Comment les riches détruisent le monde

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25012011

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Comment les riches détruisent le monde





Et si la dégradation de l’environnement était intimement liée à la crise sociale dans le monde ? En effet, ceux qui détiennent les leviers politiques et financiers sont aussi les promoteurs d’un modèle de consommation à outrance, dévastateur pour la planète... mais imité par les couches moyennes. Que ceux du haut de l’échelle misent sur la décroissance, et l’effet d’entraînement est assuré... La préservation de la terre passe par plus d’égalité.

Par Hervé KempfLes trois ou quatre générations situées à la charnière du troisième millénaire sont les premières dans l’histoire de l’humanité, depuis que les bipèdes arpentent la planète, à se heurter aux limites de la biosphère. Cette rencontre ne se fait pas sous le signe de l’harmonie, mais sous celui d’une crise écologique majeure.

Soulignons-en quelques aspects. Le premier d’entre eux est l’inquiétude nouvelle des climatologues : ils raisonnent depuis quelques années sur l’hypothèse d’une irréversibilité possible du changement climatique. Jusqu’à présent, on pensait qu’un réchauffement graduel interviendrait, mais que, quand l’humanité se rendrait compte de la gravité de la situation, il serait possible de revenir en arrière et de retrouver l’équilibre climatique. Les climatologues nous disent qu’il est possible qu’on atteigne un seuil tel que le système climatique dérape vers un désordre irréversible. Plusieurs séries d’observations nourrissent cette inquiétude : les glaciers du Groenland fondent bien plus vite que ne le prévoyaient les modélisateurs ; les océans pourraient pomper moins de gaz carbonique ; le réchauffement déjà à l’œuvre, accélérer la fonte du pergélisol, cette immense couche de terre gelée située en Sibérie et au Canada, qui de ce fait menacerait de relâcher les quantités énormes de gaz carbonique et de méthane qu’elle recèle.

Une deuxième observation est que la crise écologique ne se réduit pas au changement climatique. Celui-ci est le phénomène le mieux connu du grand public, il n’est cependant qu’un volet de la crise globale, dont un autre a une importance sans doute équivalente : l’érosion de la biodiversité, dont l’ampleur ne peut être mieux illustrée que par le fait que les spécialistes parlent de « sixième crise d’extinction » pour désigner la disparition accélérée d’espèces que notre époque expérimente. La cinquième crise d’extinction, il y a soixante-cinq millions d’années, avait vu la disparition des dinosaures.

Troisième volet, peut-être moins sensible ou moins bien synthétisé que la problématique du changement climatique : une contamination chimique généralisée de notre environnement, dont deux aspects sont particulièrement troublants. D’une part, les chaînes alimentaires sont contaminées, certes à des doses minimes, par des polluants chimiques. D’autre part, il apparaît de plus en plus clairement que le plus grand écosystème de la planète, l’ensemble des océans, que l’on pensait presque infini dans sa capacité de régénération, est de plus en plus affaibli, soit par la pollution, soit par la dégradation de tel ou tel de ses écosystèmes particuliers.

Cette entrée en matière définit l’urgence politique de notre époque. Cependant, ce n’est pas d’aujourd’hui, ni même d’hier, mais depuis plusieurs décennies que notre société est avertie du péril. Depuis que Rachel Carson a lancé l’alerte avec Le Printemps silencieux en 1962, depuis que, dans les années 1970, la question écologique a pénétré avec éclat le débat public, conférences internationales, articles scientifiques, luttes des écologistes ont depuis lors amassé une masse de connaissances confirmant toujours la tendance générale.

Pourquoi, alors, nos sociétés ne s’orientent-elles pas vraiment vers les politiques qui permettraient d’éviter l’approfondissement de la crise écologique ? C’est la question cruciale. Pour y répondre, il faut analyser les rapports de pouvoir dans nos sociétés. Elles sont en effet organisées pour bloquer ces politiques nécessaires.

Comment ? Depuis une vingtaine d’années, le capitalisme se caractérise par le retour de la pauvreté dans les pays riches. Le recul du taux de pauvreté, continu depuis la fin des années 1940, s’est interrompu dans les pays occidentaux voire, dans certains cas, s’est inversé. De même, le nombre de personnes en situation de précarité, c’est-à-dire légèrement au-dessus du seuil de pauvreté, augmente lui aussi de façon régulière. Par ailleurs, au niveau mondial, le nombre de personnes en situation de pauvreté absolue, c’est-à-dire disposant de moins de 2 dollars par jour, reste de l’ordre de 2 milliards, tandis que l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (en anglais, Food and Agricultural Organization, FAO) estime à 820 millions le nombre d’humains insuffisamment nourris.

