Actualité de la crise qui n'est fini, avant la prochaine...

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21062010

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Actualité de la crise qui n'est fini, avant la prochaine...




ILS FONT MONTER LES ENCHÈRES

Tout à leur souci de désamorcer une crise qui continue de leur glisser des mains, les dirigeants européens viennent de prendre le risque de faire monter les enchères à l’occasion de leur sommet du 17 juin.

N’ayant rien d’autre de tangible à proposer – une fois de plus dans l’urgence, et cette fois-ci en raison de la situation espagnole – ils se sont finalement résolus à décider de rendre public les stress tests des banques. Une suggestion qu’était pourtant venu leur faire en urgence il y a plusieurs semaines Tim Geithner, secrétaire d’Etat au Trésor américain, qui en avait déjà utilisé aux Etats-Unis la recette. Mais jusque là sans avoir été entendu.

Ce geste contraint, salué par tous les commentateurs qui en venaient à désespérer d’eux, vaut certes reconnaissance que la situation des banques est au centre des inquiétudes des marchés, ce qui prend les dirigeants européens à revers d’une stratégie de communication toute entière axée sur les déficits publics et l’austérité. Mais va-t-il être pour autant suffisant pour calmer la situation ? Depuis des mois déjà, les chefs d’Etat et de gouvernement nous ont en effet habitués à accumuler des décisions tardives et inopérantes. La dernière en date étant un mirifique plan de stabilité financière qui n’est toujours pas opérationnel et pour lequel des flous sont encore entretenus, en raison de divergences qu’ils ne parviennent pas à masquer.

Sans surprise, à peine cette décision était rendue publique que les questions fusaient, en raison de tous les mystères dont elle était une fois de plus entourée. La première portait sur l’ampleur des tests. La crainte – qui s’est vite révélée justifiée – étant qu’ils ne seraient pratiqués que sur les plus grands établissements bancaires et laisseraient de côté tous les autres. Or, il est de notoriété publique que les premiers peuvent plus facilement dissimuler leurs petites faiblesses et que les seconds, au contraire, sont souvent en piteux état.

Il suffit, pour s’en convaincre, de penser aux banques régionales des Länder allemands, ou aux caisses d’épargne espagnoles. Et de noter que si le gouvernement espagnol a orchestré des fuites relatives à la bonne santé de ses plus grandes banques, BBVA et Santander, afin de faciliter sa dernière émission obligataire (qui va néanmoins lui coûter fort cher), il a négligé de donner des informations de même nature sur ses caisses d’épargne. Alors que les informations circulent abondamment sur le fait que tout ce secteur bancaire n’est plus en mesure de se refinancer et doit faire en permanence appel à la BCE.

La seconde question n’était pas moins décisive, afin de juger par avance de la portée des stress test, sans même attendre leur publication le 24 juillet prochain, comme pour l’instant annoncé. Quels paramètres ont donc été retenus pour « durcir » et recommencer des tests, déjà réalisés comme il a été maladroitement reconnu dans le but de les crédibiliser ? Plus précisément, va-t-il ou non être tenu compte du risque d’une décote des obligations d’Etat, dont on se rappelle qu’ils ont été au centre des préoccupations des marchés, avant qu’ils ne s’inquiètent des risques de récession ? La réponse n’est pas claire, laissant supposer que non.

La répartition des rôles et des responsabilités dans la tenue de cet examen de passage n’étant pas non plus d’une grande clarté – entre les ministres des finances, la BCE et la Commission européenne – il devenait nécessaire de se tourner vers le Centre Européen des Contrôleurs Bancaires (CEBS), qui en a officiellement la charge. Rien, hélas, n’est encore à ce jour venu de son côté apporter les éclaircissements souhaités, si ce n’est de très vagues et générales considérations qui ne permettent pas de répondre à toutes ces légitimes questions.

Cerise sur la gâteau, enfin, la méthodologie même des tests, pour ce qu’il en est connu, pouvait être mise en cause en raison du fait qu’elle n’analysait pas le risque systémique du système dans son ensemble, au prétexte du seul examen de ces éléments constituants, un par un.

A écouter les marchés, qui s’expriment de plus en plus ouvertement par l’intermédiaire des analystes des grandes banques européennes, leur attente n’est pourtant pas compliquée. Ils considèrent simplement que l’Europe ne pourra sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouve qu’à deux conditions : la poursuite de la dévaluation compétitive engagée de l’euro (que craignent tous les autres puissances exportatrices, Etats-Unis, Japon et Chine en tête), et l’engagement résolu de la BCE dans une politique de création monétaire, afin de favoriser la relance et soutenir sans ambages le marché de la dette souveraine. C’est eux qui parlent.

Une question reste toutefois pendante, en attendant que ces souhaits soient exaucés, le second d’entre eux n’étant pas actuellement à portée. Car de deux choses l’une : ou le résultat des tests sera déclaré positif, retirant toute crédibilité à l’opération, qui capotera alors, ou bien ils mettront en évidence la sous-capitalisation de certaines banques. Dans ce dernier cas, la question immédiate qui se posera sera de savoir si – comme cela avait été le cas aux Etats-Unis – les banques en question pourront par leurs propres moyens augmenter leur fonds propres. Ou bien si des soutiens publics seront à nouveau nécessaires.

En manifestant de vives réticences à propos de la publication des résultats des tests, la Bundesbank et le patron de la Deutsche Bank n’avaient pas exprimé autre chose, soulignant qu’il fallait alors avoir prêt sous le coude un plan de soutien. De toute évidence, ce n’est pas le cas et nécessitera – si ce cas de figure se présente – une nouvelle improvisation.

