occupywallstreet

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27092011

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Chomsky

"N’importe qui ouvre un peu les yeux sait que le gangstérisme de Wall Street — des institutions financières en général — a causé des dégâts graves à la population des États-Unis (et du monde). Et devrait aussi savoir comment ceci s'aggrave depuis 30 ans parallèlement à l'augmentation radicale de leur pouvoir économique et de leur puissance politique. Cela constitue un cercle vicieux qui a concentré une richesse immense et avec elle le pouvoir politique dans un secteur minuscule de la population, une fraction de 1 %, tandis que le reste devient de plus en plus ce qu’on nomme de temps en temps "un précariat" — qui essaie de survivre dans une existence précaire. Ces gens exercent ces abominables activités dans une impunité presque complète — pas seulement qu’elles soient trop grandes pour échouer mais encore "trop grandes pour la prison".

Les courageuses et honorables protestations en cours à Wall Street devraient servir à porter cette calamité aux yeux du public, aboutir à des efforts dans le but de la surmonter, et installer la société sur une voie plus saine.

Anyone with eyes open knows that the gangsterism of Wall Street — financial institutions generally — has caused severe damage to the people of the United States (and the world). And should also know that it has been doing so increasingly for over 30 years, as their power in the economy has radically increased, and with it their political power. That has set in motion a vicious cycle that has concentrated immense wealth, and with it political power, in a tiny sector of the population, a fraction of 1%, while the rest increasingly become what is sometimes called “a precariat” — seeking to survive in a precarious existence. They also carry out these ugly activities with almost complete impunity — not only too big to fail, but also “too big to jail.”

The courageous and honorable protests underway in Wall Street should serve to bring this calamity to public attention, and to lead to dedicated efforts to overcome it and set the society on a more healthy course.


Michael Moore


La video est en anglais désolée, pas encore sous-titrée. Mais MM fait une analyse très intéressante de la colère du peuple américain qui sous tend actuellement le pays et qui pourrait selon lui jaillir comme un geyser à n'importe quelle occasion.


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brusyl
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occupywallstreet :: Commentaires

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Message le Mer 12 Oct 2011 - 19:12 par Mister Cyril

NYSE vs Anonymous : les hackers ont planté
On a attendu l’attaque à grands coups de F5 et pourtant le site de la bourse de New York est resté intact. Ce dernier devait subir l’attaque annoncée des Anonymous… Officiellement, c’est un échec cuisant.
Les célèbres Anonymous comptaient frapper le site pour afficher leur solidarité au mouvement de protestation « Occupy Wall Street ». Il semblerait pourtant que les attaques DDoS à répétition n’aient pas porté leurs fruits.

Le rapport des médias annonce que le site a été atteint aux alentours de 15h30, la durée totale de l’attaque n’aurait duré que deux minutes. Ces propos ont été démentis par Ray Pellechia, le porte-parole du site de la célèbre bourse New-Yorkaise. Pour lui, si le site a eu quelques minutes de difficultés, c’est uniquement à cause des journalistes qui tentaient de rafraîchir la page de façon intempestive pour avoir l’exclusivité.

Nous dirons que cette explication est crédible pour le principe. Cela dit, ce site est certainement un des plus consultés au monde, pas sûr que quelques journalistes de plus puissent faire une telle différence.

Cela étant, le débat n’est pas là, que le site ait été hacké ou non, l’attaque reste plus qu’en demi-teinte. D’une part elle n’a pas été clairement discernable et surtout le site est loin d’avoir été « anéanti » comme on l’attendait.



Le NYSE était-il trop bien préparé à cette attaque, les Anonymous ont-ils réellement frappé ? On sait que cette attaque divisait beaucoup au sein de la communauté des hackers. Typiquement celle-ci aurait pu faire une mauvaise presse aux actions des manifestants.

Difficile de dénouer le vrai du faux. En tout cas, ils souhaitaient attirer l’attention des médias sur le mouvement de protestation touchant Wall Street, dans un sens leur mission a parfaitement réussi. Le monde est globalement au courant du combat contre la dictature financière, la censure des médias et les violences policières en Amérique et le tout sans violence.

Alors certes, il n’y a pas eu de spectacle, mais est ce vraiment nécessaire si l’objectif est atteint.

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Message le Mar 11 Oct 2011 - 22:39 par brusyl

Merci pour l'info sur les gibis !
M'étonne pas qu'ils démarrent après les USA : ils se considèrent comme leurs grands frères, ils n'allaient pas se laisser doubler par eux !

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Message le Mar 11 Oct 2011 - 22:11 par Mister Cyril

La City de Londres, nouvelle cible d'un groupe d'"indignés"

Le collectif "OccupyLSX" (Occupy London Stock Exchange, la Bourse londonienne) a annoncé son intention d'occuper, samedi 15 octobre, la City, le cœur financier de Londres, à l'instar des "indignés" qui ont occupé des lieux emblématiques en Espagne, à Wall Street, à New York, ou en Grèce. Le mouvement de protestation espagnol appelle ce jour-là à une journée d'action mondiale.
"Nous espérons installer un campement dans un lieu sûr, proche de la City", a indiqué à l'AFP Peter Vaughn, un militant du collectif OccupyLSX. Les participants doivent se réunir devant la cathédrale Saint-Paul puis se diriger vers le siège de la Bourse londonienne. "Il n'est pas question d'occuper des bâtiments, mais plutôt de tenir des ateliers, des forums de discussions, de susciter l'enthousiasme", explique Peter, 24 ans, au chômage.


BRISER L'APATHIE GÉNÉRALE

A Londres, une assemblée générale, baptisée "bloquer le pont", s'est tenue dimanche dernier sur le pont de Westminster, attirant qautre cents personnes, selon le site Internet du collectif. L'assemblée générale a invité tous les "indignés" à venir participer samedi à des ateliers sur divers sujets comme "la dette" et à "briser l'apathie générale parmi la jeunesse", selon le site Internet.

"Le mouvement croît d'heure en heure, plus de trois mille cinq cents personnes se sont déjà inscrites sur notre page Facebook pour participer samedi", souligne Peter Vaughn. UK Uncut, un collectif opposé aux coupes budgétaires drastiques décidées par le gouvernement de David Cameron, soutient l'action de samedi, mais comme tous les mouvements d'"indignés", il n'y a ni porte-parole ni direction du mouvement.

Le mouvement de contestation des "indignés" est parti d'Espagne en mai, de la Puerta del Sol, à Madrid, les jeunes Espagnols exprimant leur exaspération face à la crise économique et au chômage, qui touche près de la moitié des 25 ans. Le mouvement a depuis fait tache d'huile, en Europe et aux Etats-Unis notamment, où des manifestants se sont installés depuis trois semaines dans un square près de la Bourse de New York. Selon un site participatif, United for Globalchange, quatre cents "mobilisations" sont prévues samedi dans au moins quarante-cinq pays.