L’augmentation des inégalités depuis une vingtaine d’années constitue un autre aspect de la crise sociale. De nombreuses études l’attestent. L’une d’entre elles, conduite par deux économistes de Harvard et du Federal Reserve Board, est des plus parlantes. Carola Frydman et Raven E. Saks ont comparé le rapport entre le salaire gagné par les trois premiers dirigeants des cinq cents plus grandes entreprises américaines et le salaire moyen de leurs employés. Cet indicateur de l’évolution des inégalités reste stable des années 1940, moment où commence l’observation, jusqu’aux années 1970 : les patrons des entreprises considérées gagnaient environ trente-cinq fois le salaire moyen de leurs employés. Puis se produit un décrochement à partir des années 1980, et le rapport monte de façon assez régulière jusqu’à atteindre environ cent trente dans les années 2000.

Ces études signifient qu’une rupture majeure est intervenue dans le fonctionnement du capitalisme depuis soixante ans. Durant ce que l’on a appelé les « trente glorieuses », l’enrichissement collectif permis par la hausse continue de la productivité était assez équitablement distribué entre capital et travail, si bien que les rapports d’inégalité demeuraient stables. A partir des années 1980, un ensemble de circonstances, qu’il n’est pas lieu d’analyser ici, a conduit à un décrochage de plus en plus prononcé entre les détenteurs du capital et la masse des citoyens. L’oligarchie accumule revenus et patrimoine à un degré jamais vu depuis un siècle.

Il est essentiel de s’intéresser à la façon concrète dont les hyper-riches utilisent leur argent. Celui-ci n’est plus caché comme au temps de l’austère bourgeoisie protestante décrite par Max Weber : il nourrit au contraire une consommation outrancière de yachts, d’avions privés, de résidences immenses, de bijoux, de montres, de voyages exotiques, d’un fatras clinquant de dilapidation somptuaire. Les Français découvrent avec M. Nicolas Sarkozy un exemple désolant de ce comportement tape-à-l’œil.

Pourquoi cela est-il un moteur de la crise écologique ? Pour le comprendre, il nous faut nous tourner vers le grand économiste Thorstein Veblen, dont la pensée était rangée par Raymond Aron au même niveau que celles de Carl von Clausewitz ou d’Alexis de Tocqueville. Bien oubliée aujourd’hui, elle n’en présente pas moins une saisissante pertinence.

Résumons-la à l’extrême. Que disait Veblen ? Que la tendance à rivaliser est inhérente à la nature humaine. Chacun d’entre nous a une propension à se comparer aux autres, et cherche à manifester par tel ou tel trait extérieur une petite supériorité, une différence symbolique par rapport aux personnes avec lesquelles il vit. Veblen ne prétendait pas que la nature humaine se réduit à ce trait, il ne le jugeait pas d’un point de vue moral, il le constatait. S’appuyant sur les nombreux témoignages des ethnographes de son époque, il constatait aussi que cette forme de rivalité symbolique s’observe dans toutes les sociétés.

De surcroît, poursuivait-il, toutes les sociétés produisent assez aisément la richesse nécessaire pour satisfaire leurs besoins de nourriture, de logement, d’éducation des enfants, de convivialité, etc. Pourtant, elles produisent généralement une quantité de richesses bien supérieure à la satisfaction de ces besoins. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de permettre à leurs membres de se distinguer les uns des autres.

Veblen constatait ensuite qu’existent le plus souvent plusieurs classes au sein de la société. Chacune d’entre elles est régie par le principe de la rivalité ostentatoire. Et, dans chaque classe, les individus prennent comme modèle le comportement en vigueur dans la couche sociale supérieure, qui montre ce qu’il est bien, ce qu’il est chic de faire. La couche sociale imitée prend elle-même exemple sur celle qui est située au-dessus d’elle dans l’échelle de la fortune. Cette imitation se reproduit de bas en haut, si bien que la classe située au sommet définit le modèle culturel général de ce qui est prestigieux, de ce qui en impose aux autres.