Une de plus, qui ne fera que refléter les conditions à l’arraché dans lesquelles la décision du sommet a été prise. Sous l’insistance des Espagnols qui menaçaient d’agir unilatéralement, relayés par la Commission de Bruxelles. L’histoire en a depuis transpiré.

Les dirigeants européens peuvent espérer avoir gagné un répit d’un gros mois, dans le meilleur des cas. Car rien ne dit que l’Espagne rencontrera sur les marchés, avant même la publication des résultats des tests, un accueil favorable pour ses prochaines émissions obligataires. Rien n’assure également que les petits établissements bancaires, qui ont en Europe retardé autant que possible leurs opérations de financement, et qui sont coincés alors que les taux montent, ne commenceront pas à connaître des défaillances.

En réalité, à l’image de ce qui se passe aux Etats-Unis, mais dans un autre contexte, les banques qui n’appartiennent pas au haut du pavé ne pourront pas, pour beaucoup d’entre elles, échapper à des regroupements et des restructurations. Qui va financer ce processus, les mégabanques qui vont devoir utiliser leurs ressources et faire appel aux marchés pour leur propre compte ?

Quelle attitude la BCE va-t-elle pouvoir prendre, si ce n’est poursuivre ce qu’elle a engagé, et sans doute l’accroître ? Entraînant les dirigeants sur une pente qu’ils n’ont pas choisi.

L’Espagne n’est pas la Grèce et l’Europe n’a pas les moyens de faire face à son dérapage. La visite de Dominique Strauss Kahn à Madrid, présentée sous son jour le plus innocent, en est le signe.

Demain sera un autre jour.
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Mister Cyril

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Message le Sam 25 Sep 2010 - 16:14 par Mister Cyril

Rien de nouveau dans cet article...mais source...le Lot en action (dont je fais parti des 110 abonnés papier...et le seul en région parisienne!), comme quoi on ne s'occupe pas que de fromage de chèvre et de magret dans le sude oueste putaing con!

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Message le Sam 25 Sep 2010 - 16:13 par Mister Cyril

Dans la série "tout va très bien, mais ça va quand même un peu mal", c’est Andrew Roberts (RBS) qui vient de poser le scénario d’un nouvel épisode. Pour lui, "le bord de la falaise est proche pour le système bancaire mondial", et il faut maintenant "penser l’impensable" !

Après la Société Générale, qui prépare ses clients à "l’effondrement économique mondial", après Simon Johnson (ex-FMI) qui prédit une "énorme catastrophe", c’est Andrew Roberts, analyste en chef de Royal Bank of Scotland (RBS), qui s’y colle. Propos rapportés et analysés par Le Telegraph...

Alors que la reprise s’essouffle, aux États-Unis comme en Europe, les analystes se remettent à évoquer la crise de 1929, exhumant au passage un vieux discours de Ben Bernanke (alors gouverneur de la FED), prononcé en 2002. Un véritable manuel de guerre anticrise qui décrit les armes de la dernière chance à utiliser quand tout a échoué précédemment. Et le jour J se rapproche : les taux d’intérêt sont à zéro et les gouvernements ont tellement dépensé qu’ils se retrouvent acculés à la faillite. En pareil cas, Ben Bernanke propose une mesure pour le moins radicale : "Le gouvernement américain possède une technologie, qui s’appelle la presse à imprimer (des billets), et qui lui permet de produire autant de dollars qu’il le souhaite quasiment gratuitement."

Vers une émission "monstre" de monnaie
Ce scénario a d’ailleurs déjà été activé en 2008, lorsque le système de crédit s’est bloqué : 1 750 milliards de dollars de bons du Trésor, de titres hypothécaires et d’obligations d’État ont ainsi été rachetés. Fin de l’histoire, pensaient alors les investisseurs, rassurés. Sauf que les dernières données macro-économiques sont inquiétantes. L’ECRI notamment, un indicateur avancé très important a chuté une nouvelle fois la semaine dernière à - 6,9, indiquant une baisse record (depuis l’après-guerre) de l’activité économique US d’ici la fin de l’année. Du coup, Andrew Roberts, analyste en chef de la Royal Bank of Scotland (RBS), conseille à ses clients de lire attentivement le texte de Bernanke. Parce que la Fed va bientôt avoir besoin de lancer une émission "monstre" de monnaie (quantitative easing, QE).

"Le bord de la falaise est proche"...
"Nous ne soulignerons jamais assez combien nous pensons que le bord de la falaise est proche pour le système bancaire mondial (en particulier en Europe) et pour l’économie mondiale. Penser l’impensable.", a t-il affirmé dans une note aux investisseurs. La Fed devrait ainsi acheter 2 000 milliards de dollars d’obligations sous peu, et plus encore si la débâcle de l’Union monétaire européenne se confirme. Un point de vue partagé par Albert Edwards, l’un des analystes les plus réputés de la Société Générale, qui fustige "le puant désordre fiscal" actuel et pour lequel "la réponse à la tourmente déflationniste à venir sera l’émission d’une si grande quantité de monnaie supplémentaire que le récent QE paraitra bien insignifiant"...

