Le gouvernement enterre la retraite à 60 ans!

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25052010

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Le gouvernement enterre la retraite à 60 ans!




Le débat doit rester ouvert", affirme le Premier ministre François Fillon. Une source proche du dossier affirme cependant que le gouvernement a décidé de repousser l'âge légal de départ à la retraite.


François Fillon (AFP)
"La concertation continue" sur la réforme des retraites, a assuré François Fillon, mardi 25 mai, devant les députés UMP. "Nous avons pris des engagements de calendrier avec les partenaires sociaux (…) Il y a une forte pression médiatique pour afficher" tout de suite le contenu de la réforme mais "le débat doit rester ouvert", a ajouté le Premier ministre.


Pourtant, selon une source proche du dossier, le gouvernement a décidé de repousser l'âge légal de départ à la retraite, à 60 ans actuellement. Le gouvernement n'a pas encore déterminé à quelle limite il le fixerait. Cette source a indiqué que "le curseur" n'avait pas été arrêté: "Il n'y a pas de piste aboutie". Toutefois, cette source a affirmé que la question d'un relèvement "des cotisations des fonctionnaires" était "vraiment sur la table". Ces annonces interviennent quelques jours avant la journée de mobilisation syndicale, jeudi, sur les retraites.

Ce week-end, plusieurs médias (Le Monde, Le Figaro, l'Express, Les Echos), faisant écho aux affirmations de plusieurs syndicats, avaient assuré que le recul de l'âge de départ à la retraite aurait lieu progressivement à partir de janvier 2011, avançant 62 ou 63 ans. Ce que le gouvernement avait aussitôt démenti.

Ils ont également affirmé que la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein (41 ans en 2012) allait être également allongée. L'Express a évoqué "42 ans et un trimestre en 2030".



"1er janvier 2011"

Dimanche, le ministre du Travail Eric Woerth a indiqué que la réforme des retraites entrerait progressivement en œuvre à partir du "1er janvier 2011".

Côté recettes nouvelles, ces journaux ont assuré en outre que le gouvernement cherchera entre 3 et 4 milliards d'euros, citant notamment une taxe sur les hauts revenus qui pourrait rapporter 600 millions d'euros.

Du côté de l'UMP, on considère que le report de l'âge légal est "inévitable". Dans un entretien à Aujourd'hui en France/Le Parisien de ce mardi, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, affirme que "relever l'âge légal de la retraite est inévitable, à condition de mettre en place la reconnaissance de la pénibilité et de conserver en l'adaptant le dispositif des carrières longues". Et d'ajouter : "Nous sommes le seul pays d'Europe à connaître un âge légal aussi bas". "Même Dominique Strauss-Khan a fissuré le dogme de la retraite à 60 ans", a argué Xavier Bertrand.



Convention de l'UMP

Pour le secrétaire général de l'UMP, il faut "remonter l'âge légal de façon progressive" et "se donner des moyens supplémentaires pour augmenter le taux d'emploi des séniors". Xavier Bertrand, s'est également déclaré "favorable au développement du temps partiel en fin de carrière, compensé financièrement, pour maintenir un certain niveau de salaire".

Concernant le financement des retraites, Xavier Bertrand a affirmé que "la capitalisation ne doit pas être un tabou chez nous parce qu'il ne s'agit pas de capitalisation à l'anglo-saxonne".

Ces déclarations surviennent alors que la convention de l'UMP sur l'avenir des retraites doit se dérouler ce mardi, de 9h à 17h. La majorité devrait ainsi mettre sur table ses propositions sur la réforme.



"62 ans me semble un minimum"

De son côté, le secrétaire national de l'UMP chargé des retraites, le député Arnaud Robinet, a estimé que relever l'âge de départ à 62 ans "semble un minimum" et que "65 ans est dans le domaine du possible si l'on se place à l'horizon 2030". Et d'ajouter, dans une interview déclare au quotidien économique Les Echos : "Cela peut être dangereux socialement mais il faut que la majorité soit courageuse".

Le secrétaire national a également affirmé que pour la prise en compte de la pénibilité, "il va falloir faire très attention de ne pas ouvrir la boîte de Pandore et de recréer des régimes spéciaux". Selon lui, il faut que "la pénibilité soit considérée de manière individuelle et non collective" avec "un carnet de santé professionnel" permettant de suivre le salarié durant toute sa carrière.

Au sujet des séniors, Arnaud Robinet a souligné qu'il fallait "donner un coup d'accélération" à leur recrutement "en diminuant - à défaut de les supprimer - les cotisations chômage et retraite" car "c'est le coût du travail qui est un frein à l'emploi des seniors".

