Un peu de guérilla

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09112012

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Un peu de guérilla




Le bocage nantais entre en guérilla à Notre-Dame-des-Landes

Il aura fallu près de cinq heures aux deux escadrons de gendarmes mobiles, épaulés par des CRS, pour détruire, mercredi 7 novembre, les sept barricades dressées sur la départementale 281, entre Notre-Dame-des-Landes et La Paquelais, à 15 km au nord de Nantes, par les opposants au projet de nouvel aéroport.
C'est très exactement à cet endroit que devrait être construite l'une des deux pistes de la future plateforme aéroportuaire. La veille, Philippe, Charlotte, Romain et Renard, infirmier, étudiants, à peine cent ans à eux quatre, avaient allumé un feu qui a réchauffé le bitume et permis de mieux creuser à la hache l'excavation visant à retarder les véhicules des gendarmes.

Le doux bocage nantais est entré en guérilla. Face à face, deux camps se préparent à un combat de longue haleine qui pourrait tourner à la véritable guerre de tranchées. D'un côté, le gouvernement, Jean-Marc Ayrault en tête, premier ministre, ancien maire de Nantes, promoteur local de la nouvelle infrastructure depuis de longues années, et Aéroport du Grand-Ouest (AGO), filiale à 85 % de Vinci Airports, exploitant du futur aéroport qui doit accueillir ses premiers vols fin 2017.

De l'autre, une alliance détonante d'opposants au projet : des agriculteurs, des élus, des riverains promis ou non à l'expropriation qui doit permettre la construction de l'aéroport et des dessertes routières sur 1 650 hectares. Mais aussi des squatters, installés depuis deux ou trois ans dans plusieurs maisons vidées de leurs occupants et des "écoguerriers", arrivés récemment, militants rompus aux luttes "contre le système", ou "touristes", souvent jeunes, comme ces Australiennes ou cette Italienne croisées dans les chemins du bocage nantais. Le préfet de région, Christian de Lavernée, veut distinguer "riverains, agriculteurs, qui forment l'opposition institutionnelle, et les activistes, anarcho-libertaires, qui ont baptisé Notre-Dame-des-Landes, "le plus grand squat à ciel ouvert d'Europe "."

"VENI, VIDI, REPARTI"

Loin de réussir à diviser le front, l'opération d'expulsion débutée le 15 octobre – nom de code César qui a, du coup, inspiré des slogans tels que "Veni, vidi, Vinci" ou "Veni, vidi, reparti" – a au contraire soudé les rangs, suscitant émotion et solidarité. Et offre aux anti-Notre-Dame-des-Landes un nouvel élan pour réussir la manifestation du samedi 17 novembre, dont l'objectif sera de "réoccuper" et de reconstruire ce qui a été détruit. Pioches, fourches, poutres, clous, et "grands miroirs" pour empêcher les hélicoptères de la gendarmerie de filmer , font partie de la liste du matériel à apporter . Le rassemblement, qui pourrait accueillir des milliers de personnes, veut réunir familles, militants politiques, syndicaux et associatifs hostiles au projet jugé "pharaonique" de l'"Ayraultport", inutile économiquement et dangereux pour l'environnement, selon les militants.

Mercredi en fin de matinée, sous un soleil hivernal, les opposants font face à plusieurs dizaines de militaires, lourdement équipés. Ils sont pris en tenaille. Un jeune homme est plaqué au sol. "Enlevez-moi sa cagoule, je veux voir sa gueule", hurle un gradé. La plupart des manifestants qui portent cagoule et foulard parviennent à s'enfuir , sautant par-dessus les haies et les fossés qui bordent la D281.

La tension baisse un instant. Depuis les prés encore trempés des pluies diluviennes des jours précédents, les militants observent le ballet des véhicules de la gendarmerie. Ils protègent les engins de la direction départementale des territoires et de la mer Loire-Atlantique et les ouvriers qui comblent les tranchées et dégagent la route.

