AA y est!...Grece CCC...

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13012012

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AA y est!...Grece CCC...




Bon inutile de mettre un long article, il n'y a que ça ce soir sur tous les sites (de Okapi Junior, en passant par Gai-Pied ou le chasseur français...), plus intéressant le second sur ceux qui se passe en Grèce...




"La note de la France a été officiellement dégradée, vendredi 13 janvier, par l'agence de notation Standard & Poor's, a annoncé le ministre de l'économie, François Baroin, confirmant des informations qui ont filtré depuis le milieu de l'après-midi. "Ce n'est pas une bonne nouvelle", a concédé le ministre, tout en soulignant que ce n'était qu'une "demi-surprise".
M. Baroin a estimé que c'était "l'équilibre général des finances" qui était sanctionné. Il a toutefois tenu à tempérer les conséquences de cette dégradation. "Ce ne sont pas les agences de notation qui font la politique de la France, a-t-il martelé. Nous sommes dans la bonne direction." Il a de nouveau écarté un éventuel troisième plan de rigueur en France. Le premier ministre François Fillon doit tenir une conférence de presse, samedi à 10 h 30.


"POLITIQUEMENT, CELA VA DURER 48 HEURES"

Auparavant, une réunion d'urgence s'était tenue lieu à l'Elysée, en présence de Nicolas Sarkozy. Selon Franck Louvrier, conseiller de l'Elysée, M. Sarkozy ne s'exprimera qu'une fois que la dégradation de la France sera officielle. Selon Arnaud Leparmentier, journaliste au Monde, qui suit l'Elysée, "l'affaire exaspère l'entourage de Nicolas Sarkozy. Ses conseillers espéraient échapper à une dégradation au cas où les émissions d'emprunts d'Etat en Europe se passeraient bien, ce qui fut le cas cette semaine". "Politiquement, cela va durer quarante-huit heures et pas quatre mois", dit un conseiller.

D'autres pays européens ont vu leur note souveraine abaissée par S&P. L'Autriche pourrait ainsi être dégradée de AAA à AA+ et placée sous perspective négative, selon le Financial Times. Selon Reuters, la Slovaquie serait également concernée. Selon Les Echos, l'Italie, l'Espagne et le Portugal, eux, seraient dégradés de deux crans. En revanche, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Finlande seraient épargnés par cette vague de dégradations. "




LA GRECE BIENTOT EN FAILLITE!!!

"Grèce: la rupture des négociations avec le secteur privé menace l’Eurozone
L’échec des négociations avec le secteur privé, dans un contexte où les notations des pays de l’Eurozone vont être abaissées, ne peuvent qu’enflammer les pires craintes liées de la dette souveraine. Comme la Grèce doit refinancer 14,4 milliards d’euros en mars, cette situation pourrait confronter le pays à une échéance infernale.

L’enjeu est considérable en effet : cette négociation est la première de ce type qui ait été tentée sans que le pays émetteur soit en défaut de paiement. Dans la plupart des crises, les restructurations interviennent après l’interruption des paiements.

L’accord arraché par Herman van Rompuy, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy au milieu de la nuit du 15 au 16 octobre n’a toujours pas été exécuté, notamment parce que l’idée d’augmenter le Fonds Européen de Stabilité Financière est très vite apparue comme irréalisable.

A l’issue de ce sommet, le chiffre utopique d’une réduction de la dette grecque de 100 milliards d’euros grâce à une concession majeure des détenteurs privés des obligations grecques avait même été cité alors qu’aucune analyse ne permettait de « trouver » plus de 50 milliards d’euros.

Le mécanisme prévu dans cet accord est un échange volontaire des dettes à échéance courte contre des obligations à trente ans dont le montant nominal serait le même. Il ne s’agit donc pas de renoncer à la créance ce qui évite aux banques de prendre leur perte immédiate.

Le taux d’intérêt étant à un niveau beaucoup plus bas que le taux de marché, la Grèce gagne sur deux fronts : d’une part, elle ne doit pas rembourser le principal de la dette pendant dix ans. D’autre part, la charge d’intérêt est substantiellement plus basse que n’importe quel financement. C’est donc une réduction des charges d’intérêt et des montants de remboursement du principal. Le premier réduit le déficit budgétaire tandis que le second réduit le recours a l’endettement.

Pourquoi les discussions sont-elles rompues ?

Officiellement, selon le communiqué de l’International Institute of Finance, parce que l’offre n’a pas recueilli la repose constructive attendue de toutes les parties. Ce que cela cache est simple : La Banque Centrale Européenne a refusé de prendre sa part dans l’effort collectif du secteur privé pour permettre d’atteindre le montant de 100 milliards qui ne pouvait, comme prévu, provenir du seul secteur privé. Dans ce contexte, le nombre d’institutions financières privées qui ont accepté cette proposition n’a pas recueilli le minimum requis pour que le résultat soit significatif et reparti de manière équitable.

