Grèce: point de non-retour?

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15062011

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Grèce: point de non-retour?




Grèce: affrontements entre les forces de l'ordre et la foule dans la capitale
Le récit de la journéeUne manifestation monstre s'est déroulée dans la capitale et s'est terminée en affrontements. Le Premier ministre négocie avec l'opposition.
Pour la troisième fois depuis le début de l’année, les syndicats ont appelé à une grève générale. Le mouvement de protestation populaire des «Indignés» démarré le 25 mai ne cesse de se renforcer.

Tôt ce mercredi matin, des milliers d'Indignés et des groupes de gauche, mais aussi de ma droite nationaliste ont afflué sur la place centrale de Syntagma devant le Parlement à Athènes. Elle est submergée par des drapeaux grecs ou espagnols ainsi que par des banderoles. Plusieurs indiquent «No pasaran», «Résistez».
La police a installé dans la nuit une barre de fer en travers de la rue, devant l'entrée du Parlement. Des dizaines de fourgons policiers sont stationnés afin de permettre l'accès aux députés et de freiner la foule.
Plusieurs artères autour du Parlement ont été fermées à la circulation et aux piétons.
«La Grèce est en danger, c'est la plus importante mobilisation dans le pays» depuis les années 70 contre la junte militaire, estime Maria Chira, une brune trentenaire, enroulée dans un drapeau grec, qui a rejoint le mouvement des Indignés depuis fin mai. Elle dit n'avoir jamais appartenu à aucun parti ni syndicat auparavant.
Depuis le début de la crise économique, plusieurs manifestations se sont déjà terminées dans la violence.

La Grèce entre deux feux:
L'agence de notation Standard and Poor's a annoncé ce mercredi avoir abaissé de trois crans la note de quatre banques grecques à «CCC», et averti de la possibilité d'une crise de liquidités à court terme affectant tout le système bancaire de ce pays.
Ces quatre banques, la Banque nationale de Grèce, l'Eurobank EFG, Alpha et Piraeus, sont «exposées à des risques renforcés en raison de la détérioration de la solvabilité de la Grèce», relève l'agence.
Le pays est plongé dans la récession pour la troisième année consécutive. L’agence de notation Moody's a abaissé, début juin, sa note de trois crans et indiqué qu'elle envisageait de l'abaisser de nouveau. Selon elle, il y a une «augmentation du risque que la Grèce ne puisse stabiliser son endettement sans une restructuration de sa dette».
Problème, d’un côté, les marchés lui interdisent l’accès au refinancement. De l’autre, ses créanciers, l’UE et le FMI, lui demandent des efforts d'austérité en échange de leur secours financier.
Les Européens eux cherchent ainsi à boucler un nouveau plan d'aide financière pour la Grèce au bord de la faillite, mais ils ne parviennent pas pour le moment à s'entendre sur les modalités. La question d'une participation du secteur privé au sauvetage d'Athènes notamment divise les esprits.

Le chef économiste de la BCE, Jürgen Stark, a répété le refus de la Banque centrale européenne de toute solution qui serait contraignante pour les créanciers privés. «Nous ne sommes pas opposés à une implication du secteur privé, mais elle doit être totalement volontaire».
Mais, d’un autre côté, il «comprend très bien l'argument», avancé principalement par l'Allemagne, d'une répartition nécessaire de l'aide entre secteur privé et secteur public. Mardi, plus de six heures de réunion n'ont pas permis aux ministres de parvenir à un accord.
Pour le moment, le gouvernement socialiste de Georges Papandréou a décidé de poursuivre la rigueur. Il a présenté au Parlement un projet de budget à moyen terme qui devrait entraîner des économies nouvelles de 28,4 milliards d'euros d'ici 2015 et prévoit des privatisations massives.

Les socialistes négocient

Ce mercredi a commencé l'examen du projet de loi budgétaire comprenant un nouveau volet d'austérité d'ici à 2015.
Le Premier ministre Georges Papandréou a répondu à la mobilisation en soulignant qu'il allait «assumer ses responsabilités» et «continuer d'avancer et prendre les mesures nécessaires pour sortir le pays de la crise».
Il s'est ensuite entretenu au téléphone avec son rival de droite, Antonis Samaras, et selon la télé publique Net, les deux hommes ont entamé un intense marchandage autour d'une ouverture du gouvernement au delà des rangs socialistes.
Pour l’instant, c'est donc toujours le parti socialiste qui tient le pouvoir, mais il est de plus en plus dans l’embarras. Mardi soir, le député de la majorité Georges Lianis a démissionné de son groupe parlementaire, en déclarant que le gouvernement «avait échoué». Sur 300 sièges, les socialistes n’en ont plus que 155 alors que le plan budgétaire doit être voté fin juin.
«Le Pasok a atteint ses limites», a titré du coup ce matin le journal libéral Kathimérini. Pour le quotidien de gauche Elefthérotypia «le gouvernement tient à un fil».
Selon le gouvernement, le vote par le Parlement du plan budgétaire est la condition pour le versement de la cinquième tranche du prêt de 110 milliards d'euros accordé en 2010 par l'UE et le FMI, dont 53 milliards au total ont été versés à ce jour au pays.

Quelles conséquences pour les banques européennes?

Les investisseurs s'inquiètent de plus en plus des conséquences que pourrait avoir la crise grecque sur le secteur financier européen. L'agence d'évaluation financière Moody's envisage d'abaisser la note des banques françaises BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole du fait de leur exposition à la Grèce. La belge Dexia serait également menacée.
Le Crédit Agricole est concerné via sa filiale Emporiki et est donc principalement touché par des créances privées. Pour BNP Paribas et Société Générale, en revanche, c'est avant tout le portefeuille de titres d'Etat qui est concerné. Il atteignait, fin mars, 2,5 milliards d'euros pour Société Générale et 5,0 milliards pour BNP Paribas.
Le ministre français des Affaires européennes Laurent Wauquiez a minimisé ce mercredi les risques liés à la menace de Moody's d'abaisser la note de trois banques françaises, soulignant que le secteur bancaire français était «moins exposé» que l'allemand.
Selon des chiffres publiés le 6 juin par la Banque des règlements internationaux (BRI), les banques allemandes détenaient fin 2010 un total de 22,6 milliards de dollars (15,3 milliards d'euros) de dette publique grecque, contre 15 milliards de dollars (10,5 milliards d'euros) pour les banques françaises.

