Et maintenant la french révolution?

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30052011

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Et maintenant la french révolution?




Ils veulent faire la #FrenchRevolution

Dimanche, ils étaient jusqu’à un millier à se rassembler sur la place de la Bastille à Paris. Europe1.fr dresse la fiche signalétique des "indignés", qui ont pris modèle sur les Espagnols.

Dans l’Hexagone, les rassemblements d’"indignés" se multiplient à Paris, Toulouse, Marseille, Montpellier ou encore Bordeaux. Depuis le vendredi 20 mai, 200 jeunes en moyenne campent chaque jour sur les marches de l’opéra Bastille, à Paris. Dimanche, ils étaient jusqu’à un millier, selon la police et les organisateurs, à se rassembler sur la place la plus révolutionnaire de Paris. Europe1.fr dresse la fiche signalétique de cette #FrenchRevolution.

D’où vient le mouvement ? Les "indignados", les "indignés" en français, sont apparus en Espagne, le 15 mai. Depuis cette date, des milliers de manifestants, essentiellement des jeunes, ont investi les principales places des grandes villes du pays. Parmi elles, la célèbre place de la Puerta del Sol, en plein centre de Madrid, où les jeunes "indignés" ont planté un village alternatif avec bâches et tentes. Le modèle espagnol a depuis fait des émules en Grèce et en France.

Qui sont-ils ? Au départ, les "indignés" de France étaient majoritairement des étudiants espagnols vivant en France, désireux d’afficher leur solidarité avec leurs camarades restés dans le pays. Depuis, les "indignados" comptent aussi parmi leurs soutiens des membres de collectifs comme Jeudi noir, Génération précaire, l’Appel et la pioche ou encore le Collectif du 21 avril. Mais le mouvement des indignés n’est pas étiqueté politiquement et n’a aucun leader identifié. Leur seule référence idéologique ? Le livre Indignez-vous du résistant Stéphane Hessel, âgé de 93 ans.

Qu’est-ce qu’ils revendiquent ? Comme leurs voisins espagnols, les indignés français protestent pêle-mêle contre le chômage (NDLR : qui touche un Français sur cinq de moins de 25 ans), la précarité, la corruption de la classe politique ou encore les excès du capitalisme. Leila, 28 ans, membre de l'Appel et la Pioche, en CDD à temps plein pour "1130 euros par mois", a rejoint la #FrenchRevolution. Pour elle, le mouvement des indignés a quelque chose d’universel. "La précarité des jeunes est vécue partout en Europe", s’enflamme la jeune femme. "On ne demande pas la lune mais un contrat de travail normal et un logement", ajoute t-elle.

Comment se font-ils entendre ? Sur le Net, le mouvement a parfaitement compris comment utiliser les réseaux sociaux et est très présent sous différentes appellations. Sur Twitter, les hashtags #FrenchRevolution, #SpanishRevolution et #YesWeCamp permettent de suivre les évènements en direct, de se donner rendez-vous, de publier les photos en live. Via l’outil paper.li, les Indignés proposent un journal quotidien en ligne, avec revue de presse, photos, vidéos, etc. Le site Internet Réelle Démocratie, créé en écho à l’espagnol Democracia real liste les actions menées en France et propose un forum de discussions. Des outils donc, mais pas de réelle plateforme lisible par tous. C’est peut être là tout le paradoxe des "Indignés".

A quoi aspirent-ils à long terme ? "Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir" peut-on lire sur les slogans. A un an de la campagne présidentielle, le mouvement des Indignés a-t-il les moyens de se faire entendre ? "C’est l’expression d’un malaise de la jeunesse", estime Julien Bayou, l’un des fondateurs de Jeudi Noir, élu au Conseil régional d’Ile-de-France sous la bannière d’Europe Ecologie. Pour autant, la coordination nationale, voire internationale des actions, ne semble pas à l’ordre du jour. "Tout l’enjeu maintenant, c’est de formuler une parole collective commune", reconnaît Leila.

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Mister Cyril

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Message le Ven 11 Nov 2011 - 11:20 par Mister Cyril

Indignés: «En France, la présidentielle capte l'énergie militante»

Spécialisé dans les mouvements sociaux, Eric Agrikoliansky explique que si les Indignés ne parviennent pas à mobiliser davantage en France, c’est aussi parce qu’ils souffrent de la captation des énergies militantes par la préparation de la présidentielle.

Des Indignés se manifestent un peu partout sur la planète. Y a-t-il un lien entre eux ?
Il faut faire attention à cette illusion d’optique qui nous pousse à généraliser ce mouvement en qualifiant d’Indignés des contestataires qui sont en réalité fort divers. Et à surestimer la dimension internationale de ce phénomène alors que, dans chaque pays concerné, les actions sont d’abord liées à un contexte national spécifique. Ce mouvement est bien moins homogène qu’il n’y paraît ! En Espagne, il vient sans doute d’un ras-le-bol d’une jeunesse diplômée, au chômage, sans perspectives politiques. En Grèce, ce sont les syndicats qui appellent à manifester et aux Etats-Unis «Occupy Wall Street» vise surtout à remettre en cause la toute-puissance de la finance.

