Manifeste de la guérilla pour le libre accès, par Aaron Swartz #pdftribute14

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16012013

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Manifeste de la guérilla pour le libre accès, par Aaron Swartz #pdftribute14




Par aKa

http://www.framablog.org/index.php/post/2013/01/14/manifeste-guerilla-libre-acces-aaron-swartz

Il se passe quelque chose d’assez extraordinaire actuellement sur Internet suite à la tragique disparition d’Aaron Swartz : des centaines de professeurs et scientifiques du monde entier ont décidé de publier spontanément leurs travaux en Libre Accès !

Il faut dire que sa mort devient chaque jour plus controversée, les pressions judiciaires dont il était l’objet n’étant peut-être pas étrangères à son geste. Comme on peut le lire dans Wikipédia : « En juillet 2011, le militant américain pour la liberté de l’Internet Aaron Swartz fut inculpé pour avoir téléchargé et mis à disposition gratuitement un grand nombre d’articles depuis JSTOR. Il se suicide le 11 janvier 2013. En cas de condamnation, il encourait une peine d’emprisonnement pouvant atteindre 35 ans et une amende s’élevant jusqu’à 1 million de dollars. »

On peut suivre l’évolution du mouvement derrière le hashtag #pdftribute (pdf hommage) qui a déjà son site et son compte Twitter dédiés.

Dans la foulée nous avons décidé de traduire ensemble un autre article important d’Aaron Swartz (rédigé à 21 ans), en lien direct avec la motivation de tous ceux qui lui rendent ainsi un vibrant, concret et utile hommage : Guerilla Open Access Manifesto.

Ce manifeste s’achève sur cette interrogation : « Serez-vous des nôtres ? »

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Manifeste de la guérilla pour le libre accès
Guerilla Open Access Manifesto

Aaron Swartz - juillet 2008 - Internet Archive
(Traduction : Gatitac, albahtaar, Wikinade, M0tty, aKa, Jean-Fred, Goofy, Léna, greygjhart + anonymous)

L’information, c’est le pouvoir. Mais comme pour tout pouvoir, il y a ceux qui veulent le garder pour eux. Le patrimoine culturel et scientifique mondial, publié depuis plusieurs siècles dans les livres et les revues, est de plus en plus souvent numérisé puis verrouillé par une poignée d’entreprises privées. Vous voulez lire les articles présentant les plus célèbres résultats scientifiques ? Il vous faudra payer de grosses sommes à des éditeurs comme Reed Elsevier.

Et il y a ceux qui luttent pour que cela change. Le mouvement pour le libre accès s’est vaillamment battu pour s’assurer que les scientifiques ne mettent pas toutes leurs publications sous copyright et s’assurer plutôt que leurs travaux seront publiés sur Internet sous des conditions qui en permettent l’accès à tous. Mais, même dans le scénario le plus optimiste, la politique de libre accès ne concerne que les publications futures. Tout ce qui a été fait jusqu’à présent est perdu.

C’est trop cher payé. Contraindre les universitaires à débourser de l’argent pour lire le travail de leurs collègues ? Numériser des bibliothèques entières mais ne permettre qu’aux gens de chez Google de les lire ? Fournir des articles scientifiques aux chercheurs des plus grandes universités des pays riches, mais pas aux enfants des pays du Sud ? C’est scandaleux et inacceptable.

Nombreux sont ceux qui disent : « Je suis d’accord mais que peut-on y faire ? Les entreprises possèdent les droits de reproduction de ces documents, elles gagnent énormément d’argent en faisant payer l’accès, et c’est parfaitement légal, il n’y a rien que l’on puisse faire pour les en empêcher. » Mais si, on peut faire quelque chose, ce qu’on est déjà en train de faire : riposter.

Vous qui avez accès à ces ressources, étudiants, bibliothécaires, scientifiques, on vous a donné un privilège. Vous pouvez vous nourrir au banquet de la connaissance pendant que le reste du monde en est exclu. Mais vous n’êtes pas obligés — moralement, vous n’en avez même pas le droit — de conserver ce privilège pour vous seuls. Il est de votre devoir de le partager avec le monde. Et c’est ce que vous avez fait : en échangeant vos mots de passe avec vos collègues, en remplissant des formulaires de téléchargement pour vos amis.

Pendant ce temps, ceux qui ont été écartés de ce festin n’attendent pas sans rien faire. Vous vous êtes faufilés dans les brèches et avez escaladé les barrières, libérant l’information verrouillée par les éditeurs pour la partager avec vos amis.