Des dangers pour l’euro?
L'euro perdait du terrain face au dollar ce mercredi, mais selon l'économiste en chef de la BCE, Jürgen Stark, le destin de la monnaie commune européenne «ne dépend pas» de la Grèce, du Portugal et de l'Irlande.
«La Grèce contribue pour 2,5% à la création de valeur» de toute la zone euro, «si vous ajoutez le Portugal et l'Irlande on arrive à 6%», a-t-il expliqué.
Selon Derek Halpenny, analyste chez Bank of Tokyo-Mitsubishi, il «devient de plus en plus évident que les dirigeants européens ne parviennent toujours pas à trouver un accord sur un nouveau plan de sauvetage de la Grèce», donc la pression contre l'euro devrait s'accentuer dans les jours à venir.

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Mister Cyril

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Grèce: point de non-retour? :: Commentaires

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Message le Mer 17 Juil 2013 - 12:42 par country skinner

Aaah ils les aiment pas bien les anarchistes... surtout armés...
Je me demandais juste : Sappas ou Sakkas ? hé hé...

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Message le Mar 9 Juil 2013 - 17:27 par Mister Cyril

GRECE. Un anarchiste emprisonné mobilise les foules

Dans une quasi indifférence Kostas Sakkas est emprisonné dans les geôles grecs depuis plus de deux ans. Lundi 8 juillet, la machine Twitter s'emballe autour du nom de cet homme dont la notoriété n'a que très peu franchi les frontières grecques et le fait apparaître en haut de ses suggestions de mots-clés. Ce militant anarchiste a entamé une grève de la faim il y a plus d'un mois pour protester contre sa détention sans procès. Son état de santé critique -il aurait perdu 15% de sa masse corporelle, ne peut pas de se déplacer et risque un arrêt cardiaque - a poussé des milliers de personnes dans les rues d'Athènes le 29 juin pour afficher sa solidarité et réclamer la remise en liberté du jeune homme de 29 ans, en attendant un éventuel jugement.

Prolongement de la détention provisoire
Kostas Sakkas a été arrêté le 4 décembre 2010 avec cinq autres personnes, alors qu'il sortait d'un appartement utilisé comme cache d'armes de la cellule anarchiste CCF. Dans une lettre publique, il avoue sans détour : "Depuis le début, j'ai reconnu mon lien avec cet endroit tout comme je connaissais l'existence de ces armes. J'ai déclaré depuis le début que j'étais anarchiste et que ma présence à cet endroit était liée à mon identité politique et aux choix qu'elle implique," tout en précisant que les armes ne lui appartenaient pas et qu'il n'était pas membre du CCF. Le 7 décembre, il est placé en détention provisoire pour "participation à une organisation terroriste" et "possession aggravée d'armes". Dans cette même lettre, Kostas Sakkas raconte : "Le 6 avril, toujours inculpé et ayant atteint la limite maximale des 18 mois de détention provisoire, je suis de nouveau placé en détention accusé d'avoir commis 160 actes terroristes revendiqués par le CCF" sans aucune preuve, ajoute-t-il. Cette nouvelle détention provisoire n'aurait pas dû excéder les 12 mois, ce qui a amené les juges à la prolonger de six mois. "J'ai décidé de mener une grève de la faim à partir du mardi 4 juin, jour où, selon les lois actuelles, ma détention provisoire aurait dû prendre fin. Je voudrais clarifier le fait que le choix d'entamer une grève de la faim n'est pas un geste de désespoir mais une action pour continuer le combat. Un combat que mes compagnons et moi avons mené depuis le début de notre captivité".

Le 25 juin, les juges ont de nouveau rejeté son appel pour une remise en liberté.

Affaire politique
L'affaire est devenue un enjeu de débat public. La coalition de gauche Syriza a pris fait et cause pour Kostas Sakkas. Le parti au pouvoir, Nouvelle Démocratie a elle, accusé Syriza de soutenir ceux qui sont accusés "d'anarchie et de terrorisme".

Un conseil judiciaire demandera la semaine prochaine la libération conditionnelle du jeune homme pour la troisième fois, mais selon certains médias le procureur a demandé au Conseil de la refuser. Il reste à craindre que cette affaire plonge la Grèce dans un nouvel épisode d'affrontements.

Le 4 juillet, le "Guardian" a publié la tribune de deux chercheurs grecs, Hara Kouki et Antonis Vradis, titré "En Grèce, les choses vont vite, sauf la justice pour Kostas Sakkas". Ils rappellent que la Grèce a été condamnée à de nombreuses reprises en 1996 par la Cour européenne des droits de l'Homme pour ce type d'abus. Ils accusent la justice grecque d'être à deux vitesses en mettant en comparaison l'affaire du policier Epaminondas Korkoneas, reconnu coupable de la mort d'un adolescent Alexandros Grigoropoulos qui avait déclenché les émeutes de décembre 2008. Le policier avait été libéré provisoirement jusqu'à son jugement. "Le cas de Sakkas porte la nature de l'injustice qui règne sur la vie quotidienne en Grèce -et au-delà", écrivent-ils.

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Message le Mer 12 Juin 2013 - 21:06 par Donald11

Mister Cyril a écrit:vous avez remarqué la nouvelle version de "forum actif" (je l'avais remarqué sur un autre forum "rugbystique" ce matin)!
Je viens de prendre connaissance de cette nouvelle présentation ....

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Message le Mer 12 Juin 2013 - 19:09 par Mister Cyril

Là je crois qu'ils ont fait une grosse boulette...à suivre...vous avez remarqué la nouvelle version de "forum actif" (je l'avais remarqué sur un autre forum "rugbystique" ce matin)!

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Message le Mar 11 Juin 2013 - 23:41 par Donald11

Peu après 23h00, les écrans sont devenus noirs: les chaînes de la radio-télévision publique grecque ERT ont cessé d'émettre mardi soir sur décision du gouvernement, qui a engagé par surprise une épreuve de force inédite avec les syndicats sous la pression de ses bailleurs de fonds internationaux.

"La diffusion de ERT s'arrêtera après la fin des programmes ce soir", avait déclaré mardi après-midi le porte-parole du gouvernement, Simos Kedikoglou, à la presse, en soulignant que ERT, qui est composée de trois chaînes, constitue "un cas d'absence exceptionnel de transparence et de dépenses incroyables. Et tout ceci prend fin maintenant" a-t-il dit.

