Pourquoi Jacques Sapir ne doit jamais être invité au JT de France 2

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04102011

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Pourquoi Jacques Sapir ne doit jamais être invité au JT de France 2







Alors, cette crise de l’euro ? Est-ce le début de la fin ou la fin du début ? Est-on parti pour l’implosion de la zone ou pour un fédéralisme accru ? Une poignée d'économistes penche clairement pour la première solution. Après plusieurs jours passés en économie, formidable continent à géographie luxuriante, il m'est impossible de ne pas les entendre. Autant aller voir le plus convaincu d'entre eux, Jacques Sapir. Attention : il est très pessimiste.

S'il y a un économiste archi-convaincu de la fin imminente de l’euro, c'est bien Jacques Sapir. Directeur d’études à l’école des hautes études en sciences sociales (EHESS), ce spécialiste de la Russie est aussi professeur à l’école économique de Moscou. Son bureau parisien regorge de babioles russes. Ma préférée ? L’image collée sur son armoire. Selon l’endroit où vous vous trouvez, vous voyez soit Poutine soit Medvedev. Au moins, les Russes fabriquent des gadgets durables, le petit manège du président et de son premier ministre étant susceptible de se prolonger sur plusieurs décennies.


.

Je vous entends d'ici : Anne-So, t'as un faible pour les tricards. J'assume. Sapir, hier encore, était tricard au dernier degré (à côté de lui, Piketty est sous les feux de la rampe). Mais il l'est de moins en moins. Le 21 septembre, Sapir était l’invité de l’émission Du grain à moudre sur France Culture et, le 19, on le trouvait sur le plateau de Mots croisés, en compagnie de Marine Le Pen (FN), Christian Estrosi (UMP) et Jérôme Cahuzac (PS). Titre de l’émission : Faut-il sortir de l’euro (et lâcher la Grèce) ? Sapir en garde un drôle de souvenir : « j’étais à côté de Le Pen, elle avait devant elle un gros paquet de notes… dont mes articles dans Marianne. J’étais coincé entre son envie de me tirer à elle, et mon envie de la contredire qu’elle aurait immédiatement contrée, mes papiers à l’appui. Heureusement que Cahuzac a passé l’émission à dire qu’il était d’accord avec elle. » En effet :


Arrêtons-nous deux secondes sur le cas du Front national. La vidéo ci-dessus fait le bonheur des lepénistes. Plus largement, Sapir est souvent repris sur les sites de François Desouche ou encore de l’Action française. Aux contradicteurs estimant qu'il reprend en tout point les thèses du FN, je ne saurais mieux répondre que Lordon sur son blog et sur notre plateau. Quant à Sapir, il est sans équivoque et il le dit clairement dans Marianne : « un auteur n’est en rien responsable de ses lecteurs. Seuls comptent les opinions, les idées et les concepts qui ont été exprimés dans (mes) texte(s). J’avoue qu’à tout prendre, je préfère que les militants du Front National lisent du Gréau, du Lordon ou du Sapir plutôt que du Drumont ou du Gobineau. Il faut rappeler ici qu’idées, notions et concepts ne sont pas brevetables. Ils appartiennent à tous et donc à personne. La méthode de nos contradicteurs révèle ici l’extraordinaire faiblesse de leurs positions. »



Sapir est-il en en voie de détricardisation ? « Oui. Mais ce n’est pas bon signe. » Ah bon ? « Mes thésards m’ont avoué que le jour où je fais le 20 heures de France 2 ils retirent leur argent des banques. » On rit jaune. Je regarde Poutine qui devient Medvedev qui redevient Poutine et je demande à Sapir : on est si mal que ça ? Il opine.

A ce stade, je vais être bonne copine : si vous avez envie de passer une semaine sympa, en tongs et en bermuda, ne lisez pas ce qui suit. Je vais vous plomber le moral.

Vous êtes sûrs de vouloir continuer ?

OK. Je vous aurai prévenus.



Acte 1 : SAPIR LISTE LES PROBLèMES, et ce n'est pas la joie


Selon Sapir, nous avons trois problèmes à résoudre.

