Dormez tranquille Davos s'occupe de vous!

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25012012

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Dormez tranquille Davos s'occupe de vous!




A Davos, l'élite de l'économie mondiale planche sur le devenir du capitalisme

C'est un Forum économique mondial placé sous le signe d'un nécessaire renouveau qui s'ouvre mercredi 25 janvier au soir à Davos, en Suisse. Les thèmes retenus pour cette édition 2012 en disent long sur l'inquiétude de ses organisateurs : "Le capitalisme du XXe siècle est-il en train de flouer la société du XXIe siècle ?", "Risques globaux en 2012 : les graines de la désillusion" ou encore "Réparer le capitalisme". Ils sont nombreux, économistes, politologues, sociologues, historiens, à s'être déjà penchés sur les maux du capitalisme. Si tous ne s'accordent ni sur le diagnostic, ni sur les solutions, chacun considère que le système ne peut sortir inchangé de la crise actuelle.
Premier à prôner une réforme du système de production dominant depuis près de deux siècles, le fondateur même du forum de Davos, Klaus Schwab, qui plaidait dans les pages du Monde (édition du 15 novembre 2011) pour "une analyse approfondie" permettant de comprendre "pourquoi le système capitaliste ne fonctionne plus dans sa forme actuelle".


[%Pixel%]Regrettant que les années se soient écoulées sans que les leçons de la crise n'aient été tirées, il dénonce entre autres la confusion entre managers et entrepreneurs, le premier ayant été associé aux résultats des entreprises par un système de bonus qui ne peut générer que des effets pervers, et préconise une "dissociation du manager et du preneur de risque".


>> Lire le point de vue de Klaus Schwab : "Abandonnons les excès du capitalisme pour plus d'engagement social"

Considérée comme principale responsable de la crise, la sphère financière est sous le feu des critiques et donne lieu à de nombreuses propositions de réformes. L'économiste André Orléan souhaite qu'un vaste mouvement de "définanciarisation de l'économie" s'engage, arguant qu'un simple renforcement de la régulation ne suffira pas : "Ce que je mets en doute, c'est l'idée selon laquelle des marchés financiers même transparents permettraient une allocation du capital satisfaisante. Il faut a contrario considérer que les prix financiers ne fournissent pas de bons signaux aux acteurs économiques", considère-t-il.

>> Lire les points de vue d'André Orléan : "Il faut définanciariser l'économie", "Dans la zone euro, c'est le marché qui gouverne"

L'économiste et philosophe Jérémie Rostan s'interroge de son côté sur la curée dont est victime le capitalisme. Selon lui, la stratégie de critique outrancière de cette organisation de la production de richesse a de – regrettables – avantages : "Premièrement, elle permet au pouvoir en place de se désavouer en tant que tel, et de se prétendre la voix et l'arme des victimes. Deuxièmement, elle évite la faute de goût grossière consistant à identifier le mal à un groupe humain quelconque", "troisièmement, dresser un épouvantail permet de censurer, par avance, toute critique", "quatrièmement, enfin, un tel coup est surtout efficace en ce qu'il permet de tout confondre – puisque l'ennemi est par définition nébuleux et impénétrable".

>> Lire le point de vue de Jérémie Rostan : "L'épouvantail du 'capitalisme dominant'"

Dans une fine analyse de la politique économique menée au sein des deux mastodontes émergents, la Chine et l'Inde, l'économiste Joël Ruet met en évidence le pragmatisme des peuples qui n'ont pas conceptualisé le capitalisme, et qui en pratiquent une version "à géométrie variable" : si l'Etat indien laisse couler la compagnie aérienne Kingfisher, c'est parce que dans une économie de marché "ceux qui meurent doivent mourir", mais si les banques chinoises traversent une mauvaise passe, elles bénéficient d'un assouplissement de leurs obligations en matière de fonds propres. Une vision dont les Occidentaux vont devoir se nourrir, les pays émergents étant devenus des partenaires économiques incontournables.

>> Lire le point de vue de Joël Ruet : "Pékin et Delhi inventent le capitalisme réversible" ; "Le capitalisme indo-européen est en marche"


Capitalisme n'est pas forcément un gros mot, avance de son côté Hubert de la Bruslerie, professeur à Dauphine, qui dénonce surtout la responsabilité des banques dans la crise actuelle. "Pour éviter un 'credit crunch', il faudra, à notre sens, faire sans les banques et être innovant", estime-t-il. Avec le retrait des banques, et le recours de plus en plus fréquent au 'private equity', aux fonds d'investissement privés et au capital-risque, "le capitalisme de projet retrouve ses racines". "Un nouveau capitalisme se dessine. Il semble moins financier et plus entrepreneurial, moins bancaire et plus avare de dettes", espère-t-il.

>> Lire le point de vue d'Hubert de la Bruslerie : "Un nouveau capitalisme se dessine"

En 2009 déjà, alors que le monde développé croyait encore que la récession était terminée et que les économies occidentales étaient en voie de rétablissement, l'économiste Nicolas Baverez prévoyait des changements indispensables au plus profond des rouages du système de production capitaliste. Pragmatique, il analysait six "fractures" à réparer pour reconstruire l'économie : entre secteurs privés et publics, monde développé et pays émergents, au cœur même du monde développé, entre Etats et marchés, entre Etats et gouvernance mondiale, entre liberté politique et liberté économique.

