Et un 228ème G8/G20 qui va sauver la planète!

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27092011

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Et un 228ème G8/G20 qui va sauver la planète!




G20 : 6.000 personnes attendues à Cannes, 10.000 altermondialistes à Nice

Environ 6.000 délégués, personnels techniques et journalistes sont attendus pour le sommet du G20 prévu les 3 et 4 novembre à Cannes, tandis que 10.000 altermondialistes pourraient participer à un contre-sommet à Nice, ont indiqué lundi leurs organisateurs respectifs.

"Nous attendons 1.100 (BIEN: 1.1OO) délégués, 1.800 personnels techniques et entre 3.000 et 3.500 journalistes pour ce sommet", a indiqué Laurent Stefanini, secrétaire général de la présidence française du G20, lors d'une conférence de presse à Cannes.

L'événement devrait être l'un des plus grands sommets internationaux jamais accueillis en France, selon les autorités. Il réunira notamment, à l'invitation du président français, 25 chefs d'Etat et de gouvernement et sept organisations internationales, dont l'Organisation internationale du travail, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l'Organisation mondiale du commerce.

Quelque 10.000 fonctionnaires de police et militaires sécuriseront la ville (routes, rail, air et mer), ainsi que différents "lieux sensibles" comme les abords de Monaco et la ville de Nice où les altermondialistes comptent organiser débats et manifestations sur quatre jours, a précisé Jean-Michel Drevet, préfet des Alpes-Maritimes lors de la même conférence de presse.

Le budget prévisionnel pour l'organisation de ce sommet est "de l'ordre de 20 millions d'euros", selon M. Stefanini.

A Nice, où les altermondialistes ont demandé à pouvoir tenir un contre-sommet, "entre 7.000 et 20.000 personnes" sont par ailleurs attendues, selon M. Drevet. Mais "une centaine de représentants d'ONG pourront également rencontrer à Cannes les chefs d'Etat et de gouvernement", a précisé M. Stefanini.

Sera-ce un sommet à risque? "Sur le plan de l'organisation, il n'y a pas de risque particulier, Cannes est déjà rompu à l'exercice pour avoir déjà accueilli un sommet européen et, plus récemment, le Sommet des pays africains. Mais sur le fond, la situation internationale économique et financière est tendue, ce ne sera donc pas un sommet facile", a souligné le secrétaire général.

Le collectif MobilisationsG8G20, organisateur de ce contre-sommet, qui tenait une conférence de presse à Nice, "espère (voir affluer) 10.000 personnes dans la ville, à peu près comme au Havre", en marge du sommet du G8 de Deauville qui s'est tenu en mai.

Une quarantaine d'organisations françaises et 70 à 80 organisations internationales y participeront, a précisé Nikolaz Berthomeau, l'un des porte-parole du collectif.

Une "manifestation internationale" est prévue dès le 1er novembre entre le centre de Nice et l'Ariane, un quartier périphérique populaire de la ville.

Le 3, une "action unitaire contre les paradis fiscaux" est également prévue à Cap d'Ail, à la frontière monégasque.

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Mister Cyril

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Message le Jeu 5 Juil 2012 - 23:30 par Mister Cyril

Ce qui se prépare c'est pire que la droite (gel des avancements, et autres subtilités)...mais bon grâce aux manifs de Mélody ils vont corriger tout ça...je les hais...mais au moins je n'ai pas de regrets sur mon non-vote comme 2 collègues aujourd'hui "si j'avais su...gna gna gna"; mais bon on sera jamais les plus mal-lotis alors, vacances, barbecues (mais pas trop de viande) et bières pas chère...ça me suffit, je suis un petit!

Bizz à tous je mets les voiles

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Message le Jeu 5 Juil 2012 - 12:55 par Donald11

Je redouble mon CE2 ? Chic alors, ma maîtresse est très jolie ! Je me demande si je ne vais pas revenir en 3ème année ...

Par contre, pour les fonctionnaires comme toi, c'est serrage de ceinture pour les deux ans à venir (pour commencer) prévu par notre couple de sauveurs Hollande-Ayrault ! Et en prime la règle d'or incluse dans notre constitution. Enfin, le côté positif, c'est que nos prisons vont se vider. Ça coûtera moins cher que d'en construire des tas d'autres ! Sauf pour les contribuables qui vont devoir mettre la main à la poche pour résilier les contrats passés par le gouvernement précédent aux bétonneurs franchouillards ... Elle est pas belle la vie hexagonale ?