Mais toutes ces actions se déroulent dans l’ombre, de façon souterraine. On les qualifie de « vol » ou bien de « piratage », comme si partager une abondance de connaissances était moralement équivalent à l’abordage d’un vaisseau et au meurtre de son équipage. Mais le partage n’est pas immoral, c’est un impératif moral. Seuls ceux qu’aveugle la cupidité refusent une copie à leurs amis.

Les grandes multinationales, bien sûr, sont aveuglées par la cupidité. Les lois qui les gouvernent l’exigent, leurs actionnaires se révolteraient à la moindre occasion. Et les politiciens qu’elles ont achetés les soutiennent en votant des lois qui leur donnent le pouvoir exclusif de décider qui est en droit de faire des copies.

La justice ne consiste pas à se soumettre à des lois injustes. Il est temps de sortir de l’ombre et, dans la grande tradition de la désobéissance civile, d’affirmer notre opposition à la confiscation criminelle de la culture publique.

Nous avons besoin de récolter l’information où qu’elle soit stockée, d’en faire des copies et de la partager avec le monde. Nous devons nous emparer du domaine public et l’ajouter aux archives. Nous devons acheter des bases de données secrètes et les mettre sur le Web. Nous devons télécharger des revues scientifiques et les poster sur des réseaux de partage de fichiers. Nous devons mener le combat de la guérilla pour le libre accès.

Lorsque nous serons assez nombreux de par le monde, nous n’enverrons pas seulement un puissant message d’opposition à la privatisation de la connaissance : nous ferons en sorte que cette privatisation appartienne au passé. Serez-vous des nôtres ?

Aaron Swartz

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Manifeste de la guérilla pour le libre accès, par Aaron Swartz #pdftribute14 :: Commentaires

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Message le Mar 22 Jan 2013 - 20:05 par Donald11

Mister Cyril a écrit:
Donald11 a écrit:Tu vas pouvoir télécharger, sauvegarder, partager toutes tes infos comme un pro !!! Chiche qu'on glisse le Maquis sur Méga en Nouvelle Zélande ?

Euh ça veut dire quoi "faire glisser sur Méga" euh euuuuuuuh!
La quiche!
Très simple mon Poussinet. Le site "Megaupload" a fermé comme tu le sais et a été remplacé par le site "Mega". Donc on va pouvoir chargé le site du maquis sur les serveurs de Méga !!! Et ainsi on échappera aux contraintes d'hadopi ...
Mais c'était une boutade !

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Message le Lun 21 Jan 2013 - 16:32 par Mister Cyril

Donald11 a écrit:Tu vas pouvoir télécharger, sauvegarder, partager toutes tes infos comme un pro !!! Chiche qu'on glisse le Maquis sur Méga en Nouvelle Zélande ?

Euh ça veut dire quoi "faire glisser sur Méga" euh euuuuuuuh!
La quiche!

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Message le Dim 20 Jan 2013 - 13:16 par Donald11

Tu vas pouvoir télécharger, sauvegarder, partager toutes tes infos comme un pro !!! Chiche qu'on glisse le Maquis sur Méga en Nouvelle Zélande ?

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Message le Dim 20 Jan 2013 - 10:43 par Mister Cyril

Le sulfureux Allemand récidive, un an après la fermeture de Megaupload et son arrestation pour atteintes aux droits d'auteurs.
Libération
Le sulfureux Allemand Kim Dotcom a lancé dimanche un nouveau site de partage de fichier baptisé Mega, submergé dès les premières heures, un défi aux Etats-Unis qui veulent le juger pour avoir amassé une fortune grâce à Megaupload.com. Kim Dotcom a annoncé l’ouverture du site mega.co.nz dimanche à 06h48 en Nouvelle Zélande (18h48 samedi en France), un an exactement après la perquisition par la police néo-zélandaise de sa vaste propriété à Auckland.

Kim Schmitz, qui a changé son nom en Kim Dotcom, est actuellement en liberté sous caution en Nouvelle-Zélande, où il vivait au moment de son arrestation à la suite de ce raid. «100.000 utilisateurs en moins d’une heure» puis «250.000 utilisateurs inscrits. La capacité des serveurs à son maximum. Ca devrait aller mieux une fois retombée l’euphorie initiale. Wow!», s’est félicité l’Allemand sur son compte Twitter.