Quant à l'harmonisation des régimes de retraite publics et privés, il faut "accélérer la convergence" mais sans que "le débat se focalise uniquement sur la période de référence pour le calcul de la pension, c'est-à-dire les six derniers mois pour la fonction publique et les vingt-cinq meilleures années pour le secteur privé", a estimé le député.
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Mister Cyril

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Message le Lun 11 Oct 2010 - 20:33 par Mister Cyril

Que ta conclusion soit profétique mon bon Augure...

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Message le Lun 11 Oct 2010 - 18:03 par Invité

Salut à tous, je vous colle ci après un post que j'ai rédigé pour un article de médiapart "vive la sociale" de Laurent Mauduit, qui mettait en avant(entre autre) comme rue89 (bien que différemment) que cela dépassait le seul problème des retraites.

Il est certain que nous sommes à un tournant... et bien sûr cela va bien au delà des retraites.

La question est celle du modèle de société. Allons nous nous agenouiller devant les forces du marché, ou allons-nous refuser ce qu'on essaie de nous présenter comme une fatalité ?
On nous dit que c'est inéluctable, que nul choix n'est possible, qu'il faut nous adapter ou mourir... Mais quand on dit que l'on n'a pas le choix... c'est juste parce que le choix est déjà fait...

Le choix de ce gouvernement est il celui des français ?

Sommes nous, nous français, mais au delà, nous, êtres humains de cette planète, condamnés à accepter l'aliénation aux folies destructrices de l'oppression néolibérale ?
Serions nous condamnés à devenir des outils de production jetables, taillables et corvéables à merci, d'un monde sans foi ni loi, inféodés aux puissances financières et industrielles ?
Sommes-nous définitivement destinés à détruire notre environnement, à renoncer à l'évolution spirituelle de l'être, à refuser la sagesse et à jeter aux oubliettes tous les enseignements de nos plus grands penseurs et des humanismes les plus nécessaires ?

Nous nous sommes laissés corrompre par le luxe... et nous avons oublié que ce que nous considérions comme acquis, l'avait été de haute lutte. Nous voulions croire qu'un esprit de raison s'imposerait, et qu'il était des choses, issues de l'après guerre, dont nul n'avait la volonté de remise en question. Mais c'était sans compter la capacité de corruption du pouvoir, la soif de domination des puissants, le vice qui leur sert de vertu, le mensonge qui leur sert de vérité... Inconscients, ivres de puissances et de richesses, ils veulent s'abreuver du sang de nos enfants après avoir fait couler celui de nos pères et ils n'attendent de nous que la soumission.

Ils se sont aveuglés eux même de leur propre dogme et de leurs certitudes, ils pensent avoir gagné, et que la dernière ligne droite n'est plus qu'une formalité...
Mais aujourd'hui, des centaines de milliers de personnes n'ont plus de toit... des millions n'arrivent plus à boucler leur fin de mois, la restriction que certains présentent nécessaire, inéluctable, vertueuse, frappe déjà de plein fouet les plus démunis d'entre nous.
Chaque jour de nouvelles personnes se retrouvent à la rue, chaque jour de nouvelles personnes perdent leur emploi, chaque jour, pour la majorité d'entre nous, il devient de plus en plus difficile de satisfaire à ses besoins vitaux.

Vous pensez que cela peut continuer comme ça, s'installer durablement, sans confrontation ?

Ce ne sont ni les politiques ni les syndicats qui lanceront le mot d'ordre, ils sont empêtrés dans leur fonctionnement schizophrénique, mais la volonté populaire, pour pouvoir être instrumentalisée, demeure cependant une force indomptable et surtout, imprévisible.

Les forces sont déjà à l'œuvre, et loin de toutes prédictions, l'inattendu se révèle. Nous ne sommes plus dans le même monde que celui qui a construit les fondements de notre société. Les ressors et les mécanismes, pour avoir des similarités, génèrent, au niveau individuel, des réactions improbables. Si des antagonismes attendus s'affichent, des ententes surprenantes se dévoilent, et même dans la misère la plus profonde des alliances se mettent en place, sans lien avec les réseaux traditionnels de contestation, pour une forme de résistance inédite.

Ils pensent que c'est déjà gagné... mais ils n'ont fait que semer le vent... et inéluctablement se récoltera la tempête, quoi qu’il en ressorte.

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Message le Lun 11 Oct 2010 - 14:22 par Donald11

Cette pseudo reforme des retraites ne serait pas la petite goutte d'eau qui .... ?

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Message le Lun 11 Oct 2010 - 9:29 par Mister Cyril

Un peu d'optimisme un lundi matin, merci Ratounet;...notre peuple vaincra!