Droite-gauche, gauche-droite, l'uppercut final est toujours pour les mêmes !

Bonnes vacances. Et n'abuse pas du foie gras !

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Message le Mar 3 Juil 2012 - 21:46 par Mister Cyril

T'es bouché ou quoi on est sauvé, même la Grèce elle est sauvé puisqu'elle a préféré (en fait une infime partie des électeurs) voter à droite...



La Grèce prévoit en 2012 une récession deux fois plus forte que prévu :


La Grèce prévoit en 2012 une récession deux fois plus forte que prévuLa Grèce s'attend à une récession pire que prévu en 2012 avec un recul attendu de 6,7% du PIB contre -4,5% prévu par la banque de Grèce il y a deux mois, et -2,8% voté initialement dans le budget de l'Etat, a déclaré mardi le ministre adjoint des Finances, Christos Staïkouras.

"La situation de l'économie reste critique (...) et particulièrement difficile", a indiqué M. Staïkouras lors d'une conférence sur la croissance organisée à Athènes par l'hebdomadaire britannique The Economist.

"Selon une étude du Centre de planification et de recherches économiques Kepe, le recul du PIB au premier trimestre a atteint -6,5%, au troisième il sera de -9,1% et le total sur un an de -6,7%, soit le double de ce qui avait été initialement prévu", a indiqué M. Staïkouras.

Le ministre a rappelé que le chômage en Grèce a atteint 22% en mars.

"Ces chiffres sont écoeurants", a-t-il déploré.

La Banque de Grèce avait déjà prévu en avril l'aggravation de la récession, estimant que le Produit intérieur brut chuterait de "près de 5%" en 2012, soit plus que les estimations initiales (près de 3%), après un recul de 11% sur les deux dernières années.

La Grèce connait sa cinquième année consécutive de récession, entamée lors de la crise bancaire en 2008 et aggravée depuis 2010, année du déclenchement de la crise de la dette, qui a contraint le pays à recourir à des prêts internationaux accordés par par UE, BCE et FMI.

Le nouveau gouvernement grec de coalition dirigé par le conservateur Antonis Samaras, issu des législatives du 17 juin, s'est engagé à poursuivre les réformes prévues dans le plan d'assainissement de l'économie dicté par les créanciers, UE et FMI, tout en réclamant "des changements afin de favoriser la croissance".


La Grèce prévoit en 2012 une récession deux fois plus forte que prévu"Il est nécessaire de suivre des politiques orientées vers la croissance, changer les politiques injustes et les réadapter afin d'arrêter la récession" a indiqué M. Staïkouras.

Il a souligné que le plan UE-FMI doit être complété par des politiques "pour favoriser l'emploi".

"Il faut se mettre d'accord le plus tôt possible avec la troïka pour élaborer de nouvelles politiques afin que le plan d'assainissement de l'économie soit viable", a ajouté M. Staïkouras.

Une équipe de techniciens de la troïka UE-FMI-BCE des bailleurs de fonds de la Grèce est arrivée mardi à Athènes pour entamer les premiers contrôles des comptes grecs avant l'arrivée des dirigeants de l'équipe, a-t-on appris mardi auprès du ministère des Finances.





Bizz mon canard, désolé mais tu redoubles ton CE2!

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Message le Mar 3 Juil 2012 - 10:21 par Donald11

J'ai tout compris, c'est la valse des milliards !

Sauf que, même un gosse de CE2 ayant assimilé l'addition et la soustraction serait capable de comprendre que, moins y'a de rentrées fiscales, ben moins y'a de sous dans les caisses, et plus y'a de chômeurs, eremastes, stropiats, et autres parasites sans ressources, ben plus les caisses se vident ...

Enfin tant que les 0,1% pourront se goinfrer de caviar dans leurs bunkers ....

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Message le Lun 2 Juil 2012 - 20:45 par Mister Cyril

Un succès remarquable, ce sommet ? Autant pour l'euro que pour François Hollande, rien n'est moins sûr. D'après l'économiste Jacques Sapir, seule la croissance pourra permettre à la zone euro de respirer... Et c'est une simple bouffée d'air qui a été décidée à Bruxelles. Pas de quoi sabler le champagne pour les peuples européens.

