Début de la fin des alliances socio-démocrato-libéaux!

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06052012

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Début de la fin des alliances socio-démocrato-libéaux!




Séisme politique en Grèce, l'austérité rejetée, les néonazis au parlement
La politique d'austérité menée en Grèce depuis deux ans sous la pression des bailleurs de fonds internationaux du pays a été massivement censurée dimanche aux législatives par les électeurs qui ont pulvérisé les positions des deux partis tenants de la rigueur et envoyé des néonazis au parlement.
La Nouvelle Démocratie (droite), l'un des deux partis avec le Pasok socialiste ayant signé avec l'Union européenne un engagement à poursuivre la politique de rigueur et de réformes, est devenue, comme prévu, premier parti de Grèce.

Mais son score historiquement bas, compris entre 17 et 20% des voix, devrait rendre la constitution d'un gouvernement stable presque impossible, selon les premiers commentaires.

Le Pasok (socialiste), dont l'ancien patron Georges Papandréou avait sollicité un prêt de l'Union européenne et du Fonds Monétaire International en mai 2010, sort du scrutin laminé, avec un score compris entre 14 et 17% contre 43,9% en 2009, puni pour avoir accepté les conditions d'austérité drastique attachées à l'aide.

Au total, les deux partis qui constituaient les piliers du bipartisme grec depuis la chute de la dictature des colonels en 1974, ne parviennent même pas aux 37% nécessaires pour obtenir une majorité de sièges au parlement (151), ce qui augure mal de la possibilité de poursuivre la politique actuelle.

"C'est un séisme politique qui frappe les partis gouvernementaux", a estimé sur la chaîne Mega, Panos Panagiotopoulos, un ténor de la Nouvelle Démocratie, le parti conservateur qui revendique la première place.

Le leader du Pasok, Evangélos Vénizélos, qui a négocié au cours des mois passés l'accord d'effacement de dette et le deuxième plan d'aide internationale au pays, a reconnu dimanche soir que la formation d'un gouvernement d'union nationale pro-européen, qu'il a appelé de ses voeux pour sortir le pays de l'impasse, serait "difficile".

Grand gagnant du scrutin, le petit parti d'extrême gauche radicale, Syriza, dirigé par Alexis Tspiras, devient le deuxième parti de Grèce, avec un score compris entre 15,5% et 17,5, au lieu de 4,6% en 2009.

Premiers surpris par ce ras-de marée, les militants réunis au siège du parti n'ont pas affiché une joie trop bruyante, la perplexité et les interrogations sur l'avenir du pays semblant passer au premier plan des préoccupations des militants, selon un photographe présent sur les lieux.

Ce parti demande la suspension du service de la dette, l'effacement d'une partie de la dette publique, l'ajout d'une clause pro-croissance dans le memorandum. Officiellement il ne demande pas la sortie de la Grèce de l'euro, mais le Pasok durant la campagne l'a souvent accusé d'être le parti de la sortie de l'euro.

En terme de sièges, la Nouvelle-démocratie conservatrice remporterait 108 sièges, et le Pasok 38, face à deux blocs hétéroclites de gauche et de droite rejetant l'austérité. Le parti de la gauche radicale Syriza obtiendrait 47 sièges.

La campagne a été dominée par la contestation de la politique d'austérité menée sous l'impulsion des bailleurs de fonds du pays.

Environ 9,8 millions d'électeurs grecs ont voté dimanche pour renouveler le Parlement dans un scrutin dominé par l'implosion du vieux système politique et du bipartisme, au risque de remettre en cause les efforts de redressement du pays au sein de la zone euro.

Aux termes de la Constitution, le mandat pour trouver un gouvernement d'alliance est d'abord confié au parti arrivé en tête, avant de passer en cas d'échec aux deux suivants, dans un délai d'une dizaine de jours.

Illustrant le climat d'exception qui a régné pendant toute la campagne, une trentaine de néonazis ont fait irruption dans six bureaux de vote athéniens durant la journée, où ils se sont livrés à des intimidations contre des militants de gauche, selon le petit parti d'extrême gauche Antarsya.