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Message le Lun 11 Oct 2010 - 6:10 par country skinner

Par David Servenay | Rue89 | 10/10/2010 |

http://www.rue89.com/2010/10/10/les-retraites-servent-de-pretexte-a-la-formulation-de-la-colere-170168

Selon Henri Vacquin, spécialiste des conflits sociaux, la mobilisation est plus proche de Mai 68 que de décembre 95. Entretien.
« Vieux con » de la gauche, comme il se surnomme, Henri Vacquin, 71 ans, analyse la dynamique du mouvement social en cours qui pose, selon lui, une « question sociétale ».

Plus proche de Mai 68 que de décembre 95, la contestation dépasse l'enjeu visible de la réforme des retraites. Grand entretien.

Rue89 : Les grandes confédérations syndicales ont lancé un mouvement de grèves reconductibles. Elles ont cédé à la pression de la base ?

Henri Vacquin : Essayons d'abord de situer le cadre. Les retraites, en soi, sont plus un prétexte et un symptôme lourd d'autre chose.

Dans ce conflit, on est dans une conjoncture plus large. La question de l'âge du départ à la retraite n'est pas nouvelle : souvenons-nous de ceux qui avaient des activités pénibles, à partir de 50-55 ans, dans la sidérurgie des années 80. Il y avait déjà de fortes disparités. Le fond du problème n'est donc pas l'âge de la retraite.

Le problème est pour les jeunes de moins de 25 ans qui sont au chômage et les plus de 55 ans qui sont poussés vers la sortie (cette année, il y a eu 350 000 licenciements conventionnels).

En fait, on a une majorité de l'opinion qui est pour la réforme, mais cette majorité la considère aussi comme injuste.

A réduire la réforme au problème financier du système ou au couperet de l'âge, on est à côté de la plaque… Le sujet, c'est l'emploi et la manière de le gérer depuis trente ans, comme la principale variable d'ajustement des entreprises. Les retraites servent de prétexte à la formulation de la colère.

Or, cela ne peut pas être dissocié de :

* la crise de 2008, où rien n'a changé depuis ;
* la décrédibilisation de la politique ;
* les affaires en cours − Bettencourt-Woerth, etc.

C'est une colère à l'égard d'une forme d'ultra-libéralisme. On a une situation compliquée, très imprévisible et perverse : on crie contre les 65 ans, mais on est en fait dans le discrédit de l'ultra-libéralisme. La mutation du travail a été vécu dans un certain fatalisme et les affaires réveillent une colère morale.
« Raymond Soubie a sous-estimé ce mouvement »

Comment gérer cette « colère » du côté des syndicats ?

Après la manif du 24 juin, c'était quitte ou double. Les syndicats voulaient franchir le cap du mois d'août où un conflit social peut tranquillement s'enliser. Ils y sont parvenus en le rendant populaire. Dès le 7 septembre, ils étaient à nouveau dans la rue, alors que d'habitude, les manifs ont plutôt lieu en octobre.

Aujourd'hui, ce n'est plus une succession de manifs, mais un mouvement social qui est en cours, avec un ancrage populaire dans les régions.

Raymond Soubie [le conseiller social de l'Elysée, ndlr] et les autres ont sous-estimé ce mouvement. Leur position à tous (syndicats et gouvernement) est difficile, car il faut trouver une sortie à la colère.
« L'opinion est la clef de tout conflit »

Est-ce différent de décembre 1995 contre le plan Juppé ?

La donne est différente, pour plusieurs raisons :

* l'unité syndicale existe, sous la pression de l'opinion ;
* Soubie ne pourra pas jouer, comme d'autres l'ont fait avant lui − on se souvient de Nicole Notat sur les retraites −, sur une division CGT/CFDT.

Ce dernier point est capital, car les liens sont très forts entre les deux états-majors, ils ont porté ensemble la recomposition syndicale. Ils sont très liés.

Maintenant, quels sont les comportements de l'opinion ? C'est la clef de tout conflit. Elle est favorable au mouvement. Pourquoi ? Il y a une colère autour des injustices vécues dans le partage des efforts qui n'est pas satisfait.

On ne peut pas exclure une radicalisation du mouvement, car il est porté par une colère peu explicite mais profonde.

L'actualité joue un rôle dans cette colère…

Bien sûr. Je pense aux Roms depuis cet été, aux transgressions de la part de la police et aux affaires en tout genre. Tout cela alimente un climat.

Henri Vacquin (Audrey Cerdan/Rue89).
« Une capacité à débrayer très imprévisible »

Vous pensez que les syndicats peuvent être débordés par des mouvements plus radicaux ?