M. Kedikoglou a précisé que ce service public, où les grèves se multipliaient depuis plusieurs mois pour s'opposer aux plans de restructuration, rouvrirait sous une autre forme, avec un nombre de salariés réduit.

Tous les salariés actuels, au nombre de 2.656, recevront une compensation et seront autorisés à repostuler à un emploi dans la nouvelle structure, a-t-il dit.

Cette mesure radicale et sans précédent a été annoncée sans préavis alors que les chefs de file de la troika des créanciers de la Grèce (UE-BCE-FMI) sont à Athènes.

"Le gouvernement a arrêté l'émetteur principal. Cela ressemble plus à un gouvernement de Ceausescu qu'à une démocratie", a déclaré à l'AFP le président du principal syndicat des salariés de la télévision, Panayotis Kalfayanis.

ERT appartient aux multiples organismes d'Etat qui devaient être restructurés ou fusionnés, selon le memorandum signé entre la Grèce et ses bailleurs de fonds.

"ERT appartient au peuple grec ... c'est le seul média indépendant et la seule voix publique, qui doit rester dans le domaine public (...) nous condamnons cette décision soudaine" a indiqué le syndicat GSEE dans un communiqué.

"C'est un choc total" a commenté pour l'AFP un journaliste de la rédaction, Pantelis Gonos, tandis que des centaines de personnes commençaient à affluer autour du siège de la télévision publique, dans la banlieue nord d'Athènes.

"Le gouvernement, sans consultation ni discussion, a choqué tout le monde en annonçant la suspension à minuit de la télévision, tous les écrans vont être noirs et personne ne sait quand elle réouvrira", a-t-il dit.

"En tant que journalistes, nous allons essayer de la maintenir ouverte et de poursuivre les diffusions jusqu'à ce qu'on nous ferme. Peut-être vont-ils faire venir la police?" s'est-il interrogé.

Le syndicat de journalistes Poesy a appelé à une grève immédiate de soutien dans les médias privés.

"Le gouvernement est déterminé à sacrifier la télévision publique et la radio" pour satisfaire ses créanciers, a indiqué le syndicat.

Le gouvernement avait rendu public dans la journée un acte législatif autorisant l'arrêt du fonctionnement d'un organisme public en cas de fusion ou de restructuration.

Selon les syndicats, en fermant ERT, le gouvernement remplit d'un coup l'objectif assigné par les créanciers du pays de supprimer 2.000 emplois publics d'ici la fin juin.

C'est une "solution facile pour répondre aux exigences de la troika" des créanciers, souligne le syndicat Poesy, tandis que la Confédération des fonctionnaires du service public Adedy a qualifié l'acte législatif de "coup d'Etat".

Les hauts responsables de la troïka ont repris lundi à Athènes l'audit des comptes grecs et le contrôle des réformes parmi lesquelles figurent la réduction du nombre des fonctionnaires et la fusion ou suppression des organismes publics.

Lundi soir les responsables de la troïka ont eu un entretien avec le ministre de la Réforme administrative Antonis Manitakis sur la restructuration du secteur public.

L'Union européenne de radio-télévision (UER) a demandé mardi à la Grèce d'annuler sa décision de fermer ses chaînes.

Le président de l'UER, Jean-Paul Philippot, et sa directrice générale, Ingrid Deltenre, ont écrit au Premier ministre grec Antonis Samaras pour l'appeler à "user de tous ses pouvoirs pour annuler immédiatement cette décision", indique un communiqué de l'UER. "L'existence de médias de service public et leur indépendance à l'égard du gouvernement sont au coeur des sociétés démocratiques", souligne l'UER.

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Message le Mar 11 Juin 2013 - 21:42 par Mister Cyril

La Grèce ferme sa télévision publique
A la clôture des programmes, les écrans resteront noirs : le gouvernement grec a annoncé mardi la fermeture immédiate des chaînes de télévision publiques grecques ERT, engageant par surprise une épreuve de force inédite avec les syndicats sous la pression de ses bailleurs de fonds internationaux. «La diffusion d’ERT s’arrêtera après la fin des programmes ce soir», a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement, Simos Kedikoglou, soulignant qu’ERT, qui est composée de trois chaînes, constitue «un cas d’absence exceptionnel de transparence et de dépenses incroyables. Et tout ceci prend fin maintenant» a-t-il dit.Kedikoglou a précisé que ce service public, où les grèves se multipliaient ces derniers mois pour s’opposer aux plans de restructuration, rouvrirait sous une autre forme, avec un nombre réduit de salariés. Tous les salariés actuels d’ERT, au nombre de 2 656, recevront une compensation et seront autorisés à postuler à nouveau à un emploi dans la nouvelle structure, a-t-il dit.

Cette mesure radicale et sans précédent a été annoncée sans préavis au moment où les chefs de file de la troika des créanciers de la Grèce (UE-BCE-FMI) sont à Athènes. ERT appartient aux multiples organismes d’Etat qui devaient être restructurés ou fusionnés, en vertu du protocole d’accord signé entre la Grèce et ses bailleurs de fonds. «ERT appartient au peuple grec... c’est le seul média indépendant et la seule voix publique, qui doit rester dans le domaine public (...) nous condamnons cette décision soudaine» a écrit le syndicat GSEE dans un communiqué. «C’est un choc total», a commenté auprès de l’AFP un journaliste de la rédaction, Pantelis Gonos, tandis que des centaines de personnes commençaient à affluer autour du siège de la télévision publique, dans la banlieue nord d’Athènes. «Le gouvernement, sans consultations ni discussions, a choqué tout le monde en annonçant la suspension à minuit de la télévision, tous les écrans vont être noirs et personne ne sait quand elle rouvrira», a-t-il dit. «En tant que journalistes, nous allons essayer de la maintenir ouverte et de poursuivre les diffusions jusqu’à ce qu’on nous ferme. Peut-être vont-ils faire venir la police ?» s’est-il interrogé.

Le syndicat de journalistes Poesy a appelé à une grève immédiate de soutien dans les médias privés. «Le gouvernement est déterminé à sacrifier la télévision publique et la radio» pour satisfaire ses créanciers, a déploré le syndicat. Le gouvernement avait rendu public dans la journée un texte législatif autorisant l’arrêt du fonctionnement d’un organisme public en cas de fusion ou de restructuration.