Cette fois-ci, les forces de l'ordre ne se risqueront pas dans les bois avoisinants pour déloger les cabanes et les campements dispersés. A l'instar du camp du "Far West", qui regroupe plusieurs dizaines de militants. "L'objectif était de rétablir la circulation sur cette route, impraticable depuis plusieurs jours", indique le colonel Frédéric Boudier, responsable du dispositif. Mais la route, à peine dégagée, est à nouveau obstruée quelques centaines de mètres plus loin par deux arbres couchés en travers.

FRONT JURIDIQUE

A chaque jour son combat. Mardi, il s'agissait de procéder à l'expulsion de squatters et de raser la maison occupée. En cette fin de semaine, ce sera peut-être au tour des gendarmes du peloton de haute montagne, venus spécialement de Briançon (Hautes-Alpes), de grimper aux arbres afin de déloger les militants haut perchés.

La préfecture a décidé de "nettoyer" la zone d'aménagement différé (ZAD) pour lancer au plus vite les premiers travaux. D'ici à fin novembre, explique le préfet, en vertu de l'arrêté pris sur la biodiversité, les premiers transferts d'insectes et de batraciens auront lieu. Les habitants de douze mares seront "déménagés", dont les tritons marbrés. Des fûts d'arbres abritant des grands capricornes seront déplacés. Les travaux de relevé archéologique commenceront au même moment. Février 2013 sonnera le début du déboisement. Le chantier de l'aéroport doit, en principe, démarrer au printemps 2014.

Quoi qu'il en soit, et en dépit de l'urgence, le gouvernement doit attendre l'issue des recours déjà engagés auprès des tribunaux. Car la bataille se mène aussi sur le front juridique.

D'autres procédures sont prêtes à être lancées dès la parution de l'arrêté préfectoral relatif à la "loi sur l'eau", d'ici à fin décembre. En vertu des diverses réglementations française et européenne, il y a obligation de préserver les têtes de bassin versant et de ne pas porter atteinte aux zones humides, éléments caractéristiques du bocage et de la zone du futur aéroport. "J'ai toujours pensé que ce dossier s'arrêterait avec la loi sur l'eau", dit Christophe Daugé, conseiller régional d'Europe Ecologie-Les Verts, qui estime que "Vinci ne pourra pas compenser la destruction des zones humides".

Du côté du gouvernement, comme de Vinci, on reste confiant. "La procédure de la loi sur l'eau et la compensation écologique des terres mobilisées seront respectées", insiste la ministre de l'écologie, Delphine Batho . Eric Delobel, directeur général adjoint chargé du futur aéroport chez Vinci Airports , assure, lui, que "9 millions d'euros au minimum sont réservés au titre de la compensation de la loi sur l'eau", sur un total de 446 millions, coût estimé des nouvelles installations aéroportuaires.

En attendant l'issue de ce combat juridique, les opposants restent mobilisés. Les plus anciens évoquent la lutte des paysans du Larzac dans les années 1970, quand agriculteurs et militants politiques avaient fait cause commune contre le projet d'extension du camp militaire. François Mitterrand, à peine élu en 1981, avait décrété l'abandon du projet.

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Message le Dim 2 Déc 2012 - 12:19 par Mister Cyril

Notre-Dame-des-Landes : le "kyste" de Valls se révèle contagieux

Pour Manuel Valls, l’assaut musclé lancé en fin de semaine dernière par les gardes mobiles pour évacuer la zone du projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes devait permettre de retirer "un kyste". L’opération n’aura finalement abouti qu’à étendre la plaque et provoquer des contagions. Dès 9 heures samedi 1er décembre, voitures, camionnettes, cyclistes, marcheurs convergent vers le petit bourg de Loire-Atlantique.

Au local de l’accueil organisé par l’Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport), tous demandent la direction de la Zad, joli nom offert par les spécialistes de l’aménagement du territoire à ces 2.000 hectares de bocages en zone humide menacés par le projet. La "zone d’aménagement différé" est devenue la "zone à défendre" et ses occupants, les "Zadistes". Encore que sur place, certains occupants de l’emblématique Vache Rit, comme le surnommé Pétof, préfèrent parler de "Zadoux" et de "Zadouces" : "Même si cela énerve les filles, c'est tellement plus poétique".