Je répondrai par une question : pourquoi les syndicats ne plongent pas dans une grève générale ? D'abord, parce que personne n'y croit plus. Ensuite, ils ont la trouille d'une déstabilisation de l'Etat et de la société. Ils sont donc très responsables.

C'est pour cela que ce mouvement me fait plus penser à 68 qu'à 95. En Mai 68, je n'ai jamais compris pourquoi les usines ont débrayé en suivant notre mouvement. La France a toujours eu une capacité à débrayer très imprévisible.

C'est donc une affaire de tradition sociale…

Il faut comprendre une chose : les gens de la SNCF ou de la RATP sont tranquilles avec leurs régimes spéciaux jusqu'en 2016. Mais l'ouverture du service public au grand capital les fait souffrir. Cela alimente leur attitude par rapport aux retraites. Ils sont directement concernés, avec une combativité latente.

Thibault a dit : « On agira en fonction de ce que les AG décideront. » La CGT joue une attitude démocratique, comme Sud-Solidaires. Pourquoi ? Parce que la solution, ce n'est pas forcément 48 heures de grève direct, ça peut être deux heures fin de poste.

On peut faire chier le pays autant, avec moins de moyens. C'est un autre processus de mobilisation, une manière de dire : « Tu donnes à la retraite ce que tu peux. »

C'est exactement ce qui s'est passé le 23 septembre, j'ai pu le constater avec mon observatoire qui compte des chefs d'entreprise.
« Un sentiment d'amertume pour 2012 »

Quelles sont les marges de manoeuvre du gouvernement ?

Au mois de juillet, les patrons disaient : « Les retraites, c'est plié. » Depuis l'été, c'est différent, ils disent : « Avec les affaires, c'est devenu un problème sociétal. »

Le « père Soubie » a sous-estimé le potentiel de la grève. Le gouvernement a un peu discuté au début, puis le projet a été annoncé et il a coupé les contacts sans renouer la discussion.

Les syndicats, de leur côté, ont attendu septembre pour s'interroger sur Woerth et sa légitimité à conduire les négociations. Ce qui est très responsable de leur part.

A cela, vous ajoutez le jeu ridicule sur les chiffres des manifestants à chaque nouveau rendez-vous. Là, je ne suis pas sûr que le gouvernement n'ait pas commis une grosse erreur.

Quels scénarios de sortie de crise le gouvernement peut-il envisager ?

Pour l'instant, ils sont faibles, ces scénarios. Ils ont peur des jeunes, alors ils font un geste envers les jeunes par la voie du Sénat. Idem pour les femmes. Aujourd'hui, c'est la pénibilité qui est abordée. Mais jamais ils n'atteindront par ce biais le seuil symbolique où les gens se disent : « On a obtenu quelque chose. »

Je ne suis pas un anti-Sarkozy maladif (j'ai même voté pour lui en 2007, on me l'a assez reproché), mais il a voulu faire de cette réforme un marqueur politique. Il en sortira un sentiment d'amertume intéressant pour 2012.
« Dans ce mouvement, rien n'empêche le déclic »

Que penser de l'attitude de la gauche ? On a parfois l'impression que les partis laissent les enjeux politiques aux syndicats…

On critique les syndicats, mais que penser du silence de la gauche après la crise financière de 2008… Idem, en face, pour l'énorme silence patronal sur les retraites. C'est dangereux, car l'Etat a une fonction d'arbitre. S'il est identifié au patronat, ce n'est pas bon pour le climat social.

Il est trop tard pour le gouvernement ?

Le temps de retard est difficile à rattraper. Le gouvernement s'est trompé sur l'appréciation du mouvement et quand Ségolène [Royal, ndlr] dit qu'elle rétablira les 60 ans, personne n'y croit.

Comme en 68, il peut y avoir des violences ?

Je m'attends plus à des mini-implosions sociétales qu'à un grand conflit social. En 68, on était des boy scouts, très surpris d'entraîner tout le monde.

Au-delà de ça, c'est fini l'idée reçue selon laquelle la France n'est pas réformable. Ce qui est en jeu, c'est la manière de faire le partage des richesses et la manière de faire cette réforme.

Les jeunes semblent un peu apathiques vis-à-vis de ces enjeux…

Le problème n'est pas là. Les jeunes savent que l'avenir sera difficile, après cinq à six années de stages, même en étant à bac+4. Le fatalisme existe autant que chez les adultes.

Mais dans ce mouvement, rien n'empêche le déclic, type Jan Palach à Prague ou le Chinois face au char de la place Tian'Anmen. Il faut toujours un moment où la colère doit s'exprimer.