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Message le Mar 11 Oct 2011 - 21:23 par Mister Cyril

En fait je me suis aperçu que je recevais des mails de cette ONG que j'avais glissée dans les indésirables (because je savais pas ce que c'était)...grâce au lien de mam....de Bru j'ai découvert une orga intéressante même si je sais que le principe de la pétition ne déclenche pas d'euphorie ici, le côté international est sympa! (je suis donc le 10 000 123 ème menbre, ça mange pas de pain).

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Message le Mar 11 Oct 2011 - 21:19 par Mister Cyril

Avaaz, le site qui veut changer le monde par l’internet

Ses pétitions en ligne constituent une force de frappe désormais incontournable pour les droits humains et l’environnement

Aujourd’hui, pour faire plier un gouvernement, il y a la rue, les pressions diplomatiques et… une pétition surAvaaz. org. Plus importante «communauté d’activisme en ligne», le site, qui vit de la récolte de dons, frise les 9 millions de membres dans 193 pays. La semaine dernière, il a obtenu son premier grand succès: l’abandon du vote d’une brutale loi antigays en Ouganda.

Machine à faire pression
«Avaaz réduit l’écart entre le monde tel qu’il est et le monde tel que nous le voulons, une campagne après l’autre. » Son credo annonce clairement la couleur. Savant mélange de militantisme, de nouvelles technologies et de démocratie, l’activisme façon Avaaz (qui signifie «voix» dans plusieurs langues orientales) est devenu, en seulement quatre ans, une formidable machine à faire pression.

Créé sous forme de fondation à New York par Ricken Patel, le réseau tire sa force de frappe de sa communauté. Depuis janvier 2007, elle s’élargit à un rythme exponentiel autour de principes humanistes acceptables par tout individu sensible: l’environnement, les droits humains, le développement, la paix, la démocratie.

Pour mener sa lutte, Avaaz est passé maître dans l’utilisation des nouvelles technologies, notamment les réseaux sociaux. Grâce à un habile système de courriels et aux modules de publication disponibles sur le site, un seul clic suffit pour en diffuser les causes et en partager les pétitions sur Facebook et Twitter. Et les internautes ne s’en privent pas: 1,2 million de signatures pour interdire les pesticides toxiques tueurs d’abeilles; près de 1 million pour condamner la pratique du «viol correctif» en Afrique du Sud; 832 000 pour réintroduire les remèdes à base de plantes, interdits par l’UE; 543 000 en soutien à WikiLeaks…

Enfin, et c’est là sans doute son principal atout, Avaaz est toujours en phase avec ses membres. Normal, ce sont eux qui décident, à coup de sondages en ligne, des grands principes à défendre.

Réactivité et efficacité
Sur ces bases, Ricken Patel et son équipe de jeunes activistes lancent les campagnes et mobilisent leur immense réseau d’associations et de militants sur le terrain. Une organisation qui permet une réactivité et une efficacité extrêmes, à la fois sur l’internet et dans le monde réel.

La dernière campagne en date visait donc l’Ouganda, où une loi condamnant les homosexuels à la peine de mort, proposée par des extrémistes religieux, devait être votée la semaine dernière. C’était sans compter sur Avaaz, qui, avec 1,6 million de signatures récoltées en moins d’un mois, a pu faire pression à la fois sur les diplomates des puissances occidentales et sur l’opinion publique du pays africain, forçant le Parlement ougandais à enterrer le vote de ce projet de loi.

Alors que les démocraties ont mal à leur liberté de parole, lavox populia trouvé en Avaaz une arme qu’il sera difficile de faire taire.

Tribune de Genève.

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Message le Lun 10 Oct 2011 - 22:20 par Mister Cyril

Visiblement il s'est pas passé grand chose, on y perd son latinus...beaucoup d'articles sur Wall Street mais rien de transcendant (sens figuré hé héla blanche bergère); bizz

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Message le Lun 10 Oct 2011 - 21:44 par brusyl


Les hackers vont-ils attaquer Wall Street ?

Par Agnès Rousseaux (10 octobre 2011)


C’est une vidéo qui circule sur Internet, appelant à une attaque du site web de la bourse de New York, ce lundi 10 octobre. Signée du collectif de hackers « The Anonymous », le message annonce que le site du New York Stock Exchange (NYSE) « sera effacé de l’Internet », en solidarité avec le mouvement « Occupons Wall Street » : « Le 10 octobre, attendez-vous à un jour qui restera dans les mémoires. »

Postée il y a quelques jours sur le compte YouTube TheAnonMessage, qui relaie les messages des Anonymous, la vidéo appelle tous les « hacktivists » à coordonner leurs efforts pour cette attaque du serveur du NYSE, au nom de code « Invade Wall Street ». Beaucoup s’interrogent sur la véracité du message, estimant impossible que les Anonymous encouragent à utiliser une technique informatique – l’attaque Ddos, via le logiciel Low Orbit Ion Cannon (LOIC) – très risquée pour ceux qui l’emploient. Les précédentes opérations ont en effet montré des déficiences : le logiciel peut permettre aux autorités de retrouver l’adresse physique de celui qui l’utilise, si celui-ci ne masque pas suffisamment l’adresse de son ordinateur. Une faille qui pourrait être à l’origine de l’arrestation d’une quinzaine de hackers par le FBI en juillet dernier.

Certains Anonymous expliquent qu’il s’agit d’une « fausse opération lancée par les agences de cybercriminalité pour saper le mouvement Occupons Wall Street ». Toute tentative d’attaque sur le site du NYSE sera sans doute considérée comme un acte de terrorisme par les forces de l’ordre… et d’un impact modéré puisqu’il ne s’agit que du site internet et non du système informatique interne de la Bourse. Impossible, vu l’organisation du mouvement, de savoir si les Anonymous, ou certains d’entre eux, sont derrière cette opération. Sur Twitter, chacun y va de son avis, les appels se multiplient pour prévenir du risque, affirmer que l’opération est annulée ou même qu’un agent a « infiltré » l’opération. Messages contradictoires, canaux multiples, manipulations éventuelles, transmission instantanée de l’information – et de l’intox – rendent cette bataille informatique impossible à suivre. Et impossible à maîtriser pour ceux, quels qu’ils soient, qui en sont à l’origine

http://www.bastamag.net/article1807.html

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Message le Dim 9 Oct 2011 - 22:45 par brusyl

Confrontation avec les malfaiteurs

Paul Krugman

Quelque chose est en train de se passer. Quoi, on ne le sait pas réellement mais on pourrait bien enfin assister à l'avènement d'un mouvement populaire qui, à l'inverse du Tea Party, s'en prend aux bonnes personnes.
Lorsque le mouvement Occupy Wall Street a démarré il y a trois semaines, les médias dans leur majorité se sont gaussés, si tant est qu'ils aient parlé de l'événement. Par exemple, neuf jours après le début des manifestations, la National Public Radio n'avait toujours pas relaté quoi que ce soit.