Et le fond de l’air est frais
Malgré les apparences, les États-Unis sont aussi dans la tourmente. Le Congrès a refusé d’étendre les prestations pour les chômeurs de plus de six mois, laissant 1,3 million de citoyens sans aucun soutien. La Californie a supprimé 19 milliards de dollars de dépenses de cette année : autant que la Grèce, le Portugal, l’Irlande, la Hongrie, et la Roumanie... cumulés. Les États US doivent globalement réduire leurs dépenses de 112 milliards de dollars. Et tout cela, alors que la deuxième crise de l’immobilier devrait commencer à se faire sentir courant 2011.

Autant dire que les 800 milliards de dollars du plan de relance fiscale de l’administration Obama paraissent bien faibles. À l’instar du "bouclier" de 750 milliards d’euros de l’Union européenne, qui n’a pas réussi à stabiliser les marchés des dettes européennes (les contrats de dettes grecs battent tous les jours des records historiques malgré le plan de sauvetage). Les investisseurs mettraient-ils en doute la solvabilité de l’UE ?

Toujours est-il que nous approchons clairement de la fin d’une époque où les gouvernements pouvaient jongler gaiement avec leurs immenses dettes. Aujourd’hui, la charge du remboursement a été déplacée : c’est maintenant au contribuable de payer pour les frasques de nos dirigeants. Comme la Banque des Règlements Internationaux (BRI) le dit si bien, la crise des dettes souveraines s’approche "du point d’ébullition" dans la moitié de l’économie mondiale.

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Message le Jeu 23 Sep 2010 - 10:42 par Mister Cyril

Oui je pense qu'on fait d'Internet un nouveau "dieu invisible" complètement surestimé...le shooping sur le net se développe (et je le comprends, éviter la foule le samedi dans les magasins de fringues, quel bonheur!) et la pub commence à nous envahir partout comme à la téloche! Et à part la pub il n'y a pas plus inactif et donc décroissant que la TV! (or argument jamais entendu!)....donc effet en marge for me!

bizz, manif pas virtuelle!

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Message le Jeu 23 Sep 2010 - 1:33 par Donald11

brusyl a écrit:Hmm, je ne crois pas que la comparaison soit appropriée : souviens toi du but de la télé selon TF1 : vendre du temps de cerveau humain disponible :
Ouich, mais quand tu es derrière la téloche, tu ne dépenses pas, tu n'achètes pas de livre, tu ne vas pas au cinéma, tu ne vas pas faire du shopping.. et c'est donc une puissante force de décroissance, encore pire qu'internet pour moi où certains, j'en connais, achètent justement !!! Il m'a semblé qu'il y avait contradiction dans le discours ...

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Message le Mer 22 Sep 2010 - 9:59 par brusyl



peut-on dire que la téloche est une force de décroissance ?

Hmm, je ne crois pas que la comparaison soit appropriée : souviens toi du but de la télé selon TF1 : vendre du temps de cerveau humain disponible :

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Message le Mar 21 Sep 2010 - 23:07 par Donald11

brusyl a écrit:Et il y a une deuxième raison dit l'auteur : Internet occupe beaucoup de temps et d'une manière très économe : quand tu es sur internet tu ne dépenses pas, tu n'achète pas de livre, tu ne vas pas au cinéma, tu ne vas pas faire du shopping.. et est donc une puissante force de décroissance
Bon d'accord, ça ne m'était pas destiné, mais bon, quand tu es accro à l'écran de télé, tu ne fais guère mieux. Et pourtant, peut-on dire que la téloche est une force de décroissance ? Et entre le nombre d'accros à la téloche et celui des accros à internet, pas la peine de se faire du cinéma, y'a pas photo, si je puis dire. Et puis entre le montant de la redevance et le prix du moindre accès à internet ...
Autant te dire que je ne suis pas convaincu par ces propos.
Bizzzz

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Message le Mar 21 Sep 2010 - 22:17 par Mister Cyril

Vi j'ai déjà lu les arguments de l'économiste (ici?) et d'accord avec toi sur le chaos qu'engendrerait un écroulement du système faute d'alternative;..disons que je ne le souhaite pas vraiment mais que cela me semble inévitable dans le moyen terme...wait and see...par contre désolé pour l'article en anglais pas encore le niveau!!!! (mais j'ai postulé pour un nouveau stage en janvier LOL!)

Bizz

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Message le Mar 21 Sep 2010 - 11:38 par brusyl

@ mister

Sceptique dis-tu ? possible que la technique du grignotage soit désespérément lente à un point tel qu'à l'échelle d'une vie humaine nous nous n'en distinguions pas les effets, mais je n'en vois pas d'autre possible.
Quant à l'espoir de l'écroulement : possible mais cela sera aussi long que la première option , l'écroulement ne se fera pas d'un seul coup (l'empire romain a agonisé deux ou trois siècles avant de sombrer) et comporte le risque énorme d'apporter avec lui le chaos, la violence, car aucune alternative n'ayant été expérimentée, les peuples se battront pour les quelques miettes qui resteront.

Permets-moi de revenir sur les modifications qu'internet va entraîner sur la production capitaliste...