Selon les syndicats, en fermant ERT, le gouvernement remplit d’un coup l’objectif assigné par les créanciers de la Grèce de supprimer 2 000 emplois publics d’ici à la fin juin. C’est une «solution facile pour répondre aux exigences de la troïka», souligne le syndicat Poesy, tandis que la Confédération des fonctionnaires du service public Adedy a qualifié le texte législatif de «coup d’Etat».

Les hauts responsables de la troïka ont repris lundi à Athènes l’audit des comptes grecs et le contrôle des réformes parmi lesquelles figurent la réduction du nombre des fonctionnaires et la fusion ou la suppression des organismes publics. Lundi soir, les responsables de la troïka ont eu un entretien avec le ministre de la Réforme administrative Antonis Manitakis sur la restructuration du secteur public.

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Message le Ven 18 Mai 2012 - 1:00 par brusyl



Les épargnants grecs sont de plus en plus convaincus que leur pays sortira de la zone euro. La BCE se prépare au pire en cessant de soutenir les banques sous-capitalisées.


Combien d'argent les Grecs ont-ils prélevé sur leurs comptes bancaires depuis lundi, jour où il est apparu évident que les responsables politiques seraient incapables de former un gouvernement d'unité nationale ? Les chiffres varient, mais il est probable que ce montant s'élève à quelque 1,2 milliard d'euros rien que pour les deux premiers jours de cette semaine. Des retraits en cascade qui s'ajoutent à ceux opérés depuis l'éclatement de la crise et qui font que plusieurs banques grecques sont désormais à court de liquidités. Depuis le printemps 2010, les Grecs ont retiré entre 2 et 3 milliards d'euros par mois en moyenne avec un pic en janvier de 5 milliards d'euros. On calcule que les dépôts bancaires ont fondu de 30 % sur l'ensemble de la période (environ 70 milliards d'euros). Sans compter les exportations illégales de capitaux générées par l'économie souterraine (environ 65 milliards d'euros), soit plus que les économies réalisées dans le cadre des deux mémorandums.

La panique des épargnants s'est accrue lorsqu'on a appris par les derniers sondages que les deux grands partis pro-mémorandum, la Nouvelle Démocratie, conservatrice, et le Pasok, social-démocrate, cèdent encore du terrain au profit notamment de l'extrême gauche de la Coalition de la gauche radicale (Syriza), farouchement opposée au plan. Si ces partis ne parviennent pas à remonter la pente d'ici aux prochaines élections anticipées du 17 juin, la Grèce ne sera pas en mesure de constituer un exécutif qui appliquera les conditions imposées par les Européens et le FMI en échange d'un second programme de financements. La Grèce ferait alors défaut et sortirait de la zone euro. Une éventualité que le Premier ministre sortant, Lucas Papadémos, a qualifié de « désastreuse » pour le pays dans une lettre ouverte adressée hier à ses concitoyens. L'ancien banquier central cède son poste au Premier ministre intérimaire, Panagiotis Pikrammenos, le président du Conseil d'Etat chargé d'organiser les nouvelles élections.
Plan suspendu

Alors que l'agence de notation Fitch a abaissé jeudi soir la note de long terme de la dette grecque en devises et en euros à « CCC » contre « B- » jusque là, les bailleurs de fonds internationaux prennent déjà les premières mesures de précaution en vue d'un hypothétique abandon de la monnaie unique par ce pays. Mercredi, la BCE a confirmé qu'elle cessait de fournir des liquidités à des banques grecques sous-capitalisées. Selon Crédit Agricole CIB, en janvier, le système des banques centrales de la zone euro était exposé à hauteur de 57 milliards d'euros vis-à-vis des banques grecques dans le cadre de son programme spécial d'assistance aux instituts de crédit. Une coquette somme à laquelle il faut ajouter 107 milliards d'euros dans le cadre des opérations normales de prêt.

Frappés par les retraits massifs d'économies, les établissements bancaires grecs attendent avec impatience d'être renfloués par les créanciers internationaux dans le cadre du second programme de financements. Ce plan, suspendu jusqu'au vote, prévoit le versement de 48 milliards d'euros aux banques grecques, dont 25 milliards sont d'ores et déjà mis à la disposition de la banque centrale du pays, qui attend le feu vert définitif pour les transférer aux destinataires finaux. Un coup de plus pour une économie qui agonise et qui a plus que jamais un urgent besoin de crédits.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202068275590-grece-vent-de-panique-sur-le-secteur-bancaire-324454.php

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Message le Mar 8 Mai 2012 - 23:47 par Donald11

Mister Cyril a écrit:Lu sur un site boursier moua moua

"Les taux allemands à 10 ans ont enregistré leur plus bas historique à 1,540%. En revanche, en Espagne, le taux grimpait à 5,790%, en Italie à 5,426% et le taux grec bondissait à 22,254%.

j'y connais pas grand chose mais à ce prix là c'est donné moua moua
C'est ça aussi l'Europe .... et son traité rejeté par un référendum en France ... Mais il y a si longtemps déjà !

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Message le Mar 8 Mai 2012 - 20:52 par Mister Cyril

Lu sur un site boursier moua moua

"Les taux allemands à 10 ans ont enregistré leur plus bas historique à 1,540%. En revanche, en Espagne, le taux grimpait à 5,790%, en Italie à 5,426% et le taux grec bondissait à 22,254%.

j'y connais pas grand chose mais à ce prix là c'est donné moua moua

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Message le Mar 8 Mai 2012 - 14:39 par Mister Cyril

Une interrogation politique???

Tonton Mister alias Wiki-Poussinet est là pour éclairer vos modestes lanternes...




"Une mission difficile, après les législatives de dimanche qui ont atomisé le paysage politique du pays.
Le chef du parti grec de la gauche radicale, Alexis Tsipras, a été reçu mardi par le chef de l’Etat Carolos Papoulias qui doit lui confier la mission de former un gouvernement de coalition après les législatives de dimanche.

Alexis Tsipras, dont le parti a créé la surprise dimanche en ravissant la deuxième place aux socialistes du Pasok, dispose de trois jours pour tenter de trouver des alliances avec d’autres partis pour former une coalition.

Après l’échec du conservateur Antonis Samaras, dont le parti Nouvelle-Démocratie est arrivé en tête des législatives de dimanche, à former un gouvernement majoritaire pro-austérité, «le mandat exploratoire» pour cette tâche revient au deuxième parti, selon la Constitution. La surprise qu’il a suscité dimanche traduit une nette poussée à gauche du pays, malgré l’entrée concomitante au parlement et très commentée d’un parti d’extrême droite d’obédience néo-nazi, Aube Dorée (Chryssi Avghi).