Premier problème, sans surprise, la Grèce, qui peut faire défaut dans les jours ou les semaines qui viennent. « La tension sociale atteint la limite du tolérable. On commence à voir des grèves de policiers, et quand la police se met en grève, ce n’est jamais bon signe. » En effet, depuis mercredi, le pays semble paralysé. Le Figaro nous apprend que la troïka (BCE, UE et FMI), de retour en Grèce, a été contrainte, pour pénétrer dans un ministère, de négocier avec les grévistes du mouvement "j'occupe", des fonctionnaires qui occupent les locaux. Le quotidien précise que « la plupart des ministres ont dû changer de local ou travailler depuis chez eux. »


Deuxième problème, moins remarqué, la fuite des capitaux en Italie.
Ce n’est pas un hasard si la note italienne a été dégradée la semaine dernière. « Sa situation s’est terriblement détériorée cet été. Le pays compte 2000 milliards de dettes, c’est-à-dire plus que celles de l’Espagne, de la Grèce et du Portugal réunies. Jusqu’à présent, les banques italiennes achetaient la dette. Depuis cet été ce n'est plus le cas. » Pourquoi ? « On subodore que les entreprises italiennes et les familles riches ont retiré leur argent des banques. On a observé des mouvements de compte vers les zones dollar et franc suisse. » Ce qui explique l’envolée de la monnaie de nos voisins ? « En partie, oui. » Conséquence : les taux d’intérêt italiens sont en train de monter. Alors qu’ils étaient à 4,5% cet été (contre 5,2% en Espagne) ils sont aujourd’hui à 5,7% (contre 5,5% en Espagne toujours). Et encore, la Banque Centrale Européenne est intervenue pour freiner le mouvement en rachetant en sous-main de la dette italienne. Attention, cette intervention n’est pas seulement amicale, juste par amour de l’Italie, elle a évidemment un coût. Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a exhorté Berlusconi, dans une lettre datée du 5 août (et relayée par @si), à engager des réformes dont je rappelle brièvement quelques réjouissances : « moins de rigidité sur les contrats à durée indéterminée, interventions sur l'emploi public, contrats de travail stimulant la productivité, etc. » Aujourd’hui encore, à en croire le site de l’Agefi, l’Italie est dépendante de la BCE. Sentiment de Sapir : « Les Italiens perdent confiance et pensent que la zone euro va craquer. »

Troisième problème, attention à la surprise : « l’état critique des banques françaises et allemandes mais aussi des compagnies d’assurance.
» On pense tout de suite à Groupama. Comme le révélait Philippe Lefébure sur France Inter lundi dernier (qui, au passage, plombe nos semaines sans même nous avertir), l’assureur historique des agriculteurs est trop exposé aux dettes européennes. Du coup, les agences de notations n'en finissent pas de dégrader la note du groupe. Mais Sapir ne craint pas tant la détention de dettes malades que le cadavre dans le placard : les fameuses assurances de crédits, plus connues sous le petit nom de CDS.




Tenez, je fais une pause et un peu de pédagogie. Vous voulez une définition claire du CDS (credit default swap) ? En voici une, chipée dans le lexique de la série du Monde diplomatique Manière de voir - non pas le Qatar mais la crise bancaire. Le CDS est un contrat d’assurance sur une obligation. En échange d’un paquet d'argent, l'assureur s’engage à dédommager l’assuré en cas de perte sur le titre en question. Contrairement à une assurance classique, l'assureur n’est pas obligé de mettre l'argent de côté au cas où il doive rembourser l'assuré. Revenons à nos banques qui, pour vendre ces CDS, se sont toutes déguisées en assureurs : personne ne sait combien elles ont vendu d'assurances de crédit sur la dette grecque. Les estimations se font au doigt mouillé : « On compte 370 milliards de dette grecque, entièrement assurée. Il y a donc l'équivalent de 370 milliards d'assurances de crédit sur cette dette circulant dans le monde. On juge qu’il y en a 250 à 280 milliards dans la zone euro, 90 dans les banques françaises et 120 dans les banques allemandes. Ce n’est pas un hasard si le FMI demande aux banques européennes – et seulement européennes – une recapitalisation à hauteur de 400 milliards d’euros » (recapitalisation, c'est-à-dire remettre de la fraîche dans les coffres de la banque, si je veux continuer mon effort de pédagogie).

