Les banques européennes plombées par la crise portugaise

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03072013

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Les banques européennes plombées par la crise portugaise




http://www.boursier.com/actualites/reuters/les-banques-europeennes-plombees-par-la-crise-portugaise-138334.html

PARIS (Reuters) - Les valeurs bancaires européennes accusent mercredi matin la plus forte baisse sectorielle en Europe en Bourse, plombées par les inquiétudes entourant le Portugal et la crise politique née dans le pays qui pourrait remettre en cause ses mesures d'austérité.

A 10h47, l'indice Stoxx du secteur des banques européennes perdait 2,7%, quand l'indice Stoxx 600 abandonnait 1,23%, dans le sillage de la hausse des taux de l'emprunt d'Etat portugais à 10 ans repassé dans la matinée au-dessus de 8% pour la première fois depuis la fin de l'année dernière, à 8,2%.

Les banques portugaises Millenium BCP et Banco Espirito Santo chutent de respectivement 15% et 11,8%, entraînant avec elles la Bourse de Lisbonne (-6,53%). A Paris, Crédit agricole (-4,09%), Société générale (-3,48%) et BNP Paribas (-3,31%) accusent les plus fortes baisses du CAC 40 (-1,65%).

Le Portugal est plongé depuis mardi dans une crise politique après la démission la veille du ministre des Finances Vitor Gaspar et celle, refusée par le Premier ministre Pedro Passos Coelho, du chef de la diplomatie Paulo Portas, sur fond de contestation de la politique d'austérité.

"L'incertitude politique au Portugal effraie vraiment les marchés car le spectre d'un nouveau plan de sauvetage du pays sur fond de craintes d'effondrement du gouvernement pourrait se traduire par une incapacité du pays à respecter ses engagements financiers auprès de ses créanciers internationaux", commente Ishaq Siddiqi, stratégiste de marchés chez ETX Capital.

"Cela pourrait déclencher un défaut souverain et une possible sortie du pays de la zone euro, avec une contagion vers la Grèce, un pays qui lutte pour sécuriser sa prochaine tranche d'aide financière", ajoute-t-il.

Plusieurs analystes estiment que dans ce contexte la conférence de presse de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), sera particulièrement suivie jeudi, les investisseurs voulant voir comment la BCE pourra répondre à cette nouvelle crise au sein de la zone euro.

Le taux à 10 ans de l'emprunt d'Etat portugais atteint 7,96% contre 6,52% la veille pendant que son homologue allemand retombe de 1,71% à 1,64%.
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Message le Lun 8 Juil 2013 - 23:57 par Mister Cyril

Tiens, tiens je venais faire un dernier tour ici avant de m'"engrotter" dans mon Lot pendant 6 à 7 semaines et que vois-je le métèque et un sujet sur le Portugal (qui aurait trouver un accord, tout comme la Grèce d'ailleurs).
Il semble bien que le peuple est choisi la servitude mon bon métèque, et qu' effectivement on nous pompe le sang doucement mais sûrement. Bien sûr que ça ne peut pas s'arranger (à part une minorité de rentier) et que la plaine semble morne! Pourtant je reste persuadé qu'un évènement plutôt quelconque peut mettre le feu au poudre mais qu'il est impossible de le proclamer ou le déduire; un accident, une loi sociétale à la con...bref une étincelle impromptue.
Alors en attendant, prôner la politique du pire comme le pose Country? L'idée me traverse parfois l'esprit...hors le vote révolutionnaire que je ne peux admettre (encore?); d'ailleurs le vote n'a plus aucune importance...pour l'instant je préfère agir local pour être en accord avec moi-même (car la résignation est exclue de mes gênes) et je regarde l'édifice se fissurer en espérant un jour participer modestement à sa chute...et dire que tous nos messages sont lus par des sbires du renseignement de combien de pays?
Moua moua allez je vais aller fracasser la truite et le bollet pendant mes congés de modeste fonctionnaire, parait que le camarade Peillon veut les raccourcir (eux je les hais plus que tout!).

Bizz les cocos, à bientôt (Donald aussi!)