Le Syriza (gauche radicale), opposé au mesures d’austérité, a déjà prévenu qu’il souhaitait former un gouvernement de gauche afin de renégocier le plan d’assainissement de l’économie du pays avec les créanciers du pays, UE et FMI, en vue d’assouplir la rigueur. Il demande aussi qu’une partie de la dette grecque soit annulée.

Or Tsipras, qui rejette les conditions «barbares» d’accès aux prêts internationaux fixés par les créanciers du pays UE et FMI, a d’emblée exclu de former un gouvernement avec des forces anti-austérité qui ne soient pas de gauche, et notamment de parler avec Aube Dorée. Mais le seul scénario majoritaire possible pour constituer un gouvernement qui rassemblerait tous les anti-austérité – qui disposent de 151 sièges exactement sur 300 – devrait prendre en compte Aube Dorée qui dispose de 21 députés.

Les divisions entre les trois partis de gauche qui détiennent au total 97 sièges freinent aussi la possibilité d’une alliance, la dirigeante historique du KKE, l’un des derniers partis communistes staliniens en Europe, ayant d’emblée exclu toute alliance de gouvernement.

«Le pays se dirige vers la catastrophe. S’il n’y a pas un gouvernement d’unité nationale dans les prochains jours, de nouvelles élections semblent inévitables (…) en juin et la victoire du bloc extrême anti-rigueur de Tsipras est évident», met en garde le journal libéral Kathimérini dans son éditorial mardi.

S’il échoue, «le mandat exploratoire» reviendra au troisième parti, les socialistes du Pasok, aux termes de la Constitution.


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Message le Mar 8 Mai 2012 - 13:39 par Mister Cyril

brusyl a écrit:J'ai lu cette nuit que le chef du parti conservateur ayant échoué à former son gouvernement, c'est maintenant à Tsipras de tenter de le faire... il a trois jours devant lui, après le tour passera au Pasok.
Et ce n'est pas gagné gagné pour Tsipras, le PC ayant déjà annoncé qu'il ne voulait pas d'alliance avec lui

Bein vi surtout qu'en terme de siège je crois qu'il faudrait une alliance avec les fachos...y a que les socio-traitres du Pasok qui seraient encore capable de former un gouvernement d'union avec leur 14 %...

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Message le Mar 8 Mai 2012 - 13:17 par brusyl

J'ai lu cette nuit que le chef du parti conservateur ayant échoué à former son gouvernement, c'est maintenant à Tsipras de tenter de le faire... il a trois jours devant lui, après le tour passera au Pasok.
Et ce n'est pas gagné gagné pour Tsipras, le PC ayant déjà annoncé qu'il ne voulait pas d'alliance avec lui

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Message le Mar 8 Mai 2012 - 11:27 par Mister Cyril

Le fragile édifice du FMI en Grèce ébranlé par les électeurs :


Le fragile édifice monté par le Fonds monétaire international pour la Grèce se retrouve sérieusement ébranlé par les électeurs du pays, qui ont manifesté leur rejet des recettes préconisées à Washington.

Impopulaire dans l'opinion grecque, le FMI a été une cible de choix pour les partis protestataires qui ont fait une percée historique aux législatives dimanche.

Les partis gouvernementaux avec lesquels l'institution s'était entendue pour mettre en place un programme de réformes économiques et de rigueur budgétaire ont été incapables lundi de former un gouvernement.

C'est une douche froide pour les analystes financiers, qui ont généralement une haute opinion du FMI.

Lefteris Farmakis et Dimitris Drakopoulos, de la maison de courtage japonaise Nomura, jugent les résultats des élections "décevants", avec "une fragmentation sans précédent du paysage politique qui laisse la porte grande ouverte à l'instabilité".

"Ce qui était déjà difficile l'est devenu plus encore", estime une économiste de la banque italienne UniCredit, Gillian Edgeworth. Car dès qu'un gouvernement sera formé, "il sera immédiatement confronté à une longue liste de travaux fourni par la troïka" (FMI, Commission et Banque centrale européennes).

Le Fonds a accordé en mars à la Grèce un nouveau prêt de 28 milliards d'euros, succédant à celui de 30 milliards d'euros de mai 2010, dont deux tiers avaient été versés.

En principe, après avoir déboursé une première tranche de 1,65 milliard d'euros en mars, le FMI doit examiner la possibilité d'en débourser une deuxième en juin. Pour Mme Edgeworth, il y a une "forte probabilité" de retard.

A Washington, on se veut patient. "Nous attendons avec intérêt de pouvoir prendre contact avec le nouveau gouvernement une fois formé. Jusqu'alors, nous n'aurons pas d'autre commentaire", a affirmé une porte-parole de l'institution, Conny Lotze.

Ce mutisme pourrait durer, tant il semblait compliqué d'imaginer à quoi ressemblerait la nouvelle coalition gouvernementale.

Les analystes de la banque Barclays entrevoient une autre difficulté. Selon eux, le résultat des élections "rend plus probable une renégociation de certains des termes du programme UE-FMI, y compris les mesures de rééquilibrage budgétaire".

Or, d'une part, ces termes ont déjà nécessité de longs mois de discussions. D'autre part, tout indique que du côté du Fonds, on n'a pas envie de toucher à un programme économique si difficile à échafauder.

A Zurich lundi, la directrice générale Christine Lagarde s'est abstenue de commenter les élections grecques.

Elle a évoqué ce qu'elle attendait d'Athènes: des réformes de libéralisation de l'économie, comme celle des transports, pour mettre fin à une situation où il "coûtait moins cher d'importer une tomate des Pays-Bas que d'en acheter une à un agriculteur grec". Et elle a rappelé que les pays à forte dette publique n'avaient "pas d'autre choix" que de combler leur déficit budgétaire.

Pour Mark Weisbrot, économiste du Center for Economic and Policy Research à Washington, et critique du FMI, l'institution "va ajuster sa stratégie aux événements politiques", sans la changer du tout au tout.

"Ils ne croient pas vraiment à ce qu'ils font mais ils n'ont pas leur mot à dire. Les Européens ont la mainmise" sur la politique économique de la Grèce, explique-t-il.


