Le temps des Riches

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15062012

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Le temps des Riches




Titre : Le temps des Riches. Anatomie d'une sécession Auteur : Thierry Pech Editeur : Seuil Parution : 2011 Prix : 15 €

http://econo.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=18&Itemid=2&codenote=206

L'idée centrale du livre de Thierry Pech est que les Riches sont en train de faire sécession : ils s'écartent délibéremment du reste de la société. Le petit groupe de quelques pourcents (voire moins) en haut de la hiérarchie des revenus ne se considère plus comme ayant des comptes à rendre aux autres qu'à eux-mêmes. Poussé à ses limites, ce processus est destructeur pour la société et la démocratie. "De sorte que deux chemins s'ouvrent désormais devant nous : soit un lent renconcement aux promesses d'égalité qui fondent nos démocraties, avec les dangereux contre-feux et réactions populistes qu'il ne manquera pas d'engendrer, soit la définition d'un nouveau pacte social qui impliquera une redéfinition des exigences de solidarité".

Ce qui est facsinant, selon Thierry Pech, c'est la façon dont ce mouvement de séparatisme s'est développé et légitimé. L'auteur relève d'un côté les justifications apportées par les Riches eux-mêmes ou par d'autres commentateurs. Ce serait le talent exceptionnel, le travail et la création de richesses pour tous qui expliqueraient qu'il est normal que se développent des écarts de revenus ou de patrimoine énormes. Pech conteste ces arguments. Il souligne le fait qu'aussi talentueux soit-on, on ne peut exprimer son talent que par la présence des autres (personne ne se fait tout seul), que ce talent est parfois rémunéré indépendamment des performances réelles (cadres dirigeants) et que toute réussite est contrainte par un système social en dehors duquel elle disparaît. Il montre comment l'héritage est en train de reprendre une place prépondérante dans la richesse et revient - pour la confondre - sur la thèse du ruissellement, selon laquelle l'enrichissement des hauts revenus conduirait forcément à la haausse des revenus de tous, par la diffusion de leurs initiatives d'investissement et de création (ce qui n'est pas le cas).

En résumé, traders, artistes, footballeurs, hauts dirigeants... pas un ne peut justifier sérieusement, au travers d'arguments économiques, le creusement des inégalités des 20 dernières années. Mais les critiques communes des hauts revenus sont absurdes, selon l'auteur et relèvent d'une critique à double ressort. Le premier est la morale. Les Riches seraient cupides et ce serait un trait de caractère condamnable en soi. A ceci près qu'être riche n'est pas forcément synonyme de cupidité et que se limiter aux individus laisse de côté la façon dont on devient riche dans une société, un système donnés. Le second est l'idéologie. Débattre de la richesse se résume trop souvent à opposer deux camps : celui des puissances de l'argent soutenues par le pouvoir et celui des réfractaires à la réussite. Thierry Pech rejette cette approche et son analyse précédente des mécanismes économiques qui produisent la concentration de la richesse s'éloigne à dessein de cette démarche axée sur la morale ou l'éidéologie.

Dans la dernière partie de son ouvrage, l'auteur donne la seconde clé de compréhension de ce qui a permis la sécession des plus fortunés. Outre quelques arrangements fiscaux, le point essentiel reste que les non-riches ne détestent pas les Riches, en réalité. Et les Riches se sentent pleinement délivrés de toute modération. Le lien entre les deux attitudes est l'évolution de l'individualisme. Pour Pech, les règles collectives du Fordisme canalisaient le désir de richesse. Or, dès lors que ces institutions se sont effacées au profit d'une forme de culte de la performance, l'individualisme ne trouve plus de limite naturelle à la recherche de la richesse. Etre performant nécessite de l'accroître constamment. Ce mode de fonctionnement n'est pas propre aux Riches. Il est reconnu par les autres membres de la société, pour une raison simple : eux aussi voudraient être riches. Accepter l'opulence de certains, c'est se donner le droit d'en profiter un jour, le cas échéant. Et même si cela n'arrive pas, le spectacle de la vie extraordinaire des fortunés est un loisir que le pauvre s'autorise. En d'autres termes, faire du riche un indidivu lambda, c'est supprimer le rêve d'une autre vie pour le pauvre.

En conclusion, Thierry Pech rappelle comment la construction de l'Etat moderne a permis le développement de solidarité tout en favorisant l'émergence de l'individu. Il estime que ce développement a créé des sociétés meilleures et s'inquiète de la rupture que constitue la sécession des Riches, appellant à repenser la philosophie qui gouverne nos sociétés actuelles.