Si tu as le courage (l'article est en anglais) lis cet article : http://www.technologyreview.com/blog/mimssbits/25779/?p1=A3

Partant de la question : pourquoi Internet, en se développant de façon constante, n'a pas reproduit une crise économique égale à celle de 2001 (éclatement de la bulle internet) alors que 6 fois plus de personnes sont connectées, consomment, s'informent sur internet ?
Parce que , répond un économiste, 2001 a entraîné un mouvement spéculatif sur du jamais vu à savoir la création de services gigantesques (amazone , Ebay, Expedia par exemple) qui ont créé de la valeur .
Mais, dit l'auteur, la seconde vague d'internet n'a produit aucune croissance bien au contraire, en cannibalisant les activités business traditionnelles (ex la musique téléchargée tue les marchands de musique)
Et il y a une deuxième raison dit l'auteur : Internet occupe beaucoup de temps et d'une manière très économe : quand tu es sur internet tu ne dépenses pas, tu n'achète pas de livre, tu ne vas pas au cinéma, tu ne vas pas faire du shopping.. et est donc une puissante force de décroissance

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Message le Lun 20 Sep 2010 - 0:18 par Donald11

brusyl a écrit:Et, dernier moyen, par le pouvoir que nous avons en tant que consommateurs : à nous d'utiliser ce pouvoir. Oui il est possible de moins et mieux consommer, oui je revendique de ne pas suivre les diktats de la publicité, de la mode, du paraître
Lidl et Macdo matin midi et soir !!! Et souviens-toi que vivre tue ... Alors à quoi bon tout ça ?

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Message le Dim 19 Sep 2010 - 22:58 par Mister Cyril

Oui d'accord avec ton premier paragraphe, sceptique sur le deuxième avec les micros-alternatives au capitalisme...même si elles ont le mérite d'excister et que je suis assez admiratif de la créativité de ces initiatives et de leurs menbres actifs...

Je ne crois plus depuis longtemps au Grand Soir ma Bru (athée à 99%) mais plutôt à un écroulement du système par lui-même et c'est vrai qu'on peut l'aider à tomber.

Bizz semaine encore chargée!

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Message le Dim 19 Sep 2010 - 22:48 par brusyl

De plus en plus convaincue qu'attendre le grand soir n'est que le meilleur moyen de justement ne rien faire... (combien de générations l'ont attendu, espéré, annoncé et puis rien, ou alors une mini insurrection sur laquelle le capitalisme s'est reconstruit de plus belle : voir 1830 ou 1848)
De plus en plus convaincue qu'il n'y aura pas de réaction ni "de classe" (conscience de celle-ci presque totalement égarée dans quelque super-marché) ni même populaire quelle que soit les restrictions et appauvrissement que nous feront subir le capital et leurs sbires politiques.

De plus en plus persuadée que ce n'est pas de cette façon qu'on aura le capitalisme : qu'il est bien mieux d'agir ici et maintenant en le "grignotant", en le bouffant, par petits bouts, en montant des expériences alternatives (lire l'article du courrier international " emprunter aux voisins plutôt qu'à la banque) sur ce qu'il se passe au niveau local aux USA où l'expérience des CSA (community supported Agriculture) et des CSE (community supported entreprises) est en train d'essaimer, sur le principe suivant : collecte de fonds sur le territoire local, auprès des autres habitants de la ville ou du quartier, pour ouvrir une PME ou un commerce contre bons d'achats (tu me prêtes 1000 USD, je t'en donne 1250 en bons d'achats à consommer dans mon entreprise), favoriser le travail autonome (comme le dit un article de Zin que j'ai posté ici, nous vivons en ce moment, avec l'émergence et la généralisation du numérique, une grande rupture dans les changements que celui-ci va nécessairement impliquer dans la relation au travail , à nous de saisir cette chance pour nous réapproprier celui-ci...
Et, dernier moyen, par le pouvoir que nous avons en tant que consommateurs : à nous d'utiliser ce pouvoir. Oui il est possible de moins et mieux consommer, oui je revendique de ne pas suivre les diktats de la publicité, de la mode, du paraître

Autant de démonstrations in vivo qu'il existe des alternatives possibles à la mondialisation, à la financiarisation, à l'hyper capitalisme


Je vous recommande d'ailleurs la lecture du courrier international de ce mois "Pauvre France, à l'étranger ton image se dégrade"

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Message le Dim 19 Sep 2010 - 21:24 par Mister Cyril

Bein c'est pas parce qu'avec Bru vous parlez de réification et de fétichisme qu'il faut suivre Lukacs à la lettre...je n'ai jamais écrit que la classe moyenne était un ferment révolutionnaire mais force est de constater que l'on ne parle de crise que lorsque cette dernière est touchée. Sinon qu'un milliard d'humain crève de faim ou que les plans drastiques touchent les classes les plus prolétaires ne semblent pas donner (hélas) de conscience de classe; et que dire des ouvriers de Continental qui se tirent une balle supplémentaire dans le pied! Peut être qu'il faut avoir vraiment quelque chose à perdre, biens matériels et financiers ou vraie situation sociale??? En tout cas le combat idéologique semble bien perdu...et à moins d'avoir compris Lukacs à 180° (vieux souvenirs de ma fac...) l'idéologie n'est que le fruit de la classe bourgeoise dominante (avec guillemets); j'ai jamais été d'accord et il me semble que Gramsci non plus??? On va pas refaire le débat sur la Révolution Française mais c'est bien les bourgeois qui ont été le ferment insurrectionnel et le prolétariat urbain simple force d'appoint!

Bizz!

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Message le Sam 18 Sep 2010 - 12:17 par country skinner

Engendrer la résignation et le renoncement politique...
T'aurais pas trop lu les tenants de l'Ecole de Francfort ?
...excepté peut être chez les classes moyennes???
Les classes moyennes, repaire idéologique du consumérisme, ferment insurrectionnel ? Tu veux faire pleurer Lukacs dans sa tombe, là ?

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Message le Sam 18 Sep 2010 - 10:24 par Mister Cyril

"La conscience de classe nait parfois (mais pas toujours) d'une contrainte économique insupportable, et nous avons besoin d'un effondrement du système."

