Vertus de l'antisarkozysme, vices du présidentialisme

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06042011

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Vertus de l'antisarkozysme, vices du présidentialisme




15 Mars 2011 Par Edwy Plenel

Depuis 2007, nous savons de quoi la France est malade : du présidentialisme qui est au régime présidentiel ce que l'intégrisme est aux religions. Ce n'est pas le fait qu'il y ait une Présidence de la République, c'est que la République soit aux mains du Président. Déjà partenaires de Mediapart pour deux précédents livres (N'oubliez pas! et L'Affaire Bettencourt), les éditions Don Quichotte publient, cette semaine, Le Président de trop. A travers une analyse du sarkozysme, cet ouvrage (510 p., 19,90 €) propose une critique du présidentialisme français, soulignant les enjeux démocratiques et sociaux de l'élection présidentielle de 2012, loin des batailles narcissiques ou boutiquières.



Dans l'un des détours des Essais, Montaigne évoque une mystérieuse peuplade qui, pour ne pas savoir prononcer un seul mot qui est « non », est tombée en définitive servitude. Façon ironique d'introduire un discret hommage au traité de son ami Etienne de la Boétie, De la servitude volontaire, insurrection de la liberté contre la soumission (1). On lui ajoutera plus tard un sous-titre inventif, fort moderne : Contr'Un. Contre le Grand Un et le Grand Même qui font les pouvoirs délirants et les peuples souffrants. Depuis Alfred Jarry et son Père Ubu, nous savons que leurs tragédies sont des farces, des catastrophes menées par des pitres.

Cette histoire ancienne est notre actualité. Depuis 2007, notre Grand Un se nomme Nicolas Sarkozy et son Grand Même serait notre identité nationale. Pendant qu'il faisait le pitre en se prenant au sérieux, la souffrance et l'insécurité sociales s'étendaient avec des ricanements de faucheuse, nos oligarques du pouvoir et de l'avoir se gavaient en conjurant leur peur intime de l'avenir, tandis que notre pays devenait comme absent au monde, rendu pitoyable ou misérable par le ridicule de ses dirigeants, leur irresponsabilité et leur inculture.

A mesure que s'approche l'échéance présidentielle de 2012, le tableau est de moins en moins discuté, tant les importants du moment – mais, hélas, depuis si longtemps, trop longtemps – semblent perdre prise sur les événements et vivre enfermés dans une bulle, hors des réalités et des urgences. Le conflit d'intérêts leur tient lieu d'intérêt général et l'inconscience privée de conscience publique. De fait divers en crise internationale, la démonstration devient impitoyable. A l'été 2010, l'affaire Bettencourt les avait dévoilés en association délictueuse, au carrefour de l'argent et de la politique, d'une politique soumise à l'argent. En ce début de l'année 2011, c'est le soudain réveil démocratique des peuples arabes qui sonne tout ce petit monde à la manière d'un boomerang, mettant à bas ses certitudes aveugles, mettant à nu ses complaisances indignes, mettant au jour ses compromissions coupables.

« Dégage ! », ce pacifique slogan tunisien devenu mordante injonction égyptienne est une victoire inattendue de la francophonie, le Gavroche arabe réveillant la langue que l'Académie française endort. Cette revanche de la rue sur les palais, de la gouaille sur l'ennui, du bonheur sur le malheur, voire même de la beauté sur la laideur est une invite au sursaut pour notre propre peuple. Car c'est à lui qu'il revient de relever le défi du désastre français que fut cette présidence, aboutissement d'un long et lent renoncement démocratique dont elle hérita avec voracité et qu'elle prolongea en l'aggravant.

Oui, à lui, le peuple, dans cette invention improbable qui fait ces refondations qu'on nomme révolution, ce mot qu'a terni un siècle de feu et de sang, le XXe, alors qu'il avait été, au XIXe, synonyme de pain et de paix, de justice et de liberté. A lui parce qu'il est temps d'accomplir la promesse d'une République démocratique et sociale, inscrite au fronton de notre Constitution depuis 1946 après un siècle de luttes pour en faire advenir le principe, mais démentie dans les faits, inachevée depuis l'origine et désormais minée par la contre-réforme d'un pouvoir soumis aux intérêts d'une minorité de privilégiés.