Le temps des Riches est un livre qui ne manque pas de qualités. Il est posé, malgré le caractère potentiellement polémique du sujet. Son style est agréable et clair. Surtout, la première partie de l'ouvrage regorge de sources variées et de bon niveau. A partir de cette partie qui compilent un certain nombre de faits essentiels sur le sujet, l'auteur déroule sa thèse, qui, globalement, est assez convaincante. A condition néanmoins de souscrire à une vision égalitariste (disons rawlisienne) de la société.

PS : J'ai vraiment trouvé remarquable le travail de documentation de Pech sur sa première partie. L'idée m'est venue d'en faire une sorte d'index, avec les idées et chiffres clé ainsi que les références aux travaux cités (avec des liens quand cela est possible). Ce document sera publié sous la forme d'un billet sur le blog. Vous pourrez le retrouver bientôt en suivant ce lien.



Stéphane Ménia
Le 14/06/2012
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country skinner
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Le temps des Riches :: Commentaires

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Message le Mar 26 Juin 2012 - 10:27 par Donald11

Que du bonheur ! Si, si, pour les plus riches ...
Je vais me procurer ce bouquin, mais, à partir de ces quelques chiffres, il me revient une réflexion maintes fois dite ici :
1) merci Mitterrand
2) abandon du "volet social" par les politiques depuis 1983

Putaing cong, j'ai fait partie des 10% de riches chez les pauvres et je ne le savais pas. Rassurez-vous, cette position insolite et insolente n'a pas perdure bien longtemps.

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Message le Jeu 21 Juin 2012 - 13:38 par country skinner

Un index de documents répertoriés par Thierry Pech dans son Temps des Riches
Stéphane Ménia mardi 19 juin 2012 19:54 EcoBlabla # 1992 rss PDF

http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2012/06/19/1992-un-index-de-documents-repertories-par-thierry-pech-dans-son-temps-des-riches

Comme annoncé dans la chronique de son ouvrage, je référence ici certaines données rapportées par Thierry Pech dans son livre Le temps des Riches. Il s'agit d'un index, pas d'une évaluation critique. Les sources sont communiquées autant que possible, avec un lien vers le document original quand il est disponible. Le livre est découpé de telle sorte que les données chiffrées sont concentrées dans les sept premiers chapitres.

Chapitre 1 - Le club des 0,01%
Page 21 Une étude récente de l'INSEE "Les très hauts revenus : des différences de plus en plus marquées entre 2004 et 2007." De mémoire, elle a déjà été citée sur ce blog peu après sa sortie. Pech souligne un point intéressant : c'est la première étude de l'INSEE sur les riches depuis sa création en 1946.

Page 25. Quand on gagne 3 000€ par mois (par tête), on fait partie des 10% d'individus ayant les revenus les plus élevés en France. Une statistique assez connue. Cela représente deux fois le revenu médian.

Page 26. Pour faire partie des 5% les plus riches, il faut percevoir 5 400€ ou plus par mois. Et pour être dans les 1%, c'est 10 000 € mensuels. Pour accéder aux 0,01%, c'est 82 000€ mensuels. Les inégalités sont encore plus marquées à l'intérieur des 10% que dans les 90% restants.

Page 27. Une étude de 2011 du sociologue Olivier Godechot, "Finance and the Rise in Inequalities in France". En 1976, les riches (les 0,01% du haut) sont le plus souvent dans l'industrie (38%). En 2007, l'industrie ne représente plus que 14% des plus riches. La finance, 24% et les services aux entreprises 26%.

Page 28. Au Royaume-Uni, 70% de la hausse de la part de la masse salariale dans le centile supérieur est imputable aux salariés de la finance. Brian Bell & John Van Reenen, " 'Bankers' Pay and Extreme Wage Inequality in the UK".

Chapitre 2 - Les années folles

Page 34. Les différentes baisses d'impôt consentie depuis 2000 représentent 400 milliards de dette publique supplémentaire. Paul Champsaur & Jean-Philippe Cotis, "Rapport sur la situation des finances publiques", 2010.

Entre 2004 et 2007, les revenus déclarés des 90% les plus modestes ont progressé de 9%. Ceux des 1% de 16%. Ceux des 0,1% de 27%. Et ceux des 0,01% de 40%. Je n'ai pas vérifié, mais je pense que c'est le document de l'INSEE cité plus haut qui sert de base.

Chapitre 3 - Le travail et le patrimoine

Page 41. Pour 90% des Français, les revenus du patrimoine représentent 2,6% de leurs revenus. Pour les 0,01%, ces revenus représentent près de la moitié du revenu. Même remarque qu'au dessus, la source doit être le document de l'INSEE de 2010. On peut aussi se référer à Piketty-Landais-Saez pour ce genre d'informations.