Oui parfois je pense parfois cela mais force est de constater que cele semble plutôt engendrer la résignation et le renoncement politique, excepté peut être chez les classes moyennes??? Je pense aussi hélas que seul un effondrement du système (hélas de son "propre chef") peut nous sortir de ce merdier...mais après......................

Salutations et fraternité comme tu dis...

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Message le Jeu 16 Sep 2010 - 17:05 par country skinner

Aujourd'hui, au contraire, on lève un certain nombre de "filets de sécurité", quitte à augmenter la précarité de la population, à faire baisser le niveau de vie. On va faire souffrir des millions de personnes au nom d'une politique dont les fondements économiques se sont écroulés.
Très cyniquement, tant mieux : La conscience de classe nait parfois (mais pas toujours) d'une contrainte économique insupportable, et nous avons besoin d'un effondrement du système. Mais tous les populistes auront un espace de travail appréciable pendant ce temps. Le socialisme ou la barbarie, le slogan est toujours pertinent...

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Message le Mer 15 Sep 2010 - 13:05 par Mister Cyril

Pour Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l'Ecole d'économie de Paris, les pouvoirs politiques n'ont pas tiré les bonnes leçons de la crise financière de 2008. Coauteur d'un "manifeste des économistes atterrés", il affirme que les politiques ne font qu'appliquer de vieilles "théories qui ont montré leur incapacité à expliquer le monde actuel". Ils appellent à fonder une nouvelle politique économique.



Il n'y a pas d'éléments tangibles qui le montreraient dans les politiques menées. En 1929, la pensée économique dominante s'est effondrée au profit du keynésianisme, qui a élaboré de nouvelles réponses économiques. La crise suivant les chocs pétroliers, a eu le même effet en montrant les limites du keynésianisme. Elle a vu la naissance du néo-libéralisme qui a ensuite porté ses fruits dans les années suivantes. On se trouve à nouveau devant une forme de gouffre où la théorie dominante ne propose pas les clés de la crise. Le monde politique n'a pas suffisamment pris en compte que toutes ses mesures reposent justement sur des théories qui ont montré leur incapacité à expliquer le monde actuel et qui n'ont donc plus de justification.

Il y a pourtant eu des plans de relance après la crise...

En effet, et on peut regarder cette intervention comme un mélange de keynésianisme et de néo-libéralisme. Un mélange de réformes structurelles et de plans de relance à court terme. D'une certaine manière il n'y a rien de nouveau, c'est basé sur de vieilles idées.

Est-ce à dire que ces plans de relance ne sont pas efficaces ?

Ils ont eu une efficacité non négligeable. Heureusement, on a appris du passé. On n'a pas vu, comme en 1929 par exemple, un effondrement du commerce et un effondrement économique majeur. On a évité le pire, mais on se retrouve dans une situation dont on ne sait pas sortir. Nous sommes dans une situation où l'on n'a pas de ressort de croissance. Les perspectives sont totalement floues, avec l'inquiétude de se trouver dans une situation économique à la Japonaise, c'est-à-dire en stagnation depuis une pratiquement deux décennies.

On ne va pas vers une reprise prolongée et forte ?

Il n'y a pas d'élément qui permette de le penser, d'autant que tous les facteurs qui ont permis la crise sont encore en place. On n'a fait aucune réforme, aucune réflexion profonde sur une nouvelle politique économique budgétaire ou de régulation. Nous restons donc dans l'interrogation de la survenue possible d'une nouvelle crise majeure.

En réalité, à l'heure actuelle, on ne sait pas quelle politique mener et pourtant on nous tient un discours qui présente comme évidentes les politiques de rigueur et des mesures régressives qui se traduisent par un appauvrissement de pans entiers de la population européenne. Dans un sens c'est quelque chose de nouveau, car en 1929 on avait cherché, par des politiques keynésiennes, à soutenir les populations qui se trouvaient au chômage. Les politiques des années 1970 étaient des mesures de soutien au revenu.

Aujourd'hui, au contraire, on lève un certain nombre de "filets de sécurité", quitte à augmenter la précarité de la population, à faire baisser le niveau de vie. On va faire souffrir des millions de personnes au nom d'une politique dont les fondements économiques se sont écroulés.

Les plans de rigueur mis en œuvre actuellement ne sont pas adaptés à la situation ?

Je pense que les plans de rigueur sont aveugles. Au sens premier car on applique une politique sans savoir si c'est la bonne. Dans un second sens, car ils touchent une population déjà affectée par la crise. On ne cherche pas à faire peser cette politique sur des populations plus riches, qui ont aussi souffert de la crise, mais qui ont des marges de manœuvre suffisantes. On fait des choix qui touchent tout le monde, comme la réduction des services publics, sans se préoccuper d'une quelconque cohésion sociale.

Vous pensez qu'il faudrait augmenter les protections et aides sociales ?

Je pense qu'en tout cas il ne faut pas les diminuer. Il n'y a aucune justification à cela, à part l'obéissance à des forces de marchés que l'on s'est auto-créées. Lorsque l'on dit qu'il faut baisser la dépense publique car les marchés financiers l'exigent, c'est le résultat de choix institutionnels. Ces institutions ont été créees pour imposer une certaine rigueur aux gouvernants. Mais c'était dans une situation de prospérité.

L'heure n'est pas à se soucier du déficit ?