La police a confirmé deux incidents, attribués au groupuscule Chryssi Avghi (Aube dorée) qui fait son entrée au Parlement pour la première fois de l'histoire moderne du pays, après avoir obtenu entre 6 et 8% des voix selon le sondage sortie des urnes.

Ce parti néonazi, longtemps semi-clandestin et réputé pour ses agressions contre les migrants, dénonce le mémorandum d'accord signé par la Grèce avec ses créanciers, et refuse le remboursement de la dette publique. Son entrée au parlement constitue un choc dans un pays qui a subi durement le joug de l'occupation nazie et une dictature militaire de 1967 à 1974.

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Mister Cyril

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Message le Ven 11 Mai 2012 - 21:15 par Mister Cyril

Bein tout pareil mon canard, c'est pas because je colle un article pour nourrir le débat, que je le revendique à 100%...(même que parfois je le partage pas du tout mais c'est juste pour faire un peu de provoc...mais chuuuuttt)

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Message le Mer 9 Mai 2012 - 20:27 par Donald11

Mister Cyril a écrit:De toute évidence, ce n'était pas la bonne stratégie. Le défi, pourtant, reste à relever : aucune institution, aucun mouvement à l'échelle européenne ne paraît en mesure aujourd'hui de répondre aux questions posées par ce front du refus. C'est un chantier auquel doivent s'atteler d'urgence les grands partis, sous peine de se voir déborder.
Tiens, tiens, tu te raccroches aux grands partis à présent ? Moi, je serais plutôt pour les regarder se noyer et disparaître ...

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Message le Mer 9 Mai 2012 - 15:26 par Mister Cyril

Si le portrait de Tsipras vous intéresse...

http://fr.myeurop.info/2012/05/09/alexis-tsipras-le-melenchon-grec-qui-fait-trembler-l-europe-5380

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Message le Mer 9 Mai 2012 - 15:13 par Mister Cyril

Pas d'accord avec tous ces parallèles un peu rapidos, mais bon c'est pour nourrir mon mono-auto débat...




Le contraste entre le dénouement du scrutin présidentiel français, dimanche 6 mai, ouvrant la voie à une alternance ordonnée et incontestée à la tête de l'Etat, et le chaos créé par le résultat des élections législatives en Grèce, où, trois jours plus tard, aucune perspective de gouvernement ne se dessine encore, ne doit pas faire oublier la tendance commune révélée par ces deux scrutins : la montée de mouvements minoritaires, mais de plus en plus vocaux, contestant l'ordre établi par les partis traditionnels. Cette tendance est de plus en plus sensible à travers l'Europe.

En France, 18 % des électeurs ont choisi d'exprimer, au premier tour de l'élection présidentielle, leur rejet de l'Europe et de l'immigration en votant pour Marine Le Pen. En Grèce, le 6 mai, 7 % des électeurs ont envoyé au Parlement 21 députés du parti néonazi Aube dorée, dont le programme prévoit de miner la frontière avec la Turquie pour bloquer l'immigration. En Italie, les "antipolitiques" du mouvement "5 étoiles" du comique Beppe Grillo ont réalisé une percée aux élections municipales, en dénonçant la corruption et l'austérité.

Dans un autre genre, le Parti pirate, militant du téléchargement gratuit sur Internet, a fait une irruption spectaculaire dans la politique allemande et parvient à inquiéter les grands partis à la veille d'une importante élection partielle, le 13 mai.

Ces mouvements ont peu de chose en commun. Il est difficile, par exemple, de rapprocher la vague des jeunes indignados espagnols, née il y a un an à Madrid, des mouvements xénophobes et anti-islam que l'on voit monter depuis des années dans le nord de l'Europe ou en Autriche.

Pourtant, qu'ils soient d'extrême droite, d'une gauche radicale qui conteste l'orientation actuelle de la politique européenne ou totalement à la marge du système, ces mouvements bousculent les formations traditionnelles, et en particulier les grands courants politiques qui ont pris en charge le projet européen depuis des décennies. Ils les bousculent d'autant plus que la crise économique et la question de la dette ont créé une problématique commune à l'ensemble du paysage politique européen.