Ainsi, le fait que les manifestations n'aient pas seulement continué mais se soient en plus développées, devenant trop importantes pour être ignorées, témoigne de la ferveur des gens impliqués. Avec les syndicats et un nombre croissant de démocrates qui expriment un soutien même nuancé aux manifestants, le mouvement Occupy Wall Street semble être désormais un événement important et pourrait même marquer un tournant décisif.

Que peut-on dire au sujet des manifestations ? Commençons par le commencement : les manifestants ont parfaitement raison de juger Wall Street comme une force destructrice, à la fois économique et politique.

Notre débat politique baigne dans un cynisme las, dans la certitude que justice ne sera jamais faite - et oui, j'y ai moi-même succombé. Ce faisant, il est aisé d'oublier à quel point l'histoire de notre économie est scandaleuse. Ainsi, si vous l'aviez oubliée, voici la tragédie en trois actes.

Lors du premier acte, les banques ont profité de la déréglementation pour s'emballer ( et se verser de coquettes sommes ), gonflant de gigantesques bulles en prêtant à tout va. Dans le deuxième acte, les bulles ont éclaté, mais les banques se sont renflouées grâce aux contribuables avec, et c'est remarquable, bien peu de comptes à rendre, alors même que le travailleur lambda continuait à souffrir des erreurs commises par les banques. Et dans le troisième acte, les banques ont exprimé leur gratitude en s'en prenant à ceux-là mêmes qui les avaient sauvés, appuyant de tout leur poids - et de tout l'argent encore en leur possession grâce aux renflouements - les politiciens qui avaient promis de conserver un faible niveau d'imposition et de démanteler les réglementations modérées mises en place à la suite de la crise.

Au vu de cette histoire, comment peut-on ne pas applaudir les manifestants de finalement faire front ?

Il est vrai que certains manifestants sont étrangement vêtus ou ont des slogans un peu bêtes, mais c'est inévitable au vu du caractère ouvert de l'événement. Et alors ? En ce qui me concerne, je suis bien plus choqué d'entendre des ploutocrates en costumes trois-pièces, qui doivent la pérennité de leur richesse aux garanties offertes par le gouvernement, geindre que le président Barack Obama a dit de vilaines choses à leur propos, que je ne le suis de voir de jeunes gens un peu bohèmes dénoncer la société de consommation.

Il nous faut également garder à l'esprit que l'expérience nous a montré dans la douleur que non seulement les hommes en costume n'ont pas le monopole de la sagesse, mais qu'ils n'ont que bien peu de sagesse à offrir. Lorsque des têtes pensantes déclarent, disons sur CNBC, que les manifestants ne sont pas sérieux, rappelons-nous le nombre de gens sérieux nous assurant qu'il n'y avait pas de bulle immobilière, qu'Alan Greenspan était un oracle et que les déficits budgétaires allaient faire flamber les taux d'intérêt.

Une critique plus judicieuse des manifestations viserait l'absence de demandes de mesures précises. Il serait certainement utile que les manifestants puissent s'entendre sur au moins quelques changements importants de politique qu'ils voudraient voir appliqués. Mais on ne devrait pas trop s'émouvoir du manque de précision. Ce que veulent les manifestants du mouvement Occupy Wall Street est clair et c'est aux intellectuels et hommes politiques de s'occuper des détails.

Rich Yeselson, un organisateur de longue date et historien des mouvements sociaux suggère que l'élément essentiel des revendications soit l'allègement de la dette pour les travailleurs américains. Je suis favorable à cette proposition parce qu'un tel allègement pourrait faire beaucoup pour la reprise de notre économie, en plus de rendre une forme de justice économique.

Je serais d'avis que les manifestants exigent également des investissements dans les infrastructures - et non davantage de baisses d'impôts - pour aider à la création d'emplois. Aucune de ces deux propositions ne va devenir une loi dans le climat politique actuel mais le but des manifestations est justement de changer ce climat politique.

Et ce sont de vraies opportunités politiques qui se présentent. Bien entendu, pas pour les républicains d'aujourd'hui, qui se rangent instinctivement du côté des "richissimes malfaiteurs" comme baptisés par Theodore Roosevelt.

Mitt Romney par exemple, qui par ailleurs paie sans doute comparativement moins d'impôts sur le revenu que beaucoup d'américains de la classe moyenne, fut prompt à définir les manifestations comme "la lutte des classes".

Mais les démocrates tiennent là ce qui ressemble fort à une seconde chance. Au début de la crise, l'administration Obama a dilapidé un grand nombre de sympathisants potentiels en prenant des mesures favorables aux banques qui n'ont pas réussi à relancer l'économie même lorsque les banques ont rendu la politesse en se retournant contre le président.

Aujourd'hui, cependant, le parti d'Obama a l'opportunité de tout recommencer. Tout ce qu'il a à faire est de prendre ces manifestations avec tout le sérieux qu'elles méritent.

Et si ces manifestations incitent certains hommes politiques à faire ce qu'ils auraient dû faire depuis le début, le mouvement Occupy Wall Street aura été un succès foudroyant.

Paul Krugman
© 2011 New York Times

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Message le Dim 9 Oct 2011 - 11:22 par Mister Cyril

Yes very good ma Bru, j'ai de la famille à la maison ce week (chambre occupée...) je passerai ce soir...lourde actualité!

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Message le Dim 9 Oct 2011 - 10:27 par brusyl

Publié le 7 Octobre 2011
Des milliers d'Américains occupent pacifiquement Wall Street, un épicentre de la puissance financière mondiale et de la corruption. Dernière lueur d'espoir en date, ces Américains viennent s'ajouter à un nouveau mouvement pour la justice sociale qui se répand comme une traînée de poudre de Madrid à Jérusalem ainsi que dans 146 autres villes et bientôt plus encore. Mais ils ont besoin de notre aide pour réussir.

Alors que les travailleurs paient la facture d'une crise financière causée par des élites corrompues, les manifestants demandent une réelle démocratie, la justice sociale et la lutte contre la corruption. Mais ils subissent de fortes pressions de la part des autorités, et certains médias les rejettent d'emblée en les qualifiant de groupes marginaux. Si nous sommes des millions du monde entier à les soutenir, nous renforcerons leur détermination et montrerons aux médias et aux dirigeants que ces protestations font partie d'un immense mouvement dominant pour le changement.