"Le désendettement du monde développé et la conversion du modèle économique de la mondialisation s'étendront sur dix à quinze ans", estime-t-il. Autant de temps nécessaire pour assurer une "transition économique" qu'il jugeait à l'époque nécessaire d'engager "dès 2010". Près de deux ans plus tard, le chantier semble très en retard. L'édition 2012 du forum de Davos peut-il en constituer le point de départ ?

>> Lire le point de vue de Nicolas Baverez : "Les fractures du capitalisme"

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Message le Dim 19 Fév 2012 - 23:31 par Donald11

Bonsoir Melody ...

Après les technocrates, les eurocrates !!! Et la démocrassouille dans tout ça ?

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Message le Dim 19 Fév 2012 - 15:51 par Invité

Ainsi 2012 et 2013 vont voir la finalisation des nouvelles règles de gouvernance budgétaire, fiscale et économique communes de l'Euroland. Contrôle commun des budgets, évolution vers une harmonisation fiscale (10), rapatriement des marchés financiers en Euro dans l'Euroland (11), réglementation financière renforcée, agence de notation européenne, taxe sur les transactions financières, Eurobonds, instauration d'un degré maximum d'exposition des dettes gouvernementales aux marchés financiers hors Euroland, …[i]
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Bon alors c'est-y pas merveilleux cette Union Soviétique Européenne ?; ça vous donne pas envie de voter pour le MES concocté par nos technocrates à l'abri des regards citoyens par le silence coupable de medias ? (seule Marianne et médiapart en parlent).

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Message le Dim 19 Fév 2012 - 15:38 par Invité

Dans la série "dormez tranquilles les eurocrates veillent sur vous " il y a aussi cette dernière livraison ahurissante du LEAP :

GEAB N°62 est disponible ! Crise systémique globale - Euroland 2012-2016 : Pérennisation d'une nouvelle puissance globale sous condition de démocratisation

- Communiqué public GEAB N°62 (15 février 2012) -


GEAB N°62 est disponible ! Crise systémique globale - Euroland 2012-2016 : Pérennisation d'une nouvelle puissance globale sous condition de démocratisation
Comme anticipé par l’équipe de LEAP/E2020, la peur largement entretenue par la City de Londres et Wall Street d’un éclatement de la zone Euro à l’occasion de la crise de la dette grecque s’est avérée infondée. L’Euroland sort très renforcé de cet épisode violemment conflictuel avec ses « alliés naturels ». Selon notre équipe, 2012 va donc marquer le point de départ de la pérennisation d’une nouvelle puissance globale, l’Euroland. Cette évolution reste néanmoins conditionné à la question de sa démocratisation comme nous l’analysons dans ce GEAB N°62, à travers les trois séquences de l’évolution de l’Euroland 2012-2016. Ces cinq années vont conduire les Européens a influencer profondément un rééquilibrage géopolitique mondial tandis qu’en interne une phase radicalement nouvelle de l’intégration européenne s’ouvre dans les mois à venir. Par ailleurs, ce numéro du GEAB anticipe l’évolution du Dollar US comme devise dominante des transactions commerciales mondiales. Les années 2012 et 2013 vont en effet apporter de grands bouleversements dans ce domaine affectant directement le commerce global comme la puissance respective des devises concernées. Outre les recommandations concernant les devises, l’or, la Grèce, la Russie, l’économie américaine et les bourses, LEAP/E2020 propose en avant-première dans ce GEAB N°62 un extrait du prochain livre à paraître en Mars 2012 aux Editions Anticipolis intitulé « 2015 : La grande chute de l’immobilier occidental » de Sylvain Périfel et Philippe Schneider.

Pour ce communiqué public, LEAP/E2020 a choisi de présenter ses anticipations sur la première des trois séquences d’Euroland 2012-2016.

Comme annoncé précédemment, LEAP/E2020 présente dans ce GEAB N°62 ses anticipations pour l'Europe sur la période 2012-2016. Dans le contexte de crise systémique globale, pour les européens, deux tendances stratégiques vont marquer ces cinq années : d'une part la pérennisation de l'Euroland comme nouvelle puissance globale à part entière (1) ; et d'autre part, l'impératif absolu pour les élites européennes de lever l'hypothèque démocratique qui pèse désormais lourdement sur le processus d'intégration européenne. Notre équipe analyse dans ce GEAB N°62 pourquoi à partir de la seconde moitié de 2012, les conditions seront optimales pour que l'Euroland puisse assumer pleinement ces deux tendances (2). Les défis économiques, financiers, stratégiques et politiques restent bien entendu nombreux pour les Européens ; mais, avec l'entrée de la crise systémique globale dans sa phase de recomposition des équilibres géopolitiques mondiaux, avec l'Euroland, ils disposent d'un « nouveau souverain » capable d'influencer positivement les processus en cours (3). Cette capacité reste bien entendu conditionnée à la légitimation démocratique de l'ensemble de la gouvernance de l'Euroland. De 2012 à 2016, trois séquences majeures vont caractériser la pérennisation de l'Euroland comme souverain à part entière et la levée de l'hypothèque démocratique.