Que se passe-t-il dans une société très inégalitaire ? Elle génère un gaspillage énorme, parce que la dilapidation matérielle de l’oligarchie – elle-même en proie à la compétition ostentatoire – sert d’exemple à toute la société. Chacun à son niveau, dans la limite de ses revenus, cherche à acquérir les biens et les signes les plus valorisés. Médias, publicité, films, feuilletons, magazines « people » sont les outils de diffusion du modèle culturel dominant.

Comment alors l’oligarchie bloque-t-elle les évolutions nécessaires pour prévenir l’aggravation de la crise écologique ? Directement, bien sûr, par les puissants leviers – politiques, économiques et médiatiques – dont elle dispose et dont elle use afin de maintenir ses privilèges. Mais aussi indirectement, et c’est d’une importance équivalente, par ce modèle culturel de consommation qui imprègne toute la société et en définit la normalité.

Nous rebouclons maintenant avec l’écologie. Prévenir l’aggravation de la crise écologique, et même commencer à restaurer l’environnement, est dans le principe assez simple : il faut que l’humanité réduise son impact sur la biosphère. Y parvenir est également en principe assez simple : cela signifie réduire nos prélèvements de minerais, de bois, d’eau, d’or, de pétrole, etc., et réduire nos rejets de gaz à effet de serre, de déchets chimiques, de matières radioactives, d’emballages, etc. Ce qui signifie réduire la consommation matérielle globale de nos sociétés. Une telle réduction constitue le levier essentiel pour changer la donne écologique.

Qui va réduire sa consommation matérielle ? On estime que 20 à 30 % de la population mondiale consomme 70 à 80 % des ressources tirées chaque année de la biosphère. C’est donc de ces 20 à 30 % que le changement doit venir, c’est-à-dire, pour l’essentiel, des peuples d’Amérique du nord, d’Europe et du Japon. Au sein de ces sociétés surdéveloppées, ce n’est pas aux pauvres, aux RMIstes, aux salariés modestes que l’on va proposer de réduire la consommation matérielle. Mais ce n’est pas non plus seulement les hyper-riches qui doivent opérer cette réduction : car même si MM. Sarkozy, Vincent Bolloré, Alain Minc, Bernard Arnault, Arnaud Lagardère, Jacques Attali et leur cortège d’oligarques se passent de limousines avec chauffeurs, de montres clinquantes, de shopping en 4 x 4 à Saint-Tropez, ils ne sont pas assez nombreux pour que cela change suffi- samment l’impact écologique collectif. C’est à l’ensemble des classes moyennes occidentales que doit être proposée la réduction de la consommation matérielle.

On voit ici que la question de l’inégalité est centrale : les classes moyennes n’accepteront pas d’aller dans la direction d’une moindre consommation matérielle si perdure la situation actuelle d’inégalité, si le changement nécessaire n’est pas équitablement adopté. Recréer le sentiment de solidarité essentiel pour parvenir à cette réorientation radicale de notre culture suppose évidemment que soit entrepris un resserrement rigoureux des inégalités – ce qui, par ailleurs, transformerait le modèle culturel existant.

La proposition de baisse de la consommation matérielle peut sembler provocante dans le bain idéologique dans lequel nous sommes plongés. Mais, aujourd’hui, l’augmentation de la consommation matérielle globale n’est plus associée avec une augmentation du bien-être collectif – elle entraîne au contraire une dégradation de ce bien-être. Une civilisation choisissant la réduction de la consommation matérielle verra par ailleurs s’ouvrir la porte d’autres politiques. Outillée par le transfert de richesses que permettra la réduction des inégalités, elle pourra stimuler les activités humaines socialement utiles et à faible impact écologique. Santé, éducation, transports, énergie, agriculture sont autant de domaines où les besoins sociaux sont grands et les possibilités d’action importantes. Il s’agit de renouveler l’économie par l’idée de l’utilité humaine plutôt que par l’obsession de la production matérielle, de favoriser le lien social plutôt que la satisfaction individuelle. Face à la crise écologique, il nous faut consommer moins pour répartir mieux. Afin de mieux vivre ensemble plutôt que de consommer seuls.