Cette année pourrait être l'année 1968 de notre siècle, mais pour réussir, ce mouvement doit rassembler tous les citoyens issus de tous les milieux. Signez pour rejoindre l'appel à une réelle démocratie -- un compteur géant, qui affichera en temps réel le nom de chacun d'entre nous qui aura signé cette pétition, sera érigé en plein milieu de l'occupation à New York et sera diffusé en continu sur cette page web. Signez maintenant!

http://www.avaaz.org/fr/the_world_vs_wall_st_fr/?tta

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Message le Sam 8 Oct 2011 - 11:53 par brusyl

On se rallie en masse à Occupy Wall Street

07/10/2011 -

Ces trois derniers jours, on a commencé à voir des ralliements importants à Occupy Wall Street (OWS), notamment d’hommes politiques, essentiellement démocrates, et, au-dessus de tout cela, quelques mots encourageants du plus haut placé des hommes politiques. Parallèlement, le mouvement continue à se développer, en son centre, à New York City, mais aussi dans le pays, avec 447 villes touchées par OWS, selon un recensement du mouvement hier.

• Donc, Obama est descendu de son piédestal de neutralité pour apporter un soutien à OWS qui va nettement dans le sens du vent. Il l’a fait, notamment, et surtout selon nous, pour renforcer son offensive pour faire passer sa loi sur la création d’emploi au Congrès. Aljaezeera.net rapporte la nouvelle, en plus de donner une situation de OWS au travers des USA. (Le 6 octobre 2011.

«US President Barack Obama has said that the Occupy Wall Street protests in New York and other US cities reflect “broad-based frustration” among Americans with how the US financial system works. […] “I think it expresses the frustrations the American people feel, that we had the biggest financial crisis since the Great Depression, huge collateral damage all throughout the country ... and yet you're still seeing some of the same folks who acted irresponsibly trying to fight efforts to crack down on the abusive practices that got us into this in the first place,” he said at a news conference.

»Obama also used the opportunity to push forward his $447bn jobs bill, the American Jobs Act, saying that it was designed to ensure tougher oversight of the financial industry. “Any senator out there who's thinking about voting against this jobs bill when it comes up for a vote needs to explain exactly why they would oppose something we know would improve our economic situation at such an urgent time,” Obama said.»


• D’une façon général, diverses personnalités démocrates ou/et progressistes, dont des parlementaires comme le sénateur Russ Feingold, ou l’ancien gouverneur Howard Dean, soutiennent OWS. RAW Story, le 6 octobre 2011, détaille ces prises de position. On trouve également les vieux routiers parlementaires de la gauche radicale, qui soutiennent des positions proches de la dissidence anti-corporate power : «And naturally, Sen. Bernie Sanders (I-VT), the only declared socialist in Congress, has been out in front of the movement since just after it began. His sentiments have also been echoed by Rep. Dennis Kucinich (D-OH), who insisted the protests are “making a difference.”»

• Quelques républicains ont également pris position pour OWS, rompant avec le courant général de ce parti qui en fait au contraire un cas épouvantable de “lutte de classes”, sinon de complot socialiste (ou communiste ?). Parmi ces républicains, le plus attendu était évidemment Ron Paul, le candidat à la désignation républicaine opposé au corporate power malgré (ou à cause de ?) des positions de principe extrêmes d’ultra-libéralisme (sa tendance libertarienne). Sur RAW Story, le 5 octobre 2011 :

« “I can’t speak for the people out there because I don’t know who they are or exactly what they are demonstrating against,” Paul told the Nation Press Club. “I can argue the case for their right to express their outright frustration with what is going on. Some are liberals and some are conservatives and some are libertarians and some are strict constitutionalists. And if you read carefully over what I’ve written over the past 10 or 15 years, I talk a lot about this, that eventually we will go bankrupt.”

»“As far as the federal government involved in the practice of civil disobedience in the various states, it’s really up to the states to deal with it. I think that civil disobedience, if everybody knows exactly what they are doing, is a legitimate effort. It’s been done in this country for many grievances. Some people end up going to jail for this. But to speak for a special group and say, ‘Yeah, I like what they are doing or they are not doing,’ but what I want to do is try to sort it out and tell people why they are struggling and that this was a predictable event.”»


RAW Story rapporte également, ce 6 octobre 2011, des détails sur l’intervention de Paul, sur CNN, à propos de la situation de l’emploi qui est un des moteurs du mouvement OWS ; Paul réagit contre la position d'un autre candidat républicain, Cain, qui attribue le chômage à l'incapacité des chômeurs de satisfaire aux emplois offerts. «Texas congressman and Republican presidential candidate Ron Paul said Thursday on CNN that the U.S. economic system was biased against the poor and middle-class. “I imagine that [Cain position] applies to a few people in this country,” he said. “But I don’t come at it that way, because the system has been biased against the middle-class and the poor.” Paul explained that the “deeply flawed” Keynesian economic system of the U.S. had destroyed the dollar, which transferred wealth to the rich because they were the only ones who owned capital and received government bailouts. “People are begging and pleading for jobs, but there are no jobs as a consequence of bad economic policy,” he said.»

• On notera une position assez contrastée du fils de Ron Paul, Rand Paul, sénateur du Kentucky, qui, tout en ne condamnant pas explicitement le mouvement Occupy Wall Street, attaque violemment Obama pour sa prise de position en faveur d’OWS. Rand Paul l’accuse d’exciter la rue vers des violences, en se référant très précisément, et somme toute assez curieusement, à des événements parisiens (après tout, ceux de Londres d’août 2011 sont plus proches, de nous chronologiquement, des USA géographiquement). (Voir RAW Story, le 6 octobre 2011.)

• …Mais, sans aucun doute, la prise de position la plus surprenante et la plus remarquable est celle de Joe Biden. Le vice-président ne fait rien de moins que dresser une équivalence presque complète entre Occupy Wall Street et Tea Party, dans un sens approbateur pour les deux. Cette analyse ne nous déplaît pas nécessairement, bien entendu, mais elle est pour le moins surprenante et remarquable (répétons les qualificatifs) par rapport aux prises de posiotion démocrates, y compris de celle d’Obama qui a déjà largement critiqué Tea Party et qui applaudit Occupy Wall Street. Elle place Biden pas loin de… Ron Paul. (Encore RAW Story, excellent, pour la couverture de ces événements, ce 6 octobre 2011.)

«Vice President Joe Biden said Thursday that the ongoing “Occupy Wall Street” demonstration in Manhattan and other cities was similar to the tea party movement. “What is the core of that protest, and why is it increasing in terms of the people it’s attracting?” he said at the third annual Washington Ideas Forum at the Newseum in Washington, D.C. “The core is the bargain has been breached with the American people. The American people do not think the system is fair or on the level.” “There’s a lot in common with the tea party,” Biden continued. “The tea party started why? TARP. They thought it was unfair, we were bailing out the big guys.”»

