Les indignés an II

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30092012

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Les indignés an II




Les Portugais dans la rue contre "le vol des salaires et des pensions"

Samedi 29 septembre en fin d'après-midi, la place du Commerce à Lisbonne était noire de manifestants. Des dizaines de milliers de Portugais se sont rassemblés samedi 29 septembre à Lisbonne à l'appel des syndicats pour crier leur refus de la politique de rigueur menée par le gouvernement de centre-droit, qui s'apprête à l'accentuer afin de tenir ses engagements internationaux. La place du Commerce, située au cœur de la capitale, était noire de monde en milieu d'après-midi. Selon les estimations de la presse, elle peut contenir entre 70 000 et 175 000 personnes.
Cette manifestation "contre le vol des salaires et des pensions de retraite" était organisée par la CGTP, la principale confédération syndicale portugaise mais comptait sur le soutien des mouvements d'indignés et d'un groupe de citoyens qui, via les réseaux sociaux, avait mobilisé deux semaines auparavant plusieurs centaines de milliers de personnes dans une trentaine de villes. Témoignant d'une colère sociale grandissante, le rassemblement du 15 septembre avait été le plus important au Portugal depuis que le pays a obtenu, en mai 2011, une aide de 78 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international.

"Un avenir ? Je ne sais pas si j'en ai", peut-on lire sur une pancarte brandie par un manifestant, samedi 29 septembre dans le centre de Lisbonne. | AFP/PATRICIA DE MELO MOREIRA
UNE GRÈVE GÉNÉRALE À L'ORDRE DU JOUR


Haranguant la foule réunie à Lisbonne, le secrétaire général de la CGTP, Arménio Carlos, a appelé à "l'unité de toutes les victimes de cette politique" et annoncé la tenue le 3 octobre d'une réunion de la centrale syndicale qui "discutera de la convocation d'une grande grève générale". Sur la place aux abords du fleuve Tage, les manifestants ont scandé "A bas l'austérité !" en brandissant pancartes et drapeaux des syndicats des administrations locales, des enseignants et même des forces de l'ordre, avant de se disperser dans le calme.

En échange de son sauvetage financier, Lisbonne s'est appliqué à mettre en œuvre une sévère cure de rigueur mais la récession économique et le chômage se sont aggravés, et le gouvernement de centre-droit peine à assainir les comptes publics. Le déficit budgétaire du pays s'élevait fin juin à 6,8 % du PIB, un chiffre encore loin de l'objectif de 5 % pour l'ensemble de cette année, qui vient d'être revu à la hausse par ses bailleurs de fonds. Un contrôle renforcé des dépenses et une augmentation des impôts sur le patrimoine et le capital sont à l'étude afin de corriger ce dérapage. En 2013, le gouvernement devra ramener le déficit à 4,5 % du PIB, contre un objectif de 3 % auparavant, en faisant des économies supplémentaires de 4,9 milliards d'euros qui impliqueront une nouvelle hausse de l'impôt sur le revenu, a-t-il déjà prévenu.
A Madrid, les manifestants continuent de faire pression autour du Congrès


Dans l'Espagne voisine aussi, l'exaspération sociale devient plus pressante alors que le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy compte poursuivre sur le chemin de l'austérité. Aux cris de "démission", des milliers de manifestants ont répondu à l'appel de la mouvance des indignés et se sont une nouvelle fois rassemblés samedi en fin de journée autour du Congrès des députés à Madrid, pour dénoncer les coupes budgétaires face aux cordons de la police anti-émeutes déployée en masse.


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Mister Cyril

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Les indignés an II :: Commentaires

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Message le Dim 24 Fév 2013 - 21:14 par Mister Cyril




Des Espagnols manifestent à Madrid le 23 février 2013Comme à Madrid, des "marées citoyennes" ont été organisées dans de nombreuses villes d'Espagne, rassemblant notamment des milliers de personnes à Barcelone, Valence, La Corogne, Séville ou Bilbao.

"Nous sommes très en colère", s'écriait Cristina Martin Benito, une infirmière de 35 ans vêtue de la chemise blanche de la "santé en lutte". "Nous revendiquons la nécessité d'être protégés un peu plus, nous les citoyens, et pas les banques".