Il faut certainement s'en soucier. Mais on est tout de même dans une situation où les profits des banques explosent. On parle à nouveau de dizaines de milliards d'euros. Mais cet argent est principalement issu des rentes que les banques tirent des prêts consentis aux Etats. C'est-à-dire que les banques empruntent pratiquement gratuitement de l'argent auprès des banques centrales et le prêtent aux Etats à des taux plus élevés. Ces profits sont en fait des transferts du contribuable vers les banques. Les déficits sont une réalité, mais il y a un conflit de légitimité entre la réduction des prestations sociales et les bénéfices des banques. Celles-là même qu'on accusait, il y a deux ans, d'être à l'origine de la crise.

Vous estimez par ailleurs que l'Europe n'a pas joué le rôle qu'elle aurait dû.

Quand on regarde l'agenda de Lisbonne, le projet était celui de la croissance et d'une Europe sociale. Il s'agissait de construire un moteur de progrès. Mais aujourd'hui, il y a un changement de cap. Tout ce que propose la Commission européenne, c'est d'accélérer les réformes structurelles. Au lieu d'être un outil pour nous projeter vers l'avenir, ce n'est que le relais d'un dogmatisme.

Voulez-vous dire que l'Europe a fait le choix de la rigueur, contre celui de l'emploi par exemple ?

C'est surtout qu'il s'agit d'un choix d'une rigueur assez particulière. A aucun moment il n'a été question de construire une harmonisation fiscale européenne, de rendre l'impôt plus progressif ou d'augmenter l'impôt sur les sociétés. Le choix de la rigueur a été celui de la diminution des services publics, et de l'affaiblissement des filets sociaux. La question n'est pas tant celle de mettre en place ou pas une politique de rigueur, mais plutôt de savoir quelle rigueur on met en place. Pourquoi pas construire une Europe rigoureuse, mais qui pas une Europe de régression sociale.

Les mesures auxquelles vous appelez vont à l'encontre de beaucoup d'idées communément admises aujourd'hui. Pensez-vous qu'elles puissent être mises en œuvre en dépit des réticences des pouvoirs financiers ?


Il ne s'agit pas de mettre des révolutionnaires au pouvoir. Il faut d'abord de construire une nouvelle politique économique avec ses fondements théoriques, puis de convaincre les politiques de mener ce type de réformes, comme cela s'est déjà fait dans les années 1930 et 1970. On était alors face à des faits nouveaux et l'on a essayé des méthodes nouvelles. C'est cette démarche que nous proposons.

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Message le Jeu 1 Juil 2010 - 11:49 par Mister Cyril

QUAND TOUT PATINE…

La Banque des règlements internationaux (BRI), souvent présentée comme le saint des saints du système financier, a enfin trouvé la solution à la crise, ainsi qu’elle vient de l’exposer dans son rapport annuel. Devant le danger que représente l’existence simultanée de déficits publics grandissants et d’une nouvelle bulle d’actifs en voie de formation, elle propose de dégonfler les deux en même temps. Il fallait y penser !

La BRI vient en effet d’endosser ce qu’elle présente comme l’habit de la raison pour préconiser une vigoureuse action de réduction des déficits publics, tout en avertissant de la nécessité de restreindre les facilités monétaires des banques centrales. Les mesures de stimulus dans l’un et l’autre des domaines doivent selon elle avoir une fin, en raison de leurs effets ; le temps est donc venu de réfléchir à la manière de les arrêter. Elle précise même qu’il ne saurait être question d’attendre la reprise de la croissance pour agir, c’est à dire de tirer ces deux tapis de dessous les pieds des uns comme des autres !

Cette prise de position remarquée de la BRI ne va pas contribuer à éclaircir une situation déjà passablement confuse à propos de la réduction des déficits publics, dont les chefs d’Etat et de gouvernement ont pris acte à Toronto en décidant pratiquement que chacun faisait comme il l’entendait (ou le pouvait). Car elle contredit les récentes prises de position du FMI, qui, sans être d’une excessive clarté dans l’expression, vont dans le sens opposé. Dominique Strauss Kahn, son directeur général, affirmant pour une fois clairement, au sortir du G20, qu’ « il serait catastrophique que tous les pays resserrent leur politique, cela pourrait détruire totalement la relance ».

La situation n’est pas plus claire en ce qui concerne le soutien financier des banques. Celles-ci ont profité des liquidités prêtées généreusement et à bas prix par les banques centrales pour notamment acheter en masse de la dette souveraine à long terme. Elles s’en mordent maintenant les doigts en raison des risques qui s’annoncent grandissant sur le marché obligataire public, alors qu’elles se sont endettées à court terme pour y investir et rencontrent des difficultés à faire rouler leur endettement. Si les banques centrales devaient commencer à restreindre leur soutien dans ce domaine, comme la BCE avait commencé à le faire avant d’être obligée de revenir en arrière, que se passerait-il ?

Le monde financier est partagé par de nombreuses inquiétudes contradictoires. Cela reflète l’extension de la crise de confiance qui le traverse. Elle s’est d’abord manifestée au sein du monde bancaire, où elle grippe le marché interbancaire qui permet au système de trouver son équilibre au jour le jour en temps normal ; elle s’est maintenant étendue au marché obligataire, en raison de la crise de la dette publique.

L’annonce que vient de faire Moody’s, qui envisage une « possible dégradation » de la note de l’Espagne en raison de la faiblesse de ses perspectives de croissance, illustre à la fois la spirale descendante dans laquelle les pays européens à risque se trouvent et les risques que cela crée pour les banques : baisse de la valeur des obligations dans un premier temps, décote négociée dans un second. On continue de plus en plus d’en parler à propos de la Grèce, d’ici un ou deux ans peut-être, alors qu’elle se prépare à se présenter sur le marché obligataire pour s’y faire massacrer.