L'Europe politique existe, et chaque élection nationale résonne beaucoup plus que par le passé dans les autres pays de l'UE.

La tentation est grande, pour les partis traditionnels, de réagir en incorporant certains des thèmes des contestataires. L'inflexion donnée par Nicolas Sarkozy à sa campagne présidentielle sous la pression de l'ascension du Front national, par exemple sur la question des frontières, a parfaitement illustré les risques de cette dynamique.

De toute évidence, ce n'était pas la bonne stratégie. Le défi, pourtant, reste à relever : aucune institution, aucun mouvement à l'échelle européenne ne paraît en mesure aujourd'hui de répondre aux questions posées par ce front du refus. C'est un chantier auquel doivent s'atteler d'urgence les grands partis, sous peine de se voir déborder.


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Message le Mar 8 Mai 2012 - 0:06 par Mister Cyril

Bof.....

"Municipales en Italie: déroute de la droite de Berlusconi, poussée des mouvements anti-politique
La droite de Silvio Berlusconi était lundi en déroute à l'issue du premier tour des municipales partielles en Italie, révêlatrices d'une percée de formations hostiles et d'un malaise social, selon un décompte encore provisoire portant sur deux-tiers des votes.
Le scrutin aura été marqué par une forte poussée de l'abstention pour un type de scrutin habituellement très prisé des Italiens: le taux de participation s'établit à près de 67%, en recul de 7 points par rapport à 2007.

Le succès du mouvement "Cinq Etoiles" du comique Bepe Grillo, en lutte contre la "partitocratie" et très présent sur les réseaux sociaux, a aussi frappé les esprits, en particulier dans des villes comme Parme ou Gênes où il pourrait arriver en deuxième ou en troisième positions. Il a même conquis dès le premier tour une municipalité, Sarego, en Vénétie.

"C'est juste un début. Les citoyens se réapproprient leurs institutions", s'est félicité Grillo dans un message sur YouTube.

Près de 10 millions d'Italiens votent aux élections municipales partielles
Ces élections étaient un premier test politique près de six mois après l'entrée en fonction du gouvernement de technocrates mené par l'ex-commissaire européen Mario Monti, qui a mis fin au règne de Silvio Berlusconi, miné par la corruption et de multiples scandales. Les prochaines législatives doivent se tenir en avril 2013.

Les premiers résultats ont montré un important recul du Peuple de la Liberté (PDL, parti de Silvio Berlusconi) et aussi de son ancien allié la Ligue du Nord dans ce scrutin, où sont en jeu 941 municipalités (sur 8.000), dont 26 chefs-lieux de province. "Nous avons subi une défaite", a reconnu le secrétaire général du PDL, Angelino Alfano.

Le Parti Démocratique, principale formation de gauche, est "en tête dans la grande majorité des communes de plus de 15.000 habitants", s'est réjoui un de ses responsables, Davide Zoggia, mettant l'accent sur le fait que "dans plusieurs cas la droite n'arrivera même pas au ballottage".

"La nouveauté de ces élections a été le retour à de larges coalitions de centre-gauche dans de nombreuses villes", a analysé le maire de Milan, Giuliano Pisapia.

A Parme (nord), le candidat du PD Vincenzo Bernazzoli est nettement en tête avec 39,3%, devant l'aspirant "Cinq étoiles", Federico Pizzarotti (19,4%).

Scénario proche à Gênes, le grand port ligure, où le candidat du centre-gauche Marco Doria caracole largement en tête avec 48,7% des voix, devant deux candidats au coude à coude, Enrico Musso (centre) et Paolo Putti ("Cinq étoiles"), tous les deux aux alentours de 14%.

Le succès des listes "Cinq étoiles" était "dans l'air, ce sont des phénomènes qui se produisent dans des moments où les gens se sentent désorientés", a réagi la ministre de l'Intérieur Annamaria Cancellieri.

A Palerme (Sicile), la plus grande ville appelée aux urnes, deux candidats de gauche devraient se retrouver en ballottage au second tour les 20 et 21 mai: Leoluca Orlando (46,6%), porte-parole de l'Italie des Valeurs, et Fabrizio Ferrandelli (20,7%), candidat du Parti démocrate (PD).