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Message le Ven 5 Juil 2013 - 9:50 par country skinner

Créé le 04-07-2013 à 14h04 - Mis à jour à 17h17 Marie Charrel

http://www.challenges.fr/economie/20130704.CHA1798/le-portugal-va-t-il-secouer-la-zone-euro.html?google_editors_picks=true

C’était pourtant le bon élève de la Troïka. Alors qu’il y a deux semaines, le FMI et Bruxelles vantaient les réformes mises en œuvre par le Portugal, le pays traverse aujourd’hui une crise politique majeure. Le 4 juillet au matin, les taux d’emprunt à 10 ans frôlaient les 8% alors qu’ils étaient redescendus à 5,2% en mai, et le 3 juillet, la bourse de Lisbonne a plongé de 6% à l’ouverture. En cause : la démission en début de semaine du ministre des Finances Vitor Gaspar, puis celle du ministre des Affaires étrangères, Paulos Portas. « Si d’autres suivent, la coalition au pouvoir pourrait exploser », s’inquiète Patrick Jacq, stratégiste obligataire à BNP Paribas. Un scénario noir qui pourrait jeter le pays dans un chaos similaire à celui qu’a connu la Grèce en 2011. Et entraîner une nouvelle fois la zone euro toute entière dans la tourmente.

Pourquoi les taux portugais remontent-ils ?

La démission des deux ministres n’est pas la seule raison. L’envolée des taux a en effet commencé quelques jours avant, et affecte d’autres pays d’Europe : l’Irlande a vu les siens grimper à 4,2%, l’Italie à 4,8% et l’Espagne, à 5%. Motif ? Le 19 juin dernier, Ben Bernanke, le président de la banque centrale américaine (Fed), a annoncé que son institution s’apprêtait à réduire ses mesures de soutien massif et sans condition à l’économie. Depuis près de cinq ans, elle faisait en effet tourner la planche à billets à plein régime (85 milliards de dollars créé chaque mois) afin d’acheter des actifs en tout genre (crédits titrisés, bons du trésor…), soulageant ainsi le bilan des banques. Apprenant la fin prochaine de ces mesures, les investisseurs ont commencé à paniquer. Et à se dire que si la Fed -et par extension, les autres banques centrales- cesse d’acheter des obligations d’Etat les yeux fermés, celles-ci ne constituent plus des actifs sans risque. En particulier celles des pays qui peinent à sortir de la récession, comme la Grèce, le Portugal ou l’Irlande. Ils ont donc commencé à en revendre, ce qui a fait grimper les taux.

Comme si ça ne suffisait pas, plusieurs signaux indiquent que l’économie mondiale pourrait de nouveau vaciller : ralentissement des pays émergents, bulle du crédit en Chine, doutes sur la solvabilité des banques slovènes… « Tant que la Fed injectait massivement des liquidités sur les marchés, les investisseurs étaient aveugles à ces problèmes » résume Patrick Artus, directeur de la recherche économique à Natixis. « Maintenant que c’est terminé, nous allons assister au grand retour des incertitudes ».

Quelles peuvent être les conséquences de cette remontée pour Lisbonne ?

A court terme, et si elle ne dure pas, elle ne sera pas trop grave, car l’Etat a déjà assuré son financement pour 2013. Mais si elle se prolonge, elle pourrait s’avérer ravageuse. Le pays est en effet sous tutelle de l’Europe et du FMI depuis plusieurs mois. Grâce à leur aide financière, il n’a ainsi quasiment plus besoin de se financer sur les marchés, ce qui le met à l’abri des attaques spéculatives. Mais cette aide prendra fin en 2014 : si d’ici là, les taux ne sont pas redescendus à un niveau correct – disons, sous les 5%-, le pays ne pourrait alors tout simplement pas solliciter les investisseurs à un coût acceptable. Il serait donc obligé de demander un nouveau prêt à l’Europe et au FMI.

Mais il y a plus grave : même avec des taux bas, Lisbonne n’est pas pour autant tirée d’affaire. Les économistes de Natixis ont ainsi calculé que pour stabiliser sa dette (124% du PIB), le Portugal doit réduire son déficit public primaire de 1,1 point par an. Ce qu'il est incapable de faire pour l’instant. En 2013, il devrait en effet enregistrer sa troisième année consécutive de récession, avec un déficit de 5,5%... « A ce rythme, la dette du pays ne sera bientôt plus soutenable », s’inquiète Patrick Artus.

Faudra-t-il un nouveau plan d’aide ?