Le nouveau site est resté bloqué plusieurs heures dimanche. «Je ne peux pas m’enregister, c’est bloqué», se plaignait un internaute. «Je ne peux pas ouvrir le site», remarquait un autre. Il était de nouveau accessible vers 7h00.

«Meilleur, rapide, fort, sûr»
Mega.co.nz se présente comme un service de stockage en ligne (en réseau virtuel «Cloud») de type Dropbox ou Google Drive mais il propose 50 GB de stockage, une offre nettement supérieure à ses concurrents. Kim Dotcom l’a annoncé hyper sécurisé et plus puissant que Megaupload, fermé il y a un an par les autorités américaines. Défiant ouvertement la Maison Blanche, il a publié un court tweet sur le compte @BarackObama, un quart d’heure avant l’activation du site: «15 minutes».

Après Megaupload, le site se veut «plus grand, meilleur, rapide, fort, sûr». «Contrairement à la plupart de nos concurrents, nous utilisons une partie de l’art des technologies de cryptage basé sur navigateur où vous, et pas nous, contrôlez les clés», indique le site en français. Les concepteurs comprennent «Kim Dotcom, Mathias Ortmann, Bram van der Kolk, et Finn Batato», précise-t-il.

Un magnat du web
Kim Dotcom, de nationalité allemande, est sous la menace d’une extradition aux Etats-Unis, qui veulent le juger pour violation de droits d’auteur. L’audience pour l’extradition a été été repoussée deux fois et est à présent fixée à août 2013. Créé en 2005 et installé à Hong Kong, le site Megaupload, affirmait rassembler chaque jour 50 millions d’utilisateurs et représenter 4% du web. Les Etats-Unis accusent les responsables du site d’avoir tiré 175 millions de dollars US (130 millions d’euros) d’activités criminelles et causé un préjudice de 500 millions de dollars US aux détenteurs des droits, en proposant des copies piratées de films de cinéma, de programmes télévisés et d’autres contenus.

A la tête de ce flot d’argent, l’imposant Kim Dotcom vivait dans le plus pur style «bling-bling», avec son immense propriété «Dotcom mansion» (manoir Dotcom) près d’Auckland, où la police a saisi entre autres une Cadillac rose de 1959 et une Rolls Royce Phantom, ainsi que des oeuvres d’art. Rien qu’en 2010, Kim Schmitz aurait touché 42 millions de dollars grâce à ses activités sur internet, selon les autorités américaines qui ont saisi 50 millions de dollars d’actifs.

Kim Schmitz, emprisonné à Auckland après son arrestation le 20 janvier, a été libéré sous caution un mois plus tard. Aux Etats-Unis, il encourt une peine allant jusqu'à 20 ans de prison. Il a visiblement voulu se protéger de nouvelles poursuites judiciaires en assurant que les données échangées entre utilisateurs du site mega.co.nz seraient cryptées et inaccessibles aux administrateurs.

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Message le Ven 18 Jan 2013 - 8:44 par country skinner


http://paigrain.debatpublic.net/?p=6333

Le site Actualitté a commenté hier un communiqué diffusé par le ministère de la Culture dans lequel Louis Gallois (Commissaire général à l’investissement) et Bruno Racine (président de la Bibliothèque nationale de France) annoncent la signature de deux nouveaux partenariats public-privé en matière de numérisation du patrimoine physique détenu par la bibliothèque. Ces accords se caractérisent par une privatisation (droits d’exploitation commerciale exclusive pour 10 ans) d’un patrimoine appartenant pour tout (les livres anciens) ou partie (les enregistrements sonores 78 et 33 tours) au domaine public. Ironiquement, cette annonce s’effectue alors que dans ses vœux aux personnels de la culture, la ministre prononçait un discours dans lequel elle a répété que la culture ce sont les biens communs, c’est le bien commun de tous. Elle n’a sans doute pas fait le rapport.

Beaucoup percevront ces annonces sur le fond de l’émotion suscitée par la mort d’Aaron Swartz et souligneront l’inconscience et le mépris des auteurs du communiqué.1

Généalogie du désastre
Revenons sur les origines et la nature de ces méfaits, car s’indigner ne suffit pas, il faut comprendre et agir. J’ai le douloureux privilège d’avoir suivi les dossiers numérisation du patrimoine depuis 27 ans. Malgré l’engagement de nombreux acteurs de terrain et leur dévouement à l’accessibilité publique des œuvres numérisées, cette histoire est celle d’une longue série d’aveuglements, d’erreurs 2 et d’efforts louables de les corriger qui hélas ont souvent débouché sur des erreurs encore plus graves que les précédentes. Ce n’est pas le lieu ici de retracer cette histoire qui mériterait un ouvrage entier. Mais il faut bien cerner le contexte particulier qui a permis les aberrations actuelles. Ce contexte a deux aspects, un qui est propre aux institutions culturelles et un qui relève du contexte politique général.