Ma prévision est que cette rupture va amener les participants à comprendre quelle sera la situation de la Grèce sans cette participation du secteur privé et peut être permettre de trouver des solutions adéquates avant mars. Elle n’est bonne pour personne : même la BCE en souffrirait. Dans un contexte tres tendu sur les marches des obligations souveraines, il est peut être utile de constater que l’inaction de l’Europe a permis aux obligations grecques a dix ans de perdre tellement de valeur que le rendement que l’on peut obtenir est passé de 10 a 35%. Je rappelle que la crise grecque dure depuis plus de deux ans."







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Mister Cyril

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Message le Sam 14 Jan 2012 - 12:08 par Mister Cyril

Catastrophe ou pas catastrophe, la perte par la France de son AAA, auprès de Standard & Poor’s ?

– Catastrophe !

Catastrophe prévisible ou imprévisible ?

– Prévisible ! Hautement prévisible.

Pourquoi prévisible ? Parce que la finance était devenue au XXIe siècle un château de cartes, et qu’une fois donnée la pichenette des subprimes, le reste s’écroule automatiquement.

Parce que, voyez-vous, toute cette belle construction n’était prévue pour marcher que d’une seule manière : « excellemment ». L’homme étant « rationnel » au sens des économistes – entendez : cupide, misanthrope et sociopathe – le capitalisme était parfait, et son immortalité assurée n’était que l’une des multiples facettes de cette immense perfection.

Mauvais esprit !

– Oui, je sais (je viens de l’entendre dire encore à Lyon) : « Le capitalisme a récemment sorti un milliard d’êtres humains de la pauvreté »… à moins que, plutôt que le capitalisme, ce ne soit la mise à sac de la planète dans son stade final, … « Regardez l’efficacité de la Chine aujourd’hui… »… à moins que, plutôt que le capitalisme, ce ne soit le temps de réponse très court propre aux régimes autoritaires, « Les trains roulaient à l’heure sous Mussolini ! » (je sais, ce n’est qu’une légende !)

La perte du AAA, ce sont des taux plus élevés exigés par le marché des capitaux lors de l’émission de dette souveraine, autrement dit quand les États empruntent. Pourquoi ? Parce que la part « prime de risque » augmente au sein du taux exigé. Ce qui ne serait pas encore trop grave si n’était intervenue l’invention géniale – je l’ai écrit l’autre jour dans Le Monde, mais je le répète, en insistant – l’invention géniale, du pacte financier européen, qu’on appelle aussi « règle d’or » quand on ajoute encore au génie en l’inscrivant dans sa constitution.

Qu’exige le pacte de stabilité ? Que le taux de croissance de la nation soit supérieur au taux moyen (oui, je sais : en réalité pondéré par le calcul de la duration) auquel un État emprunte. Donc un pays qui emprunte à du 2% doit avoir une croissance supérieure à 2%, à 3%, supérieure à 3%… à 7%, supérieure à 7%…

– Euh… comment on fait dans ces cas-là ?

Eh bien on travaille davantage, bande de feignants (il y en a vraiment qui ne comprendront jamais rien et à qui il faut tout expliquer !)

Sans compter les petits camarades à qui on avait juré – croix de bois, croix de fer ! – qu’on ne les laisserait jamais tomber – plus solidaire que moi, tu meurs ! – et qui, constatant votre pâleur soudaine, se demandent si ce n’est pas vous maintenant qui allez devenir un poids supplémentaire, plutôt que le Chevalier Blanc promis initialement à grand renfort de sonneries de trompettes.

La solution : comparer les dépenses des États à leurs recettes au lieu de les comparer au PIB ou à la hauteur de la Tour Effel. Réduire les dépenses mais pas celles qui font que les perdants du système arrivent à trouver quand même supportable la vie qui leur est faite. Augmenter les recettes, en supprimant dans un premier temps les cadeaux faits aux riches parce qu’ils sont un exemple à suivre pour tout le monde (comme le prouve suffisamment leur Rolex à 50 ans), et en leur demandant de mettre la main à la poche s’ils veulent encore sauver le système qui les a rendus si riches. Parce que le château de cartes qui s’écroule en ce moment, après tout, c’est bien eux qui l’ont voulu, c’est bien eux qui l’ont bâti.

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Message le Ven 13 Jan 2012 - 23:56 par Mister Cyril

La France a perdu sa note financière AAA, la meilleure possible, désormais abaissée d'un cran, à AA+, avec perspective négative, a confirmé, vendredi 13 janvier au soir, l'agence d'évaluation Standard and Poor's. Cette perspective négative signifie que l'agence envisage de dégrader à nouveau cette note à moyen terme. La chance de dégradation en 2012 ou 2013 est d'"au moins une sur trois", précise l'agence.
•Sont abaissées de deux crans les notes : de l'Espagne, qui chute à un simple A avec perspective négative ; de l'Italie, à BBB+ ; du Portugal, à BB en catégorie spéculative ; et enfin de Chypre, qui passe à BB+ en catégorie spéculative.
•Sont abaissées d'un cran les notes : de l'Autriche, qui tombe à AA+, de la Slovénie, désormais notée A, de la Slovaquie, notée A+, et de Malte, notée A-.
•Se maintiennent en revanche : le AAA de l'Allemagne, sous perspective stable, ainsi que le AAA de la Finlande, quant à lui sous perspective négative.
Tous les pays de la zone euro sont désormais en perspective négative, sauf l'Allemagne et la Slovaquie.

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