Vivres, matériel et courrier affluent
Pour accéder à la Zad, il suffit de prendre la direction de Vigneux-de-Bretagne. Ensuite, c’est le camion de gendarmerie qui indique l’entrée. Les automobilistes proposent aux piétons de les embarquer. Les véhicules sont souvent chargés de victuailles, de vêtements chauds et de matériel de construction. Au local du village, on en profite aussi pour charger ce qui vient d'être déposé. Un habitant de Notre-Dame chargé de l’accueil arrive avec le courrier du jour, des dizaines de lettres contenant des dons, des cartes postales de soutien arrivées des quatre coins de la France : "Et c’est comme ça tous les jours".

Depuis la dernière "attaque", en semaine, ce sont désormais entre 300 et 400 personnes qui occupent la Zad. Et ce samedi, ils sont sans doute le double. Libres le week-end, les soutiens affluent. Beaucoup viennent pour la première fois, interpellés, choqués, par ce qu’ils considèrent comme de "la répression à la sauce socialiste".

La tache d'huile dans les esprits
Le "kyste" s’étend à tous les niveaux. Lors de sa réunion vendredi soir, l’Acipa a commencé à comptabiliser les comités de soutien qui se créent à travers toute la France : ils sont maintenant plus de 100. Et sur la Zad, de nouveaux arrivants viennent aussi pour dénoncer un "grand projet inutile" qui les menace, tel ce couple de Haute-Savoie remonté contre l’idée de ligne à haute vitesse reliant Lyon et Turin. L'idée de tâche d'huile mûrit dans les esprits. Un jeune d’homme de la région d’Avignon a pris un congé sans solde pour "apprendre" : il espère bien voir naître une Zad sur une zone de maraîchage menacée par un projet de bétonnage. Oui, le "kyste" est contagieux !

A la Vache Rit comme à la Rolandière, le réveil est difficile : il a encore gelé cette nuit. Le thermomètre est descendu jusqu’à -3°. Dans les voitures et les "combis" garés entre les deux lieux, des têtes émergent des sacs de couchage. Sous les tentes, on se déplie péniblement. Les chiens qui ont faim et les nouveaux arrivants font démarrer la journée. Toutes les cafetières sont lancées et déjà scies et marteaux se font entendre. Ce qui a été détruit se reconstruit.

Des motivations multiples
A la Châtaigneraie, les maisons sur pilotis sont déjà occupées. Leur construction a pourtant seulement débuté lors de la grande manifestation de réoccupation qui a rassemblé plus de 30.000 personnes samedi 17 novembre. Protégé d’un cercle formé par une quarantaine de tracteurs installés par les agriculteurs de la Confédération paysanne, le site a des allures de Village des irréductibles gaulois. Signe que les évacuations successives ont contribué à souder les opposants. Paysans, Zadistes, riverains, élus, visiteurs, tous sont désormais main dans la main. A Notre-Dame-des-Landes, "la convergence des luttes" reprend tout son sens. Impossible de réduire les opposants à un qualificatif. Ecologiste, décroissant, anarchiste, punk, éco-guerrier ? Personne ici n'est prêt à se laisser enfermer dans une case.

Ce groupe mouvant réunit des individus aux motivations multiples qui découvrent qu’ils partagent une expérience unique. Alors chacun consulte la liste des tâches du jour décidées collectivement la veille et chacun donne un coup de main. Un plancher pour la nouvelle cuisine, un transport de palettes pour une maison, une corvée de pluche ou de vaisselle pour ceux qui "oublient" de nettoyer leur bol. Sous un bienfaisant soleil, la vie redémarre sur la Zad ; la vie de ceux qui veulent vivre autrement, sans surproduction ni surconsommation. De ceux qui, comme Estelle, refusent de laisser "la terre vivrière et la nature disparaître pour un projet inutile et spéculatif".

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Message le Lun 26 Nov 2012 - 20:10 par Donald11

Puisqu'on est dans les textes engagés, en voici un autre un peu oublié ...