Avant d'entrer dans le détail du cas européen, notre équipe souhaite rappeler que la grande différence aujourd'hui entre l'anticipation de l'évolution des Etats-Unis et celle de l'Europe tient au fait que les Etats-Unis ont un système politico-institutionnel archaique et complètement paralysé, alors que l'intégration européenne possède une forte dynamique associée à une grande souplesse institutionnelle. L'absence de réformes majeures aux Etats-Unis depuis le début de la crise en 2008 comparée à l'impressionnante série de bonds institutionnels européens depuis mi-2010 (des évolutions jugées impossibles par beaucoup il y a encore deux ans) en offre une frappante illustration. Dans le cas américain, la question de l'anticipation des événements impose donc de pouvoir identifier les points de rupture d'un système sclérosé. Dans le cas européen, il s'agit en revanche de cibler les processus en cours et d'évaluer leur rythme de développement (4). Ce qui est en fait beaucoup plus simple quand, comme LEAP/E2020, on connaît bien le fonctionnement institutionnel européen et qu'on dispose de bons capteurs dans l'opinion publique des différents Etats-membres (5).

Dernier point de préambule, le processus décisionnel européen va considérablement s'améliorer pour ce qui est de l'Euroland puisque désormais seuls les pays partageant l'Euro prendront les décisions. C'est d'ailleurs l'un des grands mérites de ces années de crise que d'avoir enfin clarifié une situation aberrante qui voyait des pays hors zone Euro, voire anti-Euro (comme le Royaume-Uni), participer aux décisions sur l'Euro. Mais néanmoins, la nature même du processus de décision européen, impliquant négociations et compromis, continuera à le montrer comme chaotique et lent, par opposition aux prises de décisions nationales. Il le sera beaucoup moins qu'avant, mais toujours quand même parce que c'est la caractéristique même du fonctionnement de l'intégration européenne ; c'est aussi in fine une de ses conditions d'efficacité, pour que chaque Etat applique bien les mesures décidées.

Maintenant, passons à l'analyse des trois séquences majeures qui vont caractérisées la période 2012-2016. Ces trois séquences ont été présentées de manière disjointes pour des raisons de clarté ; mais il est bien entendu évident qu'elles sont imbriquées les unes dans les autres.

Séquence 1 - 2012-2013 : Fin de la consolidation opérationnelle budgétaro-financière de l'Euroland / Lancement des premières politiques socio-économiques communes pro-actives / Accélération de la différenciation Euroland-UE
A la mi-2012, comme nous l'avons déjà indiqué dans de précédents GEAB, l'Euroland se sera dotée de tout une série de nouveaux dirigeants nationaux (Espagne, Italie, Grèce, France, Slovénie, Belgique, …) et dans les mois qui suivront l'Allemagne entrera elle aussi dans un nouveau processus électoral. L'Euroland sera donc dirigée par des hommes et des femmes qui pour la plupart seront arrivés au pouvoir après le déclenchement de la crise. Jusqu'à la fin 2011, ce n'était pas le cas ; bien au contraire, la plupart des dirigeants de la zone Euro étaient des produits électoraux du monde d'avant la crise. Le fait que ces dirigeants, médiocres politiciens pour la plupart, et totalement non préparés à l'effondrement des valeurs/convictions qui étaient les leurs jusqu'en 2008, aient néanmoins pu affronter relativement bien la crise globale puis la crise grecque et ses conséquences sur fond d'attaque violente de la monnaie unique européenne par la City de Londres et Wall Street, est une preuve de la dynamique d'intégration européenne à l'œuvre au sein de l'Euroland. Notre équipe considère en effet qu'ils étaient la génération de politiciens la moins bien armée pour « sauver la construction européenne » puisque généralement pas très intéressés par l'Europe et souvent sous la coupe des banques et de Washington. Pour reprendre une analyse de Franck Biancheri datant de 1989, « les politiciens babyboomers risquent de casser le projet européen auquel ils ne comprennent rien, avant que les générations « Erasmus » ne puissent entrer en jeu ».

On ne saura jamais ce qui se serait passé si la crise systémique globale avait éclaté cinq ans plus tard, mais ce qui est certain, c'est qu'ils auront su éviter de « casser l'Europe ». Même Nicolas Sarkozy, dont nos lecteurs savent pourtant que nous estimons qu'il a été pour la France et pour l'Europe le pire président français de la V° République, mérite une mention positive à ce sujet pour avoir su pousser en avant la nécessité de sommets réservés aux dirigeants de l'Euroland. Ce que nous enseigne cet épisode, c'est que si même des dirigeants non préparés et peu fiables ont su trouver les réponses permettant de bâtir les fondements de l'Euroland au milieu d'une crise historique, il est très rationnel de considérer que des dirigeants plus inspirés et mieux préparés (au moins par le fait qu'ils auront vécu cette crise avant d'arriver au pouvoir) seront capables de faire au moins pareil, sinon mieux (6).