Sommet européen : une petite victoire pour Hollande ? Le sommet de Bruxelles qui s’est déroulé dans la nuit du 28 au 29 juin est vendu au grand public comme un remarquable succès du Président Français, M. François Hollande, face à la Chancelière Allemande, Mme Merkel. Il aurait imposé son pacte de Croissance et surtout, avec les Premiers Ministres Espagnol et Italien, «sauvé» l’Euro en amenant l’Allemagne à accepter des concessions importantes pour faciliter la situation financière de l’Espagne et de l’Italie.

La mise en scène a été soignée. Les marchés financiers ont réagi très positivement dans la journée du vendredi 29 juin, et l’Euro, qui était jusque-là plutôt à la baisse, s’est redressé de 2%. Dans la foulée, François Hollande a donc annoncé que la France ratifierait le pacte de stabilité voulu par l’Allemagne.

Pourtant, si l’on y regarde de plus près, la situation apparaît comme nettement moins favorable, tant pour le Président française que pour l’euro. Prenons pour commencer le fameux pacte de croissance. Son montant est parfaitement dérisoire. Avec 120 milliards d’euros à dépenser sur 3 ans, qui peut penser que cela pèsera sur l’économie de la zone euro, dont la richesse totale (le PIB) est d’environ 12 000 milliards ? De plus, sur ces 120 milliards, 55 étaient prévus de longue date en tant que fonds structurels et 35 milliards avaient été prévus en décembre dernier quand on avait annoncé l’accroissement des moyens de la Banque européenne d’investissements. Les fameux «projects bonds» ne porteront que sur…4,5 milliards.

En fait, il n’y a guère que 30 milliards d’argent frais sur ces 120 milliards, qui seront de toute manière bien insuffisants face à la situation économique de la zone euro. La pacte de croissance apparaît ainsi dans sa réalité : un prétexte pour faire voter le pacte de stabilité exigé par l’Allemagne ! François Hollande ne se contente pas de se parjurer, il se ridiculise.

Et pourtant, nous aurions bien eu besoin d’une véritable initiative de croissance, car la situation économique est grave. Oublions la Grèce et le Portugal d’ores et déjà en dépression, même s’il convient de garder en mémoire que cette dépression a des aspects tragiques dans les deux pays. L’Espagne était en récession depuis la fin de l’année dernière. Mais, depuis deux mois, tous les signes d’une aggravation apparaissent. Le PIB de l’Espagne va reculer sans doute de 1% sur l’année, voire plus.

L’Italie est, elle aussi, en train d’entrer en récession sous l’impact des mesures d’austérité décrétée par Mario Monti. Elle aussi s’apprête à connaître un recul du PIB. La France enfin, qui tablait sur une croissance de 1,5% pour 2012, ne connaîtra que 0,4% de croissance au mieux en 2011. En réalité, l’économie française est déjà en stagnation, le pouvoir d’achat recule, et les perspectives pour 2013 sont constamment révisées à la baisse.

La simultanéité de ces contractions de l’activité économique en Europe aura nécessairement un effet cumulatif. Le chômage a déjà explosé dans certains pays. Il connaîtra une forte hausse en France d’ici à la fin de cette année car 350 000 emplois au minimum sont directement menacés.

Il est pourtant clair que seule la croissance, et l’inflation doit-on ajouter, pourraient sortir la zone euro de la crise d’endettement actuelle. Or, ce qui a été décidé à Bruxelles est une bouffée d’oxygène pour des pays aux abois. L’Espagne devra trouver 280 milliards d’Euros d’ici à décembre 2012.

L’Italie aura besoin de 600 à 750 milliards (sur une dette totale de 2000 milliards) si les achats de sa dette par ses propres banques ne reprennent pas. Certes, pays de la zone Euro ont décidé que l’Espagne comme l’Italie pourraient directement emprunter auprès du Mécanisme Européen de Stabilité (le MES), que ce soit pour recapitaliser les banques ou pour racheter leur dette. Mais, le montant de ce dernier n’est que de 500 milliards d’Euros,

On peut donc faire l’addition : d’un côté 280 milliards plus 600 milliards, soit un total de 880 milliards, et de l’autre simplement 500 milliards. Même si l’on décide, ce qui se fera vraisemblablement, d’ajouter au MES le reliquat des sommes détenues par le Fonds Européen de Stabilité Financière (le FESF), soit environ 150 milliards d’Euros, on n‘atteint que 650 milliards. Nous sommes soit loin du compte.