Parole de Mai 68:
La branche a cru dompter ses feuilles
Mais l'arbre éclate de colère
Ce soir que montent les clameurs
Le vent a des souffles nouveaux
Au royaume de France

Le peintre est monté sur les pierres
On l'a jeté par la frontière
Je crois qu'il s'appelait Julio
Tout le monde peut pas s'appeler Pablo
Au royaume de France

Et le sang des gars de Nanterre
A fait l'amour avec la terre
Et fait fleurir les oripeaux
Le sang est couleur du drapeau
Au royaume de France

Et plus on viole la Sorbonne
Plus Sochaux ressemble à Charonne
Plus Beaujon ressemble à Dachau
Et moins nous courberons le dos
Au royaume de France

Perché sur une barricade
L'oiseau chantait sous les grenades
Son chant de folie était beau
Et fous les enfants de Rimbaud
Au royaume de France

La branche a cru dompter ses feuilles
Mais elle en portera le deuil
Et l'emportera au tombeau
L'automne fera pas de cadeau
Au royaume de France

Jean-Michel Caradec

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Message le Lun 26 Nov 2012 - 10:25 par country skinner

En parlant de guerilla urbaine, j'aime bien celle là du même vieil anar (mai 68, c'est pas si vieux)

Comme une fille, la rue s'déshabille
Les pavés s'entassent et les flics qui passent
Les prennent sur la gueule,

Paris, Marseille, les rues sont pareilles
Quand le sang y coule, la mort y roucoule,
Une rose dans la gueule

Comme une fille qu'a les yeux qui brillent
Et met ses grenades sur la barricade
La rue a ses charmes et les flics en armes
Les prennent dans la tronche,

Paris ou Nantes, les rues sont patientes
Jusqu'à la nuit blème, des pavés qu'on sème
Quand le sang y gerce et que la mort y berce,
Le passant qui bronche

Comme une fille, la rue s'déshabille
Les pavés s'entassent et les flics qui passent
Les prennent sur la gueule,

Paris, Marseille, les rues sont pareilles
Quand le sang y coule, la mort y roucoule,
Une rose dans la gueule.

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Message le Dim 25 Nov 2012 - 22:18 par Mister Cyril

Ca vieillit bien je trouve...ça fait effectivement plaisir...bon j'en connais un carrément ça lui donne une demi-molle mais je dirais pas son nom!
Bizz mon canard (hé le palmipède il paraît qu'il y a du gaz de schiste dans l'Aude; prépare les boulons!)

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Message le Dim 25 Nov 2012 - 21:14 par Donald11

Ils ont voté et puis après ?
Léo Ferré

A porter ma vie sur mon dos
J´ai déjà mis cinquante soixante berges
Sans être un saint ni un salaud
Je ne vaux pas le moindre cierge
Marie, maman, voilà ton fils
Qu´on crucifie sur des affiches
Un doigt de scotch et un gin-fizz
Et tout le reste je m´en fiche!
Ils ont voté et puis, après?

J´ai la mémoire hémiplégique
Et les souvenirs éborgnés
Quand je me souviens de la trique
Il ne m´en vient que la moitié
Et vous voudriez que je cherche
La moitié d´un cul à botter?
En ces temps on ne voit pas lerche...
Ils n´ont même plus de cul, les français!
Ils ont voté et puis, après?

C´est un pays qui me débecte
Pas moyen de se faire Anglais
Ou Suisse ou con ou bien insecte
Partout ils sont confédérés,
Faut les voir à la télé-urne
Avec le général Frappard
Et leur bulletin dans les burnes
Et le mépris dans un placard!
Ils ont voté et puis, après?

Dans une France socialiste
Je mettrais ces fumiers debout
A fumer le scrutin de liste
Jusqu´au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans le gosier
Ils chanteraient La Marseillaise
Avec des cartes perforées
Le jour de gloire est arrivé.



Ah ! ce que ça fait du bien !!!

Bonne nuit les garçons ...

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Message le Dim 25 Nov 2012 - 19:12 par Mister Cyril

country skinner a écrit:
ainsi on doit attendre que le système se casse la gueule (ou pas) de ses propres contradictions?
Si on est patient - sinon il reste l'action directe...

De acuerdo, actions légitimes et radicales (j'ai pas dit illégale et violente hein?...Non je l'ai pas dit!!!).