Hervé Kempf
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Mister Cyril

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Comment les riches détruisent le monde :: Commentaires

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Message le Ven 28 Jan 2011 - 1:19 par Donald11

Quel goujat, ce Poussinet, avec notre amie Sylvie !!!
Eh ! t'as quoi contre les futurs "sexe-à-jeune-air", Poussinet ?
La quarantaine, on va t'y faire goûter ...

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Message le Ven 28 Jan 2011 - 0:59 par brusyl

@ mister

Aller préconiser que l'élite dirigeante montre l'exemple d'une consommation plus modeste évite de poser la question centrale des revenus exhorbitants que se verse cette élite..Le véritable scandale est là !

Pinaise on va aller loin avec ce genre de débat !


PS : houuuu qu'il est petit et mesquin le mister ! une "presque sexagénaire" moi qui n'ai pas encore digéré d'avoir passé la cinquantaine !
'taaiiin tu l'emporteras pas au paradis celle là !

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Message le Jeu 27 Jan 2011 - 19:07 par Mister Cyril

Hé ho le procès de Moscou vous allez vous calmer???

@Canard
"Mais t'as une certaine tendance à ne lire que ce que tu as envie de lire"

bein c'est celui qui dit qui y est...un peu comme tout le monde quoi???

"tu balances quelques grossièretés"

??? tu confonds fermété voire auto-défense et grossièretés??? Admettons, gros branleurs (que je n'ai pas employé par exemple) c'est grossier, le mépris social que j'ai lu c'est vulgaire!!!

et moi aussi je t'aime bien mon canard même si...même si rien du tout!


@Bru

"Dis moi t'aurais pas besoin de lunettes mister ?? "

Bingo mercredi j'étais à l'ophtalmo, putaing ça faut un coup de vieux!!!

Pour le reste t'aurais besoin de stimulerb aussi tes neurones, tu m'écris bof, bof cet article alors que je t'explique
fois que c'est pas forcément par conviction...tu veux que je te le colle une fois de plus??? ou elle a compris la dame???



Bizz à tous les 2 (se faire traiter de vieux céniles par des presque sexagénaires...la clinique qui se fout...)

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Message le Jeu 27 Jan 2011 - 14:42 par brusyl

@ Aujourd'hui à 13:16 par Mister Cyril

Euuuuhhh....hummm, bon.. comment vais-je tourner ma question pour rester "diplomatique" ?

Dis moi t'aurais pas besoin de lunettes mister ?? pour voir que tu recopies et donc que tu réponds à tes propres messages ?
OU peut-être un de ces médicaments que l'on prend pour entretenir la mémoire ?
Mais je suis sûre qu'en fait ce n'est rien de tout cela : tourne un peu le bouton de ton écran d'ordinateur, vi c'est cela, celui-là... tourne le un peu vers la droite quand tu auras trouvé l'icône "luminosité" et "contrastes" pour l'éclairer un peu.. tu verras, on y voit beaucoup mieux !

Parce que j'ai un peu de mal à repérer à qui et en quoi le fait de répéter ton message original à 13:36 peut constituer une réponse...

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Message le Jeu 27 Jan 2011 - 13:49 par Donald11

Mister Cyril a écrit:
Mister Cyril a écrit:Loin d'être d'accord sur tout mais hier j'ai vu le personnage sur un autre sujet (oligarchie et démocratie) et je l'ai trouvé très convaincant...sujet plus proche des sensibilités Bru et Canard (comme ça il dira moins de conneries...)...
Ben oui, mais justement. T'affirmes que ce que dit ce Kempf de mes fesses est plus proche de mes sensibilités, et je t'ai répondu : NAN, et NAN ! Et moi, j'ai bien lu ton premier commentaire, et pas de travers, que tu rappelles ici !!! Mais t'as une certaine tendance à ne lire que ce que tu as envie de lire, par exemple sur les syndicats-syndiqués ... Normal, la quarantaine, c'est la période fougueuse pendant laquelle on fait tout très vite et on se croit tout permis. C'est après qu'on le paye !!!
Mais je t'aime quand même, moi, mon Poussinet, même quand tu balances quelques grossièretés pour vomir ton désaccord-mécontentement fielleux passe que t'as lu en travers, ou de travers, ou que tu l'as en travers ...