Les institutions culturelles sont passées d’une situation dans laquelle elles se prenaient pour les détenteurs uniques du savoir et des technologies d’indexation à une situation de démission de leurs responsabilités à l’égard des choix techniques. Elles ont intégré l’idée de l’impossibilité du scénario pourtant évident d’institutions publiques recourant aux services de prestataires privés pour qu’ils exécutent des prestations de numérisation sur des fonds définis dans un dialogue avec des usagers, dont le résultat attendu est défini dans un cahier des charges élaboré avec des experts internationaux et reste dans le domaine public tout comme les œuvres dont il est issu. Ces affirmations apparaîtront bien sûr schématiques, divers projets de mutualisation ou la charte du domaine public d’Europeana3 vont clairement dans une autre direction. Mais justement, ces projets restent extrêmement minoritaires et sous-financés.

Tout cela serait anecdotique si le contexte politique général n’était pas marqué par la tragédie des partenariats public-privé. Là aussi, il faudra des travaux d’historiens pour expliquer un jour comment on a pu conduire une politique aussi absurde que de permettre à des acteurs privés de faire payer avec une solide marge à l’Etat les investissements qu’il lui évitent de faire, sans pour autant avoir aucun des risques de prêteur et avec l’effet annexe de transférer massivement la définition des buts visés vers ces partenaires quoiqu’en disent quelques bons esprits qui pensent que la compétence manageriale remplace celle de contenu. Tout cela pour satisfaire à quelques dogmes et à divers critères comptables. Mais dans le cas ici couvert, on fait mieux encore que pour les autoroutes, des hôpitaux … et les aéroports. Car il s’agit du grand emprunt (pardon, les « investissements d’avenir »), donc d’un contexte où l’Etat mobilise des ressources théoriquement très importantes. On parlait de 750 millions d’€ pour le patrimoine, dont à un moment de 400 millions pour la BNF. La réalité sera très en deçà, mais tout de même si ces sommes avaient été utilisées pour conduire une politique publique du patrimoine numérique comme bien commun d’infrastructure sur la base duquel une économie de services à valeur ajoutée peut se développer, on n’en serait pas au désastre actuel. Mais là intervient l’économisme décervelé commun à l’ancien et au nouveau gouvernement, le fondamentalisme selon lequel relance = profits à court terme = économie de ventes de contenus exclusifs et de services associés à cette exclusivité. Donc voilà la BNF qui privatise le domaine public pour dix ans, et qui se vante que ce soit à son propre profit aussi (donc qu’elle sera durablement intéressée à développer cette privatisation du bien commun) et qu’elle réinvestira les sommes en résultant dans d’autres projets de numérisation (dont il reste à voir s’ils ne conduiront pas à de nouvelles privatisations).

Donc en résumé, nous voilà certains que si nous laissons faire, il y aura deux véritables sources d’accès au patrimoine numérique francophone librement réutilisable : les projets sociétaux (Internet Archive, UbuWeb, Wikisource, Projet Gutenberg, ainsi que les réseaux de partage de fichiers entre individus) et la Digital Public Library of America.

Pourquoi est-ce scandaleux ?
Le pire c’est qu’ils trouvent ça « normal ». Il serait donc normal sous prétexte que l’Etat est fauché et qu’il y aura des bénéfices d’accessibilité à terme (dix ans sauf pour quelques « bonus » et au fur et à mesure de la numérisation dans les seuls locaux de la BNF) d’exproprier chacun d’entre nous des droits qu’il a à l’égard du domaine public pour en attribuer le privilège d’exploitation exclusive à des acteurs économiques. J’utilise à dessein le mot « privilège » car il n’est pas sûr que l’exclusivité soit basée ici sur le droit d’auteur, on en est probablement revenu au temps des privilèges d’imprimeur, à un échange de bon services entre l’Etat et des acteurs privés. Hier c’était donne-moi la censure, je te donne l’exclusivité. Maintenant, prête-moi des sous demain, je t’en donne aujourd’hui avec l’exclusivité. Il n’est pas prouvé du tout que la numérisation effectuée par ProQuest et Believe sera à qualité égale moins coûteuse pour l’Etat que celle qui aurait résulté d’un appel d’offres pour un pur prestataire de numérisation.