Diriez-vous, comme l'éditorial de Pierre Vianson-Ponté dans Le Monde avant Mai 68, que la « France s'ennuie » aujourd'hui ?

A chaque conflit, on me pose cette question, mais aujourd'hui, on ne me la pose plus. Il y a beaucoup de différences entre les deux époques :

* une présidence de la République mal incarnée (de Gaulle n'aurait pas dit « casse toi pov'con ») ;
* la gauche existait, même chez les gaullistes ;
* on est dans l'inquiétude et dans l'incertitude aujourd'hui, ce n'était pas le cas dans les années 60.

Mais deux situations aussi différentes peuvent générer des événements similaires.

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Message le Mer 6 Oct 2010 - 18:45 par Mister Cyril

Alors que le débat parlementaire sur la réforme des retraites se poursuit au Sénat, les initiatives en faveur de grèves reconductibles ont fleuri ces derniers jours, face à la détermination du gouvernement de reculer l'âge de départ en retraite.

Le point, secteur par secteur, avant la nouvelle journée de mobilisation nationale du mardi 12 octobre.


RATP. Lundi, le syndicat CGT de la RATP, le premier de l'entreprise publique, a déposé un préavis de grève illimitée. "Ce préavis couvre l'ensemble des services et des catégories professionnelles de la RATP à compter du lundi 11 octobre, 22 h 30, et ce pour une durée illimitée", indique un communiqué de la CGT de la régie.

FO et SUD prônent la même chose. La CFDT a déposé mercredi un préavis de grève reconductible à partir du 12 octobre. "La reconduction du mouvement dépendra de l'importance de la mobilisation et de la réponse du gouvernement", précise la CFDT-RATP. Un dirigeant national de la CGT relativise toutefois : la grève avait été assez peu suivie à la RATP le 23 septembre (16 % de grévistes selon la direction).

Dans les autres réseaux de transports urbains, la CGT appelle à prolonger le mouvement jusqu'au 30 octobre.

Total. La CGT-Total s'est dite favorable au principe d'une grève reconductible à compter du 12 octobre "dans toutes les raffineries" du groupe contre la réforme des retraites, a-t-on appris mardi auprès du porte-parole du syndicat, qui a précisé que la question de la grève reconductible était également en débat pour toute la fédération CGT de la chimie.

Ports et docks. A son tour, la fédération CGT de la mer a appelé mardi à "des mouvements de grève reconductible à compter du 12 octobre" sur le thème de la pénibilité, qui touche aux retraites ainsi qu'à la nouvelle convention collective prévue par la réforme portuaire. Les terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer et Lavera (Bouches-du-Rhône) étaient toujours bloqués mercredi matin, au dixième jour d'un mouvement de grève de leurs agents.

Routiers. Le mouvement reconductible pourrait également concerner les routiers. "Les salariés du transport routier marchandises sont aussi prêts à se mobiliser à partir du 12 octobre" note la CGT des transports dans un communiqué.

France Télévisions. Les syndicats CGT, FO et CFTC de France Télévisions ont déposé mercredi un préavis de grève reconductible à compter du 12 octobre. La précédente grève au sein du groupe audiovisuel, le 23 septembre dans le cadre de la journée nationale, était également reconductible. La grève doit démarrer à minuit. La CGT, FO et la CFTC exigent le "retrait" du "mauvais texte" sur la réforme des retraites. Les syndicats demandent également à la direction de France Télévisions "le comblement des 900 emplois qui seront laissés vacants par le plan de départs volontaires en retraite", annoncé en 2009.

Gaz-électricité. La CGT-Energie a annoncé mercredi après-midi le dépôt d'un préavis de grève illimitée dans les 140 entreprises des secteurs du gaz et de l'électricité (dont EDF et GDF-Suez) pour "permettre aux salariés d'élargir et d'amplifier le rapport de forces suite à l'action unitaire du 12 octobre", peut-on lire dans un communiqué. "C'est une réponse responsable, organisée et déterminée à la fin de non-recevoir du gouvernement".

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Message le Mer 6 Oct 2010 - 17:07 par Mister Cyril

Les quatre principaux syndicats de la SNCF (CGT, Unsa, Sud-Rail, CFDT) vont déposer un préavis de grève reconductible à partir du 12 octobre pour la défense des retraites, a indiqué mercredi 6 octobre un porte-parole de la CGT, à l'issue d'une réunion commune à Paris.