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Message le Dim 6 Mai 2012 - 19:23 par Donald11

Séisme politique en Grèce, les électeurs censurent la politique de rigueur
Les deux partis pro-rigueur grecs Pasok (socialiste) et Nouvelle Démocratie (droite) se sont effondrés lors des législatives dimanche, rassemblant entre 31 et 37% des voix à eux deux, jetant un doute sur la capacité de la Grèce à honorer ses engagements au sein de la zone euro.

Si elle se confirmait, cette débâcle, annoncée par un sondage sortie des urnes diffusé par les chaînes de télévision, rendrait quasi impossible la formation d'un gouvernement de coalition par ces deux partis pour poursuivre la politique de rigueur dictée par l'UE et le FMI.

Pour obtenir une majorité absolue au parlement, soit 151 sièges, ils avaient besoin d'au moins 37% des voix à eux deux.

Un mandat pour former un gouvernement devrait néanmoins être accordé au chef du premier parti, la Nouvelle Démocratie, qui a obtenu entre 17 et 20% des voix contre 33,5% en 2009 et qui a revendiqué la place de premier parti.

Le scrutin a été dominé par la contestation de la politique d'austérité menée sous l'impulsion des bailleurs de fonds du pays, donnant au petit parti de la gauche radicale Syriza entre 15,5 et 18,5% des voix, selon le même sondage diffusé par les télévisions à 16H00 GMT.

Selon ce sondage, le parti socialiste Pasok enregistre une chute historique avec un score compris entre 14 et 17% contre 43,9% en 2009. Il perd même la seconde place au profit du Syriza qui lui enregistrait seulement 4,6% des voix il y a trois ans.

"C'est un séisme politique qui frappe les partis gouvernementaux", a estimé sur la chaîne Mega Panos Panagiotopoulos, un ténor de la Nouvelle Démocratie, le parti conservateur qui revendique la première place.

"Ne considérons pas que le sondage sortie des urnes nous donnera le résultat final, cela va nous donner une image du paysage politique avant un affinement qui va se poursuivre dans la nuit", a cependant averti le politologue Ilias Nikolakopoulos, sur la chaîne de télévision Mega.

Environ 9,8 millions d'électeurs grecs ont voté dimanche pour renouveler le Parlement dans un scrutin dominé par l'implosion du vieux système politique et du bipartisme, au risque de remettre en cause les efforts de redressement du pays au sein de la zone euro.

Aux termes de la Constitution, le mandat pour trouver un gouvernement d'alliance est d'abord remis au premier parti, avant de passer en cas d'échec aux deux suivants, dans un délai d'une dizaine de jours.

Après avoir voté, l'actuel Premier ministre avait tenté de dissiper la menace d'une instabilité politique, en s'affirmant confiant dans la formation d'un gouvernement "dès cette semaine".

Illustrant le climat d'exception qui a régné pendant toute la campagne, une trentaine de néonazis ont fait irruption dans six bureaux de vote athéniens durant la journée, où ils se sont livrés à des intimidations contre des militants de gauche, selon le petit parti d'extrême gauche Antarsya.

La police a confirmé deux incidents, attribués au groupuscule Chryssi Avghi (Aube dorée) qui présentait aussi des candidats et fait son entrée au Parlement pour la première fois de l'histoire moderne du pays, après avoir obtenu entre 6 et 8% des voix selon le sondage sortie des urnes.

Ce parti néonazi, longtemps semi-clandestin et réputé pour ses agressions contre les migrants, dénonce le mémorandum d'accord signé par la Grèce avec ses créanciers, et refuse le remboursement de la dette publique. Son entrée au parlement constitue un choc dans un pays qui a subi durement le joug de l'occupation nazie et une dictature militaire de 1967 à 1974.

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Message le Mar 7 Fév 2012 - 21:46 par Mister Cyril

Grève générale en Grèce contre l'austérité

La population grecque ne veut pas des nouvelles mesures d'austérité imposées par l'Union européenne. [ORESTIS PANAGIOTOU - Keystone]
Plus de 20'000 personnes ont manifesté à Athènes et Salonique mardi, jour de grève générale en Grèce, pour protester contre un nouveau train de rigueur imposé par les créanciers du pays. Pendant ce temps, la rencontre entre le gouvernement et les créanciers de la Grèce pour avaliser ces réformes a été reportée à mercredi.
Les manifestants ont dénoncé les nouvelles réformes exigées par les créanciers du pays, l'Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI). Ceux-ci s'apprêtent à accorder un deuxième prêt d'au moins 130 milliards d'euros, qui ferait suite aux 110 milliards accordés en mai 2010.

Pour sécuriser cette aide, le gouvernement grec envisage des économies budgétaires supplémentaires de 1,5% du PIB, soit environ 3,3 milliards d'euros.

Population à bout

Les manifestants rejettent notamment la demande de baisse des salaires formulée par les créanciers. [Petros Giannakouris - Keystone] Mais la population grecque qui a déjà accepté une première cure d'austérité depuis le printemps 2010 est à bout. Mardi, écoles, ministères, hôpitaux, médias publics et banques étaient touchés par la grève. Les transports urbains, le métro et les bus ont observé des arrêts de travail. L'Acropole a été fermé aux touristes.

Les manifestants rejettent notamment la demande de baisse des salaires et de réduction du salaire minimum formulée par les créanciers. Ils dénoncent aussi le projet de coupes dans les retraites complémentaires et de suppression de 15'000 emplois dans le secteur public.

Les manifestants se sont rassemblés notamment sur la place Syntagma, dans le centre d'Athènes. Des policiers anti-émeute ont été déployés autour du parlement, qui donne sur la place, en prévention d'éventuelles violences.

Plan de sauvetage pas encore finalisé
Par ailleurs, la réunion prévue mardi soir du Premier ministre grec Lucas Papademos avec les dirigeants politiques soutenant l'exécutif pour avaliser les réformes voulues par l'UE et le FMI a été renvoyée à mercredi, ont indiqué les services du Premier ministre.

Avant le nouveau rendez-vous, "probablement à la mi-journée", Lucas Papademos doit encore finaliser avec la troïka des créanciers publics le texte définitif reprenant les grandes lignes des mesures sur lesquelles devront s'engager les dirigeants du parti socialiste, Georges Papandréou, du parti conservateur, Antonis Samaras, et de la formation d'extrême droite, Georges Karatzaferis, a indiqué une source au cabinet de Lucas Papademos.