L’accord de Bruxelles de la nuit du 28 au 29 juin permettra de tenir jusqu’à la fin octobre, voire au début du mois de novembre, mais pas au-delà, et ceci à supposer que nul autre pays de la zone Euro ne demande brutalement de l’aide entre temps. Nous arrivons ici à l’extrême fin des moyens disponibles.

De plus, ces besoins financiers ont été calculés sans tenir compte de la baisse, relative ou absolue, des recettes fiscales qu’engendre la récession. Il est donc prévisible que les besoins de financement des différents pays se révèleront plus élevés que ce qui est aujourd’hui calculé. Les opérateurs sur les marchés financiers sont d’ores et déjà parfaitement capables de s’en rendre compte. Après l’euphorie issue du succès du sommet européen viendra le temps du doute, puis celui du pessimisme devant l’inadéquation des montants disponibles face aux besoins. La spéculation sur les taux d’intérêt reprendra dès cet été et nous serons à nouveau confrontés à une nouvelle crise à l’automne 2012.

À ce moment-là, on aura cédé sur le fond à l’Allemagne, en acceptant de ratifier le pacte de stabilité sans que cette dernière ne s’engage réellement à financer les déficits que la politique allemande a contribué à créer. Dès lors, nous n’aurons plus le choix qu’entre violer ce pacte avant que l’encre ne soit encore sèche ou nous enfoncer dans une logique de dépression, en suivant ainsi le chemin de toutes les politiques déflationnistes à commencer par l’exemple tragique de la déflation allemande du 1930 à 1932. François Hollande tient-il donc à être le Président qui imposera à la France un taux de chômage de 15% à 20% ? Veut-il entrer dans l’histoire sous les mêmes huées que le Chancelier Brüning en Allemagne, le Président Hoover aux Etats-Unis, ou – plus proche de nous – M. Papandréou ?

Pour l’essentiel, depuis des mois, nous repassons toujours par le même chemin. La zone Euro connaît une crise grave, qui débouche sur un sommet, où l’on trouve des solutions provisoires à la crise de liquidité mais qui sont assorties de mesures d’austérité qui renforcent en réalité la crise de solvabilité des pays européens. Après un répit de quelques semaines, ou de quelques mois, la crise réapparaît et l’on recommence. Ce sommet des 28 et 29 juin était en réalité le 19e !

Mais à chaque fois, la situation est plus dégradée, notre tissu industriel se délite un peu plus et notre endettement s’accroît. L’absence de solution de fond condamne les mesures d’urgence à n’avoir d’efficacité que pour un temps de plus en plus réduit.

Les hommes politiques et les financiers ont pu sabler le champagne vendredi. Les lendemains de fête seront très amers pour les peuples d’Europe.

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Message le Sam 30 Juin 2012 - 11:45 par Donald11

Le ridicule ne tue pas, malheureusement !

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Message le Sam 30 Juin 2012 - 10:25 par Mister Cyril

et 229!!!

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Message le Sam 10 Déc 2011 - 15:16 par Mister Cyril

Europe, à quand le prochain sommet de crise ?
Les dirigeants de l'Union européenne étaient réunis, vendredi, à Bruxelles où s'est tenu leur seizième sommet depuis le début de la crise de la dette fin 2009.AP/Yves Logghe

"On ne réglera pas la crise en un seul sommet." A l'issue du seizième sommet de la dernière chance depuis les débuts de la crise, en 2009, la conviction d'Angela Merkel conserve toute sa pertinence. Les décisions arrêtées à l'aube, vendredi 9 décembre à Bruxelles, par les chefs d'Etat et de gouvernement européens sont, pour certaines, historiques. Elles ne suffiront pas malheureusement à éteindre le feu provoqué, sur le Vieux Continent, par la crise de la dette des Etats souverains. Il y aurait fallu davantage d'ambition, de vision et de leadership.
Le sommet de Bruxelles permet certes d'utiles clarifications. Une union - et l'Union européenne ne saurait échapper à ce principe - ne peut accepter la présence en son sein de francs-tireurs qui cherchent à profiter des avantages qu'elle peut apporter sans en payer le prix et en respecter les disciplines.