Au moins c'est clair. Pour payer les assurances de crédit en cas de défaut grec, les banques devront détenir la somme dans leur bas de laine. Formulé ainsi, je comprends. Mais personne n'ose le formuler aussi clairement. Un simple exemple. Le 22 septembre, le FMI fait une déclaration ambiguë, relayée notamment par les Echos, en annonçant que le coût de la crise des dettes souveraines est estimé à 200 voire 300 milliards d’euros. Attention, ce chiffre « ne constitue en aucun cas une estimation des besoins en fonds propres supplémentaires des banques » précise prudemment le FMI, mais « une idée approximative de l'augmentation du risque de crédit souverain assumée par les banques ». Bon. Le FMI semble ne pas vouloir exiger une recapitalisation des banques, en tout cas il ne le dit pas ainsi. Et les Echos, traduisant la pensée lagardienne, de titrer : "Banques européennes : le FMI confirme son appel à la recapitalisation". Ce qui constitue, en effet, une juste traduction. Mais ne figure pas, à la lettre, dans la déclaration du FMI. Donc le titre contredit le corps de l'article, mais n'est pas faux pour autant. Après ça, va comprendre, Charles.



Le cadavre donc : si la Grèce fait défaut, les banques doivent passer à la caisse et payer les assurances. Une seule solution : elle ne doit pas faire défaut. Oui mais si tout de même ? Non, il ne faut surtout pas que. Oui mais... ? Ah mais, vous commencez à m'agacer, on vous répète que non la-Grèce-ne-doit-pas-faire-défaut, faut vous le dire comment ?

En gros, on en est là. « On se rapproche très sérieusement de la catastrophe, et, comme le dit un collègue américain, Sarkozy et Merkel nous font un merveilleux numéro de patin à glace sur une glace de plus en plus fine.» Devant ce tableau sombre comme une nuit sans vodka, je ne veux pas jeter l'éponge. Il y a sûrement des issues. Et le plan de sauvetage de la Grèce voté par l’Allemagne jeudi matin, l’Estonie jeudi soir et l’Autriche vendredi, hein ? « Il date du 21 juillet. Quatre pays doivent encore voter. Le 21 octobre on devrait être fixés. Mais il aura fallu trois mois ! Le plan ne suffira pas. » Un petit espoir avec les eurobonds, ces titres de dettes émis avec la garantie de toute la zone euro ? « C’est complètement mort. Quand cette solution a été évoquée, les agences de notation ont tout de suite dit qu’elles les noteraient CC. On aurait eu des taux d’intérêt à 7 ou 8%. » Bon. Dernière cartouche : et ce mirobolant plan secret eureca sorti tout droit de la tête de brillants consultants allemands ? « Des recettes miracle de la sorte, il y en a plein. Ce qu’il manque avant tout, c’est la volonté politique. Les dirigeants aujourd’hui sont paralysés. Ils ont peur de la conséquence de leurs actes. »



Acte 2 : le plan secret (pas du tout secret) de l'elysée

Tout est foutu ? Non rassure Sapir. Tenez-vous bien, il existerait un (autre) plan d’attaque franco-européen en préparation. Hein ? Comment ? Sapir va me révéler un plan secret ? « On place tous les espoirs dans le montage financier suivant : on dote le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) d’une personnalité juridique, ce qui n'est pas le cas actuellement. Ce fonds emprunterait à la Banque Centrale Européenne et re-prêterait directement aux Etats. » Et ça pourrait marcher ? « En théorie oui, assure Sapir. Tout dépendra de l’argent qu’on mettra dans la machine, tout dépendra aussi de ce que ça impliquera en contre-valeurs. Par exemple, si le FESF est obligé d’acheter pour 500 ou 600 milliards, il va mettre ses titres en garantie à la BCE qui va se charger de 500 ou 600 milliards de titres qui ne sont pas de la meilleure qualité. Est-ce qu’on n’est pas en train de transformer la BCE en caisse de défaisance ? C’est ce qui fait tiquer les Allemands. » Vous en aviez entendu parler vous, de ce plan d'attaque ? Moi non. D'où vient l'info ? « Des conseillers de la présidence. Ce n'est d'ailleurs pas un secret. » Rassurons-nous: ça cogite à l'Elysée.