Eviter la faillite
Ce nouveau report, alors que la réunion de Lucas Papademos avec le trio politique était prévue lundi, "ne signale pas de blocage, rien de dramatique n'est intervenu, simplement une série de points très techniques à boucler qui a pris plus de temps que prévu", a ajouté cette source.

L'Europe espère éviter un défaut de paiement "désordonné" de la Grèce, qui doit rembourser en mars 14,5 milliards d'euros d'obligations arrivant à échéance.

La validation de ce nouveau programme d'ajustement est aussi la condition préalable pour avaliser parallèlement un autre accord avec les créanciers privés du pays sur la restructuration de la dette grecque.

Juncker optimiste

Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. [Olivier Hoslet / Keystone] Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a déclaré mardi qu'il n'avait aucun doute sur l'avenir de la Grèce dans la zone euro, à condition que le pays respecte ses obligations vis-à-vis des autres membres de la monnaie unique.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy ont suggéré la création d'un compte bloqué pour garantir l'affectation des fonds européens accordés à la Grèce au service de la dette.

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Message le Jeu 15 Déc 2011 - 16:17 par Mister Cyril

Donald11 a écrit:Bah alors, tout ça n'a donc servi à rien !!!

Bein si, il y a quand une minorité, de plus en plus restreinte, qui continue à s'en foutre plein les fouilles; et moins ils sont nombreux plus le gâteau est gros! Pis c'est pédagogique ça entretient la peur, ça justifie la rigueur pour les autres pays; regarde tous ces povs français qui ont sincèrement peur des agences de notation comme de la peste alors qu'il y a 18 mois ils savaient même pas que ça existait...la peur mon canard c'est leur arme première!!!

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Message le Jeu 15 Déc 2011 - 13:51 par Donald11

Bah alors, tout ça n'a donc servi à rien !!!

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Message le Mer 14 Déc 2011 - 22:04 par Mister Cyril



Le Premier ministre grec Lucas Papademos le 13 décembre 2011 à Athènes
La contraction de l'économie en Grèce va dépasser 5,5% du PIB en 2011, le pays est plongé dans "la récession la plus profonde", a indiqué mercredi le Premier ministre grec Lucas Papademos.

"L'an 2011 sera la pire récession que ce pays a jamais traversé, la contraction du PIB est prévue à plus de 5,5%", a souligné M. Papademos au cours d'une conférence organisée par la chambre de commerce américano-grecque, "nous avons un dur chemin à faire".

Le FMI vient de préconiser une reduction massive des services publics"...je pèse mes mots, la guerre est au bout du chemin!

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Message le Mar 1 Nov 2011 - 19:06 par Mister Cyril

Salut mon canard migateur, vi j'avais lu la même info que toi mais démenti ailleurs, ce n'était qu'une étude ils n'auraient pas signé...de toutes façons s'ils veulent acheter des armes ils trouveront toujours des brousoufs (ça c'est une constante de l'Histoire!).

Bizz

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Message le Mar 1 Nov 2011 - 12:35 par Donald11

Et surtout ne pas megoter ....

Et vivent les plans de rigueur !

Et pendant ce temps la, les bourses devissent encore ...

Et vivent les plans de sauvetage ...

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Message le Jeu 20 Oct 2011 - 22:09 par Mister Cyril

Grèce : mort d'un manifestant, le Parlement adopte l'austérité


Un manifestant est décédé jeudi à Athènes après de violents incidents qui ont éclaté en marge d'une manifestation anti-austérité et se poursuivaient dans la soirée, alors que le Parlement votait en faveur d'une nouvelle cure de rigueur rejetée par une population grecque à bout de nerfs.

Grâce aux seules voix de la majorité socialiste, le Parlement grec a finalement adopté jeudi soir par articles la nouvelle loi d'austérité contestée par l'opposition et dans la rue par les syndicats, sur fonds de grève générale dans tout le pays.

Le Premier ministre Georges Papandréou, a salué ce vote dans une lettre lue par le président du Parlement, et annoncé la radiation du parti de la seule députée socialiste, et ex-ministre du Travail, Louka Katseli, ayant marqué sa différence, en votant tous les articles sauf le 37, celui gelant les conventions collectives sectorielles dans les entreprises.

A la demande de l'opposition, un scrutin nominatif avait été organisé sur une vingtaine des articles de la loi les plus controversés, soit outre l'article 37, ceux prévoyant de nouvelles coupes salariales et le placement en chômage technique d'environ 30.000 personnes dans le secteur public.

Tous les députés présents de l'opposition, 144 sur un total de 146, ont voté contre, au deuxième jour de rassemblements massifs anti-austérité émaillés d'incidents.

Le reste des articles a été adopté par une procédure simplifiée à la suite du vote nominatif, alors que la loi avait déjà été adoptée "sur le principe" mercredi soir.


Le quinquagénaire décédé, un syndicaliste communiste, hospitalisé après avoir participé à une manifestation émaillée par des affrontements directs violents entre militants communistes et casseurs, a succombé à un arrêt cardiaque, a annoncé la direction de l'hôpital.

Contrairement à ce qu'avaient affirmé les médias grecs, il n'était pas blessé, mais a été admis à l'hôpital avec "un électrocardiogramme plat", a précisé ce communiqué.

La justice a ouvert une enquête et nommé un procureur.

Jeudi soir, après la confirmation du décès, le chef de l'opposition de droite, Antonis Samaras, a accusé le gouvernement d'avoir "perdu le contrôle de la situation". Une députée de la majorité socialiste a mis en cause l'absence de professionnalisme de la police grecque.

Les services d'urgence ont fait état de 16 blessés dans des violents affrontements sur la place Syntagma, en face du Parlement, pendant l'après-midi.

Au total, plus de 50.000 personnes avaient défilé dans les rues d'Athènes jeudi, au lendemain d'une manifestation géante qui avait réuni plus de 70.000 personnes dans la capitale et 125.000 dans tout le pays, selon la police.

Des incidents sporadiques se sont poursuivis dans la soirée dans le centre d'Athènes, et jusque dans le quartier touristique de Monastiraki.



Dans l'après-midi, des groupes mobiles de plusieurs dizaines de jeunes harcelaient la police et se livraient à des actes de vandalisme, incendiant des poubelles, lançant des cocktails Molotov et saccageant vitrines et mobilier urbain.