Cette analyse est renforcée par un autre facteur déterminant du processus décisionnel européen : en l'absence de démocratisation du système, les technocrates sont les vrais maîtres du jeu dans le circuit communautaire englobant Francfort, Bruxelles, … et les capitales nationales (7). Ce sont eux qui depuis la création de la CECA en 1951 tissent la toile de l'intégration européenne. Ce sont eux qui ont offert à nos dirigeants désorientés les solutions de ces deux dernières années. Ce sont eux qui préparent déjà des initiatives pour les prochaines années. Mais pour pouvoir réaliser des bonds en matière d'intégration européenne, ils ont besoin des politiques. Et les politiques ne sont prêts à prendre des risques que dans deux cas de figure : quand ils ont peur, quand ils sont visionnaires (8). La peur aura été l'aiguillon de 2010/2011. La vision d'avenir sera celui des années 2012/2016.

Deux éléments déterminent ce basculement de la réaction vers le projet car il s'agit bien de cela : la peur n'entraîne que des réactions ; la vision d'avenir s'incarne en projets.

D'une part, on constate qu'après l'épisode « serrage de boulon » voulu à juste titre par les pays dits excédentaires (Allemagne, Pays-Bas, Finlande, …) (9), on voit se développer partout dans les élites de l'Euroland l'idée qu'il faut aussi se projeter positivement dans l'avenir (relance, investissements communs, Eurobonds, …). Le passage par la phase d'austérité était inévitable, comme nous l'avions anticipé depuis 2008/2009, car l'intégration de l'Euroland impose d'avoir des règles communes, réellement appliquées et de cesser les politiques de surendettement collectif promues ces dernières décennies par les banquiers et les pôles financiers de la City et Wall Street.

Le cas de la Grèce est exemplaire. Nous y revenons dans les recommandations de ce GEAB N°62 mais nous sommes très clairs en la matière : pour surmonter le problème grec, il faut casser la classe dirigeante parasitaire qui a conduit ce pays à la ruine. Or l'Euroland n'a pas beaucoup de moyen à ce jour pour ce faire, sinon bien montrer aux Grecs que personne ne fait plus confiance à leurs dirigeants. C'est aussi un moyen dissuasif vis-à-vis des dirigeants des autres pays tentés par l'endettement pour essayer de garder le pouvoir.

Ainsi 2012 et 2013 vont voir la finalisation des nouvelles règles de gouvernance budgétaire, fiscale et économique communes de l'Euroland. Contrôle commun des budgets, évolution vers une harmonisation fiscale (10), rapatriement des marchés financiers en Euro dans l'Euroland (11), réglementation financière renforcée, agence de notation européenne, taxe sur les transactions financières, Eurobonds, instauration d'un degré maximum d'exposition des dettes gouvernementales aux marchés financiers hors Euroland, …

Pour les équipes qui arrivent au pouvoir dans l'Euroland, ces évolutions sont des évidences ; alors qu'elles étaient révolutionnaires pour leurs prédécesseurs. Mais, sur ces bases, les deux années à venir vont également voir le lancement de plusieurs grandes initiatives communes destinées à construire l'avenir : programme commun d'investissements publics (infrastructures communes dans le domaine des transports, de l'éducation (12), de la formation, de la santé, de la science et de la technologie, …). Leur financement va déclencher l'un des grands débats des deux prochaines années car il sera impossible, selon notre équipe, d'éviter un recours à l'emprunt direct auprès des citoyens, court-circuitant ainsi les banques et le financement sur les marchés financiers. D'un montant équivalent à celui du MES, 500 milliards Euros, il servira pour moitié à réduire la dépendance des dettes gouvernementales aux marchés financiers internationaux (via des Eurobonds) ; et pour moitié à financer les grands projets d'avenir. Si le MES est un embryon de Fonds Monétaire Européen, ce grand emprunt sera la prémisse d'un Trésor européen. Et il fera partie de la panoplie d'instruments de solidarité sociale trans-européenne qui vont émerger d'ici 2014, pour progressivement remplacer les multiples fonds structurels traditionnels de l'UE (13).

D'autre part, à partir de la seconde moitié de 2012, l'Euroland va assister au retour constructif des Français dans le projet européen. C'est une réalité oubliée de beaucoup puisque cela fait 17 ans qu'elle a disparu du processus décisionnel européen. Que ce soit Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, aucun des présidents français depuis 1995 n'a eu la fibre européenne (à la différence de leurs prédécesseurs De Gaulle, Giscard et Mitterrand). Jacques Chirac avait au moins la fibre gaullienne du refus de l'asservissement, ce qui lui a permis de résister à l'embrigadement général dans l'invasion de l'Irak, en partenariat avec le chancelier allemand Gerhard Schröder et le président russe Vladimir Poutine. Nicolas Sarkozy n'a eu lui aucune fibre, ni nationale ni européenne. Il n'aura fait que traverser le paysage politique (14) poussé par des intérêts étrangers au bien commun des Français et des Européens.