Généraliser serait donc simplificateur et fausserait l’analyse. Ce qui est sûr, c’est que c’est un mouvement qui a une vraie dynamique, même si elle reste très balbutiante. Va-t-il se structurer ? Le label va-t-il se diffuser comme le terme «altermondialiste» ? Pour l’heure, nul ne le sait. Une des spécificités de ce mouvement, c’est qu’il est non-institutionnel, voire anti-institutionnel, ce qui pose un gros problème de coordination au niveau national et international. La diffusion dans le temps et l’espace passe en effet par l’institutionnalisation.

Comment expliquez-vous que cela ne prenne pas davantage en France, pays d’où le mot «indigné» est parti avec le livre de Stéphane Hessel ?
Je vois plusieurs raisons. D’abord, il y a en France une stratégie de contention policière et de pénalisation des mouvements sociaux qui empêche tout rassemblement perturbateur dans l’espace public. En Espagne, le mouvement a démarré avec l’occupation durable d’une place jour et nuit par des contestataires. En France, ce ne serait pas possible ! Les rassemblements sont systématiquement dispersés par la police avec arrestations et comparutions immédiates. Pour un mouvement naissant et faiblement organisé, ça n’aide pas ! Le mouvement altermondialiste a d’ailleurs beaucoup subi cette stratégie dans la dernière décennie, lors des contre-sommets notamment. Je vois ensuite un problème de structuration. Il y a toujours assez de mécontentement dans une société pour générer ce genre de mouvement. Mais, pour en faire quelque chose de solide, il faut de l’organisation, du savoir-faire, des ressources.

On aurait pu imaginer un rapprochement avec les altermondialistes d’Attac !
Oui, sauf que les deux mouvements sont très distincts. Attac est une machine organisationnelle qui vise des opérations spécifiques comme le G20. Les Indignés, eux, fonctionnent grâce à des espaces de discussion sur Internet comme Facebook et ils revendiquent de ne pas être institutionnels alors qu’Attac l’est davantage.

Les Indignés surtout se fixent des règles de démocratie radicale très sévères : pas de porte-parole, pas de monopolisation du débat par quiconque, pas de vote (on décide au consensus)… Tout cela alourdit le fonctionnement et le travail de coordination. C’est un mouvement qu’on connaît d’ailleurs mal, un peu à l’écart, constitué de «néomilitants» qui ont peu d’expérience du terrain. Ils ne revendiquent pas forcément un ancrage politique; je ne suis pas sûr, par exemple, qu’on puisse les comparer à ce qu’a été l’extrême gauche dans les années 60. Le vrai enjeu, c’est leur capacité à se structurer, à s’institutionnaliser, à faire émerger un noyau de gens qui, après l’hiver, pourront assurer la continuité de la mobilisation.

Il y a une tendance aussi qui se développe, c’est la «manifestation de claviers». Je vois beaucoup de messages passer sur Internet disant : «Il faut qu’on se rencontre.» Pour que le mouvement prenne, il faudrait sans doute qu’il sorte davantage d’Internet !

La campagne de la primaire n’a-t-elle pas été un exutoire aussi pour les Indignés potentiels en France ?
Oui, l’effet calendrier a joué. La campagne de la primaire a focalisé la couverture médiatique et les actions des partis. Il y a une sorte de captation des énergies militantes par la préparation de la présidentielle. Et cela ne facilite pas l’investissement dans ce type d’action qui se déroule hors de l’espace de la compétition électorale.

Pourquoi si peu d’études sur le sujet ?
Parce que ce mouvement était totalement imprévu. Or, pour financer une recherche, aujourd’hui en France, il faut s’y prendre deux ans à l’avance. Comme personne ne sait si ce mouvement va durer plus de quelques mois, ce n’est pas évident de monter un protocole de recherche sur le sujet.

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Message le Dim 6 Nov 2011 - 10:54 par Mister Cyril

Because je l'avais lu il y a quelques semaines, même site, moins le premier paragraphe...pas très honnête ça! Bougera, bougera pas j'ai pas de boules de cristal et ton analyse serait implacable il y a encore 5 ans, auj les élections pèsent -encore trop- pas totalement selon les évènements!

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Message le Sam 5 Nov 2011 - 22:51 par brusyl

A quoi tu vois cela que c'est un article recyclé ?
En tout cas, je crains fort que jusqu'à l'élection présidentielle suivi de son état de grâce qui va encore rajouter 6 mois, cela ne bouge guère... mais peut-être pour éclater encore plus fort après, qui sait ?

