banquiers, on vous aime...

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19012010

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La taxe sur les bonus est une bonne chose. Mais elle ne suffira pas à mettre fin aux excès. Alors que les bonus géants font leur retour dans les grandes banques, et que les projets de taxation des primes versées aux traders se multiplient, de part et d'autre de l'Atlantique, l'IFOP a réalisé, en exclusivité pour Le Monde, une enquête d'opinion "sur le regard croisé des Français et des Britanniques sur le secteur bancaire".

Faut-il limiter les bonus des traders ?
Les résultats de ce sondage effectué du 6 au 8 janvier en France et du 8 au 12 janvier en Grande-Bretagne sont tranchés : les Français, à 83 %, et les Britanniques, à 81 %, approuvent la taxe sur les bonus des salariés du secteur financier, mise en place dans leurs deux pays. Ils estiment cependant, à 75 % pour les Français, et à 73 % pour les Britanniques, que cette taxe "ne sera pas efficace, car les banques mettront en place d'autres systèmes pour rémunérer leurs traders et financiers".

S'exprimant plus globalement sur la gestion de la crise, les Français (67 %), comme les Britanniques (70 %), estiment que le gouvernement "a eu raison" d'intervenir pour soutenir le secteur bancaire. Mais ils pensent, à une très large majorité (80 % des Français et 73 % des Britanniques), que les banquiers n'ont pas tiré les leçons de la crise et conservent des comportements risqués.

La défiance envers le système bancaire est générale, de part et d'autre de la Manche. Les populations interrogées estiment que les banques n'accordent pas suffisamment de crédits à l'économie (73 % des Français et 52 % des Britanniques), en dépit des injonctions politiques. Elles avouent une confiance limitée dans la solidité des banques (seuls 31 % des Britanniques et 40 % des Français les jugent solides), un sentiment qui peut surprendre en France, où le secteur bancaire a mieux résisté.

Alors que la crise financière commencée en 2007 est à peine achevée, 83 % des Français et 71 % des Britanniques considèrent qu'une nouvelle crise économique et financière pourrait se produire "dans les prochaines années".

Pour Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion et stratégies d'entreprise de l'IFOP, le message véhiculé par ce sondage est d'abord politique: "Il y a un satisfecit adressé aux gouvernements, pour les initiatives prises pendant la crise afin d'éviter l'effondrement des systèmes bancaires, analyse-t-il. Pour autant, l'action politique a ses limites. L'opinion publique anticipe des stratégies de contournement de la part des banques. Dans les deux pays domine le sentiment qu'une crise systémique peut se reproduire à tout moment. Au fond, c'est l'idée qu'on prend les mêmes et on recommence…"

Ce message est d'autant plus fort, qu'il est exprimé "massivement", et dans les mêmes termes, par les Français et les Britanniques. Ce consensus n'allait pas de soi, dans deux pays à la culture économique très différente, où, de surcroît, la crise n'a pas eu la même intensité. Au Royaume-Uni, l'Etat a sauvé les banques de la faillite. En France, l'argent public a servi, pour l'essentiel, à maintenir l'offre de crédits bancaires aux ménages et aux entreprises.

De plus, ce "regard croisé sur le secteur bancaire" transcende les clivages sociaux et politiques. L'opinion exprimée par l'ouvrier est la même que celle du commerçant, du cadre supérieur ou du retraité. Les sympathies politiques n'entraînent pas de réponses différentes. "C'est l'opinion de l'homme de la rue qui s'exprime, dit M. Fourquet.

"IL Y A EU TROP D'ABUS"

Ainsi, le premier ministre britannique Gordon Brown et le président Nicolas Sarkozy se voient confortés dans leur démarche pour réguler la finance ou tenter de le faire. "Si les gouvernements souhaitent aller plus loin dans l'adoption de mesures symboliques, ou coercitives, ils savent qu'ils peuvent s'appuyer sur l'opinion publique", conclut M. Fourquet. Le sondage de l'Ifop délivre un autre message, à l'attention des banques. Leur image sort très dégradée de cette crise financière, dont l'opinion les tient responsables. Ce divorce banques-citoyens est renforcé par le sentiment que le pacte tacite les liant à l'Etat – de la modération en contrepartie des aides publiques – n'est pas respecté.