Ces tendances au repli ou à l'anecdotisme ont bien entendu été renforcées par la domination anglo-saxonne sur l'agenda européen, poussant l'élargissement et l'Europe-marché au détriment de l'intégration et de l'Europe-puissance. In fine, cela fait 17 ans que la France a cessé d'apporter sa contribution intellectuelle à la progression de l'intégration européenne (15). Cette « absence française » au niveau européen n'aura été que le reflet d'une déconnection croissante du pouvoir parisien avec le pays réel (16) ; situation qui, selon LEAP/E2020, approche de son dénouement avec le rejet massif des Français pour l'actuel président.

Sans attentes extraordinaires, la prochaine élection de François Hollande à la tête de la France va permettre de reconstituer le lien entre le pays réel (17) et les dirigeants français, au moins pour une année ou deux, temps suffisant pour redynamiser la contribution française au niveau européen. La personnalité du candidat socialiste joue aussi en faveur de cette évolution. C'est un politicien pour qui l'Europe est une composante-clé de son engagement, dans la lignée Mitterrand-Delors ; et il a le profil qu'il faut aux futurs dirigeants de l'Euroland pour cette période 2012-2016 : ils devront être de bons équipiers car la direction de l'Euroland sera une affaire d'équipe, et non pas d'individualités. Ces cinq années vont plus ressembler en interne à l'arrimage des différentes composantes d'une station spatiale qu'à des charges de cavalerie. Chaque époque a besoin d'un certain type de dirigeants : l'Euroland des années à venir a besoin d'équipiers européens, fiables et inventifs, sachant où ils veulent aller et conscients qu'ils ne peuvent pas y arriver seuls. Au-delà de toute considération partisane, dans son parcours et la conduite de sa campagne, notre équipe estime que François Hollande a montré qu'il possédait ces qualités (18).

Dans ce contexte, il est urgent qu'il repositionne son discours de campagne sur la renégociation de l'actuel traité européen en promesse de négocier des compléments à ce traité. C'est nécessaire pour rassurer les partenaires allemand et hollandais en particulier ; et c'est utile pour éviter à Angela Merkel de s'enfoncer encore plus dans l'erreur stratégique majeure que constitue son entrée en campagne au côté de Nicolas Sarkozy (19). Car, d'une part, cela n'évitera en rien la défaite de ce dernier (voire même le contraire) ; et, d'autre part, cela rendra plus difficile les premiers mois de coopération franco-allemande après le 6 Mai 2012, même s’il est urgent d'ouvrir à d'autres pays (Pays-Bas, Espagne, Italie, …) le noyau moteur de l'Euroland.

Parallèlement ces deux années vont voir l'accélération de la différenciation entre Euroland et UE. C'est un phénomène qui caractérisera en fait toute la décennie. L'Euroland qui fonctionne beaucoup sous forme de réseaux informels va progressivement devoir se doter de quelques bases institutionnelles. Elles seront légères car personne ne veut reproduire la bureaucratisation qui a sclérosé définitivement Bruxelles ; mais à l'image de la BCE, du MES, un secrétariat de gouvernance de l'Euroland va s'avérer nécessaire très rapidement puis certaines institutions spécifiques ainsi qu'une composante Euroland spécifique au sein du Parlement européen (réunions réservées aux députés européens des pays de l'Euroland pour discuter des questions spécifiques à l'Euroland, à l'image des sommets de l'Euroland). Cette évolution sera d'autant plus forte et rapide que le Royaume-Uni tentera de ralentir ou bloquer les actions de l'Euroland. On a ainsi eu un exemple de l'effet contre-productif du véto britannique en Décembre dernier ; il a tout simplement obligé les autres à avancer sans Londres.

En général, les Eurolandais chercheront à utiliser les institutions communautaires existantes en écartant les non Eurolandais des processus décisionnels. Chaque fois que ce sera impossible ou trop compliqué, une nouvelle base institutionnelle sera créée. Cette évolution sera d'autant plus aisée que l'ensemble des pays de l'UE, à part le Royaume-Uni, sont en fait dans une logique d'adhésion à l'Euro (20). La plupart des pays de l'UE savent qu'ils seront dans l'Euroland d'ici 2017 ; ce qui facilite grandement les évolutions de l'Euroland pour les années à venir.

Ainsi, après une quinzaine d'années d'errements sous influence britannique et américaine, pendant lesquelles les Européens se sont fourvoyés de projets d'élargissement sans avenir (Turquie, Ukraine, …) (21) à des stratégies économico-financière illusoires (stratégie de Lisbonne, … ), les années à venir porteront la marque du retour à l'intégration politique et économique, comme c'était le cas lors de la première renaissance communautaire des années 1984-1992. Selon LEAP/E2020, 2012/2013 marquera ainsi le début de la seconde renaissance communautaire.

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où le "processus de démocratisation" de l'Euroland apparaît tout de même un veux pieux !

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Message le Dim 29 Jan 2012 - 18:38 par Mister Cyril

"Poussinet, je vois ton génome ..."