Il faut noter qu’il y a déjà eu une intervention surprenante de Biden, le 29 septembre 2011, où Biden estimait, contre la narrative officielle de l’administration Obama qui rejette sur l’administration Bush la faute de la situation actuelle, que l’actuelle administration avait toute sa responsabilité dans cette situation. Sa prise de position concernant Tea Party est, dans l’esprit, assez proche ; il attribue, en justifiant la chose, la naissance de Tea Party au programme TARP de sauvetage des banques, qui fut certes initié par l’administration Bush mais qui fut poursuivi et même renforcé par l’administration Obama dans ses premiers mois d’exercice du pouvoir. Tout cela conduit à rappeler des rumeurs mentionnées dans notre texte du 1er octobre 2011. («On observe notamment le silence de plus en plus remarquable du vice-président Biden, jusqu'alors très affirmé en matière de politique étrangère et très influent auprès de ses anciens collègues du Sénat. Une explication est que Biden prend de plus en plus ses distances de l’administration Obama, dont il juge la politique de plus en plus erratique à cause de problèmes personnels du président Obama. Certains commentateurs, notamment un Wayne Madsen, jugent que des incidents graves peuvent arriver dans les prochains mois, et qu’un Biden n’est pas loin de considérer comme possibles des changements importants à la tête des USA, l’amenant lui-même au poste de responsabilité suprême dans un mode transitoire.»)

• Enfin, pour terminer cette revue extrêmement variée du soudain intérêt du monde politique pour OWS, on référencera cet article de Huffington.post du 6 octobre 2011, où des représentants ou membres “fondateurs” du mouvement disent leur satisfaction méfiante, voire leur méfiance tout court, devant les soutiens et approches de leur mouvement, de tous côtés, de la part d’organisations, de personnalités, etc. Il s’agit de la hantise qui n’est jamais infondée de la récupération…

«“We're very excited to have our union brothers and sisters march on the heart of greed,” spokesman Patrick Bruner told HuffPost before a 10,000-strong Wednesday march organized in coordination with labor. “We don't necessarily think that they way they're structured is the best,” Bruner said, referring to the unions' top-down organizational style. “But we believe the 99% needs a voice, and they're one of the few remaining.”

»Other movement members are skeptical of whether people like Federal Reserve Chairman Ben Bernanke can claim to understand the protesters. […] “Nice to know he feels he has to say that,” replied David Graeber, an anarchist anthropologist who has been involved with the protests from the beginning. “Otherwise meaningless.” “Obviously we welcome support from anyone,” Graeber continued in an email, “but yes, [being co-opted is] a serious concern because a huge part of our message is our own internal democracy. The moment you even have a funding base it seriously limits what people feel they can say and do. And a top-down organization will always try to co-opt you. So we have to be very careful and insist people come on our terms or not at all.”»

…Tout cela témoigne à la fois de l’affluence de perceptions diverses, de l’extraordinaire intérêt, du non moins grand désordre que OWS provoque au sein du monde politique américaniste. Nous avouons notre étonnement (une fois de plus pour la dynamique OWS), devant la rapidité et l’ampleur de la chose, rompant avec une brutalité inouïe avec l’indifférence et les sarcasmes des premiers jours. Il faut que le Système soit bien fragile et angoissé, encore plus qu'on ne croirait, pour qu’il réagisse de la sorte, après la période initiale d’incubation et la réalisation de la dynamique en cours.

Puisqu’il faut faire un choix pour donner un sens à l’analyse, nous choisirons comme principale caractéristique de ce regroupement autour d’OWS, le mot de “désordre”. En effet, l’on y voit des démocrates au nom d’une soi-disant aubaine progressiste de protection de sauvetage des pauvres, qui ont largement entériné toutes les mesures pour arroser les banques de centaines et milliers de $milliards. Les démocrates sont les vraies architectes du sauvetage des banques, eux qui détenaient la majorité dans les deux Chambres de novembre 2006 à novembre 2010…

(Pour rappel, tout de même, et à propos du premier programme de sauvetage des banques, disons le premier programme de l’infamie dénoncée par OWS et tous ceux qui soutiennent maintenant le mouvement, le programme TARP cité par Biden, qui fut initié par Bush et Paulson en septembre 2008... On notera que la seule résistance sérieuse à cette initiative est venue de la Chambre des Représentants, avec son vote rejetant le programme TARP, du 29 septembre 2008. [Voir notre Bloc Notes du 30 septembre 2011 et notre Faits & Commentaires du même 30 septembre 2008.] Le décompte des voix, contre ce programme Bush-Paulson, fut de 228 voix contre 205, avec 133 républicains et 95 démocrates contre, et 140 démocrates et 65 républicains pour. Ce furent donc les républicains qui assurèrent la défaite de TARP, et il fallut tout le zèle de la Speaker de la Chambre, l’élégante et libérale, et démocrate, Nancy Pelosi, pour finalement entériner TARP dans un deuxième vote de la Chambre à la constitutionnalité fort douteuse, trois jours plus tard, grâce au regroupement de quelques voix démocrates passant du “non” au oui” quasiment sous la contrainte de l’alignement sur le parti. Dont acte, et pour mémoire, et avoir confirmation que rien n’est assez simple pour satisfaire les jugements manichéens.)

Poursuivons dans le désordre… La “ralliement” d’Obama au mouvement Occupy Wall Street a la franchise d’une motion à l’unanimité d’un Comité Central du PC de l’ex-URSS. Obama en fait un argument pour passer sa loi sur l’emploi au Congrès, c’est-à-dire pour poursuivre son habituelle manœuvre de légalisation d’une alliance avec les républicains. Il nous en faut beaucoup plus pour envisager de ressortir de notre grenier aux illusions perdues l’hypothèse d’Obama déguisé en “American Gorbatchev”. Là-dessus, les déclarations de Joe Biden résonnent fort étrangement, comme on l’a déjà noté ; Biden a-t-il dit cela pour radicaliser la position de l’administration pour novembre 2012, en suggérant la constitution d’un mouvement populiste de la droite à la gauche, sans mouiller son patron ? Ou bien, a-t-il dit cela pour son propre compte, sans consulter Obama ? Toujours est-il qu’il en ressort, Biden, plus proche de Ron Paul, inspirateur de Tea Party qui approuve Occupy Wall Street, et qu’il légitime de ce fait l’argument général de Paul qui est son opposition au centralisme de la Federal Reserve comme aliment principal des banques. (Ce qui permet, après tout, de rappeler que le président de cette même Federal Reserve juge complètement justifié ce mouvement Occupy Wall Street. Oups…)