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Message le Sam 5 Nov 2011 - 13:55 par Mister Cyril

Ouaih c'est pas faut mais je te signale que c'est un article recyclé il y a déjà plusieurs semaines...juste réactualisé!

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Message le Sam 5 Nov 2011 - 11:45 par brusyl

Au pays de Stéphane Hessel 04/11/2011 à 10h35
Pourquoi le mouvement des « Indignés » ne prend pas en France


Zineb Dryef
Journaliste Rue89
Les « Indignés », qui tentent d'occuper La Défense à Paris depuis vendredi, peinent à rassembler en France. Cinq raisons à cette faible mobilisation.

Le 15 octobre, ils n'étaient que 500 à défiler dans les rues de la capitale contre 500 000 à Madrid et quelques dizaines de milliers à Rome. Plusieurs raisons expliquent la faible mobilisation française.
Vidéo de promotion du mouvement « Occupons La Défense »
1 L'approche de la présidentielle

Pour expliquer la désertion des rassemblements d'indignés – de 3 000 au plus fort de la mobilisation au mois de mai à 500 aujourd'hui –, les spécialistes s'accordent à dire qu'à six mois de la présidentielle, les Français croient davantage au changement par les urnes.

Cette « échéance politique importante peut capter une part du mécontentement », estime le professeur d'anthropologie à Paris-VIII Alain Bertho, considérant que le discours de certains hommes politiques français porte les idées des « Indignés ».

N'ayant pas exercé de responsabilités depuis 2001, la gauche du Front de Gauche, des Verts et même des socialistes, avec la démondialisation d'Arnaud Montebourg, parviennent encore à canaliser l'« indignation » de la population alors qu'en Espagne ou en Grèce, la gauche s'est discréditée, estime le sociologue Michel Wieviorka :

« La gauche espagnole ne semble pas capable de se remettre de l'échec cuisant de Zapatero, celle de la Grèce, également au pouvoir, a frôlé la catastrophe. On voit mal quelle opposition, et avec quel leadership, pourrait constituer une alternative crédible à Netanyahou, Berlusconi ou David Cameron. »

2 La situation économique

Un chômage des jeunes diplômés massif en Espagne et en Italie, une perspective d'austérité interminable en Grèce... Face à ses voisins du Sud, la France semble se porter pas trop mal.

En Espagne, le taux de chômage des jeunes atteint 45%. La Grèce compte 20% de chômage. La sociologue Monique Dagnaud relève que « si le taux de chômage moyen des moins de 25 ans est assez élevé en France (22,9% en 2009 contre 16,7% dans les pays de l'OCDE dont 11% en Allemagne, 18,9% au Royaume-Uni et 25,4% en Italie) », il concerne essentiellement les jeunes les moins qualifiés ».

En France, la majorité des diplômés – plus de 85% – trouvent un emploi trois ans après avoir décroché un diplôme (du BTS au doctorat). Selon Monique Dagnaud, l'atonie de la jeunesse française peut s'expliquer par le sentiment de justice que procure un emploi :

« L'indignation est à son comble lorsqu'on a effectué des efforts et des sacrifices financiers pour obtenir un diplôme et que celui-ci ne procure pas de débouché. Elle entremêle la stupéfaction, le sentiment d'un énorme gâchis, l'angoisse du déclassement, et pire encore, l'effroi devant ce qui s'esquisse comme un “no future”. »

Un jeune « Indigné » ne désespère pas :

« Il n'y a pas d'éclatement de la misère en France mais quelque chose est en train de se passer, quelque chose est en train de devenir insupportable. La situation dégénère : la prise d'otage à Pôle emploi, les immolations, le nouveau plan d'austérité... Ça va bouger. »

3 Le flou des revendications des « Indignés »

En France comme ailleurs, les « Indignés » ne mènent pas une lutte mais une multitude de combats. Pourtant, chaque jeunesse a son mot d'ordre. Emploi en Espagne, logement en Israël, espérance en Grèce, dénonciation du système financier à Wall Street...

D'abord initié par des Espagnols résidant à Paris, le mouvement des « Indignés » en France – aujourd'hui à sa 148e manifestation (AG comprises) – peine à rassembler autour d'un mot d'ordre. Dénonciation du système financier et des inégalités, aspiration à un monde meilleur... C'est le grand flou.