Nous voilà sauvés ? Euh, pas tout à fait. Dans le meilleur des cas (s'il rencontrait une miraculeuse adhésion allemande), ce plan ne fonctionnerait pas avant le début de l’année prochaine. Si on tient jusque là, la zone euro connaîtra un répit estimé par notre économiste à deux ans voire deux ans et demi. Mais le hic réside justement dans ce délai : « On est dans la soute à poudre du bateau et il y a une quinzaine de bonshommes qui se baladent avec des torches allumées ! Ça peut exploser de partout. Et puis il faut bien mesurer l’état de la Grèce : leur économie est totalement arrêtée, la fuite des capitaux est extrêmement importante, les usines sont à l’arrêt, les salaires dans un certain nombre d’endroits ne sont plus payés, la tension sociale est en train de monter, on va avoir des émeutes. Pas des manifestations, des émeutes. »

Gloups

On retient notre souffle. Et si la Grèce fait défaut avant la fin de l’année ? Sapir ne voit alors que deux stratégies pour sauver l’euro. La première : Sarkozy et Merkel décident de monétiser la dette, sans attendre. Le couple franco-allemand ne demande même pas l’avis des autres membres, libres à eux d’accepter ou non. Monétiser la dette ? « Les Etats émettent des titres qui sont immédiatement achetés par la BCE, soit 700 à 800 milliards dans un premier temps et, au total, la somme peut monter jusqu’à 1 500 milliards d'euros. Du coup la BCE procède immédiatement à des avances massives aux Etats en difficulté, Grèce, Portugal, Espagne, Italie puis France et Allemagne. Ça fait tomber l’euro par rapport au dollar, mais c’est très bien. » Reste un tout petit détail (trois fois rien) : ce choix met les Allemands en contradiction avec leur Constitution.

Deuxième stratégie, à adopter si la première capote : « La France dit pouce. On arrête de jouer, on sort de l’euro. La zone explose. Le président et le gouvernement recourent à l’article 16 de la Constitution et invoquent le pouvoir d’exception. Ils prennent par décret une série de mesures pendant six mois. Le parlement ne peut être dissous. L’article 16 est explicite : toutes les mesures doivent tendre à reconstituer le cadre du bon fonctionnement des pouvoirs publics. » Quoi ? Une dictature imposée par Sarkozy ? Vous rigolez ? Je ne lui laisse pas les clés de la maison moi ! « C’est le problème, en effet » reconnaît Sapir.

Et si la fiction devenait réalité ?



Pour le dire familièrement, reste donc à serrer les fesses avant la mise en œuvre du montage financier début janvier. Et, surtout, surtout, espérer ne jamais croiser Sapir dans un JT de France 2.

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Message le Mer 5 Oct 2011 - 14:51 par Mister Cyril

Les dirigeants européens ne faillissent toujours pas à une tradition désormais fermement établie : ils ne réagissent que le nez sur l’obstacle, au dernier moment, pour adopter à chaque fois des mesures insuffisantes sur lesquelles ils doivent revenir. N’épiloguons pas !

Après avoir été niée sur tous les tons, y compris celui de l’outrage, la recapitalisation des banques est désormais admise comme inévitable – sauf par les Français, qui doivent avec les Belges démanteler Dexia – afin de leur permettre de faire face aux épreuves qui les attendent et pour lesquelles elles ne sont pas armées. Mais il est uniquement question de reproduire ce qui a été fait, avec le succès que l’on constate, lors de la chute de Lehman Brothers : la recapitalisation sera « coordonnée », nous dit-on, mais laissée au bon vouloir des autorités nationales… On s’attend donc à ce que de nouvelles miettes soient planquées sous les tapis.