En 2004, les dividendes perçus par les ménages français représentaient 58 milliards d'euros. En 2007, 69 milliards d'euros et 72% de cette hausse est allée aux 10% de ménages les plus riches.

Chapitre 4 - Le retour des rentiers

Pages 48 et 49. Entre 1900 et 1910, les 1% les plus aisés captaient 19% du revenu. En 1939, 13%. En 1950, 9%. En 1983, 7%. Elle repart à la hausse entre 1983 et 2000, pour se situer à 9%. L'argument est assez connu, il repose sur le livre de Thomas Piketty : "Les hauts revenus en France au XXième siècle". Ainsi que sur Piketty et Saez pour les Etats-Unis : "Income Inequality in the United States, 1913-1998". L'idée est que l'instauration d'impôts progressifs et quelques accidents historiques ont réduit les patrimoines au cours du 20ième siècle et que la baisse de l'imposition des plus riches depuis près de 20 ou 30 ans favorise leur reconstitution. Argument notamment repris dans Pour une révolution fiscale.

Page 50. Carola Frydman et Raven E. Saks ont étudié les trois plus grosses rémunérations des 50 plus grandes entreprises américaines entre 1936 et 2005, dans un article de 2010 intitulé "Executive Compensation: A New View from a Long-Term Perspective, 1936–2005", publié dans la Review of Financiel Studies. Ces rémunérations ont légèrement baissé durant la seconde guerre mondiale. Elles ont ensuite crû modérément pendant 30 ans. Elles ont été multipliées par 7 entre la fin des années 1970 et le début des années 2000.

Toujours selon Frydman et Saks, le rapport entre le salaire de ces dirigeants et la moyenne des salaires des autres salariés de leurs entreprises sont restés stables des années 1940 aux années 1970, aux alentours de 35 fois la moyenne. Dans les années 2000, le ratio atteint 130.

Chapitre 5 - De la société d'héritiers

Page 56. Selon Piketty, encore, le flux annuel d'héritage, à savoir la somme des valeurs monétaires de tous les actifs transmis par succession et donations une année donnée, représentait entre 20 et 25% du revenu national au XIXième siècle. Il tombe à 5% dans les années 1950. Depuis 1970, la tendance s'inverse. Le flux annuel d'héritage représente près de 15% du revenu national aujourd'hui. Les données sont issues de l'article "On the Long-Run Evolution of Inheritance : France 1820-2050". Une version longue et des données complémentaires exploitables (Excel et compagnie) sont disponibles sur cette page.

Page 60. Les donations simples sont très concentrées. En 2007, 10% des donations représentaient la moitié des montants transmis. Les successions aussi. 10% des bénéficiaires recevaient 43% des successions nettes. Sur 93 milliards d'euros d'héritage, le fisc en a récupéré 8,5 milliards. Je n'ai pas vérifié la source.

Chapitre 6 - Du capitalisme familial au management héréditaire

Page 65. Dans les années 1990, 32% des patrons de grandes entreprises françaises sont des dirigeants familiaux. En Allemagne, 23% et en Grande Bretagne, ce chiffre est de 20%. Le chiffre est tiré du livre de Thomas Philippon, "Le capitalisme d'héritier". Plus de la moitié des groupes français étaient dirigés par leurs fondateurs ou descendants à la fin des années 1990. 64% des entreprises cotées dont l'actionnaire de référence est une famille était de 64% en France, contre 20% aux Etats-Unis, 24% en Grande Bretagne et 13% au Japon. Source : David Sraer, David Thesmar, "Performance and Behavior of Family Firms : Evidence from the French Stock Market", Journal of the European Economic Association, 2007.

Page 67. D'après des travaux basés sur des entreprises danoises, la performance d'une entreprise chute en moyenne de 20% après une succession. Morten Bennedsen, Kasper Nielsen, Francisco Pérez-Gonzalez, Daniel Wolfenzon, " Inside the Family Firm: The Role of Families in Succession Decisions and Performance", Quarterly Journal of Economics, 2007.

Chapitre 7 - La valeur des riches

Page 79. En 2004, selon Marko Terviö, la valeur créée par les dirigeants des 1 000 plus grandes entreprises cotées représentait de 0,16% à 0,2% de la valeur en Bourse de leurs entreprises. Voir Marko Terviö, "The Difference That CEOs Make: An Assignment Model Approach", American Economic Review, 2008.

Page 80. Xavier Gabaix et Augustin Landier établissent que quand on s'intéresse aux 250 plus grandes entreprises américaines, la hiérarchie des salaires reflète bien une hiérarchie des performances. Mais l'écart de salaires est sans proportion avec l'écart de performances. Si on remplace le patron de la 250ième par celui de la première, la valeur de marché de la 250ième progresserait, d'après leurs estimations, de 0,016%. Mais l'écart de rémunération est de 500%. Xavier Gabaix, Augustin Landier, "Why Has CEO Pay Increased So Much ?", Quarterly Journal of Economics, 2008.