M. Orlando qui a déjà été maire de Palerme, de 1985 à 1990, où il fut un emblème de la lutte anti-mafia, s'est exclamé: "la ville est enfin libre!". Le candidat du PDL, Massimo Costa, arrive seulement troisième avec moins de 11,3% des suffrages.

"Nous nous sommes trompés en choisissant les candidats (...) On a la manie de chercher de jolies têtes sans s'informer de leur expérience, alors que les gens veulent des personnes fiables", a estimé Ignazio La Russa, coordinateur national du PDL.

Le maire sortant de Vérone (nord), Flavio Tosi, ténor de la Ligue du Nord, sera réélu dès le premier tour avec 57,4% des voix, nettement devant le candidat de centre-gauche Michele Bertucco (22,7%).

Mais M. Tosi fait figure d'exception pour la Ligue, dont plusieurs dirigeants sont soupçonnés d'avoir détourné des fonds publics. Ce parti favorable à l'autonomie du nord du pays est en fort recul dans ses fiefs septentrionaux, de Varese à Côme en passant par Monza et Bergame.

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Message le Lun 7 Mai 2012 - 21:31 par Mister Cyril

Le blog de Panagiotis Grigoriou est greekcrisis.

Bureau de vote – Grèce 6 mai 2012

« Respirez librement, respirez enfin librement, c’est la prise de la Bastille du bipartisme, l’effondrement du système collaborationniste du PASOK et de la Nouvelle Démocratie. Ce n’est qu’un début, les forces du Mémorandum, les forces de l’occupation ont été délégitimées par le vote du peuple. Nous avons résisté à la guerre économique et psychologique, nous n’avons plus peur du chantage, car le peuple grec sait désormais que les sommes prétendument prêtées à la Grèce dans le cadre des accords illégaux passés avec la Troïka, iront dans les poches de ces rapaces des marchés et aux banques. Nous pouvons désormais les menacer, et c’est aussi un message adressé à la chancellerie de Berlin. Le cobaye a bougé, il a crié, il a dit « Non ». Si finalement ils décident notre dynamitage, nous dynamiterons aussitôt toute la zone euro. Nos agents au Ministère de l’économie, vomissent chaque jour davantage la présence des contrôleurs Allemands au sein de leurs services. Les Allemands sont encore là, mais ils partiront par un vol direct Lufthansa, au départ de l’aéroport d’Athènes. Par la même occasion, tous les médias contrôlés par les armateurs ou par les promoteurs BTP, viennent de recevoir aussi une raclée historique, les peuple a préféré les ignorer. Il ont été délégitimés, ainsi que toute la politique du Mémorandum avec, bon débarras, la lutte continue. »
Voilà en résumé, la prose du journaliste Georges Trangas ce matin sur la radio Real-Fm. Trangas a bu du petit lait car l’histoire immédiate lui donne raison, sur la plus longue durée par contre, rien n’est encore certain.


Mais d’abord les résultats :


Sur 99,42 % des bureaux de vote (lundi midi) :Inscrits : 9.901.323

Participation : 65,06 %
Bulletins blancs/nuls 2,36 %
Voix exprimées : formations qui n’entrent pas au Parlement : 19,03 %
(seuil : 3 %)
Partis Sièges Pourcentage
Nouvelle Démocratie (droite) 108 18,87 %
SYRIZA* (Gauche radicale) 52 16,77 %
PASOK (P.S.) 41 13,19%
Grecs Indépendants* (Droite) 33 10,60%
KKE* (P.C.) 26 8,48 %
Aube Dorée* (Extrême droite) 21 6,97 %
Gauche Démocratique 19 6,10 %
LAOS (Extrême droite) 2,93 %
Mouvement Écologiste 2,90 %
Alliance Démocratique (droite) 2,56 %