Les Britanniques n'ont jamais cru ni voulu de l'euro. Inutile de les forcer. Inutile de les attendre pour avancer. Ils ont voulu se mettre à l'écart de l'union. C'est leur choix. On peut d'ailleurs s'interroger désormais sur la légitimité de leur arrimage au marché unique, sur leur présence aussi au sein de la Commission et dans les institutions communautaires. Autre clarification utile qui est davantage une confirmation : celle du rôle moteur que continue et doit continuer à jouer le couple franco-allemand dans la construction européenne.

Le traité intergouvermental qui doit être rédigé entre les 26 pays membres de la nouvelle Union s'inspirera de l'accord auquel étaient parvenus Angela Merkel et Nicolas Sarkozy lundi 5 décembre à Paris. Vingt ans après la signature de Maastricht, le "traité" de Bruxelles comble enfin son défaut principal. L'union monétaire trouve son indispensable pendant, avec un début d'union économique.

Un vrai pacte budgétaire va être instauré entre tous les pays engagés dans l'aventure - c'est ce à quoi doivent conduire la discipline inscrite dans les textes fondamentaux de chaque pays et les sanctions automatiques qui seront imposées en cas de non-respect des engagements pris. Il s'agit là d'un transfert de souveraineté majeur indispensable qui risque, néanmoins, de se heurter, ici ou là, à de vives résistances.

Des mesures d'urgence ont aussi été discutées à Bruxelles pour éviter la contagion de la crise. Promesse a ainsi été faite de renforcer les pare-feu et de confier au FMI un rôle accru dans le sauvetage de l'euro. Il reste à traduire tout cela dans les textes et à le faire adopter par chacun des pays, à trouver l'argent promis, aussi.

Pour la gouvernance comme pour les mesures d'urgence, d'énormes zones d'ombre subsistent néanmoins. C'est ce qui explique la posture, inflexible, de la BCE, toujours radicalement opposée à jouer le rôle de pompier de dernier ressort dans la région. Comme après les quinze sommets précédents, l'incertitude, le flou, l'imprécision risquent de provoquer rapidement de nouveaux soubresauts sur les marchés. Et l'organisation, en toute catastrophe, d'un énième sommet.

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Message le Jeu 8 Déc 2011 - 21:48 par Mister Cyril

Juste à garder dans les archives (et à compléter), la longue litanie des sommets de la dernière chance...ils enchainent l'Everest, le K2...

http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/12/08/crise-de-l-euro-la-litanie-des-sommets-de-la-derniere-chance_1614641_1581613.html#ens_id=1268560

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Message le Mer 7 Déc 2011 - 18:35 par Mister Cyril

brusyl a écrit:on met la pression psychologique au plus haut niveau : "gravité sans précédent, catastrophe, fin de l'euro" pour préparer l'opinion à abdiquer une nouvelle partie de sa souveraineté nationale au profit des technocrates européens et à accepter de nouvelles mesures d'austérité.

C'est d'une clarté biblique...après si le péquin moyen se laisse impressionner ou culpabiliser sur ses maigres prestations sociales ou primes salariales pour permettre aux spéculateurs de s'engraisser...ton article était excellent, s'cuse pas le temps de le commenter, pas grand chose à rajouter...

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Message le Mer 7 Déc 2011 - 16:57 par brusyl

J'ai du mal à comprendre du haut de quelle autorité et au nom de quel principe Geithner vient faire sa visite en Europe, lui qui est ministre d'un pays qui a perdu il y a six mois son triple A !
Quant au reste, le soit disant pessimisme, ce n'est que du discours, l'application in concreto de l'article sur la dette que j'ai posté ici ce matin : on met la pression psychologique au plus haut niveau : "gravité sans précédent, catastrophe, fin de l'euro" pour préparer l'opinion à abdiquer une nouvelle partie de sa souveraineté nationale au profit des technocrates européens et à accepter de nouvelles mesures d'austérité.

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Message le Mer 7 Déc 2011 - 14:35 par Mister Cyril

Pressions américaines et pessimisme allemand avant le sommet européen
Les Etats-Unis ont maintenu mercredi la pression sur l'Europe pour qu'elle endigue enfin sa crise de la dette, mais l'Allemagne s'est dite "pessimiste" à la veille d'un sommet européen présenté, une fois de plus, comme crucial pour créer le "choc de confiance" dont le monde a besoin.
, AFP "J'ai souligné à quel point il est important pour les Etats-Unis et le reste du monde que l'Europe réussisse", a déclaré le secrétaire américain au Trésor au cours de l'étape parisienne de sa tournée européenne.