Attendons la suite, et nous n’avons pas fini de rire et de sourire. Pour l’instant, OWS s’avère comme un nouvel acteur, puissant et complètement inattendu, et complètement légitimé par les divers soutiens des deux derniers jours, du désordre absolu qui caractérise la scène politique et politicienne de Washington.

http://www.dedefensa.org/article-on_se_rallie_en_masse_a_occupy_wall_street_07_10_2011.html

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Message le Ven 7 Oct 2011 - 23:01 par brusyl

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Message le Mer 5 Oct 2011 - 22:16 par brusyl

J'ai vu la vidéo mais le problème est qu'il en sort en ce moment à peu près une par semaine dont beaucoup sont des fakes. La semaine dernière, c'est à facebook qu'ils devaient s'attaquer :j'ai bien surveillé internet dans les jours qui ont suivi, j'ai rien vu (sauf que deux membres du réseau ont été arrêtés aux USA)
Comme c'est un mouvement sans structure, n'importe qui peut décider de dire n'importe quoi n'importe quand. Ou alors, les medias ont décidé de ne pas en parler pour ne pas faire de la publicité au mouvement.

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Message le Mer 5 Oct 2011 - 20:59 par Mister Cyril

On apprenait récemment une éventuelle vague d'attaques des Anonymous qui était globalement passée inaperçu. Célébrités et taille du regroupement obligent, difficile de dénouer le vrai du faux. Quoi qu'il en soit la menace du jour semble tout à fait sérieuse et surtout absolument folle. Le groupe de hackers compte s'attaquer au site web de la bourse de New York.

C'est cette fois-ci par l'intermédiaire d'une vidéo qu'on apprend la mise en place de ce challenge. Les Anonymous annoncent d’une voix robotisée qu'une attaque sera lancée le 10 octobre contre le site du New York Stock Exchange.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Comme à leur habitude, les pirates n'attaquent pas sans justification. Comme nous le précisions pour le « Day of Revenge », les évènements de Wall Street ont attiré leur attention. Les auteurs de la vidéo n'y vont pas de main morte en accusant le gouvernement et les différents organismes fédéraux d'instaurer des lois injustes et de suivre les ordres comme des moutons de Panurge.

Les Anonymous sont solidaires du mouvement anticapitaliste « Occupy Wall Street ». Des militants américains dénoncent la dictature financière en place, par ailleurs ils sont également solidaires des révoltés grecs et espagnols. Pour le groupe, la population est démunie face à la crise et le gouvernement ne fait rien pour arranger les choses. De plus les médias censurent les violences orchestrées par les autorités.Voilà les raisons de la sanction que compte appliquer Anonymous.

Ainsi, une série d'attaques de type DDoS sera lancée à répétition contre le site de la bourse. Le but à atteindre est l'effacement complet de l'internet.

À savoir que la menace n'est guère prise à la légère. La sécurité intérieure ne lésine pas sur la prévention cette fois-ci. Le 10 octobre devrait rester dans les mémoires précise le groupe de hackers.

L'attaque est particulièrement ciblée cette fois-ci : www.nyse.com devrait donc disparaître le 10 octobre. J-5

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Message le Mar 4 Oct 2011 - 22:42 par Mister Cyril

Soros...là il y a coup-fourré!

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Message le Mar 4 Oct 2011 - 22:12 par brusyl

Soros aussi se met à soutenir le mouvement....

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Message le Mar 4 Oct 2011 - 21:42 par Invité

Après la révolution bourgeoise en France, après la révolution prolétarienne en Russie, vive la révolution des classes moyennes en Amérique ! que demande le peuple ?

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Message le Mar 4 Oct 2011 - 21:38 par Mister Cyril

Noam Chomsky et Cornel West soutiennent Occupy Wall Street

Le mouvement « Occupy Wall Street » (« Occupation de Wall Street »), né il y a deux semaines aux États-Unis en protestation contre les dérives du capitalisme financier, peut compter sur le soutien de nombreux intellectuels. Dans une lettre adressée aux acteurs du mouvement, Noam Chomsky dresse le constat suivant : « Quiconque a les yeux ouverts sait que le gangstérisme de Wall Street — celui des institutions financières en général — a causé de graves dommages au peuple des États-Unis (et au monde entier). » Une situation qui remonte à plus d'une trentaine d'années et s'aggrave chaque jour un peu plus, explique le philosophe, qui dénonce la concentration des richesses et du pouvoir par 1% de la population quand par ailleurs le reste de la population s'installe de façon croissante dans la précarité. « Les manifestations respectables et courageuses en cours à Wall Street devraient servir à porter cette calamité à l'attention du public, conduire à des efforts pour dépasser cette situation et remettre la société sur un meilleur chemin », conclut Chomsky. Le philosophe Cornel West, s'est quant à lui rendu aux abords de Wall Street pour s'adresser directement aux participants du mouvement. Sur place, le professeur de Princeton s'est félicité de ce « réveil démocratique dans lequel il voit le signe d'un “automne américain” faisant réponse au “printemps arabe” du début d'année. Afro-américain et militant progressiste de longue date, le philosophe a lancé à la foule : “Ce dont il s'agit réellement ici, c'est d'une révolution, au sens où l'entendait Martin Luther King ; un transfert de pouvoir des oligarques vers les gens de tous les jours, de toutes les couleurs”. Le mouvement des “indignés américains” prend de l'ampleur, et s'étend dans d'autres villes des États-Unis. À New York, où près de 700 manifestants ont été interpellés samedi, les organisateurs du mouvement espèrent la venue d'autres intellectuels de premier plan, notamment l'économiste Joseph Stiglitz.

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Message le Lun 3 Oct 2011 - 16:01 par brusyl

Non seulement ils ne désarment pas , mais il s'étendent ! de nouveaux mouvements "occupywallstreet" apparaissent dans toutes les villes des USA (même Portland la ville de mon coeur !), les syndicats se rallient... et l'arrestation de 700 manifestants hier sur le pont de Brooklyn n'y est pas pour rien.
Voici un texte pondu par l'un des meneurs du mouvement....Je le trouve excellent !

Il n’y a plus d’excuses. Soit vous rejoignez les protestations qui se déroulent à Wall Street et dans les quartiers financiers d’autres villes du pays, soit vous vous retrouverez du mauvais côté de l’histoire. Soit vous vous élevez, de la seule manière qui nous est laissée, c’est à dire la désobéissance civile, contre le pillage opéré par la classe criminelle de Wall Street et contre la destruction de l’écosystème qui permet l’existence de la race humaine soit vous devenez un complice passif d’un crime inouï. Soit vous goûtez à la liberté et à la révolte et vous vous laissez séduire par leurs parfums, soit vous sombrez dans le désespoir et l’apathie. Soit vous êtes un rebelle, soit vous êtes un esclave.