Bizz

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Message le Dim 25 Nov 2012 - 19:10 par Mister Cyril

country skinner a écrit:
En tête de la manifestation, des militants de la CNT, brandissait leurs drapeaux noir et rouge
Hé hé hé...

Bein vi pourquoi crois-tu que j'ai posté cette petite dépêche??? Je savais que ça ferait plaisir aux vieux anars des alpes!!!

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Message le Dim 25 Nov 2012 - 16:53 par country skinner

ainsi on doit attendre que le système se casse la gueule (ou pas) de ses propres contradictions?
Si on est patient - sinon il reste l'action directe...

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Message le Dim 25 Nov 2012 - 16:52 par country skinner

En tête de la manifestation, des militants de la CNT, brandissait leurs drapeaux noir et rouge
Hé hé hé...

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Message le Dim 25 Nov 2012 - 13:06 par Mister Cyril

country skinner a écrit:
la « force reste à la loi » estime le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone
"On vote Hollande et puis après on lui met la pression en descendant dans la rue" qu'ils disaient... C'est le genre d'erreur stratégique qu'on commet quand on analyse pas le rôle des appareils d'Etat.
Le vote a donc été un détour inutile... il fallait descendre tout de suite dans la rue. Pour paraphraser la "Révolution qui vient", la seule force qui soit à même de faire pièce aux gangs d'Etat, son seul ennemi réel dans ce pays, c'est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires



...tu prêches un converti...de Besancenot à Mélenchon en passant par tous les citoyens qui sont aller voter comme ils vont à la messe, ils n'arrivent pas, ils ne peuvent pas arriver à justifier ce choix moutonnié; c'est assez désespérant mais il faut faire avec...ainsi on doit attendre que le système se casse la gueule (ou pas) de ses propres contradictions???

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Message le Dim 25 Nov 2012 - 13:00 par Mister Cyril

Plusieurs milliers de personnes défilent à Nantes contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes
Des milliers de manifestants protestant contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont convergé samedi 24 novembre en fin d'après-midi vers la préfecture de Nantes où des CRS ont fait usage de lances à eau pour tenter de les disperser. Certains opposants ont lancé des pierres contre les forces de l'ordre, scandant "libérez la ZAD, libérez la ZAD" ou "Ayrault, salaud", en référence au Premier ministre, maire de Nantes jusqu'à son entrée au gouvernement, et à la Zone d'aménagement différé (ZAD) de l'aéroport.
"Un CRS a été touché lors de la manifestation, victime d'un pavé lancé qui l'a frappé au visage alors qu'il était derrière une lance à eau", a déclaré un porte-parole du ministère de l'intérieur, Pierre Henry Brandet. Après avoir "perdu connaissance", l'homme a été évacué au centre hospitalier de Nantes.

Parti de la place Royale, en plein centre de Nantes, le cortège s'est ébranlé derrière une grande banderole estampillée "Aéroport LGV THT TAV nucléaire, Société totalitaire". Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, principal promoteur du projet d'aéroport, reste l'une des principales cibles des manifestants qui ont scandé "Ayrault, salaud, le peuple aura ta peau". Evoquant les heurts qui ont lieu depuis plusieurs jours forces de l'ordre et opposants, une autre toile s'interrogeait : "Expulsions, destructions, où va ce gouvernement, à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs ?"."François, ton électorat, l'aéroport, il n'en veut pas", assurait une pancarte.

Le groupe Vinci, qui a obtenu la concession du futur aéroport pour 55 ans, a également été conspué aux cris de "Vinci, dégage, résistance et sabotage". En tête de la manifestation, des militants de la CNT, brandissait leurs drapeaux noir et rouge. A leurs côtés flottaient de nombreux drapeaux bretons, ainsi que ceux du Front de Gauche et les drapeaux blancs anti-aéroport, marqués d'un avion barré dans un cercle rouge.