Sur le même sujet[INTERVIEW] "Ce n'est pas l'unité qui fait le succès d'un mouvement social"
Retraites : le gouvernement campe sur les 62 et 67 ans
Retraites : la CGT envisage des "arrêts de travail partout"
"Les organisations syndicales ont décidé de déposer un préavis reconductible par périodes de 24 heures à partir du 12 octobre minuit", a déclaré Gilbert Garrel (CGT-cheminots) devant la presse.

"Les cheminots en AG (assemblées générales, ndlr), à partir du 13 au matin, décideront du caractère reconductible de ce mouvement", a-t-il ajouté.



"Il va falloir donner une autre dimension au mouvement"

"Le préavis leur donne cette opportunité, ce sont eux dans la démocratie, à travers le débat, et dans un cadre interprofessionnel et unitaire le plus large possible, qui définiront les suites qu'ils donneront au conflit", a précisé celui qui doit succéder à Didier Le Reste à la tête de la CGT-cheminots fin novembre.

Selon lui, "on a un gouvernement qui ne veut rien entendre, il va falloir donner une autre dimension au mouvement".

FO, CFTC et CFE/CGC, minoritaires à la SNCF, ont déjà déposé un préavis reconductible à compter du 12, dans les régions où ils sont représentatifs. Ainsi, tous les syndicats de la SNCF s'inscrivent dans une grève reconductible.

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Message le Lun 4 Oct 2010 - 20:59 par Mister Cyril

Le syndicat CGT de la RATP, le premier de l'entreprise publique, a déposé lundi 4 octobre un préavis de grève illimitée à compter du 12 octobre, nouvelle journée d'action interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites. "Ce préavis couvre l'ensemble des services et des catégories professionnelles de la RATP à compter du lundi 11 octobre 22 h 30 et ce pour une durée illimitée", indique dans un communiqué la CGT de l'entreprise, qui représente 36 % des personnels. La direction a confirmé le dépôt du préavis de la CGT et indiqué que Force ouvrière avait également déposé un préavis illimité. FO-RATP s'était prononcée en faveur d'un mouvement reconductible depuis le 7 septembre, tout comme SUD-RATP, mais leurs appels n'avaient pas été suivis au-delà des mouvements d'une journée



Frédéric Sarrassat, un des responsables de l'UNSA-RATP, a indiqué à l'AFP que son syndicat, le deuxième de l'entreprise (21 % aux élections professionnelles), "n'avait pas encore pris de décision" quant aux modalités de cette grève. Les quatre syndicats représentatifs de cheminots (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT) décideront mercredi des suites à donner au mouvement, ont-ils dit dans un communiqué commun. Ils consulteront d'ici là "leurs structures et (les) cheminots" sur l'hypothèse d'une grève reconductible et prendront en compte le résultat de la réunion des confédérations qui se tient lundi soir.

"Si le gouvernement continue de mépriser les millions de manifestants qui s'opposent à sa réforme et de ne pas entendre, il faut hausser le ton. Mais on ne décide pas seuls", a dit à Reuters Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-Cheminots. "On a tout essayé, des manifestations avec des grèves, des défilés le samedi. On voulait éviter une grève reconductible, mais force est de constater qu'on est pas entendus", a souligné Bruno Duchemin, secrétaire général de la FGAAC-CFDT. Plus de six cents syndicalistes appartenant à différents syndicats ont signé de leur côté un appel à une grève générale afin de "poser partout la question de l'accélération du conflit".

S'INSCRIRE DANS LA DURÉE

Les syndicats français, réunis lundi soir en intersyndicale nationale (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FSU, Solidaires et UNSA) au siège de la CFE-CGC pour tirer le bilan de la mobilisation de samedi, ont confirmé l'organisation d'une journée de grève et de manifestations le 12 octobre. Evoquant une "mobilisation qui s'amplifie" contre le projet de réforme des retraites face à un gouvernement qui "reste campé sur son intransigeance", ils appellent à "élargir le mouvement par des initiatives dans les territoires" et "des interpellations des parlementaires".

Les états-majors syndicaux réfléchissent par ailleurs aux moyens de s'inscrire dans la durée, ne pouvant se satisfaire des concessions annoncées par l'exécutif. En dehors des "aménagements" envisagés par le premier ministre François Fillon, en particulier pour les mères de famille nombreuse nées avant les années 60, les organisations syndicales ne voient aucun signe d'ouverture. "Si le gouvernement confirme son intransigeance, il ne faudra pas s'étonner si la mobilisation prend d'autres formes", a prévenu ce week-end Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.

Le projet de réforme des retraites fera l'objet d'une pré-bataille à partir de mardi au Sénat. Près de 1 200 amendements ont été déposés lundi au Sénat sur le projet de loi de réforme des retraites, ainsi que trois motions de procédure – renvoi en commission, motion préalable, irrecevabilité – visant à contrer le texte par la gauche. Une motion référendaire, en vue de soumettre le projet à référendum, devrait en outre être déposée par les trois groupes de gauche.