L’échéance, demain jeudi, du remboursement des facilités à un an accordées par la BCE à un millier de banques européennes, pour un montant de 442 milliards d’euros, vient de créer de nouvelles tensions boursières en raison de la nouvelle baisse brutale des valeurs financières. Les interrogations ne portant pas sur le risque d’un défaut, dont la BCE s’était prémunie en donnant les moyens aux banques de se refinancer à trois mois au préalable, si nécessaire, mais sur le risque d’assèchement d’un marché déjà bien mal en point. La crainte que s’ajoute à la crise de solvabilité (toujours autant dissimulée) une nouvelle crise de liquidité. Le danger est donc sournois, il n’en est pas moins redouté par ses effets.

A ce propos, l’échec des mesures de « stérilisation » prises par la BCE, n’est pas pour rassurer – les banques n’ont que partiellement répondu à l’appel de la banque centrale européenne de placer 55 milliards d’euros auprès d’elle, une somme permettant d’équilibrer ses achats d’obligations souveraines. La bonne nouvelle d’une demande plus faible qu’anticipée dans le cadre de l’émission de liquidités à trois mois ne venant pas contrebalancer ce raté, attendons la suite.

Les épisodes se suivent à un rythme soutenu dans le monde bancaire. Des fuites publiées sur un blog du Wall Street Journal à propos des stress tests des banques – destinées à rassurer à propos de l’état réel des banques européennes – ne vont toutefois pas y contribuer. Il aurait certes été décidé d’étendre les tests à 60 ou même 120 banques, mais il n’est pas formellement acquis, en dépit de recommandations d’experts travaillant sur le sujet, qu’ils vont prendre en compte les risques liés à la détention d’obligations souveraines. A moins d’un mois de la date annoncée de leurs résultats, l’absence de mécanisme soutenant si besoin les banques n’étant toujours pas réglé.

Par ailleurs, une offensive des Ländesbanken se développe en Allemagne, afin d’éviter la publication intégrale des résultats des tests, qui les concernent maintenant aussi, et qui pourraient les rendre très vulnérables. Tandis que les Espagnols maintiennent pour leur part leur cap, en indiquant être déterminés à en publier les résultats, alors qu’ils annoncent la fin de la restructuration de leurs caisses d’épargne. La confusion ne se dissipe toujours pas, comment le pourrait-elle dans un tel écheveau de contradictions ?

Aux Etats-Unis, une réunion en urgence de la Conférence destinée à finaliser le projet de loi de régulation financière aurait abouti à la suppression de la taxe bancaire, dont le produit sur cinq ans était estimé à 19 milliards de dollars. Le refus de dernière heure d’un sénateur républicain de voter la loi, si cette disposition était maintenue, serait à l’origine de cette volte-face. Les Européens réaffirmant de leur côté, par la bouche de Michel Barnier, commissaire européen, que le trio formé par les Allemands, les Britanniques et les Français était pour sa part décidé à instaurer une taxe au niveau européen. Le caractère cosmétique de l’opération n’échappant à personne, en ces temps où les mesures symboliques aux effets limités font office de politique.

La faible limitation des bonus des banquiers et des traders qui devrait être confirmée par le Parlement européen ne dépare pas de ce point de vue. Présentée comme devant mettre fin aux prises de risque excessives, elle souligne au contraire l’absence de mesures conséquentes sur les instruments financiers qui en sont la véritable cause. La Fédération bancaire européenne s’élevant néanmoins contre la mesure et le désavantage compétitif qui va être instauré vis à vis des Américains….

La crise des banques a ravi la vedette à celle de la dette publique, comme dans un numéro de duettistes. En préconisant de faire face à la double addiction des banques aux liquidités des banques centrales et des Etats aux déficits, la Banque des règlement internationaux ne peut que précipiter un rebondissement que certains analystes croient pouvoir déjà annoncer : l’entrée en récession des économies suivie d’une relance de la politique de création monétaire à grande échelle des banques centrales, la BCE plus que jamais à la croisée des chemins après tant de renoncements…

La fameuse « trappe à liquidité » de Keynes, déjà à l’oeuvre au Japon, pourra alors trouver de nouveaux terrains d’élection. La zone euro sera quant à elle arrivée au fond de l’impasse dans laquelle elle s’est engagée.

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Message le Jeu 24 Juin 2010 - 11:56 par Donald11

Mister Cyril a écrit:Tiens je l'avais pas vu celle-là:
Je tiens la, la preuve que tu lis les commentaires en diagonal et que tu y reponds de meme !!!
Je pourrais te faire une dissert de 4 heures sur cette phrase à la con où l'on voit toute ton "inculture de l'institution"+ mépris socio-géographique (pas loin je suis du 9-2 et fils de paysan du Tarn...mais ça tu le sais déjà...normalement)...
Ne va pas perdre ton precieux temps dans des fadaises pareilles !!! J'ai vecu dans le 9-2 et dans le 9-3, moa !!! Et moi, je suis le fils de mon pere et de ma mere ... un melting-pot de Nivernais et de Francs-Comtois emigres dans les Hautes Pyrenees, et pas un paysan, a ma connaissance, dans le tas ! J'ai eleve deux gosses qui en ont fait chacun deux autres. Et c'est l'essentiel de mon oeuvre ... C'est tellement nul que je n'ose jamais en parler ...
pas d'humour en vue...d'autres personnes à convaincre pour des sujets plus importants...
La j'ai pas compris le sens ...