Benjamin, un « Indigné » parisien de 27 ans, croit au contraire qu'il est important de ne pas porter un seul combat :

« On est dans la convergence des luttes, on veut être partout. En France, c'est rendu difficile par l'atomisation du mouvement social. Pour le logement, un étudiant ira chez Jeudi Noir, une mama africaine au DAL, les SDF ailleurs... Cette richesse est un avantage mais il faut réussir à s'unir. »

Reprenant le « Nous sommes les 99%, nous refusons que le 1% décide de notre avenir » qui fait le succès des « Indignés » de Wall Street, les Français ont revu leur stratégie. Depuis début novembre, ils se rassemblent à La Défense, symbolisant davantage le capitalisme financier que la vieille Bastille – (et moins central). Dans un manifeste, ils revendiquent :

« Unis d'une seule voix, nous allons faire savoir aux politiciens qui ne nous représentent pas, et à l'oligarchie financière qu'ils servent, que c'est à nous, le peuple, de décider de notre avenir. Nous ne sommes pas des marchandises entre leurs mains, ni entre celles des banquiers. »


4 Le poids des partis et des syndicats

Traditionnellement, les luttes sociales en France sont structurées et encadrées par les partis et les syndicats. Les derniers combats importants de la jeunesse – la lutte contre le CPE ou contre la réforme des retraites – ont été organisés et soutenus par les syndicats lycéens ou professionnels.

Si les Verts et le Front de Gauche ont témoigné leur soutien au mouvement, « il n'est pas question d'être récupérés, c'est un mouvement plus large », justifie un « Indigné ».

La question divise au sein du noyau dur des « Indignés » français – une centaine de personnes. L'une d'entre elles, Delia Fernandez, nuance dans les colonnes de Libération : « Nous allons dorénavant essayer d'arrondir les angles. »

Le DAL et Attac sont désormais associés à certaines manifestations.
5 La répression policière

Plusieurs participants, bien-sûr, considèrent que la faiblesse du mouvement est liée à l'« intense répression policière ». Depuis le mois de mai, les forces de l'ordre empêchent les rassemblements. Ce printemps, il était courant de croiser plus de policiers que de manifestants place de la Bastille.

Onze participants aux manifestations ont ainsi été poursuivis pour avoir « décollé » (involontairement) une vitre dans le fourgon de police dans lequel ils ont été embarqués le 19 septembre dernier, après un rassemblement.

En Espagne, pourtant, c'est justement l'ampleur que prenaient quotidiennement les manifestations qui a poussé la police à laisser s'installer le campement à la Puerta del Sol.
http://www.rue89.com/2011/11/04/pourquoi-le-mouvement-des-indignes-ne-prend-pas-en-france-226139

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Message le Ven 4 Nov 2011 - 23:15 par brusyl

Hmm !!! cela parait bien amateur comme organisation : 129 incrits, pas la moitié viendra et suffira d'un petit car de police pour les déloger ...
Peut-être suis-je trop pessimiste ?

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Message le Ven 4 Nov 2011 - 22:10 par Mister Cyril

Les Indignés quittent la Bastille pour la Défense
Plusieurs centaines d'Indignés ont commencé à installer des tentes vendredi soir près de la grande arche de la Défense.

Le masque de Guy Fawke, adopté par les Anonymous et plus largement aujourd'hui par les Indignés.

Ils ne savent ni combien ils seront, ni combien de temps ils tiendront. Seule certitude: «Quoi qu’il arrive, vendredi, on campe.» «Le but est de s'installer et d'attendre les gens qui ont manifesté à Nice et à Cannes contre le G20 et qui doivent revenir ce week-end. On voudrait tenir la nuit et rester le plus longtemps possible», explique vendredi soir Nicolas, d'Occupy France.

Les Indignés de la Bastille, mobilisés depuis six mois mais qui pour diverses raisons peinent à décoller vraiment, sont déterminés à tenter leur Occupy Wall Street français, à la Défense. A l’heure où, à Cannes, le G20 fermera ses portes, eux déballeront tentes, pancartes et couvertures de survie sur le parvis du quartier d’affaires des Hauts-de-Seine. Emboîtant le pas à leurs cousins espagnols, portugais, anglais, américains (New York, donc, mais aussi Chicago ou Los Angeles).

Mercredi soir, une poignée d'entre eux s'étaient retrouvés pour un dernier «comité de travail» à la Bastille à Paris, là où tout a commencé, pour caler les détails de l'opération. Ils sont arrivés au compte-gouttes, avec la poussette du petit, le chien, le vélo, en tee-shirt Che Guevara ou en tenue de bureau… Au final, une petite trentaine. «Ici c’est juste pour le contact, les choses s’organisent surtout sur Internet», relativise Renaud. 37 ans, assistant de gestion, ancien prof, un parcours «typique de la génération déclassée». Il a rejoint le mouvement il y a seulement une semaine. En furetant sur Internet, comme le gros de la troupe ce jeudi, arrivés via Facebook (page ici) et Twitter (@OccupyDefense entre autres, et sous le hashtag #occuponsladefense) ou par les sites qui relaient l’opération à divers degrés: Occuponsladéfense, OccupyFrance, Uncut, Démosphère, Démocratie réelle Paris…


«Nous sommes les 99%, nous refusons que le 1% décide de notre avenir et de l’avenir du monde à notre place», proclame l'appel, phrase devenue le slogan des Indignés.