Le peuple, donc, parce que s'il ne s'en mêle pas, s'il ne s'en charge pas lui-même, s'il ne se rassemble pas pour dire son bon droit, la routine, l'habitude et la lassitude auront raison de ses attentes. A trop déléguer son pouvoir, le peuple finit par le perdre, dans le maquis des petits calculs et des grands renoncements. La leçon infligée depuis mai 2007 ne fut-elle pas, également, le spectacle désolant des hésitations et précautions, frilosités et accommodements de nombre de ceux qui prétendent parler en son nom, au nom de ce peuple théoriquement souverain ?

A mesure que se défait la gloriole de cette présidence, les protagonistes de ce moment de désarroi aimeraient faire oublier combien fut copieuse la liste de ces volontaires en servitude qui se sont empressés de dire oui au Grand Un présidentiel, alors même qu'ils se prétendaient figures de la gauche socialiste, de la liberté académique ou de l'indépendance médiatique. Aussi dérisoire soit-elle, cette petite cohorte aura eu l'importance de sa traîtrise, reniement de ses engagements, convictions ou professions : un symbole de la corruption de l'esprit public avec ce zèle joyeux des convertis, acharnés à perdre leur passé en même temps qu'eux-mêmes.

Du journalisme comme chien de garde

Sur cette voie, aussi incertaine que nécessaire, d'un sursaut populaire et d'une renaissance démocratique, ce livre voudrait aider au cheminement collectif. A ses discussions et réflexions, créations et inventions. Rassemblant en un seul volume, les textes, articles et chroniques que j'ai consacrés à cette présidence, à son avènement puis à son gouvernement, il témoigne d'un entêtement et d'une cohérence. Entêtement à ne pas se laisser séduire par ce miroir aux alouettes d'un pouvoir réduit à la personne qui l'incarne. Cohérence d'une critique informée et argumentée de ce présidentialisme dont les séductions perverses sont autant d'abandons professionnels.

Car ce « non » qui nous a animé ne fut pas ponctuel ou éphémère, mais d'instinct autant que de conviction. Un non qui allait au-delà du désaccord. Un non de principe. Un non de survie. Cet ouvrage explique pourquoi. Livre de journaliste, il témoigne de cette alerte que fut, bien avant l'élection de 2007, la sourde normalisation des rédactions impulsée par le clan du futur président, au croisement des mondes médiatique et économique. C'est donc en connaissance de cause que, témoins des indépendances éditoriales malmenées et acteurs de batailles perdues dans la presse quotidienne (au Monde, puis à Libération), nous créâmes à quelques-uns Mediapart (2).

Pour résister. Pour leur échapper en les mettant à distance. Pour inventer avec la liberté des francs-tireurs. Issu de cette aventure de presse, d'indépendance aux pouvoirs, de résistance à l'air du temps et d'invention d'un possible professionnel, ce livre est donc d'abord redevable à toutes celles et tous ceux qui l'ont accompagnée. Depuis sa création, le 16 mars 2008, Mediapart fut un point de ralliement, lanceur d'alertes et carrefour des oppositions. Dans le respect scrupuleux des règles du métier, son équipe n'a eu de cesse d'être au rendez-vous de cette exigence journalistique qui allie devoir professionnel et mission démocratique : être un « chien de garde » de la démocratie, comme l'énonce le célèbre « Arrêt Goodwin » de la Cour européenne des droits de l'homme du 27 mars 1996 (3).

Le chien de garde aboie, le marchand de journaux crie. Les alarmes du premier sont les nouvelles du second. A l'heure de l'information surabondante, le journaliste est plus que jamais sommé d'être au rendez-vous de son métier : l'événement non plus comme répétition, mais comme création. L'événement comme surprise, étonnement, révélation, compréhension. A l'opposé des flux répétitifs, moutonniers, suivistes et conformistes. Depuis trois ans, par l'enquête, le reportage ou l'analyse, Mediapart s'est efforcé d'être au rendez-vous de cette exigence.