Et "je suis confiant dans le fait qu'elle réussira", a ajouté Timothy Geithner, à l'issue d'un petit-déjeuner de travail avec le ministre français des Finances François Baroin.

La pression américaine vient s'ajouter à celle des agences d'évaluation financière, avec la menace de Standard and Poor's d'abaisser les notes de presque toute la zone euro, dont l'Allemagne et la France, si elle juge décevants les résultats du sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles.

Et l'Allemagne ne semble pas partager l'optimisme de Timothy Geithner. "Je suis plus pessimiste que la semaine dernière sur la possibilité d'avoir un accord total" car un "certain nombre de partenaires n'ont pas compris la gravité de la situation", a dramatisé une source gouvernementale à Berlin.

Selon elle, il s'agit "de faire un pas décisif sur la structure future de la zone euro" et "ceux qui tentent d'y échapper par des astuces n'ont pas compris les attentes" d'investisseurs ultra-nerveux à l'égard de la rencontre.

Pour autant, les marchés financiers étaient en nette hausse mercredi à la mi-journée, après avoir limité les dégâts la veille, et les investisseurs se voulaient résolument optimistes. L'euro s'est aussi repris face au dollar.

L'Allemagne a ainsi dissipé les inquiétudes qui avaient surgi avec une émission obligataire ratée il y a deux semaines: elle a emprunté sur cinq ans mercredi avec succès.

Après avoir rencontré mardi les responsables allemands et de la Banque centrale européenne (BCE), le secrétaire américain au Trésor devait ensuite s'entretenir avec le futur chef de gouvernement espagnol Mariano Rajoy dans la soirée à Marseille, dans le sud-est de la France, puis jeudi en Italie avec le nouveau président du Conseil Mario Monti.

Comme il le fait depuis septembre, l'Américain profite de ce voyage opportunément calé avant le sommet de Bruxelles pour insister sur un point cher à Washington: la construction d'un "pare-feu suffisamment fort" pour empêcher que la crise de la zone euro n'échappe à tout contrôle et enfonce le reste du monde, Etats-Unis en tête, dans la récession.

Ce "pare-feu" sera l'un des grands enjeux du sommet, même s'il a été jusqu'ici occulté par la volonté franco-allemande de doter la zone euro d'un "nouveau traité" et d'une discipline budgétaire accrue.

La proposition commune de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français Nicolas Sarkozy vise en effet à renforcer, sur le long terme, la gouvernance et les règles européennes. Elle mise sur des sanctions plus automatiques pour les mauvaises élèves de la rigueur budgétaire et sur des "règles d'or" nationales contre les déficits, le tout dans un traité ouvert aux 27 Etats de l'Union européenne mais plus probablement limité aux 17 membres de la zone euro.

Mais un point porte précisément sur le "pare-feu": le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de secours permanent de l'Union monétaire initialement prévu pour mi-2013, verrait le jour un an plus tôt.

Parallèlement, le président de l'UE Herman Van Rompuy avance d'autres pistes potentiellement controversées: le MES pourrait venir s'ajouter au mécanisme temporaire, le Fonds européen de stabilité financière (FESF), au lieu de le remplacer, de manière à démultiplier les capacités d'intervention de la zone euro pour venir en aide, si besoin, à de grandes économies comme l'Italie ou l'Espagne. Et le fonds permanent pourrait aussi être considéré comme un établissement bancaire et se financer ainsi au guichet "illimité" de la BCE, une solution longtemps défendue par Paris mais rejetée par Berlin.

Sur tous ces points, les Européens se préparent à des longues et difficiles tractations à Bruxelles.

"La situation est grave" et, en conséquence, "ni Angela Merkel ni Nicolas Sarkozy ne quitteront la table sans qu'un accord fort soit signé", a prévenu mercredi François Baroin.

"Nous devons créer un choc de confiance. Et un choc de confiance, c'est répondre à toutes les problématiques qui ont été posées par les investisseurs qui se sont retirés" de la zone euro, a ajouté le ministre français.

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Message le Mer 28 Sep 2011 - 0:50 par Donald11

Pourquoi faire ? Elle a besoin d'être sauvée ? Elle est donc en danger !!!!

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