Génome d'une grande pureté et perplexité...

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Message le Dim 29 Jan 2012 - 17:12 par Donald11

Une bonne nouvelle dans ce tsunami de mauvaise ...

C'est la révélation de Davos, une lueur d'espoir dans un océan de morosité: une machine miracle qui permet de décrypter le génome humain en quelques heures et pourrait révolutionner les soins.

Au Forum économique mondial, le Ion Proton a été présentée pour la première fois en Europe par son créateur l'Américain Jonathan Rothberg, un biotechnicien de 48 ans, directeur général de Ion Torrent Systems, propriété de la société américaine Life Technologies qui produit le Ion Proton.

Grâce à cette machine permettant de décoder rapidement l'ADN d'un individu grâce à des puces à semi-conducteurs, les malades n'auront plus besoin d'attendre des semaines pour savoir s'ils ont un cancer et les médecins sauront immédiatement de quelles maladies ils souffrent, ce qui leur permettra de choisir le type de thérapie adaptée, d'éviter des retards préjudiciables ou, pire, des erreurs, et de sauver des vies.

Plus tard, des chercheurs dans les pays en développement pourront grâce à cette machine identifier de nouveaux virus ou vérifier la qualité de l'eau.

Et la police scientifique pourra rechercher le profil ADN d'un suspect aussi rapidement que dans les séries policières télévisées et les militaires sur le terrain pourront identifier les corps de leurs compagnons d'armes ou de leurs ennemis.

A Davos où la finance internationale fait grise mine, Rothberg a été accueilli comme une rock star de la science.

"C'est un génie. Je veux acheter ses machines", s'enthousiasme Sami Sagol, un neuroscientifique israélien qui soutient la recherche.

"J'étais assis à côté de lui lors du dîner. Il est époustouflant", dit un jeune banquier qui a trouvé les débats scientifiques du Forum plus attrayants que les sujets économiques.

Rothberg, bonnet de ski sur la tête et chemise rayée aux couleurs vives, explique que sa trouvaille permet de passer de la tâche laborieuse du séquençage du génome humain à l'ère des puces à semi-conducteurs.

Sans fausse modestie, il compare cette révolution à celle qui a permis de passer du gros ordinateur occupant toute une salle au PC à usage domestique. Il prédit qu'un jour, le Ion Proton actuellement de la taille d'une photocopieuse, pourra être réduit et transporté à la main comme les ordinateurs portables.

"C'est la première machine qui permet de séquencer le génome entier d'un individu pour moins de 1.000 dollars et en deux heures", a-t-il dit dans une interview à l'AFP à Davos.

"Auparavant, elles pouvaient coûter plus d'un demi-million de dollars et cela prenait des semaines pour avoir les informations sur votre génome", dit-il. Le génome d'un individu est l'ensemble du matériel génétique codé dans son ADN. Chaque individu a un génome unique.

"Le Ion Proton est destiné à la recherche pour découvrir de nouveaux gènes dans les maladies du cancer, de l'autisme ou des diabètes", explique-t-il encore.

"Mais il est aussi destiné à la médecine clinique pour être certain que l'on donne le bon traitement à la bonne personne et pour aider à diagnostiquer les maladies chez les nouveaux-nés", ajoute Jonathan Rothberg.

Les échantillons d'ADN sont introduits dans une puce de 2,5 cm, puis dans le Ion Proton, à l'instar d'une carte SIM dans un téléphone portable, et deux heures plus tard, le code génétique peut être déchiffré dans sa totalité.

"Quand mon fils Noah est né, il a été immédiatement emmené aux soins intensifs car il avait des difficultés à respirer. J'ai réalisé alors que j'étais moins intéressé par le génome humain en tant que concept abstrait que par celui de mon propre fils", raconte-t-il. "Il me fallait une technologie adaptée. Et pendant qu'il était en soins intensifs, j'ai eu l'idée des puces à semi-conducteurs".

Noah s'est rétabli. Il n'avait pas une maladie génétique en fin de compte. Mais une fois que le Ion Proton sera utilisé communément dans les hôpitaux, d'autres parents attendront moins longtemps d'être fixés sur le sort de leur enfant.

Poussinet, je vois ton génome ...

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Message le Sam 28 Jan 2012 - 16:08 par Donald11

Et comme ardent défenseur de la zone Europe, un anglais eurosceptique !!!
Sans compter que la perfide Albion devrait déjà balayer devant sa porte, elle qui n'a jamais voulu de l'euro !!!
Et notre Nabotin qui n'a même pas été invité à se prononcer sur le cas désespéré de l'Europe ? Quelle manque de respect pour lui !
La planète fric, quant à elle, se permet de critiquer ... après avoir asséché une partie des finances publiques européennes il y a 3 ans !!!

Tout va très bien, madame la marquise ...

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Message le Sam 28 Jan 2012 - 16:01 par Donald11

L'ombre de la Grèce, menacée d'être mise sous tutelle par les Européens, a une nouvelle fois plané au-dessus de Davos où l'inertie de la zone euro, qui tarde à mettre en place des solutions pour en finir avec la crise, a été critiquée samedi par une bonne partie de la planète.