Ancienne gravure traduite dans un graphisme numérique, le logo qui exprima naturellement cette ambition d'une presse sans papier – ni frontière, d'ailleurs – fut un crieur de journaux. Image d'une tradition sauvée dans la modernité, ce petit bonhomme était une madeleine proustienne : hommage à une autre aventure d'indépendance et de liberté qui a profondément marqué notre génération, celle de la maison d'édition créée à l'enseigne de son propre nom par François Maspero et dont un crieur de presse fut d'emblée l'enseigne (4). C'était en 1958, en pleine Guerre d'Algérie, dans un moment de grave crise politique qui vit la fin d'une République et la renaissance de ce césarisme français qui, hélas, nous occupe encore.

Libraire, Maspero se fit éditeur selon une morale dreyfusarde qui exigeait d'énoncer les vérités dérangeantes et dissonantes. Sa première collection, qui plaçait ces éditions sous le signe de l'insoumission et de l'indocilité, se nommait « Cahiers libres », en explicite filiation des « Cahiers de la Quinzaine » créées par Charles Péguy, ce dreyfusard aussi inclassable qu'incontrôlable. Péguy qui, dans l'article manifeste du premier numéro desdits Cahiers, en 1900, se propose de « dire bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste ».

Au risque de paraître ennuyeux ou tristes, nous nous sommes essayés à dire les vérités, toutes les vérités de fait, sans lesquelles il n'y a pas de débat d'opinion véritable et élevé, fussent-elles bêtes, tristes, ennuyeuses, embêtantes, dérangeantes. Ce sont elles que ce livre commente et prolonge, au rythme des événements et de leur révélations. Symbole d'intégrité, de droiture et de rigueur, François Maspero, en lançant ses « Cahiers libres », avait ajouté cette autre citation de Péguy l'ombrageux : « Ces “Cahiers” auront contre eux les salauds de tous les partis ». Notre surprise, au contraire, fut de nous découvrir bien des amis, venus de partout ou sans étiquette, qui communiaient dans la même exigence de vérité et le même désir d'élévation.

Vertus de l'antisarkozysme

« Nous pensions alors qu'un pays vaut souvent ce que vaut sa presse. Et s'il est vrai que les journaux sont la voix d'une nation, nous étions décidés, à notre place et pour notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage. » Ecrivant ces phrases le 31 août 1944, aux premiers jours de Combat, quotidien national issu de la Résistance, Albert Camus entendait restaurer « cette responsabilité du journaliste devant le public » (5). « Qu'est-ce qu'un journaliste ? » demandait-il dans l'éditorial suivant, du 1er septembre 1944, où il expliquait pourquoi « toute réforme morale de la presse serait vaine si elle ne s'accompagnait pas de mesures propres à garantir aux journaux une indépendance réelle vis-à-vis du capital ». Et de donner cette réponse qui n'est simple qu'en apparence : « C'est un homme qui d'abord est censé avoir des idées ».

Parfois qualifié sans jugement de primaire, façon de le congédier après avoir rendu les armes face à son entêtement, notre antisarkozysme dérange tous ceux qui voudraient en récolter les fruits sans avoir pris soin de ses arbres. L'antisarkozysme, disent-ils, ne ferait ni une politique ni un programme. A première vue, comment leur donner tort ? En apparence, la critique, qui juge et commente, ne crée ni n'agit. Mais, pour en revenir à Camus, elle donne des idées. Et celles-là sont précieuses pour créer, agir et faire, demain.

Un « journalisme critique » qui serait « un journalisme d'idées », plaide encore Camus dans un autre éditorial de Combat, du 8 septembre 1944. Combat professionnel, la critique du sarkozysme n'est donc pas une impasse vaine : elle nourrit les idées d'une alternative véritable, soit le contraire de ces alternances où droite et gauche ont fini par cohabiter au point non seulement de perdre leurs repères mais, surtout, de perdre le peuple. De ce point de vue, cette présidence, comme toute épreuve, fut un bienfait : elle nous a révélé à nous-mêmes.