A la nuit tombée, sous les réverbères du boulevard Richard-Lenoir, l'ordre du jour est à la logistique. On discute tractage, transport de matériel, guide de l’occupant, liste des besoins, (eau, nourriture, batteries…), des non-besoins (alcool), accès aux toilettes, accès wifi, comportement vis-à-vis de la police, numéros d’avocats, points de rendez-vous, météo (a priori, pluie)… Pas de leader revendiqué, pas de diatribe, l’heure est au pragmatisme. Et le temps presse.

Chacun y va de sa contribution. «Ici, ce n’est pas un syndicat, on ne va pas te prendre par la main, c’est à toi d’amener tes idées, ton matériel, tes cartons», a pu constater au fil des réunions Séraphine (ce n'est pas son vrai prénom), 33 ans. Comédienne, elle lancerait bien un atelier banderoles. «Dans une action comme celle-là, c’est la créativité qui fait que le mouvement vit, ça galvanise.»

«Un signal social»
Emmitouflée dans sa doudoune, l’enthousiaste Allisson, cheveux garçonne et keffieh au cou, quasi nouvelle venue elle aussi, se propose pour tracter. 24 ans, tout juste diplômée de socio, aspirante chercheuse mais pour l’heure précaire, elle porte la même amertume que tant d’autres: «J’ai l’impression d’avoir tout fait comme il fallait, et je me retrouve sans avenir, à faire des jobs de caissière.»

Emilie, 26 ans, sans travail ni abri, glisse un mot sur les droits des gardés à vue. Jean-Jacques, prof de fac neuilléen, rappelle qu’il est parfaitement légal de filmer la police en action, «mais en plan large».

21 heures. Trop de points restent flottants, il y a du découragement dans l’air. «On est à deux jours de cette putain d’occupation et on est encore dans le flou total», s’énerve une femme, cheveux blonds au carré. La principale inquiétude, parce que principale inconnue, reste le nombre. 129 Indignés se sont fermement engagés à camper, mais comment savoir combien d’autres en seront ? Un «comptez sur moi les gars» posté sur Facebook ne valant pas présence effective.

Pour tenir, il faut faire masse. Nikos, le webmaster d’Occuponsladéfense, ne le sait que trop bien: «Si on est nombreux on peut camper. Si on est trente, quarante, cinquante, là on va se faire dégager très vite.» D’autant que, vendredi soir, ils ne pourront pas compter sur le renfort des anti-G20 partis à Nice, qui ne devraient arriver à Paris que le lendemain. «Même si ça ne dure que quelques heures, ça peut être un déclencheur, un signal social qui fera démarrer le schmilblick», veut croire Renaud. «Quoi qu’il arrive, ça ne pourra pas être considéré comme un non-événement.» Réponse vendredi soir.

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Message le Dim 19 Juin 2011 - 16:17 par Mister Cyril

Je sais que ce genre de mouvement peut prendre à la vitesse d'un feu de paille mais c'est pas encore le Grand Soir (et je ne parle pas de débouchés politiques)...j'espère que ça va prendre mais avant d'enterrer définitivement les syndicats il y aurait peit être quelques leçons à tirer... 6 000 inscrits sur les réseaux sociaux réalité ci-dessous...(c'est mieux que le ratio no sarkosy day avec 200 000 inscrits pour 500 présents) mais il faudrait faire converger déclarations enflammées des réseaux sociaux et pratiques d'organisation de terrain...heureusement en Espagne ça a l'air d'avoir marché le 19 juin!

"Pès de 450 "indignés" manifestent à Paris pour "une réelle démocratie"

Près de 450 "indignés" ont marché dimanche à Paris de Jussieu à l'Hôtel-de-ville pour demander "une réelle démocratie" et "la liberté d'opinion". AFP - Près de 450 "indignés" ont marché dimanche à Paris de Jussieu à l'Hôtel-de-ville pour demander "une réelle démocratie" et "la liberté d'opinion".

Composé en majorité d'étudiants mais aussi d'ouvriers et de quelques retraités, d'origines française, espagnole ou encore portugaise, le cortège a défilé derrière deux banderoles portant les mentions "Indignez-vous" et "Rejoignez-nous".

"Pouvoir au peuple, la dette n'est pas la nôtre", pouvait-on lire sur une autre banderole. "C'est pas les immigrés ni les sans papiers, c'est le capitalisme qu'il faut virer", "Paris debout ! Soulève-toi" ou encore "Sarko dégage !" sont quelques-uns des slogans qui ont été scandés par les manifestants.

"Nous manifestons contre la domination des gouvernements et des financiers sur les individus et dénonçons des conditions de vie indignes, la précarité et le chômage, les coupes budgétaires dans la santé et le racisme. Nous voulons que le citoyen du monde soit écouté, pas seulement celui qui a sa carte d'identité", a affirmé à l'AFP Noémie, une étudiante de 19 ans qui n'a pas souhaité donner son nom.