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Message le Mar 19 Juin 2012 - 21:41 par Mister Cyril

Le monde comptait 11 millions de millionnaires en 2011 :


Le monde comptait 11 millions de millionnaires en 2011Le monde comptait 11 millions de millionnaires en dollars en 2011 mais leur patrimoine est en baisse pour la première fois depuis la crise de 2008, selon une étude publiée mardi par le groupe français de conseil Capgemini et la Royal Bank of Canada (RBC).

La population concernée est celle des "particuliers fortunés", ceux qui possèdent un patrimoine financier d'au moins un million de dollars, hors résidence principale, objets de collection et biens de consommation durable.

Après une forte progression du nombre de particuliers fortunés en 2010 (+8,3%), la hausse s'est établie à 0,8% en 2011 pour atteindre 11 millions dans le monde.

Leur patrimoine, qui totalise 42.000 milliards de dollars, est toutefois en baisse de 1,7%, pour la première fois depuis la crise financière de 2008, où il avait reculé de 19,5%.

Leur fortune avait bondi de 9,7% en 2010.

Après "une période de quasi normalité en 2010, les niveaux de volatilité en 2011 ont atteint un pic en novembre en raison des craintes sur la contagion potentielle de la crise de la dette de la zone Euro à certaines grandes économies", indique Capgemini dans son communiqué.

Les valeurs refuges ont été privilégiées en 2011, les investissements monétaires et les obligations ayant "constitué la catégorie d'actifs la plus performante", avec des "sommets historiques" atteints par "le prix des bons du Trésor américains à long terme", poursuit le communiqué.

Pour la première fois, l'Asie-Pacifique est la région qui compte le plus de particuliers fortunés (3,37 millions) devant l'Amérique du Nord qui en compte 3,35 millions.

Les Etats-Unis, le Japon et l'Allemagne concentrent 53,3% des particuliers fortunés, en légère progression par rapport à 2010 (53,1%).

Le nombre de millionnaires a progressé le plus fortement au Brésil (+6,2%).


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Message le Sam 16 Juin 2012 - 12:23 par Mister Cyril

"Accepter l'opulence de certains, c'est se donner le droit d'en profiter un jour, le cas échéant. Et même si cela n'arrive pas, le spectacle de la vie extraordinaire des fortunés est un loisir que le pauvre s'autorise. En d'autres termes, faire du riche un indidivu lambda, c'est supprimer le rêve d'une autre vie pour le pauvre."

Vi d'où la fascination, qui m'énerve au plus haut point, pour les journaux et médias sur les pipoles où M.et Mme Chambon vont s'extasier sur les voitures, yachts et fêtes majestueuses avec un petit sourire en coin genre "ah quand même ils sont pas comme nous...". Dans les anecdotes de comptoir je rajouterai une discussion que j'ai eu avec 2 pauvres paysans du Lot (mais sincères gars) avant les présidentielles, ils avaient franchement peur que si Hollande passait cela aller amener une exode des riches...une peur réelle, irrationnelle...parce qu' en bout de chaîne ça devait les toucher...servilité d'une classe qui se sent inférieure (et qui l'accepte), idéologie de la retombée des miettes de la richesse des autres, peur de perdre le peu qu'il leur reste (comme les grecs qui apparemment vont remettre au pouvoir les oligarques qui les saignent). J'avoue que je me suis senti démuni face à un tel discours d'acceptation de sa condition, la Peur est un puissant moteur parait-il...surtout si l'on ne propose aucun Espoir en face (merci les pragmatiques et réalistes)!

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Message le Sam 16 Juin 2012 - 10:58 par Donald11

Je n'ai pas lu le livre, mais ...
Non tout le monde n'aspire pas a s'enrichir d'argent. Non tout le monde n'a pas la cupidité vissée en soi. Non tout le monde n'accepte pas l'opulence de certains avec l'espoir de devenir comme eux.

Ce qui me dérange le plus dans ce discours, c'est cette généralisation, comme si nous étions tous des clones pervers et avides de fric, de fric et de fric.

Par contre, je pense que le contre-pouvoir que devrait assurer les politiciens pour au moins maintenir un niveau de vie décent pour les moins "riches" d'entre nous, n'existe plus, ceux-ci s'étant rendus à la logique financière des plus riches, avec la volonté de faire fortune coûte que coûte ! Nous sommes bien avec l'idéologie d'un libéralisme débridé.

La question est de savoir jusqu'où peut aller un tel système de société.

Bon week-end à tous.

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