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Message le Jeu 27 Jan 2011 - 13:16 par Mister Cyril

Mister Cyril a écrit:Loin d'être d'accord sur tout mais hier j'ai vu le personnage sur un autre sujet (oligarchie et démocratie) et je l'ai trouvé très convaincant...sujet plus proche des sensibilités Bru et Canard (comme ça il dira moins de conneries...)...

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Message le Jeu 27 Jan 2011 - 10:15 par brusyl

désolée mister.. mais bof bof cet article.
Aller préconiser que l'élite dirigeante montre l'exemple d'une consommation plus modeste évite de poser la question centrale des revenus exhorbitants que se verse cette élite..Le véritable scandale est là !

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Message le Mer 26 Jan 2011 - 22:56 par Mister Cyril

Vi monsieur, merci monsieur, bonne nuit monsieur...

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Message le Mer 26 Jan 2011 - 22:37 par Donald11

Mister Cyril a écrit:Pourtant, quelqu'un dont le livre est recommandé par Hugo Chavez lors de COP15, ce n'est pas rien !!!

??? po compris?
Dans Comment les riches détruisent la planète, Hervé Kempf explique l'articulation entre l'actuelle crise sociale et la crise écologique en s'appuyant sur la théorie de la rivalité ostentatoire de l'économiste Thorstein Veblen. Selon lui, l'absence de réelle solution à la crise écologique découle de la profonde inégalité qui règne dans la période actuelle, et du comportement de la classe oligarchique. Ce livre a été recommandé par Hugo Chávez lors de la séance plénière de COP15 du 16 décembre 2009
T'as compris, là ?

Et COP15 (15e « Conférence des parties » de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.), c'est la Conférence de Copenhague de 2009 sur le climat.

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Message le Mar 25 Jan 2011 - 23:43 par Mister Cyril

Pourtant, quelqu'un dont le livre est recommandé par Hugo Chavez lors se COP15, ce n'est pas rien !!!

??? po compris?

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Message le Mar 25 Jan 2011 - 22:56 par Donald11

Mister Cyril a écrit:Nan mais son livre sur oligarchie et démocratie, que je ne lirais pas because je commence à avoir fait le tour du sujet, semble très carré, trop idéologique pour toi mais carré...
Pourtant, quelqu'un dont le livre est recommandé par Hugo Chavez lors se COP15, ce n'est pas rien !!!

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Message le Mar 25 Jan 2011 - 22:08 par Mister Cyril

Nan mais son livre sur oligarchie et démocratie, que je ne lirais pas because je commence à avoir fait le tour du sujet, semble très carré, trop idéologique pour toi mais carré...

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Message le Mar 25 Jan 2011 - 22:02 par Donald11

Mister Cyril a écrit:sujet plus proche des sensibilités Bru et Canard (comme ça il dira moins de conneries...)...
C'est çui qui dit qui y est ...

En fait, ce qui te gonfle, c'est que le monsieur n'a prononcé ni le mot "syndicats", ni le mot "syndicalisme" dans son analyse !!!!