Seul dirigeant d'un pays appartenant à l'Union européenne à avoir participé à un débat samedi dans cette localité suisse sur l'économie mondiale, le ministre britannique des Finances George Osborne, un eurosceptique, a été contraint de prendre la défense de l'Europe.

"Beaucoup de choses se sont produites ces derniers (...) mois dans la zone euro et nous devons reconnaître cela", a-t-il souligné, insistant cependant sur le fait que "davantage doit être fait" et que cela devait se produire "dans les prochaines semaines".

Le ministre faisait notamment allusion aux "pare-feux" financiers que la zone euro cherche laborieusement à mettre en place pour éviter la contagion.

"Le pare-feu est la clé pour libérer la confiance" des investisseurs, des gouvernements et des consommateurs, a-t-il estimé.

Mais M. Osborne s'en est aussi pris à l'incapacité des Européens à régler le problème de la Grèce, dont les difficultés budgétaires ont éclaté au grand jour fin 2009.

"Nous sommes au début de 2012 et nous parlons encore de la Grèce. Cela est un signe (montrant) que ce problème n'a pas été réglé", a-t-il insisté.

"L'incapacité" des Européens à avancer sur ce dossier "provoque des ondes de choc" dans l'ensemble du monde, a averti M. Osborne.

Aucun pays au monde n'est en mesure d'échapper à la crise européenne, a averti de son côté la présidente du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde.

"Personne n'est immunisé (...). Ce n'est pas seulement une crise de la zone euro, c'est une crise qui peut avoir des effets collatéraux (...) dans le monde entier", a-t-elle prévenu.

Dans ce contexte, il est crucial que la zone euro mette en place les "pare-feux" financiers prévus afin de limiter l'effet de contagion et de rétablir la confiance.

Le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda, s'exprimant par vidéo-conférence au Forum économique mondial (WEF) de Davos, a quant à lui montré du doigt la zone euro comme étant "la source majeure de risque pour l'économie mondiale".

"Je n'ai jamais été aussi effrayé que maintenant", a renchéri le chef de l'exécutif de Hong Kong, Donald Tsang. Car les économies, notamment asiatiques, sont bien plus interconnectées qu'au moment de la crise financière qui a secoué l'Asie dans les années 1990, a-t-il averti.

Pour M. Tsang, 2012 sera une année "critique" et à cet égard il a appelé les dirigeants européens à entreprendre des actions décisives.

"Vous devez inspirer confiance et cette confiance doit venir d'actions décisives des gouvernements travaillant ensemble (et) très rapidement", a-t-il souligné.

Mark Carney, gouverneur de la banque centrale canadienne et président du Conseil de stabilité financière (FSB), s'est joint à l'avalanche de critiques, insistant sur le fait que l'UE devait non seulement agir rapidement, mais aussi prendre les bonnes décisions.

Au moment où les négociations, entre le lobby bancaire international (IIF) et le gouvernement grec devaient reprendre, samedi en début d'après-midi à Athènes, M. Carney a estimé qu'il était important que la Grèce revienne à un niveau de dette "crédible" et "durable".

Symbole des tensions régnant autour de la question de la dette grecque, certains pays de la zone euro, dont l'Allemagne, ont réclamé un contrôle européen permanent du budget de la Grèce, ce qu'a exclu Athènes.

"Il y a des discussions et des propositions au sein de la zone euro, dont une de l'Allemagne" pour "renforcer le contrôle des programmes et des mesures sur place", a déclaré samedi à l'AFP une source européenne sous couvert d'anonymat.

Une "expertise externe sur place pourrait être pilotée par les institutions européennes et devrait aussi avoir certains pouvoirs de décision", a ajouté cette source.

Interrogé, le ministère allemand des Finances n'a pas fait de commentaires.

A Athènes, des sources gouvernementales grecques ont dit leur refus catégorique d'une telle solution.

Ce projet circule tandis que les dirigeants européens doivent se réunir lundi à Bruxelles pour adopter un nouveau traité budgétaire européen.

Mais la rigueur budgétaire, prônée par les dirigeants, conjuguée au ralentissement conjoncturel en Europe, provoque aussi de plus en plus de mécontentement.

A Barcelone, enseignants, policiers, pompiers et infirmières ont manifesté samedi contre la politique d'austérité du gouvernement régional, au moment où Madrid impose aux régions espagnoles une stricte discipline budgétaire.

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Message le Ven 27 Jan 2012 - 20:21 par Donald11

Je dois dire que je ne comprends pas grand chose à ce sujet, sauf à voir quelques bipèdes s'auto-congratuler sur leurs plans de sauvetage de la planète fric. Sauf que la vraie planète continue à se dégrader, avec une grande partie de ses habitants qui tombent dans le grand sac de la pauvreté. On nous explique par ailleurs que la prostitution est en expansion, et que ce sont les jeunes de 13 à 25 ans qui la subissent le plus, et que c'est du, justement, à la pauvreté croissante.
Sur la planète fric, il n'y a pas de place pour les pauvres.