Si la situation ne s’améliore pas d’ici fin 2013, c’est probable. Plusieurs options sont possibles : l’Europe pourrait accorder une nouvelle ligne de crédit à Lisbonne, via ses fonds de secours. De son côté, la Banque Centrale Européenne pourrait racheter des obligations portugaises sur le marché secondaire en enclenchant son programme OMT (« Outright Monetary Transactions »). Celui-ci consiste, en clair, à financer sans limite la dette des Etats qui le demandent. Mais pour l’instant, il n’a encore jamais été mis en oeuvre, car les Allemands y sont très réticents : ils redoutent que les pays du sud profitent de ce blanc-seing pour ne plus faire d’efforts et laisser filer leurs déficits. Reste que Berlin n’aura peut-être pas le choix. Car sans aide, et si les taux continuent de remonter, Lisbonne pourrait être contrainte de restructurer sa dette, comme la Grèce. Ce qui signifierait qu’une partie de ses créanciers enregistreraient des pertes sèches.

La crise portugaise va-t-elle contaminer le reste de la zone euro ?

Si le scénario noir se produit, ce serait inévitable. On l’a vu pendant la crise grecque ou l’épisode chypriote : dès qu’un pays est dans la tourmente, les investisseurs se mettent également à douter de la santé de ses voisins. Certes, depuis 2010, les dettes se sont « renationalisées » : les banques de chaque pays ont revendu les obligations des autres Etats membres pour acheter uniquement celle du leur. Ainsi, la dette italienne est aujourd’hui majoritairement détenue par les banques italiennes, ce qui, à première vue, limite les risques de contagion entre Etats par le canal bancaire.

Mais les économies européennes restent interconnectées. Et surtout, le vacillement du Portugal n’est pas de même nature que celui de la Grèce, pointée du doigt comme le mauvais élément qui a triché sur ses comptes publics. Lisbonne était en effet, du moins jusqu’à fin juin, considérée comme le bon élève de la zone euro, car elle a suivi à la lettre toutes les préconisations du FMI et de la Commission européenne : réforme des retraites, baisse des salaires dans le public, libéralisation des secteurs protégés… Or, non seulement ces mesures n’ont pas permis au pays de sortir de la récession, mais en plus, elles ont accentué l’effondrement de la consommation. Au point que certains économistes affirment désormais que le remède a été pire que le mal. Un diagnostic que Vitor Gaspar, le ministre démissionnaire, semble lui-même confirmer.

« En d’autres termes, les problèmes du Portugal remettent en cause la légitimité de la Troïka et l’efficacité de son action », expliquent les économistes de l’OFCE. « Quand les marchés l’auront compris, ils s’interrogeront sur la santé des autres pays qui suivent ses recommandations ».

Comment éviter la contagion ?

A court, terme, en réaffirmant clairement la solidarité entre les pays. Si, comme on peut l’espérer, Mario Draghi répète qu’il n’hésitera pas à déclencher l’OMT s’il le faut – et donc, que la BCE rachètera sans hésiter la dette des pays en difficulté-, les investisseurs n’auront aucune raison de paniquer, et de cesser d’acheter des titres européens.

A moyen terme, la réponse s’avérera en revanche plus compliquée. Il faudra en effet trouver une façon de rompre le cercle infernal dans lequel l’Europe s’est enfermée. A savoir : multiplier les mesures d’austérité pour réduire dettes et déficits, au risque de pénaliser la croissance, freiner les rentrées fiscales et donc, creuser dettes et déficits… « Il faudrait que les gouvernements se coordonnent pour trouver ensemble un dosage de rigueur plus fin, mais ils en sont pour l’instant incapables », assène un investisseur parisien.

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Message le Jeu 4 Juil 2013 - 5:41 par country skinner

Salut Meteque, heureux de te revoir ici

Je partage ton analyse sur le capitalisme financier, mais je reste sceptique sur l'effectivité des comportements individuels de "drop out". Rappelle toi que si Cassandre avait le pouvoir de divination, elle souffrait aussi de la malédiction de ne jamais être crédible ...

Quant aux vampires de la finance, les priver de notre sang, c'est forcément moins efficace que les balles d'argent ou le pieu dans le coeur. Je ne sais pas où l'on peut les trouver, mais l'idée d'une politique du pire comme prélude à un mouvement insurrectionnel est de plus en plus perturbante : Fallait-il laisser le nain au pouvoir ? Faut-il favoriser la montée des droites extrêmes ?