Au spectacle, ici largement reconstitué, des excès de ce pouvoir, entre privatisation de la République et publicisation de la personne présidentielle, appropriation privative du bien commun et couronnement public d'une personne privée, il fallut bien s'interroger. Rencontre d'institutions dangereuses et d'un individu excessif, l'élection de 2007 obligeait à envisager d'autres accidents, d'autres dérives, d'autres abîmes. Nous ne subissions pas seulement la politique d'un clan et les abus d'un personnage, nous subissions aussi l'excessif pouvoir que leur donne la place qu'ils avaient conquise et dont leurs prédécesseurs, plus modérantistes sans doute, avaient largement profité.

Moment d'abaissement et d'égarement, le sarkozysme nous montre ainsi ce dont nous sommes responsables, nous, les citoyens de ce pays-ci. Ce dont nous nous sommes trop longtemps accommodés. Ce que nous avons trop longtemps toléré. Ce à quoi nous nous sommes trop longtemps habitué. Cette réalité-là s'appelle le présidentialisme. Et ce livre en montre la décrépitude avancée sous un Président de trop : un Président dont les mensonges disent la vérité du présidentialisme français.

Vices du présidentialisme

Le présidentialisme est au régime présidentiel ce que l'intégrisme est aux religions, ce que l'absolutisme est aux monarchies, ce que le sectarisme est aux convictions. Ce n'est pas le fait qu'il y ait une Présidence de la République, c'est que la République soit aux mains du Président. Legs du bonapartisme français, ce césarisme qui laïcisa la monarchie de droit divin sur les décombres d'une révolution démocratique trahie et inachevée, notre présidentialisme est un régime d'exception devenue la norme. Une norme, qui plus est, dont l'excès n'a cessé de s'étendre depuis que, dans les années 1980, François Mitterrand a transformé la Présidence en fortin de résistance aux déroutes électorales.

On le sait, les tragédies qui font l'histoire se répètent en farces. Ce n'est pas un progrès, loin s'en faut, tant le tragique peut élever des conditions qui, autrement, se vautreraient dans le comique. Notre système en est la preuve. Né d'une guerre civile, cette décolonisation aussi tardive que tragique devenue traumatisme d'une nation qui se vivait en empire, ce présidentialisme a fini par symboliser une politique guerrière. Une politique entendue comme une bataille incessante, avec alliés et ennemis, ralliés et vaincus, affidés et corrompus, traîtres et soumis. En somme, une politique primitive, violente ou sournoise, sans franchise ni transparence, manœuvrière et intéressée, où, sauf exception rare, les idéaux finissent pas se dissoudre en carrières.

La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l'onction, pas la conviction. L'apparence, pas l'essence. Les mots, pas la culture. Condition d'une république sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous vivons au royaume institutionnel des déséquilibres, des soumissions et des unicités, des brutalités et des autoritarismes. Loin d'être minoritaire, ce point de vue est largement partagé au sein même d'une classe politique qui en souffre autant qu'elle en profite. Mais, le plus souvent, c'est un point de vue de circonstance : d'opposants ruminant leurs défaites et qui s'empresseront de l'oublier à l'approche d'éventuelles victoires électorales, leur promettant ou leur assurant postes et places.

A chaque revers des oppositions du moment, qu'elles fussent de droite sous la longue présidence de François Mitterrand (1981-1995) ou qu'elles soient de gauche depuis le triple échec socialiste aux présidentielles de 1995, 2002 et 2007, le même constat est dressé, sans appel : prérogatives étendues à l'excès d'un Président irresponsable et intouchable, absence de contre-pouvoirs réellement indépendants et vraiment consistants, pouvoir législatif à la merci de l'agenda du pouvoir exécutif, représentation parlementaire soumise aux disciplines des majorités présidentielles, pouvoir judiciaire ravalé au rang d'autorité contrainte dans ses velléités d'indépendance, système médiatique coincé entre l'oligarchie financière et la servitude étatique, etc.