Etre considéré comme innocent dans un pays où le droit ne signifie plus rien, où les entreprises privées ont pris le pouvoir par un coup d’état, où les pauvres et les travailleurs des deux sexes sont réduits au chômage et n’ont pas assez à manger, où la guerre, la spéculation financière et la surveillance intérieure sont les seules occupations de l’état, où il n’y a plus d’habeas corpus, où vous, en tant que citoyen, n’êtes rien de plus qu’un outil aux mains des puissances du privé, un outil qu’on utilise puis jette, c’est se montrer complice de ce méfait épouvantable. Rester sur la touche en disant : « Je suis innocent » c’est porter la marque de Caïn ; c’est ne rien faire pour aider les faibles, les opprimés et ceux qui souffrent, c’est renoncer à sauver la planète. Etre considéré comme innocent dans une époque comme la nôtre, c’est être un criminel. Demandez à Tim DeChristopher.

Choisissez mais décidez-vous vite. L’état et les puissances privées sont déterminés à écraser la révolte. Ils n’attendront pas après vous. Ils ont trop peur qu’elle ne s’étende. Ils ont de longues phalanges de policiers à moto, des files de paniers à salade, des fantassins pour vous pourchasser dans les rues avec des gaz lacrymogènes et des filets de plastique orange. Ils ont érigé des barricades de métal dans toutes les artères qui mènent au district financier de New York où les mandarins vêtus de costumes de chez Brooks Brothers se servent de l’argent qu’ils vous ont volé pour jouer et spéculer et se gaver pendant qu’un enfant sur quatre à l’extérieur de ces barricades dépend des bons alimentaires pour se nourrir. La spéculation était interdite au 17ième siècle. Les spéculateurs étaient pendus. Aujourd’hui ce sont eux qui dirigent l’état et les marchés financiers. Ils répandent des mensonges qui polluent les ondes. Ils savent, bien mieux que vous, que la corruption et l’escroquerie ont tout imprégné, que le système est entièrement contre vous et que le secteur privé a mis en place une petite oligarchie encadrée de politiciens, juges et journalistes complaisants qui habitent derrière les grilles de leur petit Versailles pendant que 6 millions d’Américains sont jetés à la rue, et il y en aura bientôt 10 millions, qu’un million de personnes par an sont incapables de payer leur notes de soins, que 45 000 personnes meurent par manque de soins, que le chômage tourne autour de 20%, que les citoyens, y compris les étudiants se débattent pour rembourser leurs emprunts avec des petits boulots sans avenir, quand ils ont du travail, dans un monde sans espoir, un monde de maîtres et de cerfs.

Le seul mot que le secteur privé connaisse est « plus ». Il est en train de détruire tous les derniers programmes sociaux financés par les contribuables, de l’éducation à la sécurité sociale pour se les approprier et en tirer profit. Qu’importe si les malades meurent ; si les pauvres n’ont pas assez à manger ; si des familles entières sont jetées à la rue ; si les chômeurs pourrissent ; si les enfants des terrains vagues des villes et des campagnes n’apprennent rien à l’école et vivent dans la misère et la peur ; si les étudiants ne trouvent pas, et ne trouveront jamais, de travail à la fin de leurs études ; si le système carcéral, le plus important du monde industriel, s’agrandit pour contenir tous les dissidents potentiels ; si la torture continue ; si les enseignants, les policiers, les pompiers, les postiers, et les travailleurs sociaux rejoignent les rangs des chômeurs ; si les routes, les ponts, les barrages, les digues, le train, le métro, les autobus, les écoles et les bibliothèques s’écroulent ou ferment ; si le réchauffement climatique de la planète, les phénomènes climatiques anormaux, les ouragans, les orages, les inondations, les tornades, la fonte des glaciers polaires, l’empoisonnement des nappes phréatiques, la pollution de l’air augmentent et mettent toutes les espèces en danger.

Qui s’inquiète de tout cela ? Si les actions de ExxonMobil, de l’industrie du charbon ou de Goldman Sachs montent, la vie est belle. Le profit, le profit, le profit. Voilà ce qu’ils chantent derrière leurs barricades de métal. Leurs crocs sont profondément plantés dans votre cou. Si vous ne les faîtes pas lâcher prise très très vite, ils vous tueront. Et ils tueront l’écosystème, condamnant ainsi vos enfants et les enfants de vos enfants. Ils sont trop stupides et trop aveugles pour se rendre compte qu’ils mourront en même temps. Ainsi donc, soit vous vous soulevez contre eux et les mettez hors d’état de nuire, soit vous démantelez l’état privé pour récréer un monde sain, un monde où on ne s’incline plus devant l’idée ridicule que les exigences des marchés financiers doivent gouverner le comportement humain, ou c’est l’autodestruction qui nous attend.

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Message le Dim 2 Oct 2011 - 23:15 par Mister Cyril

Pour en finir (pour aujourd'hui) avec ce sujet qui ma fascine autant qu'il me surprend un article plus complet sur Libé avec des petites vidéos sympas, ce qui me force à mettre un lien pfffft

http://www.liberation.fr/economie/01012363268-malgre-les-arrestations-les-activistes-anti-wall-street-ne-desarment-pas

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Message le Dim 2 Oct 2011 - 21:38 par Mister Cyril

ETATS-UNIS - Après plus de 10 jours de manifestation, ces anticapitalistes campent toujours à proximité du centre financier mondial...
De notre correspondant à Los Angeles
Manifester n'est pas dans la culture américaine. Mais depuis une dizaine de jours, un petit groupe d’irréductibles anticapitalistes a pris d'assaut la place emblématique de la finance mondiale avec l'opération Occupy Wall Street. Qui sont-ils? Que veulent-ils? Le point sur un mouvement embryonnaire dont ne sait pas quoi faire la police new-yorkaise.

Qui sont-ils?

Le mouvement est né mi-juillet avec l'appel des activistes d'AdBusters à occuper Wall Street le 17 septembre 2011. Il s'inspire du printemps arabe, des opérations altermondialistes espagnoles et des manifestations anti-G20 de Londres. Lors de ce «jour de la colère» (day of rage), entre 500 et 2.000 manifestants ont défilé devant la place de la Bourse. Depuis, quelques dizaines campent à deux pas de là, à Zuccotti Park, rebaptisé «Liberty Plaza», du nom de la rue voisine.



Que réclament-ils?

Leur cri de ralliement: «Nous sommes les 99%». Les revendications sont multiples, mais ils manifestent surtout pour dénoncer les inégalités aux Etats-Unis, où 1% de la population représente 40% de la richesse et où un américain sur sept vit sous le seuil de pauvreté. Ils soutiennent une hausse d'impôts pour les plus riches, comme le veulent Barack Obama et Warren Buffet. Si le Tea Party rejette Washington, Occupy Wall St rejette le «capitalisme déréglé».