Lors de leur passage sur la place de la Bastille, les "indignés" ont effectué un sit-in en observant une minute de silence pour "rendre hommage aux peuples opprimés en Europe" et pour rappeler leur évacuation de cette même place par la police le 11 juin.

Arrivés peu après 14h00 aux abords de l'Hôtel-de-Ville, ils ont pique-niqué sur l'avenue Victoria et devaient débuter une assemblée générale à 15h00. Plusieurs dizaines de CRS les entouraient et bouclaient les accès à la place de l'Hôtel de ville.

Entamé le 19 mai place de la Bastille, le mouvement des "indignés" français, en écho à celui né spontanément le 15 mai à la Puerta del Sol à Madrid, se veut "populaire", "intergénérationnel" et rejette "la démocratie représentative" et "une situation économique qui n'est plus supportable".

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Message le Ven 3 Juin 2011 - 11:13 par Invité

20/30 ans je parlai bien entendu de Nouvelle donne démocratique réellement révolutionnaire, quelque chose comme le passage de la monarchie à la démocratie. Une nouvelle philosophie politique qui ne peut venir que quand la formalisation est suffisamment mâture.
Avant, comme je l'ai écris, bien des choses se passeront, de l'ordre des révoltes.

Mais bon, on est pas là pour réfléchir en nuances j'ai noté...!!!


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Message le Mer 1 Juin 2011 - 22:40 par Mister Cyril

Bon je m'en vais 4 jours en Normandie...bon week-end les cocos!

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Message le Mer 1 Juin 2011 - 22:36 par Mister Cyril

"Je dirai 20 à 30 ans encore pour que le fruit murisse :) "

Waou je dirais que l'arbre sera mort avant!!!
.

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Message le Mer 1 Juin 2011 - 22:20 par country skinner

A quoi on reconnait le slip de Dark Vador ?
A son coté obscur...

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Message le Mer 1 Juin 2011 - 21:54 par Mister Cyril

country skinner a écrit:
bien connaitre le côté obscur de la force
Poussinet... pssshhhhh... Je suis ton père ... psssshhhh.... rejoins moi du coté obscur de l'anarchisme antistalinien...... psssshhhhh....

Non père ce n'est pas avec des anars chevelus que l'on combattra l'étoile noire...le côté obscur no pasaran!!!

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Message le Mer 1 Juin 2011 - 19:09 par country skinner

bien connaitre le côté obscur de la force
Poussinet... pssshhhhh... Je suis ton père ... psssshhhh.... rejoins moi du coté obscur de l'anarchisme antistalinien...... psssshhhhh....

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Message le Mer 1 Juin 2011 - 19:06 par Mister Cyril

Bein c'est fait pour ma Bru...encore fois je ne publie pas ici que les articles qui vont dans mon sens mais aussi ceux de mes ennemis politiques pas le cas ici juste un mange-boule de service)...allons ma Bru dois-je te rappeller une des phrases célèbres de ton ex-mentor JFK sur la presse réactionnaire...bien connaitre le côté obscur de la force, ses ennemis et la pensée unique ma belle!

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Message le Mer 1 Juin 2011 - 12:51 par Invité

En même temps, quand on bosse à science po, on ne peut dire en public ce qu'on dit peut être en privé. Il est prudent à mon avis, il se borde. Car il m'a l'air assez fin ce chercheur.

Cela dit, je ne crois pas non plus que nous sommes dans une situation proche d'une révolution.
Ce qui et ceux qui pourraient constituer le sens d'une révolution ancrée dans notre époque, et son débouché politique, ne sont pas assez "aboutis". Il manque du travail de formalisation de la nature (philosophie politique) et des débouchés de cette révolution : renouveau démocratique, nouvelle donne économique et sociale, ...

Par contre il me semble assez évident que nous allons connaitre une période de soubresauts, de révoltes, d'insoumissions. Couplés avec des réactions de l'establishment fortes et brutales.
Tout ceci servira entre autre à alimenter l'émergence de cette nouvelle philosophie politique intriquée avec ce changement de modèle économique et social.

Tout ceci précèdera une sorte de Révolution in fine, au sens copernicien : changement radical de paradigme.
Je dirai 20 à 30 ans encore pour que le fruit murisse :)

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Message le Mar 31 Mai 2011 - 21:32 par brusyl

pardon pardon mister, rhôô désolée, mais j'ai éclaté de rire en lisant ton dernier article de ce brillant génie de la science politique, Donegani
voyons voir... j'épluche que nous raconte ce grand chercheur, dans l'art de parler pour ne rien dire, c'est effectivement un grand expert.