Pour l'historien Jacques Marseille, la crise renforce le désamour ancien entre les Français et les banques. "C'est un phénomène historique de longue durée, commente M. Marseille, les Français n'ont jamais aimé les banques. Ce fut vrai au XIXe siècle du temps des Rothschild, ou lors de la faillite de l'Union générale [une banque catholique, qui fit faillite en 1882], puis pendant la crise des années 1930… Il y a eu trop d'abus. Aux yeux de l'opinion, les dérives des banques sont aussi graves que les dégâts écologiques."
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Mister Cyril

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Message le Lun 28 Mai 2012 - 12:36 par Mister Cyril

To be or not to be??????

La Bourse de Paris portée par des espoirs de solution politique en Grèce :


Le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de ParisLa Bourse de Paris était en hausse lundi dans les premiers échanges d'une séance qui s'annonce très calme, les investisseurs accueillant avec optimisme des sondages laissant entrevoir une solution politique à la crise grecque.

A 09H56 (07H56 GMT), l'indice CAC 40 prenait 0,85% à 3.073,79 points.

Les échanges devraient être peu nombreux en ce lundi de Pentecôte, de nombreux investisseurs étant en congés. D'autres places boursières dans le monde sont également fermées, notamment aux Etats-Unis qui célèbrent le "Memorial Day" (journée des anciens combattants).

Le marché parisien "démarre la semaine sur une note positive, aidé par les derniers sondages grecs qui donnent (la droite conservatrice pro-austérité) Nouvelle-Démocratie en tête aux élections devant son principal rival Syriza (gauche radicale)", souligne Markus Huber d'ETX Capital.

"Les Grecs commencent peut-être à réaliser qu'un nouveau rejet du programme anti-austérité aurait des conséquences encore plus dramatiques et serait désastreux pour leur économie sur le long terme", ajoute l'analyste.

Le pays risque d'être à court de liquidités d'ici fin juin si ses bailleurs de fonds coupent leur aide, ce qui arriverait en cas de rejet par les urnes des plans d'austérité, a prévenu l'ancien Premier ministre Lucas Papademos.

Et une sortie d'Athènes de Union monétaire coûterait plus de 1.000 milliards d'euros, une issue probablement ingérable par le système financier, d'après l'Institut de la finance internationale (IIF).

La directrice du FMI Christine Lagarde s'est attiré les foudres d'Athènes ce week-end en déclarant que "les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement", et ce, en "payant tous leurs impôts".



info ou intox??????

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Message le Dim 27 Mai 2012 - 21:37 par Donald11

Si, du nouveau, avec la carabistouille de notre immense Lagarde, remplaçante du délinquant sexuel à la tête du FMI, à propos des Grecs ...
Je ressortirai bien l'échafaud, moi !

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Message le Dim 27 Mai 2012 - 10:55 par Mister Cyril

Vi rien de nouveau...juste une piqure de rappel...

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Message le Dim 27 Mai 2012 - 10:12 par Donald11

Le lien qui nous unit restera indéfectible mon cher Poussinet aux coucougnettes embarrassantes !

À part ça, j'avais lu cet article, mais bon ... en gros la fête (bancaire) continue ... Les espagnols d'en bas n'ont qu'à se serrer la ceinture d'un cran supplémentaire. Salaud de pauvre !

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Message le Sam 26 Mai 2012 - 13:34 par Mister Cyril

L'Espagne poussée au sauvetage public le plus cher de son histoire avec Bankia :


Une agence Bankia, le 17 mai 2012 à MadridLa situation est finalement pire que prévue chez Bankia, la quatrième banque espagnole qui croule sous les actifs immobiliers risqués: elle a demandé vendredi soir une aide à l'Etat de 19 milliards d'euros, un montant record dans l'histoire du pays.

Après une première aide publique de 4,5 milliards le 9 mai, sous forme de prêt transformé en participation, la facture s'est peu à peu alourdie, le ministre de l'Economie Luis de Guindos évoquant des besoins de 7 milliards, puis de 9, tandis que vendredi matin la presse espagnole tablait sur 15 à 20 milliards.

C'est finalement de 19 milliards d'euros dont a besoin Bankia, a reconnu cette dernière à l'issue de son conseil d'administration.

En ajoutant l'aide du 9 mai, le sauvetage public atteint 23,5 milliards d'euros, un record historique pour le secteur financier espagnol.

Par précaution, le titre Bankia a été suspendu vendredi, dix mois presque jour pour jour après son entrée à la Bourse de Madrid, le 20 juillet 2011.

A l'époque, son président, Rodrigo Rato, très connu pour avoir été ministre de l'Economie et directeur général du FMI, se félicitait que cette introduction représente "un point de référence pour le secteur bancaire espagnol".