(*) Formations politiques exprimant clairement leur opposition au Mémorandum

Les journalistes mainstream avaient tous mauvaise mine dimanche soir derrière les écrans, dont le plasma se vidait au fil de la soirée. À minuit passé, des journalistes à la radio et à la télévision, évoquaient déjà « cette nouvelle époque du méta-mémorandum ». D’autres journalistes à la télévision encore, n’arrivaient plus à contenir, à dissimuler leur douleur. Leurs efforts dans la « systématisation intégrale», n’ont pas été couronnés de succès. S’exprimant en serrant leurs les dents, ils ont encore répété la même messe : « il faut honorer nos signatures, le FMI, la Troïka vont interrompre le financement ». En effet, ces « perroquets du système » comme on les surnomme chez nous, ont tout juste précédé de quelques heures la menace du FMI, allant dans ce sens : « La Troïka, reviendra en Grèce lorsque le nouveau gouvernement sera formé. Ce nouveau gouvernement doit confirmer les engagements pris, par le précédent gouvernement ». Peine perdue ?

Les participants à la marche « Nice – Athènes » sur la Place de la Constitution – 6 mai 2012



Non, l’époque du méta-mémorandum n’est pas encore venue. Pourtant, l’air d’un autre temps, d’un autre calendrier politique, a soufflé très fort. Cet air du temps est d’abord celui de la dignité. Depuis, notre instantané historique se déchire enfin comme il se doit, en deux morceaux. L’ancien système politique du bipartisme a reçu un coup mortel, tandis que l’improbable (?) nouvelle coalition des anti-Mémorandum, ne se réalise pas encore. Même ce Vénizélos de l’ultime PASOK vient d’admettre que « l’ancien bipartisme n’a plus la légitimité nécessaire pour gouverner ». Il propose donc l’idée d’un gouvernent « national de coalition non pas sur la ligne de fracture du Mémorandum, mais sur celle existante, entre forces favorables à l’Europe et les autres », d’autres « journalistes », lancent ainsi l’idée d’un gouvernement « technocrate, pour ainsi garder une certaine stabilité, indispensable aux reformes entreprises ». C’est une honte. Le grand journal du soir en France, a adopté (sur son site), le même syllogisme : « Percée des néonazis en Grèce, Vénizélos appelle à l’union nationale. L’effondrement des partis de gouvernement à l’élection législative pourrait empêcher la formation d’un gouvernement de coalition pour poursuivre la politique de rigueur dictée par l’UE et le FMI ».


Athènes 7 mai 2012

« Recherchant un gouvernement – effondrement historique des partis de gouvernement »

Les masques tombent, sauf que les lecteurs du Monde ne le réalisent pas encore. La percée de l’extrême droite nazifiante en Grèce est aussi… un élément rassurant si on analyse la situation autrement. Car je peux supposer par exemple, qu’après une telle politique du choc, pareillement appliquée en si peu de temps à d’autres pays de l’Europe occidentale, l’extrême droite, serait en phase de devenir vraisemblablement la première formation politique dans ces pays. Je trouve donc, que pour l’instant en tout cas, la Grèce a plutôt bien résisté à cette percée de l’extrême droite. Ensuite, le syllogisme suggéré par les rédacteurs du grand quotidien français, contient involontairement et en filigrane, la seule analyse juste de la situation. Car le vrai problème n’est pas l’extrême droite, mais plutôt, la poursuite de la politique de rigueur dictée par l’UE et le FMI, et celle-ci, n’est plus une affaire grecque me semble-t-il. C’est ainsi que le fascisme bancocrate est plus dangereux à mes yeux que celui des « néo-nazifiants » de toute sorte, et pour une raison évidente : c’est précisément ce premier fascisme qui est à l’origine du second, ainsi les larmes de crocodile au journal du soir ou au sein des instances de l’U.E. sur la percée de l’extrême droite en Europe, ne peuvent émouvoir que les lobotomisés du raisonnement politique.