- Il est difficile de dire dès maintenant ce que deviendra ce mouvement : quelle prise de risque, quelle géniale prévision ! Il n'y plus qu'à se tourner vers Elizabeth Tessier pour le futur de ce mouvement : facile, suffit de lire ce qu'elle raconte et en déduire l'inverse ! terriblement efficace.

Ce qu'il manifeste en tout cas c'est d'une part l'exacerbation de l'inquiétude générale devant la crise économique et financière qui touche les pays occidentaux et en particulier l'Espagne et d'autre part la défiance profonde envers la classe politique. : bla bla bla... mais non grand idéaliste, si tous les pays européens du Sud manifestent, c'est parce qu'ils sont ravis de la politique d'austérité imposée via le FMI par leur gouvernants !
Défiance qui est née il y a plusieurs années et qui ne cesse de progresser au gré des enquêtes d'opinion. Aaah !enfin voilà "l'expert" qui nous parle, faut bien placer le discours un chouïa un peu plus haut que celui de Madame Michu !. Et pour légitimer sa connaissance, il nous sort ses sondages. C'est scientifique cela coco !

Deuxième question : Le mouvement s’enorgueillit d’être apolitique. Qu’est-ce que cela révèle sur l’état de la démocratie représentative en France ? : le magma qui suit en réponse pourrait tenir en une phrase : le peuple exprime son exaspération contre la domination arrogante de l'oligarchie économique et politique.
Mais attention à la phrase qui conclut cette réponse : C'est un mouvement qui fait écho, sur l'autre flan, au populisme développé depuis plusieurs années par les partis anti-cartels tels que le FN en France.
et ce qu'elle sous-entend : cette expression est anti-démocratique puisque "populiste" et inspirée par les idéologies anti système de l'extrême droite... message reçu ?

Dernière question.. un régal ! Le contexte économique, social et politique est-il propice à une montée en puissance de ce mouvement ? Une révolution est-elle possible en France ?
Non, nous dit cet "expert" car le mouvement est populaire, citoyen. Il lui manque quoi ? : la hiérarchie ! la professionnalisation ,la récupération par l'élite ! On prend les mêmes et on recommence .


Pas un mot, bien évidemment sur le silence mediatique sur ces mouvements, sur la répression policière qui se fait de plus en plus forte.
Pas un seul non plus sur les questions de fond posées par ces manifestants, soigneusement évacuées par la classe gouvernante : le chômage, la corruption du personnel politique, la paupérisation

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Message le Mar 31 Mai 2011 - 15:43 par Mister Cyril

L'analyse de Jean-Marie Donégani, enseignant-chercheur associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po, sur le mouvement de contestation.

Comment caractérisez-vous le mouvement des "Indignés" français ?

- Il est difficile de dire dès maintenant ce que deviendra ce mouvement initié en Espagne et en Grèce et apparu en France il y a peu. Ce qu'il manifeste en tout cas c'est d'une part l'exacerbation de l'inquiétude générale devant la crise économique et financière qui touche les pays occidentaux et en particulier l'Espagne et d'autre part la défiance profonde envers la classe politique. Défiance qui est née il y a plusieurs années et qui ne cesse de progresser au gré des enquêtes d'opinion.

Le mouvement s’enorgueillit d’être apolitique. Qu’est-ce que cela révèle sur l’état de la démocratie représentative en France ?

- L'apolitisme revendiqué du mouvement n'est que le signe de cette défiance à l'égard de la politique institutionnelle et de la classe politique. Mais, évidemment, il s'agit d'un mouvement politique qui remet en cause les habitudes de pensée et le cadre d'évidence de la plupart des acteurs politiques qui ne conçoivent pas d'autre alternative qu'un aménagement à la marge de la logique capitaliste de la mondialisation. C'est aussi un mouvement politique parce qu'il remet en cause la "cartellisation" des partis politiques c'est-à-dire cette sorte d'entente passée entre les partis de gouvernement pour utiliser les ressources de l'Etat à leurs fins propres (financement et postes). C'est un mouvement qui fait écho, sur l'autre flan, au populisme développé depuis plusieurs années par les partis anti-cartels tels que le FN en France.

Le contexte économique, social et politique est-il propice à une montée en puissance de ce mouvement ? Une révolution est-elle possible en France ?

- Le contexte économique et social est évidemment propice au développement de ce type de mouvement mais il ne fait pas oublier qu'il n'y a guère dans l'histoire de mobilisations réussies en l'absence d'entrepreneurs de mobilisation, c'est-à-dire de professionnels de la politique capables de transformer les demandes vagues en programmes et de canaliser la protestation vers des issues institutionnelles ou électorales. C'est pourquoi il est vain de considérer que ce type de mouvement peut déboucher par lui-même sur une "révolution". Car une révolution exige une désectorisation de l'espace publique (le fait que les élites ne respectent plus les règles du jeu et la division du travail, que les élus locaux expriment leur défiance à l'égard des élites gouvernementales, que les élites religieuses prennent la parole publiquement, que les syndicats prennent la relève des revendications proprement politiques etc…). Une révolution exige aussi la présence d'une alternative politique puissante, réaliste et d'une classe de professionnels prête au pouvoir.