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Message le Ven 27 Jan 2012 - 19:06 par Mister Cyril

Je prends acte...


L'Europe se dit proche de la sortie de crise
Plusieurs représentants européens participent à un débat sur l'avenir de l'Eurozone, le 27 janvier 2012 à Davos. Les responsables européens, réunis vendredi à Davos, veulent croire que l'issue est enfin proche après plus de deux ans de crise : un accord serait imminent entre la Grèce et ses créanciers.

«Nous sommes sur le point de conclure un accord, si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera sans doute ce week-end», a déclaré vendredi le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, devant le Forum économique mondial. En tout état de cause, cet accord devrait intervenir «de préférence en janvier plutôt qu'en février», soit avant mardi soir, a précisé le commissaire européen à Davos.

Le patron de la première banque allemande, Deutsche Bank, s'est dit lui aussi confiant vendredi dans le fait qu'un accord entre la Grèce et ses créanciers privés était sur le point d'être trouvé, les banques étant prêtes à accepter «presque 70% de pertes».

«Créer la confiance»

Cette décote sera nécessaire : l'accord devra être ambitieux et assurer que le total de la dette grecque soit ramené à 120% de son Produit intérieur brut (PIB) d'ici à 2020. C'est ce qu'a averti le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, comme l'a déjà exigé le Fonds monétaire international (FMI).

Le ministre allemand, également à Davos, a longuement expliqué comment il fallait s'y prendre pour en finir définitivement avec la crise de la dette. C'est avant tout affaire de confiance et de constance. «En Allemagne, il est clair que si vous voulez davantage de demande intérieure, de consommation, il vous faut d'abord créer de la confiance, et la réduction du déficit ramène la confiance. En Allemagne, ça marche», a-t-il assuré.

«Si vous voulez augmenter la croissance, vous ne pouvez pas le faire en dépensant davantage d'argent public et en augmentant les déficits», a ajouté Wolfgang Schäuble.

«Ce que nous faisons, c'est d'abord remettre la maison à l'endroit. [...] Nous avons beaucoup avancé», a souligné de son côté son homologue français. François Baroin a insisté, comme beaucoup d'autres dirigeants non-européens, sur la nécessité d'augmenter la force de frappe des «pare-feu» financiers que l'Europe cherche à mettre en place. «Plus le pare-feu est élevé, moins il aura à être utilisé», a assuré le ministra français de l'économie.

Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, s'est montré optimiste sur les perspectives d'une sortie durable de la zone euro crise. «Les progrès sont spectaculaires», a-t-il affirmé au Forum économique mondial. «C'est étonnant, si vous comparez aujourd'hui avec les cinq derniers mois, la zone euro est un autre monde», a estimé Mario Draghi.

Wolfgang Schäuble, François Baroin et Olli Rehn ont assuré que la zone euro travaillait d'arrache-pied à la consolidation. Il le faudra si elle veut convaincre ses partenaires non européens de l'aider.

Taux en baisse

Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a ainsi prévenu : les Etats-Unis ne pourront envisager d'augmenter les ressources du FMI que si les Européens renforcent sérieusement leurs fonds de sauvetage.

«Si l'Europe est capable de trouver la volonté politique et un consensus pour construire un "pare-feu" plus efficace, alors nous verrons le FMI et ses principaux actionnaires (donc les Etats-unis), ainsi que les économies émergentes très disposées à essayer de renforcer ces efforts», a affirmé ce vendredi Timothy Geithner à Davos.

Il a cependant averti que cela ne pourrait être «un substitut pour une réponse européenne plus efficace».

La directrice générale du FMI Christine Lagarde a réclamé 500 milliards de dollars de fonds supplémentaires pour son institution pour être en mesure de répondre efficacement à la crise dans le monde. Les Européens ont déjà promis une contribution de 150 milliards d'euros, dans l'espoir que d'autres pays en dehors de la zone euro et de l'Europe leur emboîtent le pas.

Les responsables européens sont encouragés dans leur relatif optimisme par l'accalmie qui prédomine sur les marchés depuis le début de l'année. Les Bourses européennes ont certes ouvert vendredi en léger repli, mais avaient terminé jeudi en nette hausse, après plusieurs séances dans le vert.

L'Italie a passé haut la main vendredi un nouveau test sur le marché de la dette en levant comme prévu 11 milliards d'euros d'obligations à court terme, dont les taux ont chuté. Jeudi 19 janvier, la France et l'Espagne avaient déjà réussià emprunter à des taux en baisse, et ce malgré la perte du tripke A français. Les marchés financiers ont sûrement été rassurés par le prêt de 489 milliards accordé en décembre dernier par la Banque centrale européenne à plus de 500 banques privées.

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Message le Jeu 26 Jan 2012 - 20:19 par Donald11

J'ai remarqué aussi que Davos ne fait plus recette, ou se fait plus discret.

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Message le Mer 25 Jan 2012 - 20:13 par Mister Cyril

Pour les liens voir Le Monde...mais vous pouvez zapper Baverez...je le mets dans le premier wagon celui-là!

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