Il se trouve alors que de nombreux grecs prennent conscience de cette grande fraude à l’échelle du continent Européen, à savoir la grande razzia sur ses peuples. L’incontestable gagnant de ces élections en Grèce, est le parti de la gauche radicale SYRIZA (16%), (à part l’extrême droite de l’Aube Dorée). SYRIZA arrive d’ailleurs en tête à Athènes, au Pirée et dans les grandes villes, ce qui peut annoncer le tempo de l’avenir sur le reste du pays. Et si la Grèce devient elle, presque ingouvernable, c’est parce que la loi électorale attribue les premiers deux cent cinquante sièges du Parlement par la règle proportionnelle, puis, les cinquante qui restent, sont « offerts en cadeau » au premier parti. Seulement, même ainsi, le bipartisme de la Baronnie a reçu un coup mortel. Pour la même raison, le parti communiste a été presque sanctionné, car il a réussi à peine d’améliorer son score, dans un contexte où la gauche dans son ensemble a doublé le nombre de ses voix. Je précise pour éviter tout malentendu, que lorsqu’en Grèce on dit « la gauche », ce n’est pas au PASOK que nous pensons, ce dernier, « est considéré comme étant un parti anti-populaire et anti-national, car il appartient à la bancocratie », selon les représentations collectives, après deux ans de Mémorandum.
Ce matin, dans un café athénien on ne disait pas autre chose : « Je suis enseignant, j’ai toujours voté PASOK jusqu’en 2009, je me considère toujours comme socialiste, mais je ne voterai plus jamais PASOK dans ma vie, c’est terminé, ces gens veulent nous faire mourir pour arranger les banques. À nos écoles, nous n’appliquerons pas la reforme dictée par l’Europe, nous n’avons plus peur. Ils veulent augmenter notre temps de travail alors que nos salaires ont été diminués. J’ai perdu 470 euros par mois sur les 1.400 que je touchais, il y a un an environ. Je pense aussi que désormais, nous pouvons ne plus payer les taxes exceptionnelles, surtout en cas de chômage, c’est la fin de la terreur ».
Voilà ce qui est déjà acquis ce lundi : pouvoir rêver. Tous les autres leviers, restent aux mains des bancocrates, sauf l’air du temps. Nos visages sont plus joyeux, exceptés ceux des adeptes du Pasokisme, plongeant très profondément dans leurs journaux ce matin. Le quotidien « Ta Nea » par exemple, qui a bien choisi son titre : « Le cauchemar d’un pays ingouvernable », mais « cauchemar », pour qui d’abord ? L’horizon demeure brouillé. Rien n’est définitif, sauf la fin du PASOK et de la Nouvelle Démocratie du Mémorandum. Tôt ou tard, on comprendra peut-être que pour se délivrer du Mémorandum, il va falloir se défaire aussi de l’Union Européenne, ainsi que de nos propres errements. En même temps, il faut bâtir une autre politique étrangère, plus équilibrée et moins exclusive. Ce n’est guère évident. Patience, l’avenir devient enfin incertain et chaotique. Bienvenue au pays d’Hésiode.


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Message le Lun 7 Mai 2012 - 19:28 par brusyl

Tiens salut les 2 "papis and mamis"

hé bé... me v'là bien garnie ! cheveux blancs à reflets mauves, dentier qui brinqueballe et collant beige foncé pour cacher les varices ?
je sens que je vais reprendre mon cabas, mon fichu en mousseline viole et repartir !

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Message le Lun 7 Mai 2012 - 18:58 par Mister Cyril

Tiens salut les 2 "papis and mamis", effectivement c'est la nouvelle électoraliste qui donne espoir...mais doit-on obligatoirement toucher le fond pour que el populo quitte le social-libéralisme???

Je relève les copies vers 22h!

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Message le Lun 7 Mai 2012 - 14:12 par country skinner

le petit parti d'extrême gauche radicale, Syriza, dirigé par Alexis Tspiras, devient le deuxième parti de Grèce, avec un score compris entre 15,5% et 17,5, au lieu de 4,6% en 2009
C'est sans doute le point qui est le plus important dans l'immédiat, plus que le score néonazi à 6-8%. A plus forte raison si on considère aussi le score du PC (environ 10% je crois), ce qui confirme la position de la gauche radicale bien au delà du score du PS (même s'il n'y a pas de politique commune possible apparemment entre Syriza et PC)

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Message le Lun 7 Mai 2012 - 13:20 par brusyl

Cela peut très bien illustrer à mon avis ce qui se passera dans la France de 5 ans et, d'ici là, aux élections locales.

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