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Message le Mar 31 Mai 2011 - 13:07 par Mister Cyril

les Indignés ne seront pas expulsés
Le tribunal administratif de Pau a jugé « irrecevable » la requête de la mairie de Bayonne, qui demandait l’expulsion du campement.

Le tribunal administratif de Pau a donné raison aux Indignés de Bayonne, face à la Mairie qui demandait leur expulsion du terrain qu’ils occupent depuis mercredi dernier, mail Chaho Pelletier. La commune avait en effet engagé une action en référé qui avait été notifiée hier aux Indignés. Ils avaient été convoqués hier après-midi devant la juridiction administrative. Celle-ci a donc débouté la Ville, jugeant « irrecevable » sa requête. les Indignés peuvent maintenir leur campement.

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Message le Mar 31 Mai 2011 - 12:47 par Mister Cyril

La source du premier texte est le nouvel obs et m'a juste intéréssé parce qu'il donne un certain nombre de sites pour suivre les évènements...il y a la suite des évènements et le fond "idéologique"; le premier on arrive à peu près à suivre pour le reste c'est un peu l'auberge espagnole (normal)...

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Message le Mar 31 Mai 2011 - 12:44 par Mister Cyril

Pas faux...en fait c'était juste pour diffuser une info qui montre qu'il se passe aussi des choses -en Province comme on dit ici- même si c'est embryonnaire...en plus le tribunal devait statuer sur le campement ce matin? Je me rappelle même pas la source de cet écrit tellement on trouve d'infos sur ce sujet...à suivre...

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Message le Mar 31 Mai 2011 - 11:01 par Invité

Bonjour Cyril, ne te sens pas agressé stp par ma remarque...

Je ne sais pas d'où sors cet article, mais il faut bien admettre je crois qu'il zappe l'essentiel dans ce qu'il appelle les revendications : la "democracia real".

Dans les revendications donc, cet aspect des choses n'est pas évoqué, alors qu'il en est le coeur me semble t'il ; le slogan porté par les jeunes en Espagne d'ailleurs...

Il y a par contre la mise en avant que je dirai disproportionnée de l'aspect ''travail/salaire".
Pourquoi...?

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Message le Lun 30 Mai 2011 - 21:38 par Mister Cyril

Bayonne: "indignés" menacés d'expulsion

Le tribunal administratif de Pau fera connaître mardi matin sa décision quant à la demande d'expulsion des "indignés" de Bayonne, une centaine de personnes qui campent depuis aujourd'hui sur une place publique au bord de la Nive, a-t-on appris lundi auprès de l'avocat du mouvement protestataire. La mairie de Bayonne avait lancé une procédure en référé pour demander "l'expulsion immédiate" du campement, au motif que celui-ci "porte gravement atteinte à l'intégrité et à la conservation du domaine public", selon le recours signé de Jean Grenet, maire de la cité basque.

Les arguments de la mairie "ne sont que des prétextes pour tenter d'éviter la contagion démocratique", a déclaré à l'AFP Jean-François Blanco, avocat des "indignés" de Bayonne. Une trentaine de tentes sont plantées autour d'une yourte collective, et une vingtaine de camping cars sont installés, depuis mercredi, sur une place publique située en face des bâtiments du conseil général, sans susciter d'incidents. Le danger provoqué par cette occupation est "très sérieux" puisqu'il s'agit d'un "campement protestataire qui, s'il se développe, est de nature à troubler gravement l'ordre public", a estimé la mairie.

Un porte-parole de mouvement des "indignés" bayonnais, Txetx Etcheverry - par ailleurs responsable du collectif écologiste Bizi -, a indiqué à l'AFP que le juge a "semblé prêter une oreille attentive" aux arguments avancés par Me Blanco. Ce dernier a notamment exhibé devant le juge les photos apportées du campement des "indignés" montrant des installations sanitaires sur le site - toilettes sèches et douche notamment -, pour tenter de démentir l'affirmation de la mairie selon laquelle un "sérieux problème d'hygiène" y serait posé.

Me Blanco a par ailleurs mis en avant la "liberté d'opinion et de manifestation" et souligné que le mouvement des indignés, "non-violent et très organisé", n'avait à sa connaissance suscité aucune protestation des riverains de la place occupée. Deux policiers municipaux avaient délivré lundi matin au "Village des indignés" une convocation à l'audience de Pau. Les porte-parole du mouvement ont appelé "tous les citoyens, les associations, les mouvements, etc., à exprimer publiquement leur solidarité avec notre action et leur désaccord avec cette tentative des pouvoirs publics d'y mettre fin".

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