Où communiquent-ils?

Sur le site officiel, Twitter, Facebook et via un flux vidéo Livestream.



Les manifestants contre la police new-yorkaise

Relativement ignoré par les médias américains à ses débuts, le mouvement a gagné en exposition après la répression de la police du week-end dernier, qui a arrêté un peu plus de 80 manifestants. Sur Internet, de multiples vidéos ont montré les forces de l'ordre utiliser des méthodes musclées. Le clip d'un policier aspergeant à bout portant trois manifestantes avec une bombe lacrymogène a fait le tour de la toile.


Le porte-parole de la police new-yorkaise a défendu l'officier, expliquant que le gaz avait été utilisé «selon les règles et en petite quantité».



L'implication des hackers d'Anonymous

Les cyberdissidents ont rapidement soutenu l'occupation de Wall Street. Parmi les manifestants, les masques de Guy Fawkes, du comic/film V for Vendetta ont fleuri. Surtout, après les repressions de la police, l'officier tenant la bombe lacrymo a rapidement été identifié et pris pour cible par les hackers. Ils ont publié son numéro de téléphone et son adresse, et révélé qu'il faisait l'objet de poursuites judiciaires pour une précédente répression musclée, en 2004.



Soutiens de marque

Lundi soir, le cinéaste Michael Moore est venu afficher son soutien aux manifestants. Un peu plus tôt, l'actrice Susan Sarandon était venue discuter avec eux pour «s'éduquer». Le rappeur Immortal Technique et le guitariste Tom Morello ont publiquement soutenu la cause, tout comme le philosophe et activiste Noam Chomsky. Le mouvement s'est étendu à d'autres villes, comme Chicago ou San Francisco, mais souffre pour l'instant de l'absence de leaders et d'organisation

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Message le Dim 2 Oct 2011 - 21:02 par Mister Cyril

New York : les "anti-Wall Street" continuent la lutte après les arrestations


Des policiers arrêtent des militants du mouvement "Occupons Wall Street", le 1er octobre 2011 sur le pont de Brooklyn, à New York.
© AFP/Getty Images Mario Tama

La plupart des 700 personnes arrêtées samedi à New York pour avoir bloqué la circulation sur le pont de Brooklyn au cours d'une manifestation contre les effets de la crise économique, ont été libérées dimanche alors que le mouvement "anti-Wall Street" prenait de l'ampleur.

S'inspirant à la fois des "indignés" espagnols et des révoltes du "printemps arabe", le mouvement "Occupons Wall Street" a été lancé le 17 septembre. Depuis, plusieurs centaines de personnes se rassemblent chaque jour devant la Bourse de New York, à l'extrême sud de Manhattan.

Dimanche, près de 800 personnes se sont encore réunies aux abords de Wall Street, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Notre nation, notre espèce et notre monde sont en crise. Les Etats-Unis ont un rôle important à jouer pour trouver une solution mais nous ne pouvons plus nous permettre de laisser la cupidité du capitalisme et des politiques corrompus définir la politique de notre pays", dit le manifeste du mouvement.

Samedi, la mobilisation a pris un nouveau tour. Plus de 700 personnes qui ont bloqué la circulation sur le pont de Brooklyn ont été interpellées, selon la police de New York, provoquant un fort soutien sur internet et une publicité sans précédent pour le mouvement.

Seule "une minorité" de ces manifestants se trouvait encore derrière les barreaux dimanche, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police de New York. La plupart ont été libérés après avoir fait l'objet de citations à comparaître pour trouble à l'ordre public, selon la même source.

"Beaucoup de manifestants sont de retour. C'est un groupe qui ne va pas se dissoudre", assure Robert Cammisos à 300 mètres de la Bourse de New York. "Arrêtez l'un d'entre nous et vous en verrez deux autres arriver. Nous sommes une légion", a-t-il affirmé à l'AFP dimanche.

La veille, la manifestation avait débuté dans l'après-midi dans le quartier de la finance, où campent depuis deux semaines les militants. Des centaines de personnes s'étaient ensuite dirigées vers le pont de Brooklyn, selon la police qui a précisé que la majorité des manifestants étaient restés sur le trottoir, sans incident.

Des manifestants arboraient des pancartes écrites à la main incitant à "en finir avec la Fed", la Réserve fédérale, ou s'en prenant à Goldman Sachs, grande banque d'investissement new-yorkaise mise en cause pour son rôle dans la crise économique générale en 2008.

Des pancartes reprenaient aussi ce qui est devenu le slogan du mouvement: "Nous sommes les 99%".

"Nous sommes de toutes les races, tous les sexes, toutes les croyances. Nous sommes la majorité. Nous sommes les 99%. Et nous ne voulons plus être silencieux", expliquent les militants sur leur site web.

Plusieurs assemblées générales doivent se tenir dimanche et un appel à manifester a été lancé pour mercredi, indique le site internet du mouvement, occupywallst.org

"Il fait beau sur occupywallstreet. Nous sommes forts", proclamait dimanche un des comptes twitter du mouvement (@occupywallstNYC) au lendemain de la vague d'arrestations très suivie sur les réseaux sociaux.

"J'espère qu'on va maintenir la pression", souhaite Zephyr Teachout, une professeur de droit de 39 ans. "C'est un mouvement libre, les gens sentent qu'ils peuvent participer comme ils l'entendent", explique-t-elle tout en reconnaissant qu'il est "peu probable" que le mouvement obtienne les changements qu'il réclame dans le système financier. Mais "ça vaut le coup d'essayer", juge-t-elle.

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Message le Mer 28 Sep 2011 - 1:14 par Donald11

Ouais, mais dans la middle class, y'a ceux qui sont en train de tomber dans le précariat, et ceux qui espèrent encore s'en sortir, même aux dépens de leurs potes qui sombrent... Et ça, ça n'a jamais fait une solidarité de classe. Quant au prolétariat, ils s'en battent les c-------- allégrement, benêts qu'ils sont de penser qu'ils n'en sont pas et n'en seront jamais, du prolétariat !

T'as raison Poussinet, la révolution est en marche là-bas, mais à pas comptés !!!

Je vous renvoie d'ailleurs ici ...

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Message le Mar 27 Sep 2011 - 22:00 par Mister Cyril

Donc middle-classe qui va rejoindre le prolétariat...c'est qu'est-ce que je disais!!!

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Message le Mar 27 Sep 2011 - 21:14 par brusyl

non pas du prolétariat mais des middle classes qui ont peur du déclassement... car c'est bien ainsi qu'ils se définissent... travailleurs en sursis, chômeurs, étudiants qui dépensent des fortunes en droits d'inscription ( et donc sont déjà endettés) pour des boulots de merde, devenir vendeur à Wall-Mart...

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