Les manifestants communistes avaient pourtant réussi à prendre le contrôle de la place Syntagma, repoussant les assauts des militants anarchistes qui leur lançaient des cocktails Molotov, selon une journaliste de l'AFP.

En chantant "le peuple, le peuple, tu peux, tu peux, ne courbe pas l'échine", un groupe de plusieurs centaines de manifestants du syndicat communiste Pame portant des casques de moto avait avancé de front sur la place, en rangs serrés, bien décidés à ce que les jeunes casseurs ne perturbent pas le rassemblement.

Pendant la bataille rangée entre les deux camps à coups de lattes de bois et barres de fer, les forces de l'ordre, d'ordinaire très présentes dans les manifestations en Grèce, en retrait dans les rues adjacentes, envoyaient seulement quelques grenades assourdissantes ou de gaz lacrymogène pour tenter de disperser la foule.

L'annonce du décès a soulevé une vive émotion au Parlement pendant les débats sur la nouvelle loi de rigueur qui suscite la colère de la rue, alors que les doutes s'accumulent sur les chances de résoudre la crise de la dette grecque au niveau européen ce week-end.

"Il y a des doutes sérieux quant à savoir si nous déboucherons sur des décisions dimanche (...). Je tire la sonnette d'alarme contre de nouveaux ajournements", a déclaré en conseil des ministres le Premier ministre, qui réclame de l'UE un règlement "décisif" de la crise de la dette qui bouscule son pays et la zone euro.


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Message le Mer 19 Oct 2011 - 11:20 par Mister Cyril

La Grèce paralysée par une nouvelle grève générale, des milliers de manifestants à Athènes :

Le parlement grec était encerclé de plusieurs dizaines de cars de police mercredi en fin de matinée à Athènes, où plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler au premier jour d'une grève générale de 48 heures à l'appel des syndicats opposés à un nouveau train d'austérité.

Les transports, les écoles, les musées et l'ensemble du secteur public grec étaient paralysés mercredi et, chose plus rare en Grèce, de nombreux magasins, banques ou kiosques sont restés porte close également, répondant à l'appel à la grève et à manifester des deux grands syndicats de la fonction publique et du secteur privé, Adedy et GSEE, qui doivent défiler dans l'après-midi.

En fin de matinée, la police recensait déjà 20.000 personnes dans plusieurs cortèges, dont le plus important était celui du syndicat communiste Pame réclamant l'annulation du "memorandum", l'accord signé en mai 2010 qui subordonne le maintien de la perfusion financière de l'Union européenne et du Fonds Monétaire International aux efforts d'austérité et d'assainissement du pays.


Dans le cortège, la bannière des grévistes du bâtiment demandait que "le gouvernement tombe maintenant" tandis qu'une autre, sur un bâtiment du ministère de la Santé, portait la mention "prenez le memorandum et barrez vous".

Cette cinquième grève générale depuis le début de l'année --la deuxième de 48 heures depuis la fin juin-- intervient alors que le pays est déjà perturbé par une multitude d'arrêts catégoriels de travail, comme celui des éboueurs, qui laisse les rues d'Athènes jonchées de tonnes de déchets depuis plus de 10 jours.

Rares sont les catégories professionnelles qui n'ont pas appelé à cesser le travail, depuis les fonctionnaires, les agents du fisc, les médecins et les professeurs jusqu'aux marins, chauffeurs de taxi, "traders" et gérants des stations d'essence. Même les boulangers devaient se joindre au mouvement.

Cette démonstration de force vise à faire reculer le gouvernement, qui a décidé de nouvelles mesures d'austérité pour satisfaire les exigences des créanciers du pays, lesquels en font une condition au versement d'une nouvelle tranche de l'aide internationale indispensable pour éviter à la Grèce une faillite pure et simple.


L'Union européenne pourrait s'accorder dimanche sur une nouvelle réduction de la dette grecque, plus importante que celle qui avait été décidée le 21 juillet en accord avec les banques, dans l'espoir d'enrayer la crise de la dette dans la zone euro qui menace de s'étendre à l'Italie et l'Espagne.

Outre la mise en chômage technique de 30.000 salariés du secteur public d'ici fin 2011 et une grille unique des salaires pour les fonctionnaires, le projet de loi devant être voté jeudi au Parlement prévoit notamment un gel des conventions collectives, ouvrant la voie à des baisses de salaire dans les entreprises du secteur privé.

"Cela veut dire que nos employeurs pourront nous imposer n'importe quel salaire, sans que nous puissions rien lui opposer. C'est une grave remise en question des droits des salariés", estime Irène, une architecte d'une trentaine d'année.

"C'est la première manifestation à laquelle je participe depuis mai 2010" raconte pour sa part Nikos Stefanatos, 46 ans, ingénieur dans un organisme public. "A cette époque-là, je gagnais 2.800 euros par mois, maintenant j'en gagne 1.500. Cette politique insensée est désastreuse pour la Grèce. Les mesures (d'économie budgétaire, NDR) tuent les éléments les plus dynamiques du secteur public grec".

Hormis le nombre de gens dans les rues, les médias scrutent également l'attitude et la stratégie de la police pour jauger le climat de cette épreuve de force après les violences policières, notamment à l'égard des journalistes, qui ont marqué la dernière grève, le 5 octobre. Depuis, plusieurs hauts responsables de la police ont été remplacés.

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Message le Mar 18 Oct 2011 - 12:35 par country skinner

Le canard a écrit:usurpation d'identite dans l'idée
Comment ? Tu ne savais pas que Panagiotis Grigouriou est un pseudonyme souvent utilisé par R.I. Mogard ?
Country "Piedacoulis" Skinner

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Message le Mar 18 Oct 2011 - 9:05 par Donald11

Et le ouebemasteur n'a pas censure ce commentaire sur M2 ? Ça vire bolchevik ce canard !!! Quelqu'un(e) a-t-il (elle) cherche les origines de cet ethnologue de choc ? Curieux qu'il ne pourrisse pas déjà dans les geôles papandreouesques !!! En tout cas, ça fait plaisir a lire ...
J'ai comme un goût de propagande sur la langue ... Et d'usurpation d'identite dans l'idée ! Mais vous savez déjà que le doute m'habite ! En tout cas, ce n'est guère le style du Monsieur ...

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Message le Lun 17 Oct 2011 - 19:16 par Mister Cyril

Je bois du petit lait...

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