Hélas, à la manière de chevaux sentant le retour à l'étable, courbant l'échine et changeant d'allure, les porte-voix de ces critiques lucides se font, pour la plupart, une raison à l'approche de l'échéance présidentielle. Prétendant à la succession en 2012, le Parti socialiste en a donné une caricaturale illustration, début 2011, en décidant, sans grande concertation ni consultation militante, de trouver de grandes qualités à la Ve République, tout au plus dépréciée par quelques défauts (6). Après bien des introspections et des autocritiques, cette gauche née de l'aventure mitterrandienne plutôt que de l'exigence mendésiste en revient toujours à son point de départ, la fin justifiant le moyen : occuper la place plutôt que la transformer, s'approprier cette présidence plutôt que la réfuter.

Ils ont beau avoir appris, à leurs dépens, que la clé de voute du système est la clé de sa corruption, ils préfèrent le conquérir en l'état en se disant qu'il sera bien temps de le réformer. La tentation est trop forte : depuis un demi-siècle qu'existe ce système organiquement déséquilibré, tous les Présidents qui se sont succédés n'ont cessé d'envahir tous les autres pouvoirs, de les asservir ou de les conquérir, de les réduire ou de les annexer. Un tel pouvoir, si peu limité et partagé, est un pousse-au-crime. Mais ceux qui y cèdent se font complices d'une République discréditée et désaffectée, tant, aux yeux de ses citoyens, elle est devenue principauté de l'irresponsabilité, de l'entre soi et de l'entregent. Surtout, ils se font présomptueux, oubliant que ces institutions sont plus fortes qu'eux puisqu'ils se sont privés, par leur pusillanimité et leurs renoncements, du seul levier disponible : la force du peuple. D'un peuple constituant, mis en branle et au travail pour réinventer son bien commun, la démocratie.

Aurons-nous, enfin, le courage qu'ils n'ont pas ou plus ? Car, après tout, de cette situation qui s'éternise et nous épuise, nous sommes les premiers comptables. Nous avons laissé faire et nous laissons encore faire, spectateurs complaisants du ballet des présidentiables. « La première raison de la servitude volontaire, écrivait La Boétie, c'est l'habitude ». Cette habitude qui nous fait supporter le pouvoir d'un seul comme s'il était notre tout. Qui nous fait le juger grand parce que nous restons à genoux. « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres, poursuivait l'ami de Montaigne. Je ne veux pas que vous le heurtiez, ni que vous l'ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse dont on dérobe la base, tomber de son propre poids et se briser. »

Puisse ce livre y aider


http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/150311/vertus-de-lantisarkozysme-vices-du-presidentialisme
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brusyl
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Message le Mer 6 Avr 2011 - 11:52 par Donald11

Bonjour Sylvie ...

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Message le Mer 6 Avr 2011 - 11:52 par Donald11

Mouah mouah, comme dirait Poussinet, un beau discours d'intention ...
Comment imaginer que ces accros du pouvoir n'ayant que ca pour survivre pourraient changer les choses et bousculer toutes les mauvaises habitudes, a commencer par leurs plus mauvaises habitudes ? Et aussi a tous leurs privileges ... Et aussi a toutes leurs prebendes, obliges qu'ils sont de becqueter dans les auges garnies des plus riches et de plus puissants qu'eux-memes ? Pour dire "non", il ne faut pas avoir d'ambitions personnelles et rien a perdre par ailleurs ... Ou bien un courage qu'ils n'ont pas.
Le peuple ! Ils en parlent beaucoup sans savoir de quoi ils parlent. C'est quoi le peuple, ce mot qu'ils nous jettent a la gueule a tout bout de champ ? Suis-je du peuple ou n'en suis-je pas ? Il faut avoir une couleur de peau, une appartenance politique ou un seuil de revenus pour etre peuple ? Parce que eux, ces scribouillards pseudo-intellos, sont pas du peuple, eux ! Car, quelque part, etre du peuple, c'est caca, voire degradant ...

Privileges, prebendes, pouvoirs ...

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