Cette absence de droits positifs à l’égard du domaine public, de reconnaissance par les responsables d’institutions culturelles qu’ils ne sont que les gardiens et les garants des collections qui leur sont confiées et non leurs propriétaires, n’est pas représentative de la pensée internationale sur ces sujets. Référez-vous au Manifeste pour le domaine public et aux recommandations 5 et 6 du réseau européen COMMUNIA, voir même au très prudent rapport du comité des « sages » de la Commission européenne présidé par Maurice Lévy, pourtant favorable aux partenariats public-privé mais tout de même plus conscient des droits positifs à l’égard du domaine public. Les recommandations du réseau COMMUNIA conduisent à sanctionner légalement toute affirmation d’exclusivité sur un document numérisé issu du domaine public.

Comment devons-nous l’empêcher ?
Ce qui m’amène au que faire. On en sait déjà assez sur le contenu des accords (qui devraient être publiés in extenso comme l’a demandé le député Marcel Rogemont dans une question parlementaire toujours sans réponse) pour affirmer qu’ils sont intolérables. Je suis prêt à aider à rédiger et/ou à signer un appel à annuler leur signature. Il sera également utile d’en contester la validité juridique qui semble très fragile. Et enfin, si jamais ces accords recevaient un début d’exécution, il sera de notre devoir de citoyens de rendre à chacun ce qui lui appartient en partageant massivement la représentation numérique de toute œuvre numérisée au titre de cet accord.

1.Ce paragraphe a été modifié à 12:32 le 16 janvier pour rectifier une erreur factuelle : Aaron Swartz protestait et agissait notamment contre la commercialisation privative d’articles scientifiques du domaine public et pas seulement d’articles résultant de la recherche à financement public comme initialement affirmé. [↩]
2.Viser la numérisation des livres en mode image, ignorer les normes informatiques, d’internet et du web, choisir des techniques d’indexation coûteuses et inefficaces, refuser d’associer les usagers aux priorités de numérisation, céder à toute pression des lobbies d’éditeurs, prétendre contrôler l’usage commercial même dans le cas du d’œuvres du domaine public, etc. [↩]
3.Dont Bruno Racine assure la présidence ce qui ne l’empêche de bafouer radicalement cette charte dans la politique commentée par ce billet. [↩]

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Message le Mer 16 Jan 2013 - 20:42 par Mister Cyril

De acuerdo companeros (y compris pour l'autre gros porc de Dotcom)...quant au suicide de Swartz je l'avais plutôt interprété comme un geste de désespoir politique (mais j'ai lu des infos assez contradictoires)...mais le combat continue, hasta siempre!!!

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Message le Mer 16 Jan 2013 - 19:33 par country skinner

Tu connais mon opinion sur les potentialités révolutionnaires du net : Un outil d'échange et de communication util, surement pas une praxis révolutionnaire : Pour ça il y a la rue...
Ce qui est important ici, ce n'est pas le net en tant que tel, mais le peer to peer : Echange généralisé des connaissances hors des circuits marchands. Quand chacun de nous met gratuitement à disposition de tous les autres des supports de connaissance (piratés ou libres) on porte un coup fatal à la logique libérale de marché concurrentiel. Laquelle ne s'y est pas trompée puisque le peer to peer a été l'objet de toutes les poursuites, Hadopi et la fermeture de Megaupload en étant (pour l'instant) les dernières manifestations...
D'où l'intérêt du support des 50 gigas de Megaupload pour ce type d'échange - Même si le père Kim Dotcom est sans doute la dernière des pourritures libérales décomplexée. Mais tu sais bien que le capitaliste n'hésitera pas à vendre la corde pour le pendre...

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Message le Mer 16 Jan 2013 - 12:59 par Mister Cyril

Même si on dirait du JM de la grande époque c'est très intéressant mon Country...je me sens un peu dépassé par l'outil mais j'ai bien compris que ces guérillas "souterraines" sont un enjeu et des outils indispensables puisque difficilement contrôlables...mais cela dépend -comme toujours- de la volonté des bons citoyens de s'en emparer...à suivre...

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Message le Mer 16 Jan 2013 - 10:39 par country skinner

Au fait, le père Dotcom ouvre son nouveau Megaupload ce samedi, avec une promesse de compte gratuit avec 50 giga disponibles... Si c'est vrai...

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