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Message le Dim 25 Nov 2012 - 9:49 par country skinner

la « force reste à la loi » estime le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone
"On vote Hollande et puis après on lui met la pression en descendant dans la rue" qu'ils disaient... C'est le genre d'erreur stratégique qu'on commet quand on analyse pas le rôle des appareils d'Etat.
Le vote a donc été un détour inutile... il fallait descendre tout de suite dans la rue. Pour paraphraser la "Révolution qui vient", la seule force qui soit à même de faire pièce aux gangs d'Etat, son seul ennemi réel dans ce pays, c'est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires

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Message le Sam 24 Nov 2012 - 12:20 par Mister Cyril

Expulsions à Notre-Dame-des-Landes
Cinq cents gendarmes ont investi, vendredi 23 novembre à 6h30, les terrains occupés de Notre-Dame-des-Landes pour procéder à des évacuations. Les militants prévoient de « réinvestir les lieux ».


Une « importante opération » d’évacuation des opposants au projet d’aéroport a été menée à Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique ce vendredi 23 novembre. Moins d’une semaine après la manifestation de réoccupation qui avait rassemblé près de 40 000 personnes, ce sont environ 500 gendarmes qui ont débarqué à 6h30 sur la Zone d’aménagement différé, rebaptisée Zone à défendre, afin de procéder à l’expulsion des « squatteurs » et à la saisie du matériel de reconstruction.

« Déconstruction »
Il s’agit de « permettre à l’Aéroport du Grand-Ouest de prendre ou reprendre possession des lieux et d’engager immédiatement des travaux de "déconstruction" partout où cela sera légalement possible », a expliqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet, présent sur place. Sont visées la Châtaignerie, les cabanes du bois de Rohanne, et la ferme de Rosier, premier lieu d’occupation, en instance d’expulsion depuis le 15 novembre dernier. Cette dernière, entièrement barricadée et entourée de tracteurs, est désormais encerclée par les gendarmes et devrait être détruite dans la journée.

Selon « Camille », occupant de la ZAD, les gendarmes se seraient également rendus sur la lande de Rohanne, où de petits chalets ont été construits tout au long de la semaine. Léger problème, ces « lieux de réoccupation » sont situés sur un terrain privé qui n’est pas (encore) expulsable, les recours en justice n’ayant pas été épuisés.

Peu importe, la « force reste à la loi » estime le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, sur i>TELE. Ou peut-être est-ce « la force qui répond » à la manifestation de samedi dernier, comme le suggère le porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts, Jean-Philippe Magnen.

Pour Camille, il s’agit clairement d’une réponse au rassemblement du week-end passé, et une opération commanditée en haut-lieu. « La présence du porte-parole du ministère de l’Intérieur démontre l’implication du gouvernement dans les expulsions de ce matin. »


Les gendarmes mobiles investissent la ZAD, le 23 novembre.
AFP / Frank Perry
Résistance
Tandis qu’un peu partout en France, les comités de soutien aux opposants appellent à des rassemblements dans la journée, pelleteuses et camions-bennes s’acheminent vers la ZAD où quelques personnes sont encore perchées dans les arbres, d’après le fil d’information du site des « zadistes ».

Sur la D81, des tracteurs de l’Acipa tentent de bloquer le passage vers la forêt. Une résistance peut-être plus symbolique qu’efficace au regard de l’importance des forces de l’ordre dépêchées sur place. En attendant, la plupart des opposants prennent leur mal en patience. « Les gendarmes ne sont jamais restés sur la zone plus de vingt-quatre heures, explique Camille, ils seront donc probablement partis à la tombée de la nuit et nous réinvestirons les lieux. » En attendant une nouvelle expulsion. « Nous assumons le risque de se voir déloger tous les matins, ajoute l’opposant, il ne faut pas lâcher. »

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Message le Ven 9 Nov 2012 - 22:56 par Donald11

[Set déconnade on]
Toute ma vie, j´ai rêvé
D´être une hôtesse de l´air.
Toute ma vie, j´ai rêvé
De voir le bas d´en haut.
Tout ma vie, j´ai rêvé
D´avoir des talons hauts.
Toute ma vie, j´ai rêvé
D´avoir, d´avoir
Les fesses en l´air.

[Set déconnade off]

Bonne rentrée à tous ... après le WE !

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