Bonne fin de semaine a toi ...

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Message le Jeu 24 Juin 2010 - 10:20 par Mister Cyril

Tiens je l'avais pas vu celle-là:
"Et pis un prof sense instructionner quelques pipious qui formeront la societe de demain, ca me gache le plaisir de le lire quand il ecrit comme un petit beur du 9-3, ou un pov paysan blanc de Lozere ayant brillament rate son certif ..."

Je pourrais te faire une dissert de 4 heures sur cette phrase à la con où l'on voit toute ton "inculture de l'institution"+ mépris socio-géographique (pas loin je suis du 9-2 et fils de paysan du Tarn...mais ça tu le sais déjà...normalement)...pas d'humour en vue...d'autres personnes à convaincre pour des sujets plus importants...

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Message le Mer 23 Juin 2010 - 17:47 par Mister Cyril

Po le temps de te répondre...mais tu as certainement raison (mais j'y crois pas...)

Mais je t'aime beaucoup quand meme ....

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Message le Mer 23 Juin 2010 - 16:25 par Donald11

Mister Cyril a écrit:Mauvaise foi du canard ...
Je revendique une mauvaise foi en beton ... voire meme pas de foi du tout ... ni dieu ni maitre ...
Mauvais foie du canard ...
La tu te gourres. Je n'en connais pas les raisons, mais mon taux de gamma GT a subitement plonge dans les abimes pour devenir normal apres 35 ans de bons et loyaux services !!! Et ma toubib n'a pas su repondre a ma question stupide : "ca vient de quoi ?". Faut dire que j'ai double les doses de rouquin ces dernieres annees !!!
Mauvaise fois du canard...
Normal, quand on a ete satisfait une fois, faut pas recidiver sous peine de deception ...
du canard ...(pas si loin de Foix)
Une grosse quarantaine de kilometres quand meme, a vol de canard ...
"Mon bon canard mon titre est volontairement ambigue"...je te tends une perche mais tu ne peux pas la voir, trop enfermé dans tes certitudes syntaxiques, toi y en être tellement plus instruit que moi...
La, moi y'en avoir pas tout con-prix. Apres un bac "C" (royal), deux mois de maths sup (l'enfer !!!), et deux ans de BTS geometre avec Jeannot Faure et ses tableaux magiques, j'ai quitte a regret les bancs de l'ecole, delaisse les quatre mois de vacances pour trois semaines en ete et une en hiver, et adopte les 45 heures par semaine au milieu des pres et des champs ... J'avais pas d'autre choix dans l'entreprise ... Alors la quantite d'instructions, ca se pese comment ?
"Et ambigue, ca s'ecrit avec des tremas ... Meme que ca me fait mal de pas en avoir !!!"...donc grosse mauvaise foi ou l'arroseur-arrosé ou la paille dans l'oeil du poussin plutôt que la poutre dans celle du canard...
N'empeche qu'"ambigue" s'ecrit bien avec un trema sur le "u" ! La seule chose que je n'ai pas vue avec ta poutre dans mon oeil, c'est que fallait le masculin et pas le feminin !!!
Putaing c'est passionnant de commenter les fooooootes des autres...
Ben mes instits m'ont inculque une rigueur orthographique et grammaticale, et par respect pour la sueur qu'ils y ont mis, je poursuis leur oeuvre opiniatrement. Et pis un prof sense instructionner quelques pipious qui formeront la societe de demain, ca me gache le plaisir de le lire quand il ecrit comme un petit beur du 9-3, ou un pov paysan blanc de Lozere ayant brillament rate son certif ...


Mais je t'aime beaucoup quand meme ....

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Message le Mer 23 Juin 2010 - 14:42 par Mister Cyril

Mauvaise foi, foie, fois du canard...(pas si loin de Foix)
"Mon bon canard mon titre est volontairement ambigue"...je te tends une perche mais tu ne peux pas la voir, trop enfermé dans tes certitudes syntaxiques, toi y en être tellement plus instruit que moi...

"Et ambigue, ca s'ecrit avec des tremas ... Meme que ca me fait mal de pas en avoir !!!"...donc grosse mauvaise foi ou l'arroseur-arrosé ou la paille dans l'oeil du poussin plutôt que la poutre dans celle du canard...

Putaing c'est passionnant de commenter les fooooootes des autres...

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Message le Mer 23 Juin 2010 - 10:27 par Donald11

brusyl a écrit:Hé les cocottes !!! ambigüe c'est ambigu... pour la répartition de vos chromosomes...
vous êtes trop mignonnes !
La vache, je l'ai bien laissee filer celle-la !!! Merci ma cherie. Je te designe "premier chef correcteur orthographique" du maquis ... Faut dire qu'avec Poussinet et sait troyes fotte d'hortografes par meaux, j'ai les yeux qui fatiguent vite !!!
On mettra ca sur toute l'ambiguite de ses (ces ?) propos ... selon que ce sont ceux de Poussinet ou ceux-ci ou ceux-la ... meme si ce sont les memes en fait ... ou de fait ... J'en perd mon latin, moi !

Finalement, les maths c'est beaucoup plus simple que l'orthographe, sauf dans le cas du chat de Schrödinger !!!

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Message le Mar 22 Juin 2010 - 23:17 par brusyl

nan, juste histoire de rester dans le thon.... je m'adapte à tout tu sais !

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Message le Mar 22 Juin 2010 - 21:07 par Mister Cyril

Pffft c'est du niveau du blog de JFK pfffft!

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