Parmi la foule encore, des salariés d'Iberia, la compagnie aérienne qui doit suprimer 3.800 emplois, en gilets jaune fluorescent, les mineurs, casque et lampe sur le crâne, dénonçant derrière une grande banderole "la fermeture des bassins miniers, sans activité alternative".


Le gendre du roi d'Espagne, Iñaki Urdangarin, devant le palais de justice de Palma de Majorque, aux Baléares, le 23 février 2013Cible de la colère des manifestants: la politique d'austérité menée depuis un an par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, visant à récupérer 150 milliards d'euros d'ici 2014.

Alors que tous les clignotants sociaux sont au rouge, que le pays en récession affiche un chômage de 26%, la grogne est accentuée par l'aide européenne de plus de 41 milliards d'euros accordée aux banques, une injustice pour beaucoup d'Espagnols.

Les affaires de corruption qui éclaboussent les grandes institutions du pays renforcent encore le malaise. Samedi, des drapeaux républicains, rouge, jaune et violet, flottaient dans la foule.

Car la monarchie, jusque-là réputée intouchable, se retrouve prise dans la tourmente d'un scandale sans précédent: le gendre du roi Juan Carlos, Iñaki Urdangarin, était interrogé samedi par un juge des Baléares dans une enquête sur le détournement de millions d'euros d'argent public.

Au point que la Maison royale a dû, vendredi, publier un démenti face à des rumeurs sur une éventuelle abdication du roi, âgé de 75 ans.

En janvier, c'est le nom de Mariano Rajoy qui était apparu dans une liste, publiée par le quotidien El Pais, de bénéficiaires présumés de paiements occultes.

"C'est une accumulation. Le chômage, la corruption, l'absence d'avenir pour les jeunes", résume Luis Mora, employé dans le secteur de la construction de 55 ans. Il est venu manifester vêtu d'une blouse blanche sur laquelle il a épinglé des enveloppes, devenues en Espagne symbole d'indignation contre la corruption, où sont inscrits des chiffres: "10.000 euros", "20.000 euros".

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Message le Sam 17 Nov 2012 - 18:14 par Mister Cyril

country skinner a écrit:Ils savent très bien qu'il n'est pas possible de relancer l'économie pour tous. leur but est seulement de maintenir l'existence privilégiée des quelques uns qui détiennent les richesses. Ils organisent un système de plus en plus répressif / dépressif pour soumettre / domestiquer le plus grand nombre.

"Le vingt et unième siècle sera policier ou ne sera pas" R.I Mogard "Pourquoi Malraux n'a rien compris" - Editions du Cherche Toujours

Complètement, le mythe de la croissance pour tous est fini...par contre ils peuvent encore maintenir leurs privilèges, revenus, châteaux, dividendes, marges...au prix d'une grosse pression économique et sociale sur les 99%. Donc on laisse faire ou on s'oppose, on résiste ou on se résigne etc, etc!

Bon week les cocos!

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Message le Sam 17 Nov 2012 - 9:31 par country skinner

Ils savent très bien qu'il n'est pas possible de relancer l'économie pour tous. leur but est seulement de maintenir l'existence privilégiée des quelques uns qui détiennent les richesses. Ils organisent un système de plus en plus répressif / dépressif pour soumettre / domestiquer le plus grand nombre.

"Le vingt et unième siècle sera policier ou ne sera pas" R.I Mogard "Pourquoi Malraux n'a rien compris" - Editions du Cherche Toujours

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Message le Ven 16 Nov 2012 - 23:41 par Donald11

Si quelqu'un pouvait m'expliquer à quel jeu s'adonne les dirigeants des pays européens ... En effet, ces saignées dans les revenus de la masse populaire, ça ne peut pas relancer l'économie, comme ils disent. Faut pas sortir de HEC ou de St Cyr pour comprendre qu'au bout, il y a la récession, la misère et les troubles qui vont avec.
Enfin, du côté de Bugarach, tout est en place pour attendre la fin du monde : les flics s'entrainent déjà !

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Message le Jeu 15 Nov 2012 - 21:46 par Mister Cyril

country skinner a écrit:Nos rêves sont vos pires cauchemars

J'adore celui-là!!!

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Message le Mer 14 Nov 2012 - 19:26 par country skinner

Nous croirons a la crise quand les riches sauteront en masse par les fenêtres
Nos rêves sont vos pires cauchemars

(quelques tags relevés sur les murs de Barcelone)

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