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Message le Lun 4 Oct 2010 - 20:05 par country skinner

Comme disait je ne sais plus qui : Quand il faudra sévir, quatre murs pour punition, ca ferait trois murs de trop...

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Message le Lun 4 Oct 2010 - 13:44 par Invité

Le problème... c'est qu'à force de creuser, qui pour enterrer les affaires courantes, qui pour inhumer les acquis sociaux, qui pour planquer les cadavres qui étaient dans le placard, ils vont finir par se prendre une éruption volcanique dans la tronche à trop exacerber le forage.

Quant aux syndicalistes... ils feraient bien de faire attention à ne pas être trop prés de la foreuse, ils pourraient être entrainés avec elle dans le précipice...

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Message le Dim 3 Oct 2010 - 21:41 par Mister Cyril

La radicalisation commence à gagner du terrain au sein des organisations syndicales.


Ça passe... ou ça bloque. Après six mois et cinq journées d’action, le mouvement contre la réforme des retraites pourrait prendre une tournure plus inquiétante pour le gouvernement. Jusque-là très encadrée par les centrales syndicales, la contestation montre quelques signes d’une possible radicalisation. Et crée des tensions au sein de certaines organisations.

A Total, les salariés ont à chaque fois prolongé de vingt-quatre heures les journées de grève du 7 et du 23 septembre, avec des taux de grévistes allant de 50% à 80% suivant les raffineries. Pour le 12 octobre, c’est à nouveau une grève reconductible qui sera proposée aux salariés. «On s’épuise à faire des grèves saute-mouton, regrette Charles Foulard, délégué CGT à Total. Il faut désormais penser à une grève générale, seule à même de faire plier le gouvernement.» Au port du Havre, une grève a débuté dès vendredi et devrait durer jusqu’à lundi matin, bloquant l’activité sur tous les terminaux à conteneurs. A Marseille, c’est tout un ensemble de secteurs - bus, cantines, crèches, commerces, ports - qui est touché, en lien avec la réforme des retraites, mais aussi en raison de revendications plus sectorielles. «Pour faire reculer le pouvoir, il ne suffit plus de mettre trois millions de personnes dans la rue, estime Claude Michel, de la fédération CGT spectacle. Seule la généralisation de la grève permettrait d’amplifier le rapport de forces.» Dans l’Education nationale, des assemblées générales sporadiques et des grèves reconductibles ont eu lieu la semaine dernière, mais restent pour l’instant minoritaires. «Il faut arrêter les journées prétextes proposées par les grandes centrales, et pousser pour des grèves reconductibles», insiste Sud éducation Paris.

Aux sièges des grandes centrales, on reconnaît, comme à la CGT, que «nombre de salariés ont envie d’en découdre». Tout en rétorquant que la grève générale ne se décrète pas, mais se décide entreprise par entreprise. Et l’on refuse, surtout, de se sentir en porte-à-faux. «On ne craint pas la radicalisation, avance ainsi Eric Aubin, le Monsieur Retraites de la CGT. Et si elle a lieu, ce sera la responsabilité du gouvernement, dont personne ne comprend aujourd’hui l’entêtement.» Reste que plusieurs militants, au sein de l’organisation de Bernard Thibault, jugent leurs responsables frileux. «Ça brasse chez eux, surtout dans le contexte actuel de recentrage de la direction», observe un dirigeant d’une autre organisation syndicale. En Auvergne, les militants en sont même venus aux mains, entre partisans de la ligne confédérale et tenants d’une contestation plus affirmée au projet du gouvernement. Opposant déclaré à Bernard Thibault, Jean-Pierre Delannoy, de la métallurgie du Nord, estime, lui, que «ça commence à devenir très tendu en interne». Et d’affirmer que, après «dix ans d’échecs sur les enjeux sociaux (hormis le CPE), une défaite sur les retraites serait un désastre pour le mouvement syndical».

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Message le Sam 25 Sep 2010 - 15:58 par Mister Cyril

Menteurs et escrocs, autistes, boursouflés d'arrogance et pataugeant dans le déni, c'est entendu. Mais, sérieusement, peux-tu faire confiance pour ta retraite avec un pouvoir aussi nul en mathématique ?


Donc, il parait que nous n'étions que 997.000 à manifester dans le pays contre la réforme des retraites. Les témoignages du terrain démontrent que nous étions au moins aussi nombreux dans les grandes villes et surtout bien plus nombreux en province que lors de la mobilisation du 7 septembre : donc 3 millions.