Le patron de la banque espagnole Bankia, Rodrigo Rato, le 10 février 2012 à MadridMoins d'un an plus tard, Rodrigo Rato a dû démissionner, la cotation du titre s'est écroulée, valant désormais 40% du prix de départ (3,75 euros), et avec l'aide que devrait apporter l'Etat, ce dernier prend "une participation de contrôle", a reconnu Bankia, qui sera donc nationalisée.

Selon Daniel Pingarron, analyste de la maison de courtage IG Markets, le gouvernement pourrait y joindre deux caisses d'épargne placées sous tutelle, Novacaixagalicia et CatalunyaCaixa, afin de créer "ce qui constituerait la plus grande banque publique de l'histoire espagnole", pour ensuite l'assainir et la revendre.

Interrogé, le ministère s'est refusé à tout commentaire.

L'Etat s'est engagé à apporter tous les fonds nécessaires à Bankia, qui représente 10% du système financier espagnol et est donc considérée comme une banque "systémique", ne pouvant pas faire faillite sous peine de contaminer tout le secteur.

Et Bankia, née du mariage de sept caisses en 2010, "est une entité avec beaucoup de problèmes, qui a besoin d'une restructuration très profonde", estime Alberto Roldan, analyste de la maison de courtage Inverseguros.

Grâce à cet argent, "le groupe BFA-Bankia mènera un plan d'assainissement et de recapitalisation qui lui apportera une solvabilité conforme aux exigences réglementaires" et adaptée "à une éventuelle détérioration du scénario macroéconomique", a indiqué la banque.

"Bankia a trois problèmes: c'est la banque la plus exposée au secteur immobilier, c'est une banque qui est exposée à 100% à l'économie espagnole", empêtrée dans la crise, et "il y a un manque de transparence", qui a créé "des doutes sur les bilans présentés par Bankia", souligne Daniel Pingarron.

La banque a d'ailleurs avoué vendredi qu'en ajustant son bilan à sa juste valeur, ses résultats 2011 faisaient apparaîre une perte de 2,979 milliards d'euros, et non un bénéfice de 309 millions comme annoncé auparavant.

Bankia compte un portefeuille immobilier de 37,5 milliards d'euros, dont la très grande majorité (31,8 milliards) est problématique, car à la valeur incertaine (crédits risquant de ne pas être remboursés, logements saisis...).

En lui injectant des fonds publics, "on résout une grande partie du problème", pense Alberto Roldan, mais tout n'est pas encore réglé pour l'Espagne, dont le secteur bancaire, fragilisé depuis l'éclatement de la bulle en 2008, continuera "de concentrer les incertitudes".

Et, remarque-t-il, "en 2012 nous sommes en train de nationaliser des banques, quelque chose que le reste de l'Europe faisait en 2008: nous arrivons avec un retard important, nous avons perdu beaucoup de temps".

Le sauvetage public de Bankia "ne change pas beaucoup les choses", dit aussi Daniel Pingarron: "ce qui va se passer c'est que les réserves du Frob (fonds spécial d'aide au secteur, ndlr) vont s'épuiser (après avoir versé l'aide), il va falloir les renouveler avec plus de dette publique, et cela n'est pas un message de confiance" pour le marché.

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Message le Mar 19 Jan 2010 - 23:34 par Mister Cyril

Tu remarqueras que je n'ai pas trouvé de site sur la chasse en moldavie...
bona note canard acâriatre...

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Message le Mar 19 Jan 2010 - 23:32 par Mister Cyril

Pang dans le piège à con le canard, ou c'est du 3ème degré ou tu me prends vraiment pour une truffe

http://www.qctop.com/articles/chasse-canard.htm

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Message le Mar 19 Jan 2010 - 23:15 par Donald11

Mister Cyril a écrit:Putaing j'avais pas vu le Marseille sinon j'aurais censuré (quelle pute ce type!)...mais c'est quoi un lien???
Un lien, c'est un truc semi-graphique qui permet d'ouvrir la page ouèbe directement ...
C'est ça, un lien !!!
Quand t'es très fort, tu le peins en bleu et tu le soulignes, comme je viens de le faire ...
Bonne nuit volatile aux coucougnettes démesurées ...

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Message le Mar 19 Jan 2010 - 23:05 par Mister Cyril

Putaing j'avais pas vu le Marseille sinon j'aurais censuré (quelle pute ce type!)...mais c'est quoi un lien???

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Message le Mar 19 Jan 2010 - 14:40 par brusyl

ah bah ! si tu nous cites Jacques Marseille maintenant.....
le lien please ????

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