La crise de Dexia, quant à elle, couvait depuis longtemps mais on avait tenté de la repousser autant que possible, en application de la seule véritable stratégie dont les dirigeants peuvent se prévaloir : gagner du temps. D’une manière ou d’une autre – en cours de discussion – cela va aboutir à ce que les Etats belge et français accordent leur garantie à une bad bank qui aurait du être crée depuis longtemps. En contradiction avec l’amaigrissement des engagements publics proclamé haut et fort.

Le chemin est ouvert pour l’application d’une double peine : renflouer les banques sur capitaux publics tout en diminuant les déficits. Calibrer dans les deux cas les choses à moitié, faute de pouvoir faire autrement, à ne pas choisir. Ne rien régler en conséquence, et faire durer le plaisir. Ils volent de victoire en victoire.

L’idée est de procéder si possible en trois temps : 1/ Finalement accorder aux Grecs le versement en suspens de la tranche de 8 milliards d’euros du prêt, dont la décision vient d’être à nouveau retardée. 2/ Renforcer les banques. 3/ Organiser ensuite le défaut de la Grèce, sur la base d’une décote de 50% de sa dette. En espérant avoir à s’en tenir là.

La dégradation de l’Italie par Moody’s vient pourtant de montrer que cela ne résoudra rien. Un mécano supplémentaire est bien en discussion por y faire face, mais Jean-Claude Trichet n’a pas attendu longtemps pour couper court à toute tentative d’implication de la BCE dans un montage financier destiné à élever une barrière financière empêchant l’Italie et l’Espagne de tomber dans le trou. Pas question, a-t-il asséné !

L’octroi d’une licence bancaire au Mécanisme européen de stabilité (MES) a été étudié, dont la mise en place prévue mi-2013 pourrait être avancée, mais il s’agit d’un plan sur la comète, car les événements devraient se précipiter. Ce montage suppose par ailleurs la participation de la BCE ; faute de cela, un autre sera nécessaire, plus osé, qui impliquera sans rémission les Allemands et les Français, et les menacera si les choses venaient à mal tourner. Le faire adopter n’est donc pas gagné, la pente reste toujours aussi glissante.

« La perspective que l’Europe puisse plonger à nouveau en récession apparaît plus probable », vient d’analyser Standard & Poor’s. Ben Bernanke, le président de la Fed, juge de son côté la reprise économique « proche de fléchir ». Il faut, dans ces circonstances, une forte dose d’ingénuité ou une sacré foi du charbonnier pour fonder sa politique, comme le font les socialistes, sur la reprise de la croissance qu’ils prétendent favoriser. Plus ils s’approchent du pouvoir, plus ils se réfugient eux aussi dans le déni ! Ne pouvant reconnaître dans ses fondements une crise qui appelle d’autres réponses que celles qu’ils sont prêts à fournir.

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Message le Mar 4 Oct 2011 - 21:37 par Mister Cyril

...mais c'est vrai que Sapir avec son air de chien battu de province est plutôt drôle à suivre...(souvent chez Tadéi...)...

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Message le Mar 4 Oct 2011 - 21:35 par Mister Cyril

Bein dans toute cette cogitation je ne vois pas beaucoup le rôle de la couleur d'un président; Papandréou, Zapatero... sont à l'UMP???

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Message le Mar 4 Oct 2011 - 21:23 par Invité

Le président et le gouvernement recourent à l’article 16 de la Constitution et invoquent le pouvoir d’exception. Ils prennent par décret une série de mesures pendant six mois. Le parlement ne peut être dissous. L’article 16 est explicite : toutes les mesures doivent tendre à reconstituer le cadre du bon fonctionnement des pouvoirs publics. » Quoi ? Une dictature imposée par Sarkozy ? Vous rigolez ? Je ne lui laisse pas les clés de la maison moi ! « C’est le problème, en effet » reconnaît Sapir.

Et si la fiction devenait réalité ?

tout compte fait, il vaut mieux que leurs "plans de sauvetage" de la grèce pour-gagner-du-temps-jusqu'aux élections c'est peut-être la meilleure option : après la Grèce fera défaut, nos banques qui ne vaudront plus lopette seront nationalisées pour un euro symbolique et on dénoncera Mastricht et lisbonne et vive la démocratie ! mais pour cela va falloir vous déplacer massivement aux urnes (histoire de virer l'autre)

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