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Message le Mer 3 Juil 2013 - 18:09 par meteque

Comme j’aime jouer les Cassandre, j’ai l’honneur de vous annoncer que les choses vont aller de mal en pis. Pensez-vous que, comme l’a déclaré notre roi sur son trône (marionnette qu’il est), que le chômage va régresser d’ici la fin de cette année, voire en début d’année prochaine? Et bien il n’en sera rien! Nous sommes dans un cercle vicieux économique alimenté par l’avidité sans borne des hautes sphères financières. Pensez-vous échapper à la situation catastrophique en vigueur dans les pays du sud de l’Europe qui n’a de cesse de s’aggraver? Et bien il n’en sera rien. Car les mécanismes de protection mis en place après la crise de 1929 nous permettant d’être épargné par cette crise (artificiellement créée) étaient déjà existants avant même que cette dernière ne commence en 2008 avec les subprimes. Mais ces mécanismes, sortes de garde-fou, ont été éradiqués par nos élites dirigeantes oligarchiques, népotiques et corrompus qui ont permis la dérégularisation des marchés et l’opacité sur la création de produits financiers toxiques génétiquement pandémiques. Nous sommes dans le collimateur d’intérêts financiers privés et particuliers qui comptent bien établir un nouvel ordre mondial où les masses laborieuses seront corvéables à merci (voir les Accords Multilatéraux sur l’Investissement) par le biais d’un chantage basé sur le consumérisme irresponsable, l’emprunt et les intérêts bancaires qui vont avec. Tout cela graduellement encadré par l’autoritarisme, des lois de plus en plus liberticides et l’espionnage comportemental. Ceci est une guerre non déclarée des plus puissants contre les plus faibles, où nos ennemis de première ligne sont les banques de toutes espèces. Leur état-major étant les responsables financiers de « Haut-vol » et les agences de notation collaborationnistes, tous issus du libéralisme anglo-américain type Goldman Sachs and Co. Ces responsables de la crise que nous connaissons sont d’ailleurs toujours en activité à des postes clé dans la fameuse Troïka ( la BCE, le FMI et la Commission Européenne). Cette crise est nettement plus grave que celle de 1929 car dans l’entre-deux guerre toutes les classes sociales étaient touchées, du plus riche au plus pauvre, alors qu’aujourd’hui seules les classes moyennes et inférieures sont frappées. La classe la plus haut placée, dans cette pyramide absurde et séculaire, étant la génitrice de cette crise artificielle. Vous pouvez d’ailleurs observer que le marché du luxe ne s’est jamais aussi bien porté! Sans compter nos classes dirigeantes qui, hypocrites qu’ils sont, n’en n’ont strictement rien à faire de vous. Regardez les affaires Jacques Chirac, Pasqua, Balladur, Bettencourt-Zarkozy, Cahuzac, Guéant, et d’autres dont vous n’avez aucune connaissance puisque les médias sont bon gré ou mal gré de mèche. Le haut de l’état devrait vous ramener à la raison : les plus grands voleurs ne sont toujours pas en prison!
Alors que faut-il faire ? Sacrée question ! Et bien je vous en propose une de solution, mais comme nous sommes en guerre, elle n’est évidemment pas agréable à entendre. Plutôt que d’attendre assis que l’on vous dépouille insidieusement de tout ce que vous possédez, de vos libertés jusqu’à votre dernière chemise et que vous creviez de faim pour certains d’entre vous comme c’est déjà le cas dans les pays du sud de l’Europe, il faut comme dans toutes les guerres monter à la ligne de front! Ce qui veut dire commencer par attaquer les banques. Arrêtez les emprunts, refusez tous leurs produits de merde, boycottez-les, retirez du liquide faites des bas de laine, payez en liquide autant que vous pouvez, limitez vos paiements par carte, créez des marchés parallèles comme des transactions parallèles, faites un max de « black »… Je sais, vous allez plus que souffrir, mais pas autant que les vampires que vous allez priver de votre sang ! A vous de choisir, la servitude ou le risque de perdre votre vie pour briser ce système qui compte vous mâcher longtemps avant de vous digérer pendant des décennies voire des siècles!

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Message le Mer 3 Juil 2013 - 17:05 par meteque

que du bonheur! mouhaha

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Message le Mer 3 Juil 2013 - 16:44 par Donald11

Salut Ratounet,
Ce n'est pas ce qu'avait résumé Coluche dans cette phrase : moins tu peux payer, plus tu payes ...
Ce n'est pas très "bandant" tout ca ...
Un amical souvenir de Dacie ...

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