pas, alors, je n'ai pas d'avis. Mais mediapart ne touche que des internautes ... Et je doute qu'il y ait 90% des connectes sur la toile abonnes a Mediapart ... Bon, Plenel et sa troupe ont leurs revenus assures a partir de cette annee, c'est deja ca de gagne !!!
Et a cote de Plenel, y'a toute cette armee de mange-merde ... dont je tairais les noms par prudence ... Et ceux-ci, c'est a la populace de Melody qu'ils servent la bonne sousoupe ...

Bises ma belle ....

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Message le Jeu 7 Avr 2011 - 12:05 par brusyl

et enfin ... bonjour mister !
J'avais posté cet article en pensant un peu plus à toi et au refus que tu as toujours manifesté de faire de sarkozy le support des critiques du régime actuel.

Je comprends bien tes raisons et je les partage (refus de la personnalisation extrême du pouvoir qui infantilise le débat politique et occulte la réalité sociale ; recherche d'une contestation systémique, etc..) mais pas de manière aussi rigide que toi car il me semble que sarkozy, le personnage et le milieu qui l'a porté au pouvoir sont des caricatures absolues de ces dérives démocratiques et des inégalités sociales et sont donc d'extraordinaires révélateurs .
C'est ce que dit Plenel. Cela m'intéresserait de savoir ce que tu en penses

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Message le Jeu 7 Avr 2011 - 11:55 par brusyl

Bonjour melody

Ton distingo entre peuple et populace me fait peur ! tu plaisantais ou quoi ?

Je crois que Plenel utilise ce mot de peuple en opposition avec l'oligarchie politique qui nous gouverne, le plus grand nombre des citoyens, en opposition aux classes supérieures dirigeantes.

Comparable je pense à la notion de prolétariat de Marx mais plus large car il englobe des catégories sociales ignorées par lui dans sa définition du prolétariat : les non actifs, les paysans, les artistes, les non salariés, les indépendants

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Message le Jeu 7 Avr 2011 - 11:36 par brusyl

Bonjour Duck

Fectivement, si tous les journalistes sont par définition des vendus ou des lâches, il y a peu d'espoir d'espérer leur coopération à la construction d'une nouvelle société, plus juste, moins inégalitaire, plus fraternelle et digne...


Et que faire sans espoir ? quand on a perdu toute confiance en l'homme ? quand on ne considère plus (ou ne déconsidère plus) que l'étiquette, la fonction sociale sans voir quel homme, quelle pensée, quels cheminements il y a derrière ?
Le cynisme n'a jamais été un moteur du changement, au contraire ce dernier fut toujours initié par des utopistes, des rêveurs, des idéalistes, des "naïfs" comme les qualifient toujours les "réalistes" défendant l'ordre existant, en un mot initié par des personnes qui avait foi en la personne humaine.

Dire que tous les journalistes sont des vendus, que tous les politiques sont des pourris, que tous les curés sont des pédérastes, que tous les électeurs du FN sont des cons etc etc... c'est le meilleur moyen de couper les liens, d'enlever toute confiance en l'autre, de se replier sur soi... pas la meilleure façon je crois de faire évoluer notre société

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Message le Jeu 7 Avr 2011 - 10:03 par Donald11

melody vers a écrit:Il faut distinguer à mon sens le peuple de citoyens de la populace.
Oups ! Tu fais le distingo comment ? Suis-je du peuple, moi, ou de la populace ?
C'est la populace abrutie par TF1, toute tournée vers la sainte con-sommation, qui a porté au pouvoir suprême Tsarko, et qui risque de récidiver avec le pen.
Oups ! Je trouve ce raccourci un peu court. Parait meme qu'il y a eu une floppee de vieux debris populacieux qu'on vote pour !!!
Le peuple, quant à lui est formé de tous ceux qui essaient de s'informer, d'agir, de lutter, par gestes ou en paroles pour que la démocratie advienne enfin.
Oups ! je glisse cote populace, moi, avec une telle definition !!!
Pour neutraliser la populace et sa croyance dans l'être providentiel, une seule issue : supprimer les présidentielles. Ainsi, on pourra se concentrer sur des vrais débats et enjeux de notre temps, plutôt que de discutailler à longueur de mass media sur le boeuf de DSK.
Et supprimer les religions, non ? Parce que la, y'a de la populace a eduquer aux valeurs de la democratie, non ? Tu ne crois pas ?

Ni dieu, ni maitre ! Seulement une maitresse ...
Ben oui, ma chere, j'ai un faible !

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Message le Mer 6 Avr 2011 - 14:37 par Invité

Donald11 a écrit:
Comment imaginer que ces accros du pouvoir n'ayant que ca pour survivre pourraient changer les choses et bousculer toutes les mauvaises habitudes, a commencer par leurs plus mauvaises habitudes ? Et aussi a tous leurs privileges ... Et aussi a toutes leurs prebendes, obliges qu'ils sont de becqueter dans les auges garnies des plus riches et de plus puissants qu'eux-memes ? Pour dire "non", il ne faut pas avoir d'ambitions personnelles et rien a perdre par ailleurs ... Ou bien un courage qu'ils n'ont pas.
Bien évidemment qu'il faut en finir avec le présidentialisme sans contre-pouvoirs, mais pour le remplacer par quoi ? Arnaud Montebourg et sa VIe République? Donald c'est bien le système politique actuel qui attire les accros du pouvoir, des élus engagés et avec des convictions il en existe mais c'est le système qui les pervertit. Peut-être que le tirage au sort finalement serait plus respectable de la démocratie et éviterait la course au pouvoir pour le pouvoir...
Le peuple ! Ils en parlent beaucoup sans savoir de quoi ils parlent. C'est quoi le peuple, ce mot qu'ils nous jettent a la gueule a tout bout de champ ? Suis-je du peuple ou n'en suis-je pas ? Il faut avoir une couleur de peau, une appartenance politique ou un seuil de revenus pour etre peuple ? Parce que eux, ces scribouillards pseudo-intellos, sont pas du peuple, eux ! Car, quelque part, etre du peuple, c'est caca, voire degradant ...
Il faut distinguer à mon sens le peuple de citoyens de la populace. C'est la populace abrutie par TF1, toute tournée vers la sainte con-sommation, qui a porté au pouvoir suprême Tsarko, et qui risque de récidiver avec le pen. Le peuple, quant à lui est formé de tous ceux qui essaient de s'informer, d'agir, de lutter, par gestes ou en paroles pour que la démocratie advienne enfin. Pour neutraliser la populace et sa croyance dans l'être providentiel, une seule issue : supprimer les présidentielles. Ainsi, on pourra se concentrer sur des vrais débats et enjeux de notre temps, plutôt que de discutailler à longueur de mass media sur le boeuf de DSK.

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