Même si j'entends à ma droite, répété jusqu'à la nausée sur des médias plus que conciliants, "bande de preneurs d'otage" et, parfois, à ma gauche des "booaarrrfff... tant que c'est pas la révolution, pas la peine de bouger", tout en subissant en continue les tristes et démoralisantes boucles mensongères, télévisuelles et radiophoniques des spadassins du TINA, ce 23 septembre je suis fier d'en avoir été.

Pourquoi lâcher l'affaire ? Je me pose tant de questions, mais surement pas celle-là. Je ne suis pas syndiqué, à peine travailleur (quoique hier - et c'est une première - j'ai cramé une journée de boulot pour défiler) mais, disposant d’un capital colère intacte : il est hors de question de contribuer par mon silence à servir sur plateau télé, une résignation souhaitée (via des tartines souriantes de "bon sens et de pragmatisme des français" servies au JT du soir par le Ministre de la casserole (pion d'une organisation mafieuse à couverture démocratique, ayant la gestion de lois et des transferts de marchés, sous alibi de progrès, au profit des amis et que nous appellerons pour simplifier : gouvernement UMP).

J'ai donc battu le pavé, accompagné de quelques blogueurs (selon mes renseignements nous étions au moins le double de la dernière fois). Départ de la Banque de France...


... jusqu'à Denfert. Ciel sombre, orage menaçant, coups de tonnerre sur La Bastille, flics en colère, pompiers énervés, personnel médical atterré, cheminots hurlant, : le ton s'est nettement rigidifié par rapport à la dernière fois. « Grève reconductible » et « grève générale » reviennent dans un slogan sur deux. Ne souhaitons pas à ceux qui n'ont probablement jamais planté un clou de leur vie et qui décident, en toute bonhomie, que les français doivent travailler jusqu'à la mort, de se perdre ici, par la mégarde d'un chauffeur mécontent de ses gages : leur espérance de vie pourrait être sérieusement écourtée et leur retraite violemment anticipée.

Continuons la remontée au milieu de la chaussée, point parfait pour pleinement apprécier les perspectives parisiennes aux platanes brunis. Nous croisons Arlette Laguiller, toujours fidèle au poste à l'abri bus Lutte Ouvrière du Boulevard St-Germain, des élus PC qui encouragent les manifestants à persévérer, quelques guest-stars du PS (qui semble de plus en plus se la jouer "tous dans la rue mais toujours bien fringué"), un Gérard Filoche en pleine forme, une Cécile Duflot qui repère ma petite caméra et prend immédiatement la pose pour distribuer tout sourire des tracts Europe Ecologie... Ah toute cette présence politique, manquerait plus que Bayrou...

Je croise Mémé Kamizole, blogueuse légendaire, arrivant avec sa canne et en bus de la banlieue, ayant surmonté une agression pour brandir sa pancarte contre le Ministre qui n'a jamais menti et son Monarque magique !

Au même moment, de la jeunesse à logos nous regarde passer en soupirant la bouche pleine de Mac Bouffe depuis une terrasse climatisée. Même si les enfants et les familles défilent, une génération brille ce jour par son absence : les 20-40 ans (pourtant les principaux sacrifiés). Un mec de 25 ans, remonte le cortège à contre-sens, doigt d'honneur tendu face aux contestataires.

Boulevard du Port-Royal, tandis qu'un pauvre vendeur de merguez s'engueule avec un encore plus pauvre acheteur de casse-dalle au sujet d'un rendu de monnaie incorrect, la demi-sœur de Mamie Zinzin, tente de forcer un cordon de manifestants avec sa Pigeot Cabriolet. Le seul policier affecté à la gestion du carrefour tente de l’en empêcher, elle finit par passer. Avec un teint un peu plus coloré, une 205 déglinguée ou 40 ans de moins, tu prends six mois ferme. Dans 150 mètres, la vieille dame en cabriolet aura tout oublié.

Les deux cortèges massifs, convergent en sifflets et vuvuzelas, place Denfert-Rochereau devant une immense banderole appelant à l'union des syndicats pour une grève reconductible. Nous restons encore là une bonne heure en consultant les estimations fantaisistes de Beauvau sur Twitter (997.000 manifestants, tout doit dispraître), avec la conviction que ce pouvoir pétoche sa race. Pourquoi , autrement, tant d'efforts pour tendre vers zéro les chiffres d'une mobilisation qui va crescendo ?

Que reste t-il à faire, le petit bonhomme en mousse n'étant pas la dame de fer ?

Ne pas se résigner à la médiocrité, rien n'est perdu : on peut encore leur apprendre à nous prendre en compte.

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