En effet, ceux qui détiennent les leviers politiques et financiers sont aussi les promoteurs d’un modèle de consommation à outrance, dévastateur pour la planète... mais imité par les couches moyennes.
Moi' jsuis dans les couches basses ...
Le premier d’entre eux est l’inquiétude nouvelle des climatologues : ils raisonnent depuis quelques années sur l’hypothèse d’une irréversibilité possible du changement climatique.
S'il n'y a déjà plus d'espoir, je reste dans le train et je demande qu'on accélère encore. S'il est possible qu'un changement climatique nous raye de la carte, l'histoire des dinosaures prouvent que le vie a continué sans eux, donc elle peut continuer sans nous.
les spécialistes parlent de « sixième crise d’extinction » pour désigner la disparition accélérée d’espèces que notre époque expérimente. La cinquième crise d’extinction, il y a soixante-cinq millions d’années, avait vu la disparition des dinosaures.
En fait, ce qui ne flatte pas trop notre petit orgueil, c'est qu'on pourrait faire la même chose que les dinosaures.
une contamination chimique généralisée de notre environnement, dont deux aspects sont particulièrement troublants. D’une part, les chaînes alimentaires sont contaminées (merci Monsanto), certes à des doses minimes, par des polluants chimiques. D’autre part, il apparaît de plus en plus clairement que le plus grand écosystème de la planète, l’ensemble des océans, que l’on pensait presque infini dans sa capacité de régénération, est de plus en plus affaibli, soit par la pollution, soit par la dégradation de tel ou tel de ses écosystèmes particuliers.
Les bains de mer et les bains de soleil sur la plage, ça craint !
Depuis une vingtaine d’années, le capitalisme se caractérise par le retour de la pauvreté dans les pays riches. Le recul du taux de pauvreté, continu depuis la fin des années 1940, s’est interrompu dans les pays occidentaux voire, dans certains cas, s’est inversé. De même, le nombre de personnes en situation de précarité, c’est-à-dire légèrement au-dessus du seuil de pauvreté, augmente lui aussi de façon régulière. Par ailleurs, au niveau mondial, le nombre de personnes en situation de pauvreté absolue, c’est-à-dire disposant de moins de 2 dollars par jour, reste de l’ordre de 2 milliards, tandis que l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (en anglais, Food and Agricultural Organization, FAO) estime à 820 millions le nombre d’humains insuffisamment nourris.
Et pour une fois, ce n'est pas moi qui le dit. Et ça représente 40% de la population du globe.
L’augmentation des inégalités depuis une vingtaine d’années constitue un autre aspect de la crise sociale. De nombreuses études l’attestent. L’une d’entre elles, conduite par deux économistes de Harvard et du Federal Reserve Board, est des plus parlantes. Carola Frydman et Raven E. Saks ont comparé le rapport entre le salaire gagné par les trois premiers dirigeants des cinq cents plus grandes entreprises américaines et le salaire moyen de leurs employés. Cet indicateur de l’évolution des inégalités reste stable des années 1940, moment où commence l’observation, jusqu’aux années 1970 : les patrons des entreprises considérées gagnaient environ trente-cinq fois le salaire moyen de leurs employés. Puis se produit un décrochement à partir des années 1980, et le rapport monte de façon assez régulière jusqu’à atteindre environ cent trente dans les années 2000.
Et ça s'est encore amélioré depuis.
Que disait Veblen ? Que la tendance à rivaliser est inhérente à la nature humaine.
Dont acte. Enfin, y'a des rivaux plus gourmands que d'autres !!!
De surcroît, poursuivait-il, toutes les sociétés produisent assez aisément la richesse nécessaire pour satisfaire leurs besoins de nourriture, de logement, d’éducation des enfants, de convivialité, etc. Pourtant, elles produisent généralement une quantité de richesses bien supérieure à la satisfaction de ces besoins. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de permettre à leurs membres de se distinguer les uns des autres.
Ca, c'est remis en cause au moins dans notre pays.
Cette imitation se reproduit de bas en haut, si bien que la classe située au sommet définit le modèle culturel général de ce qui est prestigieux, de ce qui en impose aux autres.
Que se passe-t-il dans une société très inégalitaire ? Elle génère un gaspillage énorme, parce que la dilapidation matérielle de l’oligarchie – elle-même en proie à la compétition ostentatoire – sert d’exemple à toute la société. Chacun à son niveau, dans la limite de ses revenus, cherche à acquérir les biens et les signes les plus valorisés. Médias, publicité, films, feuilletons, magazines « people » sont les outils de diffusion du modèle culturel dominant.
L'exemple vient d'en haut ...
C’est à l’ensemble des classes moyennes occidentales que doit être proposée la réduction de la consommation matérielle.
Donc les pauvres seront toujours de plus en plus pauvres, les riches de plus en plus riches, et la classe moyenne deviendrait la vache à lait écologiste ... jusqu'à tomber chez les pauvres ... Admirable démonstration.

Bon en résumé, les riches sont trop peu nombreux pour être efficaces et les pauvres sont incurables ... Enfermons les riches dans un ghetto réservé à cet effet, et les classes moyennes sauveront le monde. Et un enculeur de mouches de plus, un !!!!

Bonne nuit à tous.

Dernière édition par Donald11 le Mar 25 Jan 2011 - 22:48, édité 4 fois

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Message le Mar 25 Jan 2011 - 21:34 par Mister Cyril

Loin d'être d'accord sur tout mais hier j'ai vu le personnage sur un autre sujet (oligarchie et démocratie) et je l'ai trouvé très convaincant...sujet plus proche des sensibilités Bru et Canard (comme ça il dira moins de conneries...)...

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